PRUD’HOMMES : VICTOIRE POUR 38 EVS/AVS BRETON·NE·S et inquiétude du ministère de l’éducation nationale

Communiqué du Sgen-CFDT Bretagne  du 12 octobre 2017

Le Sgen-CFDT Bretagne a définitivement gagné la procédure engagée aux prud’hommes pour 38 adhérents EVS et AVS en janvier 2013. Le rectorat de Rennes ne reviendra pas sur les indemnités compensatrices versées aux 38 salariés défendus pour défaut de formation et d’accompagnement.

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UN SUCCÈS DÉFINITIF

Le succès des 38 salariés EVS/AVS accompagnés par le Sgen-CFDT le 26 avril 2017 devant la cour d’appel de Rennes, et l’absence de pourvoi en cassation des 2 lycées et 3 collèges employeurs depuis lors, marque la fin de la procédure.

Le rectorat de Rennes reconnait donc la justesse de la décision de justice et ne reviendra pas sur les indemnités compensatrices versées aux 38 salariés défendus pour défaut de formation et d’accompagnement. Il en a également pris acte en mettant en place une formation pour ces personnels, formation qui reste toutefois à améliorer.

UNE ÉTAPE VERS LA CRÉATION D’UN STATUT PROTECTEUR POUR LES AESH

L’Education nationale a également tiré les conséquences de la requalification des contrats aidés en CDI en remplaçant une partie des contrats aidés d’ EVS (assistance administrative à la direction d’école) et AVS (Assistance scolaire aux élèves handicapés) par des contrats de droit public d’AESH (Accompagnement des Elèves en Situation de Handicap). Ces personnels ayant vocation à être Cdisés.

En septembre 2015 il y avait 2620 contrats aidés pour 943 emplois d’AESH, en septembre 2017 il reste 1579 contrats aidés pour 2078 emplois d’AESH dans l’Académie de Rennes.

Le statut d’AESH ne fait pas disparaitre la précarité mais est une première étape vers l’amélioration des conditions de travail des collègues. Le Sgen-CFDT continuera à soutenir les collègues exerçant ces missions pour que leur travail soit reconnu.

C’est en ce sens que le Sgen-CFDT intervient régulièrement comme en mars 2017 auprès de notre employeur

UNE LONGUE ET DISCRÈTE BATAILLE POUR LES EVS/AVS

Alerté en 2011-2012, le Sgen-CFDT Bretagne organisa une série de rencontres avec les salariés EVS et AVS à travers toute la Bretagne. Témoignages recueillis, force fut de constater que les droits attachés à leur contrat, étaient l’objet d’un détricotage systématique de la part de leur employeur.

En janvier 2013, suite à la constitution d’un groupe de 38 salariés adhérents EVS et AVS , le Sgen-CFDT Bretagne décidait d’engager une procédure juridique  collective  pour accompagner ces salariés souhaitant assigner aux prud’hommes 2 lycées et 3 collèges employeurs pour les motifs suivants :

  • Non-conformité du contrat de travail avec la convention préalable au contrat

  • Absence ou insuffisance avérée de formation et d’accompagnement obligatoire dans une logique d’insertion professionnelle

La saisine de 3 conseils des prud’hommes (Saint Malo, Rennes, Quimper) en janvier 2013 a été le début d’une longue procédure. Entre septembre 2013 et décembre 2014, les trois tribunaux ont donné raison aux salariés défendus par le Sgen-CFDT Bretagne et ordonné le versement d’indemnités réparatrices.

A la demande du rectorat de l’Académie de Rennes, les lycées et collèges employeurs ont saisi la cour d’appel de Rennes qui a confirmé successivement les 3 décisions de jugement entre septembre 2016 et le 26 avril 2017. L’absence de pourvoi en cassation des lycées et collèges employeurs depuis lors, marque la fin de la procédure.

DEUX OBJECTIFS ATTEINTS POUR LE SGEN-CFDT BRETAGNE

Lorsque le Sgen-CFDT Bretagne a décidé d’engager cette procédure prud’homale « collective » , il voulait d’une part faire respecter les droits des salariés en contrats aidés, d’autre part  contribuer à ce que la nécessité d’une solution pérenne pour les personnels et les missions qu’ils exercent s’impose à l’employeur Education Nationale.

Ces deux objectifs ont été atteints.

Rennes le 12 octobre 2017.


Observation de l’UNEAVS

Ce succès  mérité de 38 collègues EVS et AVS, remarquable par leur ténacité, fait écho à l’inquiétude d’un ministère de l’éducation national peu désireux de se trouver confronter dans l’année à venir à une recrudescence des procédures prudhommales à l’encontre des Lycées et collèges employeurs, suite à une imprudente décision du gouvernement de procéder à la suppression massive d’emplois en CUI-CAE.

Dans un extrait d’une note en date du 31 juillet 2017 (!) et relative à la programmation des moyens alloués en emploi AVS et EVS en CUI-CAE aux académies, transparait cette inquiétude du  ministère de l’éducation nationale

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Le ministère de l’éducation peut effectivement s’en inquiéter. Dans cette même note ministérielle, nous relevons qu’elle aura décidé brutalement d’envoyer  11 957 collègues EVS et AVS au pôle emploi entre juillet et août 2017.

En l’absence ou insuffisance avérée de formation et d’accompagnement obligatoire dans une logique d’insertion professionnelle, ces 11 957 collègues EVS et AVS ont désormais toute légitimité à engager des procédures prudhommales à l’encontre des lycées et collèges employeurs.

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Les AESH, sommés d’accomplir leur mission dans des écoles hors contrat avec la bénédiction de la secrétaire d’état aux handicap, Sophie Cluzel et du ministre de l’éducation nationale,Jean Michel Blanquer ?

 

Le  27 septembre 2017, à l’assemblée nationale, une proposition de loi  visant à permettre à des AESH de suivre des élèves en situation de handicap dans les écoles hors contrat été présenté par un groupe de députés de droite (les Républicains)

Parmi les motifs évoqués

“(….)C’est auprès des MDPH (maisons départementales des personnes handicapées) que les parents doivent se rapprocher afin d’obtenir l’aide d’AESH. Toutefois, lorsque cette demande est faite pour un enfant scolarisé dans une école hors contrat, les MDPH ne peuvent répondre favorablement et attribuer une aide financière. Or, bien souvent, les enfants sont scolarisés dans de tels établissements car la scolarité est plus adaptée avec des effectifs plus réduits. Les parents y sont parfois contraints ne trouvant aucune place dans des établissements sous contrat. Il est pourtant préférable pour un enfant en situation de handicap d’être scolarisé plutôt que d’être placé dans un centre spécialisé.

La législation actuelle conduit à une inégalité de traitement au détriment des enfants handicapés en raison de l’exercice, par leurs parents, d’un droit pourtant intégré au bloc de constitutionnalité. Rien ne permet de justifier une telle discrimination entre les enfants souffrants d’un handicap.”(…)

Et dans la foulée des motifs :

(…) C’est pourquoi, il convient de modifier le premier alinéa de l’article L. 351-3 du code de l’éducation afin d’y inclure les établissements hors contrat.

