Ouverture école, collège et lycée le 11 mai 2020 : Au nom des AESH, l’ UNEAVS lance un avertissement solennel au gouvernement

Suite à la déclaration du président de la république, Emmanuel Macron, en date du 13 avril 2020, L’UNEAVS constate que son invitation aux citoyens à maintenir le confinement jusqu’au 11 mai a reçu un écho favorable des AESH. Majoritairement, ils approuvent sans réserve la nécessité de continuer à soutenir dans leur combat contre l’épidémie du coronavirus les acteurs de première ligne (médecins, infirmières, aides soignantes, brancardiers, agents hospitaliers..).

L’UNEAVS constate bien la prudence du président Macron à évoquer une réouverture progressive des établissements scolaires (école, collège et lycée ) à compter du 11 mai 2020. Toutefois, face aux réactions des AESH à cette annonce et à l’image négative qu’ils entretiennent de la gouvernance actuelle au pouvoir, l’UNEAVS reste tenue de lancer cet avertissement solennel

« A compter du 11 Mai, pour nous, AESH, rester pauvre et mourir pour l’inclusion scolaire pour tous, ce sera NON »

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43 commentaires pour Ouverture école, collège et lycée le 11 mai 2020 : Au nom des AESH, l’ UNEAVS lance un avertissement solennel au gouvernement

  1. croce dit :

    philippe croce, lot-et-garonne47

    Bonjour,
    Je vous ai posé quelques questions l’autre jour, mais dans la précipitation j’ai oublié de marquer le numéro du département (obligatoire). Heureusement vous avez très bien répondu aux inquiétudes générales, pas besoin de revenir sur les sujets déjà traités.

    Malgré tout il reste toujours beaucoup d’intérrogations sur le rôle réservé aux AESH… En effet nous serons obligé d’appliquer une certaine proximité (certes contrôlée) avec les enfants en situation de Handicap, on voit mal comment les soutenir dans leur travail en restant à 1 mètre de distance ?! Vous nous dîtes que le masque ne sera pas l’alpha et l’oméga, mais dans la pratique je suis certain que nous serons obligés/contraints de nous exposer plus que de raison. Il sera à l’évidence plus facile pour les enseignants de conserver la distanciation sociale… Quid des dangers sanitaires liés au Covid-19, il va falloir prendre des risques pour 740 € et une reconnaissance professionnelle quasi inexistante. A-t-on parlé de nous dans les médias ? Bien sûr que non, comme d’habitude.

    S.V.P quel est le positionnement de la Fédération Sgen-CFDT ? J’ai entendu dire que des appels à la grève à compter du 11 Mai serait faits ? Est-ce vrai ?

    La majorité des enseignants est très inquiète par rapport à cette rentrée hâtive (alors que les risques sont bien présents), et selon les sondages actuels 70% des parents sont opposés au retour de leurs enfants à l’école.

    En attente de vos réponses, merci

    • briand0493 dit :

      Bonjour Philippe,
      En réponse à l’interrogation, « quel est le positionnement de la Fédération Sgen-CFDT ? » et suivante « J’ai entendu dire que des appels à la grève à compter du 11 Mai serait faits ? Est-ce vrai ? »
      Honnêtment, dans l’immédiat, nous avons beaucoup de mal à suivre les péripéties de telles ou telles organisations syndicales agissant au niveau du MEN. Ce qui ressort toutefois (mais ce n’est pas nouveau, cela date depuis juin 2017), c’est toujours cette grande difficulté du ministre de l’éducation nationale et des ses collaborateurs, du secrétaire d’état aux handicaps et des ses collaborateurs à établir un dialogue social constructif avec des organisations syndicales. et leur propension à prendre des décisions sans tenir compte des avis de terrain.
      La rumeur d’appels à la grève par des organissations syndicales (que nous confirmons) lors de la réouverture des écoles le 11 mai ou le 18 mai est la traduction de ces difficultés récurrentes de la gouvernance politique actuelle à ne pas savoir établir un dialogue social dans la transparence et en coopération avec les acteurs de terrain.

  2. eglantine1959 dit :

    Bonjour,
    AESH depuis 6ans, et contenu de la situation actuelle, de santé fragile je compte me mettre en arrêt maladie affilié e a la MGEN depuis 3ans vais-je percevoir l intégralité de mon précaire salaire.

    Merci de votre retour.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation sur arrêt maladie,  » vais-je percevoir l intégralité de mon précaire salaire ? »
      Congés pour raisons de santé
      congé Maladie Article 12 « L’agent non titulaire en activité bénéficie, sur présentation d’un certificat médical, pendant une période de 12 mois consécutifs si son utilisation est continue, ou au cours d’une période comprenant 300 jours de services effectifs si son utilisation est discontinue, de congés de maladie dans les limites suivantes :
      ….
      – après 3 ans de service : trois mois à plein traitement ; trois mois à demi-traitement. »

  3. fée 85 dit :

    Fée 85
    Bonjour,

    Merci pour votre gentil message.

    Sur le site de l’académie de Nantes https://www.ac-nantes.fr/ j’ai trouvé un document intéressant dont voici le lien https://www.education.gouv.fr/coronavirus-covid-19-informations-et-recommandations-pour-les-etablissements-scolaires-et-les-274253#edugouv-summary-item-0 . Il s’intitule « Consignes pour l’ensemble des services académiques ».

    Une partie est dédiée à une foire aux questions https://www.education.gouv.fr/sites/default/files/2020-04/coronavirus-covid-19-questions-r-ponses-pour-les-familles-les-l-ves-et-les-personnels-d-ducation-04-04-66300.pdf.

    Certes il date du début avril mais certaines réponses m’interpellent.

    Page 16

    Les personnels peuvent-ils invoquer un droit de retrait ?

    Dans la mesure où le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse a adopté les mesures destinées à assurer la sécurité et préserver la santé de ses personnels en mettant en oeuvre les prescriptions des autorités sanitaires, le droit de retrait ne devrait pas trouver à s’exercer.
    En effet, eu égard aux conditions de transmission du virus (contact rapproché et prolongé avec des personnes contaminées) et dès lors que les employeurs respectent les recommandations édictées par le Gouvernement pour éviter les risques de transmission, les personnels ne peuvent invoquer un droit de retrait.

    Mes questions :

    – En l’absence de test, de prise de température, comment savoir si l’élève est contaminé ?

    – Aujourd’hui la tendance est de dire que les enfants SERAIENT beaucoup moins contagieux. Qu’en est –il des adolescents ?

    – Notre métier induit un contact rapproché et prolongé avec l’élève. Le 1er Ministre, E. PHILIPPE a bien spécifié lors de sa dernière conférence de presse, que la distanciation sociale (être à plus d’1.50 m) est essentielle et représente un geste barrière incontournable. Si nous n’avons qu’un simple masque grand public (qu’il faut changer tous les 4 heures), peut-on considérer que l’employeur a respecté les recommandations édictées par le Gouvernement qui est lui-même notre employeur ?

    Cette proximité place le Gouvernement en position de force car il est à la fois juge et partie. Le paragraphe suivant semble renforcer cette situation à savoir :

    •Les organisations syndicales sont-elles associées aux recommandations ?

    Les organisations syndicales seront informées des dispositions arrêtées pour les personnels et de leurs modalités opérationnelles dans l’académie, à l’occasion de rencontres ad hoc ou dans le cadre du CHSCT académique, qui pourra être réuni sous réserve des mesures de précaution qui pourraient être décidées dans un proche avenir en ce qui concerne la tenue de réunions.
    L’urgence dans laquelle certaines mesures doivent être prises justifiera que les CHSCT soient informés et non consultés sur celles-ci. Un dialogue régulier et approfondi avec les représentants du personnel (notamment le secrétaire du CHSCT), y compris en marge des réunions des instances, permettra à ceux-ci de comprendre les motivations de l’administration dans ce contexte.

    Mes questions :

    – « Les CHST soient informés et non consultés » est-ce à dire qu’aucune discussion, proposition, contestation ne puissent avoir lieu ?
    – Est-ce à dire que l’administration a un regard suffisamment expert à elle toute seule pour assurer la sécurité du personnel ?
    – J’ai regardé un reportage sur l’usine Peugeot qui, devant rouvrir bientôt, a mis en place une organisation environnementale, matérielle, et organisationnelle impressionnante. Il me semble que toute les composantes de cette entreprise, syndicats, direction CHST … ont dû travailler tous ensemble. Pourquoi ne pas s’en inspirer plutôt que de décider seul dans son coin ?

    A un dernier détail dans ce document toujours aucune mention de notre profession alors que nous sommes environ 100 000 personnes à l’exercer et que plus de 130 000 élèves sont concernés. Que faut-il en déduire ?