Le premier alinéa de l’article L. 351-3 du code de l’éducation serait ainsi rédigé :

« Art. L. 351-3. – Lorsque la commission mentionnée à l’article L. 146-9 du code de l’action sociale et des familles constate que la scolarisation d’un enfant dans une classe de l’enseignement public, d’un établissement mentionné à l’article L. 442-1 du présent code ou d’un établissement hors contrat agréé par l’État requiert une aide individuelle dont elle détermine la quotité horaire, cette aide peut notamment être apportée par un assistant d’éducation recruté conformément aux modalités définies à l’avant-dernier alinéa de l’article L. 916-1. » (…)

Ce qu’oublie sciemment de préciser ces députés nostalgiques de l’ère Sarkozy/Fillon, c’est que, dans un rapport d’inspection “surprise” réalisé en 2016 pour la seule Académie de Versailles, il a été démontré d’inquiétantes dérives dans les écoles hors contrat visitées, notamment une faillite éducative  réelle. (pour en savoir plus, cliquer ICI)

Ce qu’oublie sciemment de préciser ces députés, c’est que bien des écoles hors contrat accueillant exclusivement ou non des enfants porteurs de trisomie 21 sont de type catholique traditionnaliste ou intégriste, développent non seulement  des pratiques éducatives et pédagogiques “douteuses” maintes fois dénoncées (exemple:  ici ou ) mais aussi incitent les parents à soutenir la Fondation du professeur Lejeune», fondation médicale spécialisée dans la trisomie 21 reconnue d’utilité publique et menant un combat extrémiste politique (anti IVG, anti euthanasie) et violemment homophobe.

Dès lors, il est légitime que les AESH, fortement inquiets des dérives possibles a être contraint  de travailler dans un cadre scolaire en opposition à leur éthique professionnelle et personnelle,  obtiennent des réponses rassurantes  de la part de la secrétaire d’Etat aux handicaps, Sophie Cluzel et du ministre de l’éducation nationale, Jean Michel Blanquer  en affichant  clairement leur intention de désapprouver cette  proposition de loi .

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Justice sociale mode gouvernement Edouard Philippe/Macron

lajusticesocialemodeMacron

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La rentrée de rêve ! ou pas …pour les AESH.

L’article L.351-3 du code de l’éducation, en vigueur   depuis le 1er janvier 2014, a clairement supprimé la dénomination Assistant de vie scolaire (AVS) pour la remplacer par Accompagnant des élèves en situation de Handicap (AESH). Il en résulte que tous les 80 000 agents AESH de l’éducation nationale, qu’il soit en CDD/CDI (droit publique) ou en CUI-CAE (droit privé), exercent les mêmes activités, les mêmes missions fixées par une circulaire en date du 3 mai 2017. Aussi, il est difficile d’imaginer que, pour ce personnel AESH, la rentrée 2017 serait bouclée comme l’affirme imprudemment  la  Secrétaire d’Etat aux personnes en situation de handicap.

Référence citée:  Article du site  handicap.fr   Sophie Cluzel : AVS, pour la rentrée, tout est bouclé

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés à © Handicap.fr. l’article a été rédigé par Emmanuelle Dal’Secco, journaliste Handicap.fr »

L’UNEAVS reste dubitative quant aux propos tenus par la Secrétaire d’Etat aux personnes en situation de handicap. En effet , comment prétendre que tout est bouclé quand des notifications MDPH fixant un accompagnement d’un élève en situation de handicap par AESH parviennent  tous les 15 jours aux Inspections Académiques, au moins jusqu’au mois d’octobre ?   Il s’agit là d’une surprenante révélation, destinée certainement à rassurer les familles inquiètes du devenir de leurs enfants en situation de handicap. L’UNEAVS préfèrera retenir la dernière phrase de la secrétaire d’Etat aux personnes en situation de handicap.: « l’accompagnant  ne sera pas la le jour J mais il sera là dans les semaines qui suivent ».  Çeci correspond bien à la réalité du terrain, bien loin de l’affirmation apportée le 7 juin 2017 au conseil des ministres : “le gouvernement met tout en œuvre pour apporter des solutions garantissant une rentrée scolaire fluide pour les enfants concernés en septembre 2017”

La Secrétaire d’Etat aux personnes en situation de handicap. semble reconnaitre du bout des lèvres “Il y a des problèmes de recrutement , c’est indéniable «  … Et pour cause ! Les candidats à un emploi AESH ne se bousculent pas. D’autres mêmes qui sont en poste ne rêvent que d’abandonner leur emploi. Il faut les comprendre. Un AESH est rémunéré au SMIC en fonction d’une  quotité de service à accomplir calquée sur le nombre d’heures d’accompagnement fixé par notification MDPH : 6h, 9h, 12H, 18H, 24 H….et on s’arrête là car c’est une règle de la précarité bien instaurée dans l’Education Nationale que de retrouver une très grande majorité d’agent AESH disposant ainsi d’une rémunération  autour de 650 euros net. Quant aux heures supplémentaires accomplies lors de réunion  de travail dans l’établissement scolaire, de sorties scolaires avec/sans nuitées , de déplacement professionnel entre établissement d’affectation….pas de rémunération, pas de récupération, d’heures, pas de prime hors service d’accompagnement.  Ces avantages sont  réservés à des profils différents: les enseignants. C’est certain, C’est indéniable, dirons nous, la répartition des budgets de l’éducation nationale dont celui consacré au personnel AESH est à revoir quand il s’agit qu’il dispose de conditions de travail et rémunération digne d’une meilleure justice sociale et humaine manquant cruellement à leur  statut.

La secrétaire d’état aux personnes handicapés annoncent “50 000 contrats aidés d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) « sanctuarisés » pour l’accompagnement des enfants handicapés, auxquels s’ajoutent 30 000 contrats d’AESH (accompagnant d’élève en situation de handicap)”.

La discrimination dure et perdure !.  Sous forme de lapsus révélateur, l’accompagnant en contrat aidé est nommé comme AVS  et non AESH comme il se doit. Doté d’un contrats de travail type CUI-CAE (droit privé), ils ont le tort d’avoir été éligible à ce type de contrat par pôle emploi . La secrétaire aux personnes handicapé estime en effet que ce statut n’était « pas satisfaisant (…) Ce n’est pas pérenne, pas professionnel”   Et ça recommence … La division réapparaît.  L’AVS en contrat aidé et l’AESH en CDD/CDI : le mauvais d’un côté, le bon de l’autre.

Mais, est-ce bien du rôle et de la fonction d’une secrétaire d’état aux personnes handicapées que de porter un jugement de valeur à l’égard du personnel AESH éligible à un contrat de travail type CUI-CAE (droit privé) ou à un CDD/CDI (droit publique) et recruté par les services académiques sur une base commune de critères professionnels de compétence et de savoir faire ?  C’est bien en connaissance de cause que le Rectorat recrute des accompagnants AESH par le biais de pôle emploi ou par le biais de candidature spontanée parvenue à leur service.  La secrétaire d’Etat devrait se renseigner auprès de son collègue ministre de l’éducation nationale. Les services académiques départementaux en charge de la gestion du personnel AESH ont appris, depuis quelques années maintenant, à ne plus faire de distinction entre les deux profils. Les recrutements et accueils sont identiques , les jours de pré-rentrée sont les mêmes, les formations sont communes. La stabilité reste visible et sans nul doute,  il n’en saurait être plus autrement.pour  les communautés éducatives et pédagogiques, les familles dans leur majorité, les chefs d’établissement scolaires, les enseignants, les services d’inspection académique départementaux, les organisations syndicales et l’UNEAVS. 

Par ailleurs , nous ne pouvons pas nous empêcher d’apporter une légère précision sur la rémunération des nos collègues AESH en contrat type CUI-CAE.  La Secrétaire d’Etat aux personnes handicapées annonce que cette rémunération  est basée sur 24 heures/ hebdomadaire ; Sauf erreur de notre part ,  Cette rémunération (au Smic) est toujours calculée sur la base de 20 heures/hebdomadaire et modulation temps de travail oblige, les temps de service s’établit sur une base de 24h/ hebdomadaire en période scolaire.  La  confusion  est classique. C’est ce que nous  appelons « l’erreur du débutant » ou peut -être qu’ un conseiller de la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées aurait  glissé une fiche qui n’était pas à jour !  S’il n’y avait que cela …

En dernier lieu , la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées annonce pour le mois d’octobre une concertation.  “ il faudrait se mettre autour de la table avec le ministre de l’Éducation nationale et la ministre de l’Enseignement supérieur pour remettre à plat ce statut des accompagnants ». « On a un chantier magnifique de professionnalisation pour créer des emplois pérennes, de 35 heures par semaine, qui peuvent aller sur le temps scolaire, sur le temps hors scolaire, dans les centres de loisirs, les stages et dans l’insertion professionnelle »,

Un « magnifique chantier »  précise t-elle ! Le tout est est de savoir ce que l’on entend par magnifique ?.La langue française prévoit comme définition de ce joli mot : superbe, admirable, sublime, splendide, beau, remarquable, somptueux, épatant, majestueux..et de  mémoire de la Présidente UNEAVS et du trésorier , les derniers travaux interministériels de professionnalisation des ex AVS en 2012-2014 auquel la secrétaire d’Etat aux personnes handicapés participait au titre de présidente de la Fnaseph , étaient tout …sauf magnifiques.

S’il est vrai , que l’UNEAVS avait été en attente très forte de ce chantier tant espéré (2012/2013), il a été sans nul doute une période la plus tumultueuse et controversée qu’elle est connue et traversée. Malgré cela , les représentants attitrés de l’UNEAVS s’estiment  fiers  d’avoir pu  mener ce combat éperdument difficile et éprouvant de faire entendre la parole  des collègues AESH au nom de ces 6800 membres et d’une profession naissante à l’époque.

Cinq années sont passées.  Le diplôme DEAES est créé, la pérennisation se met en place, lentement , certes, mais surement. Cela commence à prendre une tournure  plus cohérente.  Cela commence à être intégré dans les pratiques des collègues enseignants, les directeurs d’écoles ou les chefs d’établissements. Les CDD (tout statut juridique confondu) basculent progressivement vers les CDI. Alors la question est bien légitime . Pourquoi reprendre des travaux de professionnalisation ? Que se cache t-il derrière cette insistance incroyable à refondre les acquis, cette idée de créer des emplois pérennes, de 35 heures par semaine, allant sur le temps scolaire, sur le temps hors scolaire ? Une terrible illusion en marche quand on sait que les collectivités territoriales, revenant à la semaine scolaire de 4 jours abandonnent l’organisation des activités péri-scolaires (trop coûteuses) et que maints pans de secteur associatif  sont simplement menacés dans leur existence par la suppression des emplois en contrat aidé.

A l’UNEAVS , nous ne sommes pas dupes ! La situation des collègues AESH commençait à se stabiliser cahin-caha , mais il y a des points lors des précédents travaux que certaines et certains n’ont pas encore  digéré. L’amertume a la dent dure ! Le DEAES option Accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire, fixé au niveau V par exemple, “pas assez haut”, disent-ils ou  “les AESH ne peuvent pas intervenir  au domicile de l’élève sur demande de la famille  en dehors du temps scolaire” protestent-ils……

Nous savons d’avance ce que seront ces futurs travaux . Remettre sur la table toutes ces choses qui n’ont pas été actés à l’époque: créer un service départemental associatif (sous forme GIP) des gestion des AESH, financé conjointé par l’éducation nationale et les collectivités territoriales. Ce projet fut très vite écarté par le rapport Komites car trop de contraintes financières, trop d’incertitudes dans sa faisabilité et son fonctionnement.  La secrétaire d’Etat aux personnes handicapés devrait le savoir. Quand une gouvernance politique auquel elle appartient, exigent des collectivités territoriales de “réduire” considérablement leur budget social et culturel par abaissement des subventions d’Etat accordées, il ne peut leur être exiger par la suite de subventionner des emplois pérennes AESH, de 35 heures par semaine, allant sur le temps scolaire, sur le temps hors scolaire, dans les centres de loisirs, les stages et dans l’insertion professionnelle” .

Alors , pour ce magnifique chantier, prévu en octobre, il va de soi qu’il faudra  compter sur la participation active de l’UNEAVS comme cela a été le cas en 2012/2013 sous la présidence de Pénélope Komites.

Un  des points que nous estimons à débattre prioritairement sera  de  revoir, consolider les conditions de travail et système de rémunération des AESH afin qu’elles et qu’ils ne vivent plus comme des pauvres éhontés. Et cela , nous l’affirmons serait un ordre du jour plus que largement mérité.

Ministre Jean Marie Blanquer dans l’émission « on n’est pas couché » chez Laurent Ruquier  en date du 2 septembre 2017 a exprimé :  » Dans l’école de la république, il y a des principes simples, et particulièrement la confiance…. Notre société française fonctionne avec de la défiance…  Alors pour faire progresser l’école de la société, on doit enclencher des cercles vertueux de la confiance… »

Et bien , Monsieur le Ministre , l’UNEAVS vous suivra sur ce principe simple. A nous inviter comme il se doit au nouveau chantier de professionnalisation  des AESH, dès le mois d’octobre, ce serait déjà enclencher un premier cercle vertueux de la confiance envers 80 000 AESH de l’éducation nationale, attachée à se faire entendre.

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Enorme pataquès en perspective à la rentrée scolaire 2017-2018

rentrée scolaire 2017

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, avait exprimé dans une note en date du 21/08/2018 que, pour la rentrée scolaire 2017-2018, les élèves soient accueillis dans les écoles primaires, collèges et lycées en “musique”.

La chorale et/ou l’orchestre des écoles maternelles et primaires, du collège ou du lycée seront au cœur de l’organisation de cet évènement. Les élèves et les parents musiciens seront aussi associés à ce temps fort de même que le milieu associatif et les collectivités locales. Cette opération se réalise en lien étroit avec le ministère de la culture de sorte que toutes les institutions culturelles pourront être sollicitées pour anticiper ce moment exceptionnel.” (dixit le ministre)

Ce sera effectivement une rentrée en fanfare si on juge l’énorme  pataquès en cours relevé par Europe 1

« A 10 jours de la rentrée, enseignants et directeurs inquiets de la baisse du nombre de contrats aidés.

Le ministère de l’Education nationale a précisé que sur 70.000 contrats aidés, plus de 20.000 seraient supprimés à la rentrée.

A 10 jours de la rentrée, enseignants et directeurs d’école sont inquiets de la baisse du nombre de contrats aidés, essentiels au fonctionnement des établissements. Concrètement dans les écoles, les contrats aidés sont les assistants administratifs des écoles et les auxiliaires de vie scolaire (AVS) qui aident les enfants handicapés au quotidien. Le ministère de l’Education nationale a précisé que sur 70.000 contrats aidés, plus de 20.000 seraient supprimés à la rentrée.

Plus du tout d’agents administratifs ? Toute la question est de savoir où seront prélevés ces 20.000 emplois, soit… 30% des personnels ! Si le ministère préserve, comme il s’y est engagé, tous les assistants de vie scolaire pour les élèves handicapés, le calcul est simple : cela signifie qu’en contrepartie, il faudra supprimer quasiment tous les contrats aidés d’agents administratifs, c’est-à-dire les secrétaires des directeurs et directrices d’écoles mais aussi des collèges et lycées. Sans oublier les documentalistes.

C’est mathématique, si on se fie au calcul du syndicat enseignant Snuipp. Ce sont des coupes budgétaires invisibles pour l’opinion publique mais qui compliqueraient considérablement la tâche des chefs d’établissement au quotidien. Par ailleurs, les maires des communes s’inquiètent pour l’ »arrêt brutal » disent-ils, d’autres types de contrats aidés : les animateurs chargés des activités périscolaires, qui dépendent, eux, des communes, mais aussi les personnels de cantine ou de surveillance.

Vers un report de la rentrée ? En Gironde, l’association des maires prévient que les petites communes devront carrément renoncer aux activités périscolaires, faute d’avoir les moyens de recruter à des salaires pleins. Dans le Gard, sans services de cantine et de transport scolaire, quatre communes envisagent ni plus ni moins de reporter la rentrée… »

Lire aussi  » Les handicapés, victimes collatérales de la baisse des contrats aidés » en cliquant ICI. 

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Sophie Cluzel, secrétaire d’état aux personnes handicapées ou hologramme d’une présidente d’association de parent d’élève en situation de handicap (Fnaseph-SAIS92) ?

Résultat de recherche d'images pour "créer le désordre"Mercredi 7 juin 2017, lors du conseil des ministres à Matignon, madame Sophie Cluzel, la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, a présenté une communication intitulée « Handicap : une priorité du quinquennat ».

Parmi les priorités en faveur des personnes handicapées retenues par Madame Sophie Cluzel, nous relevons celle-ci “ (…) D’ores et déjà, le gouvernement met tout en œuvre pour apporter des solutions garantissant une rentrée scolaire fluide pour les enfants concernés en septembre 2017. Parallèlement un chantier de rénovation de l’accompagnement sera lancé pour apporter des réponses aux ruptures de parcours : tous les enfants qui en ont besoin devront avoir accès à l’accompagnement adapté leur permettant une scolarité et un accès aux activités périscolaires ou extrascolaires comme les autres (…).

A lecture de ce passage, chaque adhérent UNEAVS,  comme leurs 80 000 collègues AESH de l’éducation nationale, doit sérieusement se demander quelle mouche a piqué une fraiche nommée secrétaire d’état aux personnes handicapés pour estimer prioritaire un chantier de rénovation de l’accompagnement pour la rentrée 2017 qui a déjà eu lieu. !!!!!!

En effet, un tout récent chantier de travaux  interministériels sur la professionnalisation des AVS, mis en place en 2012, a permis de déboucher à compter de 2014 sur un cadre législatif  spécifique permettant à 80 000 accompagnants d’élève en situation de handicap d’accéder à un emploi pérenne dans l’éducation nationale par le biais de transformation de leur  CDD en CDI. Il est reconnu que ce cadre d’emploi au sein de l’éducation nationale depuis 2015 permet désormais à ces 80 000 AESH (AVS) d’envisager l’avenir sous de meilleurs auspices.  Il reste acquis  qu’un accompagnement d’enfant en situation de handicap sur le péri-scolaire restait du domaine de responsabilité des collectivités territoriales et celui sur l’extrascolaire du domaine de responsabilité des familles. Largement conscient du danger de la confusion de postures professionnelles dans le cadre d’un accompagnement sans rupture sur le scolaire, le péri-scolaire et extrascolaire, les AESH (AVS) expriment dans leur majorité le souhait de limiter leur champ d’intervention au sein de l’éducation nationale. Assurément,  la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées n’a pas entendu ou ne souhaite pas entendre.cette attente professionnelle de rester au sein de l’éducation nationale.

Dès lors, la  méconnaissance de la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées sur la priorité actuelle des attentes des 80 000 professionnels AESH (AVS) en poste est tout simplement ahurissante.

Ignore-t-elle que, disposant d’une expérience entre 2 ans et 11 ans, des savoirs faire et être reconnus par leurs collègues enseignants, 80 000 professionnels AESH (AVS) actuellement en poste ne méconnaissent nullement  toute la difficulté d’adopter une position juste et équilibrée dans un établissement scolaire vis-à- vis des enseignants, des élèves, des familles pour assurer la réussite d’un accompagnement scolaire d’un élève en situation de handicap au même titre que ses collègues de classe ?  Mais, ils .n’ont cessé de rappeler aussi  que l’exigence d’ un accompagnement de qualité présuppose d’abord un cadre de travail décent au sein d’un établissement scolaire et ensuite, de la sérénité face à un bulletin de salaire n’étant pas la traduction d’une  pérennité normale de leur précarité financière  mettant en danger leur propre existence privée et familiale. Etre attentif aux besoins de l’enfant certes mais pas au prix d’oublier et d’ignorer ceux de l’accompagnant.  De fait, l’UNEAVS a toujours considéré qu’à balayer d’un revers de la main  cette priorité urgente  de sortir les 80 000 AESH de leur précarité financière et matérielle reste une injure à l’Humain. 

Cette nomination de madame Sophie Cluzel  comme secrétaire d’état aux personnes handicapés a été saluée comme une volonté du gouvernement et du président de la République, Emmanuel  Macron, de s’ouvrir à une personnalité du monde civil, dite experte dans le domaine du handicap. Madame Sophie Cluzel  peut s’honorer de cette  expertise au titre de présidente de la Fnaseph, regroupement d’association de centaines de familles d’élève en situation de handicap ou de la SAIS92, collectif d’associations et de parents pour favoriser la scolarisation des enfants handicapés.

De fait, si on juge le programme des propositions de la Fnaseph/SAIS92 avant les élections présidentielles 2017, sa priorité affichée comme présidente était bien de “reprendre le dossier de professionnalisation des AESH (AVS) qui ne garantit pas toujours un accompagnement pérenne de qualité, revoir le niveau et le statut de qualification des personnels.”

En réitérant sa volonté actuelle d’un chantier de rénovation de l’accompagnement, ne faudrait-il pas au contraire comprendre que  la secrétaire d’état aux personnes handicapés souhaite avant tout rester  une présidente  hologramme de la Fnaseph/SAIS92,soucieuse des intérêts des d’associations de familles  qui la compose, pour engager au plus vite une chasse nationale dans les établissements scolaires aux mauvais AESH ?  Ces derniers, soupçonnés d’avance de fournir un travail d’accompagnement  considéré médiocre, se doivent être éliminés de leur emploi actuel à la rentrée scolaire 2017, par défaut de ne pas disposer le niveau d’étude ou les qualifications jugées indispensables par quelques familles, quelques associations de parents pour accompagner leur enfant comme les autres élèves.  Notre cri du cœur : cela ne va tout de même pas recommencer !!!!

A cette perspective odieuse annoncée d’ouverture de la chasse au mauvais AESH à la rentrée scolaire et les mois à venir, sous couvert de chantier de rénovation de l’accompagnement, l’UNEAVS comprendrait aisément que les 80 000 agents AESH, les chefs d’établissement scolaire, les enseignants, les enseignants référents, les organisations syndicales…soient enclins à penser que madame Sophie Cluzel et le gouvernement actuel ne réussissent qu’à vouloir créer désordres, inquiétudes, incertitudes, mépris de leur engagement actuel pour une inclusion réussie des élèves en situation de handicap dans les établissements scolaires. .

Dans sa communication au conseil des ministres du 7 juin, madame Sophie Cluzel conclut ainsi:

La politique du handicap du Gouvernement repose sur une responsabilité collective qui nous engage tous. Nous devons entrer dans une culture de l’efficacité et du résultat. Une société qui prend en compte les besoins des plus vulnérables se grandit

L’UNEAVS conclura ainsi:

Une culture de l’efficacité et du résultat consistant à maintenir 80 000 agents AESH de l’éducation nationale sous le seuil de la pauvreté et exiger d’accroitre  leur précarité financière et sociale en leur imposant plus de contraintes professionnelles ne saurait nullement grandir l’Humain et surtout pas les membres du gouvernement.

L’équipe UNEAVS,

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Message de Najat VALLAUD-BELKACEM, Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

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Mesdames et messieurs,
Cher.e.s professeur.e.s et personnels de l’Éducation nationale,

Vous le savez, à la suite de l’élection présidentielle, un nouveau Gouvernement sera formé et un nouveau ministre de l’Éducation nationale sera nommé.

À quelques jours, selon l’expression consacrée, de quitter la rue de Grenelle, je souhaitais une dernière fois vous remercier personnellement pour votre professionnalisme et vous dire la fierté immense que je ressens d’avoir été votre ministre et d’avoir eu l’honneur de partager avec vous l’ambition de donner à chaque enfant accueilli à l’École de la République les connaissances, les compétences et les valeurs qui lui sont indispensables pour réussir son parcours scolaire et pour prendre toute sa place dans notre société.

L’École de la République est votre maison. Elle fut pour moi, vous le savez, bien plus qu’une promesse. Elle est pour chacun de nos concitoyens le cœur vivant de la République. Cet attachement sans pareil vous garantit un soutien mais fait aussi peser sur vous une immense responsabilité. J’ai pu le vérifier pendant deux ans et demi, au travers de tant de rencontres, et je vous ai vu.e.s à la hauteur de ces attentes, volontaires et exigeant.e.s, soucieux.ses de protéger et de faire avancer l’école.

Par-delà les alternances, c’est vous qui, au quotidien, avec les personnels de direction et d’inspection, avec les personnels éducatifs aussi, continuerez d’accueillir les élèves, de les accompagner, de les écouter, de leur transmettre savoirs, savoir être et savoir-faire avec la volonté, à chaque rentrée scolaire renouvelée, de les faire réussir tous, de les rendre autonomes et responsables, pour eux-mêmes mais aussi pour les autres.
Parce que je sais chacun.e d’entre vous attaché.e à faire vivre au quotidien une école exigeante, bienveillante, inclusive et ouverte ; parce que je sais que malgré l’immensité des défis, l’École grâce à vous est entre les meilleures mains pour les relever, je partirai le cœur gros mais l’esprit toujours optimiste.
Pour l’avenir, sachez simplement que je continuerai inlassablement de porter le témoignage de votre engagement sans faille pour le service public de l’éducation, et l’exigence d’être toujours ambitieux pour notre École.

Je souhaite à chacune et à chacun d’entre vous une pleine réussite dans cette mission difficile et passionnante à laquelle vous avez choisi de vous consacrer pleinement.

Najat VALLAUD-BELKACEM
Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

Message en retour de l’UNEAVS

Tout en exprimant son sincère regret de vous voir quitter la rue de Grenelle, l’UNEAVS tenait à remercier madame la ministre d’avoir tenu à parfaire son travail inlassable en faisant publier au journal officiel, la circulaire n° 2017-084 du 3-5-2017 relative aux Missions et activités des personnels chargés de l’accompagnement des élèves en situation de handicap (AESH).

 

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Handicap et inclusion scolaire – le Sgen-CFDT 46 reçu par le conseiller « éducation » de François Hollande ce jeudi 20 avril à Cahors

Nos collègues AED AVS AESH EVS du Lot – 46 ont souhaité nous faire partager l’article suivant

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Handicap et inclusion scolaire – le Sgen-CFDT 46 reçu par le conseiller « éducation » de François Hollande ce jeudi 20 avril à Cahors

Suite à la visite du président F. Hollande dans le département du Lot ce jeudi 20 avril (usine Andros à Biars puis inauguration de la cité scolaire école-collège à Luzech), le Sgen-CFDT 46 a été reçu par Christophe Prochasson (conseiller du président de la République sur les questions d’éducation), Gilles Quénéhervé (secrétaire général de la Préfecture du Lot) et Olivier Chauveau (DASEN du Lot par intérim). La délégation du Sgen-CFDT 46 était composée de Pauline Lair (AESH) et Vincent Gomez (remplaçant 1er degré).
Cette audience demandée par le Sgen-CFDT 46 a permis d’aborder, durant près d’une heure, les thématiques de l’inclusion scolaire et du handicap; ces sujets sont des questions qui touchent le quotidien de notre organisation syndicale mais aussi du collectif des personnels précaires du département du Lot puisque cela impacte les conditions de travail de toute la communauté éducative départementale.

Dans un propos introductif, nous avons salué les efforts plus que notables car indispensables effectués lors de ce quinquennat dans la suite logique de la loi de 11 février 2005 et renforcée par le rapport Komitès.
Pour autant, l’accueil des élèves en situation de handicap dans les classes dites ordinaires ne se fait pas sans contraintes et adaptations. En effet, nous restons très attachés à la scolarisation des élèves en situation de handicap car cela apporte aux familles concernées, aux élèves handicapés mais aussi aux camarades de classes et enseignant-e-s de ces derniers, du sens pour une école inclusive ouverte à tous.
Notre interlocuteur a compris que nous étions dans une démarche constructive et non d’opposition de l’inclusion comme l’a récemment fait un autre syndicat (pétition contre la systématisation de l’inclusion scolaire)… Nos échanges étaient ainsi nourris et constructifs (son attention était sincère tout comme son intérêt concret).

Formation initiale

Pour les personnels enseignants, une sensibilisation au-x handicap-s est désormais prévue dans le parcours ESPE (avec visite d’un établissement ou classe spécialisé-e) mais cela reste encore, selon nous, très en deçà des enjeux et des réalités du terrain.

Pour les personnels accompagnants, parallèlement à la création du métier d’AESH, un diplôme a été créé: Diplôme d’Etat d’Accompagnant Educatif et Social (DEAES), avec une spécialité portant sur l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Ce diplôme est désormais nécessaire pour devenir AESH sauf pour les personnels ayant déjà exercé des missions d’accompagnement auprès des élèves.
Actuellement, le DEAES est délivré dans le Lot par le lycée du Montat y compris la spécialité « accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire » mais aussi « accompagnement de la vie à domicile » et « accompagnement de la vie en structure collective ». Nous interrogeons l’employeur sur le nombre de candidats qui ont déposé un dossier et qui seront formés dès la prochaine rentrée (pas de réponse…).
Pour le Sgen-CFDT, il faut se rappeler qu’un certain nombre d’AESH en poste ont un niveau de qualification supérieur au DEAES. Nous demandons de la « bienveillance » de la part de l’administration à l’égard des personnes n’ayant pas le diplôme mais ayant acquis l’expérience lors du passage d’AVS à AESH. Enfin le syndicat a rappelé son souhait de mise en œuvre d’une VAE afin d’obtenir reconnaissance de l’expérience acquise. En matière de VAE, se pose la question du cumul (3 années) des expériences… les réponses restent actuellement encore trop floues, le suivi via le CIBC reste à améliorer pour mener au bout cette validation.

Formation continue

Les accompagnants en CUI (AVS) bénéficient d’une formation à l’entrée dans le métier ainsi que de modules spécifiques (par exemple autisme, troubles du comportement, troubles dys…). L’Inspection Académique est en mesure d’assurer le quota d’heures de formation dû aux CUI. Une importante amélioration (sur la forme et le fond) est à noter depuis la mise en place des formations… suite à la mobilisation de 15 EVS-AVS aux Prud’hommes du Lot (action soutenue et personnels accompagnés par le seul Sgen-CFDT 46) « imposant » à l’employeur de proposer les formations obligatoires indiquées dans chaque contrat.
En ce qui concerne les AESH, il n’y a plus de regroupements pour des échanges de pratique (ce que le Sgen46 revendique pourtant depuis plusieurs années). Enfin, les AESH sont invités à une seule rencontre départementale (mercredi du handicap – sur 3 heures seulement).
Le Sgen-CFDT 46 a interpelé nos interlocuteurs sur la réalité du droit à congé de formation professionnelle à partir seulement de la 3ème année de contrat d’AESH.
Les personnels enseignants ne sont jamais formés sur les différents types de handicap, tout comme sur la posture professionnelle à adopter lors de la scolarisation d’un élève en situation de handicap (avec ou sans présence d’un autre adulte).
Des enseignants peuvent rencontrer d’importantes difficultés dans leur quotidien de classe, faute de formation et donc de connaissances en lien avec le handicap. De fait, les conditions de travail sont impactées et c’est toute la classe qui est alors concernée.
La réponse du conseiller national est qu’il a bien conscience de ce point et que c’est malheureusement le cas également dans de nombreux autres départements… que 5 années n’ont pas suffi pour relancer la formation continue des enseignants.

Temps de travail & rémunération des AVS-AESH

Le Sgen-CFDT a déploré que les AESH aient tous un contrat de travail à temps partiel imposé. A l’exception des personnels AESH travaillant en ULIS, la quasi majorité des accompagnants a un temps de travail qui varie entre 20 et 24 heures par semaine (soit moins de 600€/mois). De fait, le salaire pour survivre est selon nous indécent pour des personnels qui sont indispensables au bon fonctionnement d’un service public inclusif et de qualité.
Des AESH nous font souvent cette réflexion: « Certes, il y a pire que nous mais ce n’est pas pour cela qu’on ne mérite pas mieux ».

C’est pourquoi le Sgen-CFDT 46 revendique et a réclamé qu’a minima des contrats de travail soient de 30 heures pour tous… en prenant en compte le travail invisible (préparation, rencontres avec les enseignants-familles…).

Il est primordial que les personnels puissent également bénéficier de tous les avantages de la Fonction Publique. Dans le cadre de la mise en place du PPCR, les AESH sont les grands oubliés puisqu’ils ne peuvent espérer aucune évolution de carrière.

De plus, nous déplorons que l’enveloppe nationale spécifique à l’accueil des élèves en situation de handicap lors des temps périscolaires soit parfaitement méconnue des collectivités locales. Il y avait là un levier important pour permettre à des personnels formés et volontaires d’accompagner tous les élèves lors des TAP, tout en leur permettant d’avoir un revenu complémentaire non négligeable… sans impacter les finances des mairies…
Alors que ces crédits étaient de 380 millions d’€ sur 4 ans, et que le Sgen-CFDT 46 a très régulièrement poussé la DSDEN  à informer les collectivités de l’existence de ces fonds, c’est un véritable échec.
M. Prochasson semblait très étonné (découvrant l’existence de ce fonds national) et fera le relais auprès du cabinet du ministère de l’Education Nationale.

Il est également totalement anormal que les personnels AESH ne soient pas remboursés des frais de déplacement lors des rares formations auxquelles ils sont convoqués.

Dans de nombreux départements, les AESH rencontrent d’importantes difficultés concernant leur contrat de travail. Le nombre de semaines travaillées sur l’année varie et donc impacte directement la rémunération des AESH (dont beaucoup vivent avec moins de 600€/mois et un contrat de 20 heures/semaine).
Sur le temps de travail des AVS (sous contrat CUI), là encore, de nombreux départements annualisent les 20 heures du contrat sur les 24 heures du temps d’une semaine scolaire. Il est nécessaire de faire cesser ce flou…

Recrutements et contrats AESH

Suite à l’annonce présidentielle de mai 2016 sur la création de 32 000 emplois d’AESH, ce dont on ne peut que se féliciter, nous n’avons malheureusement aucune visibilité pour rassurer les personnels qui arrivent à une CDIsation au bout de 6 années d’AESH.
Le Sgen-CFDT souhaite que l’Inspection Académique communique en amont et très clairement vers les personnes concernées afin que celles-ci puissent anticiper leur fin de contrat et puissent ou non bénéficier d’un passage en AESH.

Concernant les moyens humains nécessaires à la scolarisation des élèves dans notre département, nous avons indiqué que les notifications MDPH pour des recrutements d’AVS allaient devoir attendre jusqu’à la prochaine rentrée scolaire… La réponse de la DSDEN est que la dotation académique devait dans un 1er temps « récupérer » tous les moyens d’EVS (aide à la direction d’école) pour ensuite pouvoir recruter des AVS (même si le Lot a eu l’autorisation de recruter en surconsommation).

Le Sgen-CFDT 46 rappelle que l’Etat doit faire évoluer les conditions d’accès au métier d’AESH:
– prise en compte des années d’AED Vie Scolaire (métier qui mériterait également une professionnalisation et la nécessité de pérenniser ces missions)
– situation des personnels recrutés sous contrat CUI mais pouvant bénéficier d’un contrat allant jusqu’à 60 mois. Il est selon nous particulièrement discriminant (particulièrement pour les titulaires d’une RQTH) de ne pas prendre en compte tout ou partie des 5 années de contrat CUI. Il n’est pas rare de rencontrer des personnels qui ne seront CDIsés qu’au bout de 11 longues années d’AVS puis AESH.

Sur ce point précis, cela a fait mouche… découvrir et comprendre cette  «  discrimination » manifeste semblait « gêner » nos interlocuteurs!

Le conseiller national « éducation » du Président nous a alors conforté dans notre position syndicale: l’objectif était de professionnaliser le métier d’AESH avec des missions claires et la possibilité de CDIser les personnels (seule la CFDT a voté POUR…); l’absence de temps est la réponse aux manques concernant la rémunération. Le Sgen-CFDT et la CFDT resteront toujours mobilisés sur ce sujet prioritaire!

Alors que ces contrats aidés étaient une variable d’ajustements pour jouer sur les chiffres du chômage et que l’objectif est de transformer les AVS en AESH pendant que les besoins d’accompagnants sont toujours croissants, quel avenir pour ces emplois dans les prochains mois?
… il faudra attendre de connaître le nom du prochain Président ainsi que des directives du futur gouvernement…

D’autres sujets en lien avec le handicap…

Nous n’avons bien entendu pas eu le temps d’aborder largement d’autres sujets liés au handicap qui méritaient pourtant de larges échanges… Nous pensons aux chances des élèves en situation de handicap dans la suite de leurs études supérieures, dans l’entrée du marché du travail… L’accessibilité des bâtiments et l’accessibilité numérique sont également en cause, la France reste encore au milieu du gué.

Pour autant, malgré ce constat de manque de temps pour aborder ces points, M. Prochasson a toutefois souhaité avoir notre avis sur ces questions.
Le nombre de places dans des établissements spécialisés pour accueillir nos élèves de la maternelle jusqu’au lycée reste selon nous bien insuffisant, ce qui peut générer des difficultés dans la scolarisation en milieu ordinaire. De fait, la philosophie première de la loi de 2005 peut se retrouver mise à mal faute des moyens humains et matériels (personnels AESH, places en ITEP-IME-EREA…). Le département du Lot ne compte pas assez de places dans les établissements spécialisés. Il y a également des aberrations administratives (inscription freinée d’un élève de l’ouest du Lot pour une place dans un ITEP à proximité de son domicile mais qui se trouve dans une autre académie). Pour le Sgen-CFDT 46, une évolution est en cours, reste à l’accentuer: le rapprochement de l’éducation nationale et du médico-social. En résumé: Les structures externalisantes qui fonctionnent à un adulte pour un enfant peuvent fusionner avec des établissements scolaires inclusifs fonctionnant à un pour 25, pour aller vers des systèmes plus poreux et plus souples.

M. Prochasson nous a questionnés sur notre vision de l’accessibilité au sens large. Selon nous, la France est au milieu du gué… des efforts financiers sont réels pour l’accessibilité de certains bâtiments (collèges, lycées et autres services publics) mais d’autres sont encore en retard (écoles, transports…).
Le conseiller de F. Hollande a ensuite souhaité échanger sur la question des moyens numériques proposés aux élèves. Pour le Sgen-CFDT 46, certes il existe une enveloppe pour permettre à des élèves d’être équipés mais il faut également comprendre que cette enveloppe n’est pas extensible, que les délais pour doter les familles peut être assez long… sans oublier la question de la maintenance informatique mais surtout de la formation des AVS-AESH et enseignant-e-s à certains logiciels.
Concernant la situation des personnels adultes en situation de handicap, le tableau n’est pas tout rose non plus. Il faut parfois attendre près de 10 mois afin d’obtenir du matériel adapté à son handicap (dépôt du dossier puis son traitement, si budget dispo, appel d’offre…)… bref, il y a là matière à s’améliorer si on veut permettre aux personnels de travailler dans les meilleures conditions de la part de son employeur.

A la fin de l’entrevue, le Sgen-CFDT 46 a rappelé qu’il était dommageable que le gouvernement actuel n’ait pas pris le temps d’avancer sur le dossier de la direction d’école! Notre interlocuteur a acquiescé nous confortant et validant le constat de l’importance de faire bouger les lignes sur le fonctionnement des établissements du 1er degré (où tout est à faire… cela tombe bien, le Sgen-CFDT a un projet concret à proposer à la profession!).


Ambition inclusion: la justice sociale au cœur du système éducatif

Voici le document que nous avons laissé à nos interlocuteurs du jour…

Au-delà de l’évolution sémantique du mot inclusion, c’est bien la justice sociale qui est visée. Depuis les années 1990, les pays de l’OCDE sont engagés dans un processus d’inclusion scolaire visant à adapter l’École à la diversité de ses élèves, dont les enfants en situation de handicap. En France, les préconisations induites par la loi du 11 février 2005 (mobilisation de tous les acteurs, inclusion, orientation, sécurisation des parcours, accès à l’emploi), rappelées par la loi de refondation de l’École du 9 juillet 2013, visent l’inclusion de tous, non seulement à l’École mais aussi dans la société.

Un texte de loi peut changer beaucoup de choses : celui de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a révolutionné les possibilités de scolarisation des élèves en  situation de handicap.

Depuis un peu plus de dix ans, avec retard sur certains autres pays européens, l’École française a accompli une mue étonnante pour un système scolaire encore trop souvent figé, normé et sélectif. Aujourd’hui, l’inscription d’un jeune en situation de handicap, quel que soit son niveau scolaire, ne peut plus en principe être refusée. Le droit à l’éducation pour tous les enfants, quel que soit leur handicap, est devenu un droit fondamental et la loi du 8 juillet 2013 pour la refondation de l’École met en valeur, pour la première fois, le principe d’inclusion scolaire.

Dix ans après la loi, le nombre de jeunes en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a plus que doublé, avec plus de 260$000 élèves inscrits à l’École.

Les avancées sont réelles mais il reste encore beaucoup de chemin à faire pour qu’aucun jeune ne se retrouve sans solution scolaire. En 2015, le rapport du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) pointait de nombreuses disparités, comme celui du taux de scolarisation en milieu ordinaire qui décroît avec l’âge. De 100 % au primaire, on passe à 70 % au collège, à 40 % au lycée et seulement 20 % au-delà de 18 ans. 6 % des jeunes handicapés de 20-24 ans ont un diplôme du supérieur contre 30 % de la population.

L’accessibilité des bâtiments scolaires et l’accessibilité numérique sont également en cause. « La France demeure encore au milieu du gué, hésitant dans la mise en œuvre réelle de cette École inclusive », reconnaît Nathalie Mons, présidente du Cnesco.

Tous les élèves peuvent présenter, à un moment donné, des besoins particuliers. C’est désormais l’École qui doit s’adapter aux enfants. Les évolutions de pratiques pédagogiques qui se construisent autour de la question de l’inclusion des enfants en situation de handicap et à besoins éducatifs particuliers seront positives pour l’ensemble des élèves.

Le manque de connaissance des pratiques pédagogiques effectives et efficaces, le manque de formation et d’accompagnement des enseignants doivent être comblés pour changer le regard de chacun.

Définir les obstacles, fixer des objectifs atteignables prenant en compte les contraintes culturelles sont les priorités qui doivent permettre d’offrir à l’École un accueil de qualité à tous les élèves.

Rien n’empêche d’imaginer un dispositif plus modulaire qui permette à certains moments de la journée une recomposition des groupes, offrant à chaque enfant l’opportunité de travailler un domaine correspondant à ses besoins, spécialisés ou non.

En d’autres termes, il s’agit d’organiser la classe, mais aussi l’École en fonction des besoins des élèves et non de leur âge… l’idée n’est pas nouvelle, mais elle est toujours d’actualité !

La difficulté de l’École inclusive, c’est de conjuguer adaptation aux élèves et milieu ordinaire.

Un effort particulier de déploiement des dispositifs Ulis de l’école au lycée favorise aujourd’hui l’inclusion des élèves en situation de handicap au sein des classes ordinaires. Ces dispositifs sont alors les supports privilégiés de l’inclusion. Ils ne doivent pas être les seuls : médecins scolaires, orthophonistes, pédopsychiatres, psychologues, psychomotriciens, éducateurs et enseignants, chercheurs : tous les intervenants doivent, au sein d’équipes pluri-professionnelles complètes, conjuguer leurs forces pour une inclusion réussie au sein de l’École. Les structures (écoles et établissements) doivent être dotées de personnels AESH afin notamment de faciliter la coordination de tous les acteurs.

Aujourd’hui, l’École ne doit pas craindre de diversifier ses pratiques et de personnaliser les parcours pour une école inclusive qui saura mieux faire réussir tous les élèves.

Pour le Sgen CFDT, revendiquer l’inclusion de tous les élèves c’est revendiquer un accompagnement et une formation de qualité pour les équipes. Ce qui implique :

  • · une formation initiale et continue incluant le handicap ;
  • · d’associer les chercheurs en pédagogie ;
  • · des temps de concertation pour le travail d’équipe, pour le suivi des élèves, pour les rencontres avec les partenaires
  •  des emplois pérennes et formation pour les AVS/AESH ; il faut en effet poursuivre l’institutionnalisation des emplois d’AESH après une première amélioration obtenue par le Sgen-CFDT avec le nouveau statut et le nouveau diplôme ; la prochaine étape sera de construire une filière professionnelle qui permette une montée en compétences et en responsabilités, une évolution possible des missions et des responsabilités, et qui facilite la mobilité entre les valences et les lieux d’exercice ;
  • le développement de l’accompagnement médico-social et des aides spécialisées.

Il faut aussi rendre l’École accueillante pour tous et en exclure l’exclusion. La révolution de l’école inclusive bouscule fondamentalement son fonctionnement. Il s’agit donc d’accompagner les collègues, de leur fournir les outils et moyens de cette ambition. C’est bien la formation initiale et continue, l’accompagnement des élèves mais aussi des équipes qui doivent évoluer pour réussir cette mutation.

Au-delà de l’École, viser une éducation inclusive est ambitieux, c’est modifier radicalement les représentations des différents professionnels concernant les personnes handicapées. L’éducation inclusive a bien une visée démocratique et émancipatrice donnant à chacun une place de droit et d’égalité dans la société.

L’éducation inclusive est un moyen au service de la citoyenneté. L’inclusion scolaire doit devenir l’affaire de tous, condition indispensable pour sa mise en œuvre et sa réussite. Cet objectif ne sera atteint que si l’ensemble des acteurs politiques, législateurs et professionnels ont cette volonté.

L’éducation inclusive poursuit bien un objectif de justice sociale : c’est le système éducatif très inégalitaire qu’il s’agit de transformer en priorité pour qu’il accueille le maximum d’enfants et les éduque ensemble, en fonction de leurs besoins spécifiques et en tant que futurs citoyens de la même société démocratique. Il est donc nécessaire dans cet esprit de consolider les réseaux d’éducation prioritaire REP et REP+ en y garantissant les moyens et dispositifs existants, en y améliorant le pilotage et en y favorisant le travail pédagogique en réseau. La question de la poursuite du parcours des élèves issus de ces collèges doit aussi être posée: le Sgen-CFDT revendique pour les lycées l’allocation de moyens spécifiques et la construction d’un référentiel pédagogique spécifique qui prolonge celui des réseaux REP/REP+. La question de la mixité sociale et de l’hétérogénéité des publics scolaires en collèges est également essentielle : la démarche des expérimentations territoriales dans certains secteurs de collèges doit être poursuivie, étendue et évaluée.

Sgen-CFDT du Lot

Adresse postale: 2, rue Victor Delbos 46100 Figeac
Tél: 05.65.40.93.56 – 06.80.55.91.61
Mail: 46@sgen.cfdt.fr
Site web: http://midipyrenees.sgen-cfdt.fr/

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“Recueillir la parole de l’enfant” : quel(s) enjeu(x) pour les professionnels AESH ?

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Les représentants UNEAVS en audience au MEN le 16 février 2017

UNEAVSaudienceMEN16022017La délégation UNEAVS composée de Muriel Michelin, présidente de l’association, et Yves Briand, trésorier, ont été reçus en audience jeudi 16 février 2017 au ministère de l’éducation de l’éducation nationale. Les représentants UNEAVS, fidèles à leur ligne de conduite, ont souhaité soumettre méthodiquement les attentes des collègues AESH, adhérents et non adhérents de l’association, pour l’année 2017, et tout particulièrement pour la rentrée scolaire 2017-2018. Le compte rendu d’audience ci-après transcrit les échanges et les réponses obtenues.

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Compte rendu téléchargeable en format PDF en cliquant ICI

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