    Cordialement

    • briand0493 dit :

      Bonjour Fée clochette,
      Un membre de l’équipe UNEAVS nous a fait rire après lecture de votre commentaire et question « Aïe …aîe…ça y est…fée clochette est revenue en forme.. »
      Donc, on va tâcher de répondre au mieux
      Ce que formule le MEN sur le droit possible ou non au retrait des agents AESH
      « Dans la mesure où le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse a adopté les mesures destinées à assurer la sécurité et préserver la santé de ses personnels en mettant en oeuvre les prescriptions des autorités sanitaires, le droit de retrait ne devrait pas trouver à s’exercer.
      En effet, eu égard aux conditions de transmission du virus (contact rapproché et prolongé avec des personnes contaminées) et dès lors que les employeurs respectent les recommandations édictées par le Gouvernement pour éviter les risques de transmission, les personnels ne peuvent invoquer un droit de retrait. »

      Il s’ensuit
      En réponse à l’interrogation, « En l’absence de test, de prise de température, comment savoir si l’élève est contaminé ? « 
      Si les autorités saaitaires prescrivent que pour savoir si une personne est contaminé, il est nécessaire de lui faire passer un test et de prendre sa température, cela doit faire d’office des recommandation à mettre en oeuvre dans un établissement scolaire.
      En conséquence de droit, si cette recomandation n’est pas mise en oeuvre pratique dans l’établissement scolaire, le droit au retrait de l’agent AESH s’exerce.
      Si cette prexcription des autorités sanitaires ne fait pas partie des recommandations de l’employeur éducation nationale, ni misee en oeuvre dans un établissement scolaire. le droit au retrait de l’agent AESH est possible au nom du principe du précaution prévalant et de l’obligation de l’employeur de démontrer que l’élève dont l’agent AESH assure l’accompagnement n’est pas contanminé.

      En réponse à l’interrogation, « Aujourd’hui la tendance est de dire que les enfants SERAIENT beaucoup moins contagieux. Qu’en est –il des adolescents ? »
      Bingo…aucune étude ne démontre que les adoloscents seraient moins contagieux que les enfants et que plusieurs élèves contaminés faiblement regroupés dans une classe seraient moins contagieux qu’un seul enfant ou un seul adolescent pris séparément. En clair, il n’existe que des incertitudes sur le degré de non contagiosité individuelle du coronavirus, ce qui n’en font pas des certitudes sur le degré de non contagiosité collective du cornavirus.

      En réponse à votre interrogation sur distanciation sociale de 1m5, « Si nous n’avons qu’un simple masque grand public (qu’il faut changer tous les 4 heures), peut-on considérer que l’employeur a respecté les recommandations édictées par le Gouvernement qui est lui-même notre employeur ? « 
      La Circulaire n° 2017-084 du 3-5-2017 relatives aux missions et activités des personnels AESH impose que les agents AESH se doivent accomplir leurs différentes missions en présentiel de l’élève accompagné, impliquant une distanciation sociale rapprochée.
      Dans la mesure où un employeur (ou chef d’établissement scolaire) imposerait l’accomplissement des missions fiéxes par la dite circulaire au mépris de la recommandation gouvernementale de respect de distanciation sociale de 1m5, il y aurait une mise en danger délibérée de la santé de l’agent AESH. Toute mise en danger de la santé a pour conséquence pour l’agent AESH d’user de facto de son droit à retrait.

      En réponse au commentaire ayant trait à la question , « Les organisations syndicales sont-elles associées aux recommandations ? »
      Nous savons que sur le terrain que contrairement à ce qui est affirmé sur le site du ministère, les consultations CHST avec les organismes syndicales peinent à se mettre en place, voire n’ont pas eu lieu, voire ne sont même pas envisagé par les rectorats parce que tout simplement les comminissions CHST n’ont pas été constituées ou mises en place. Avant le 13 mars, maints rectorats ne voyaient aucun intérêt aux commissions CHST n’ayant qu’un rôle consultatif et ils en découvrent leur importance qu’aujourd’hui.

      En réponse à l’interrogation, « « Les CHST soient informés et non consultés » est-ce à dire qu’aucune discussion, proposition, contestation ne puissent avoir lieu ? » et suivante sur l’exemple de l’usine Peugeot
      Pour donner une idée de l’indigence des CHSCT qui demeurent une création récente (décret du 28 juin 2010). En principe, Le texte créant les CHSCT prévoyait un renforcement de la médecine de prévention notamment via le recrutement de médecins. La réalité est beaucoup moins idyllique. il n’y a pas eu de candidat pour pourvoir les quelques postes créés. Conséquence : Il peut y avoir Zéro ou un seul médecin de prévention dans des académies, là oùu il faudrait des dizaines.

      En réponse à l’interrogation, « Est-ce à dire que l’administration a un regard suffisamment expert à elle toute seule pour assurer la sécurité du personnel ? »
      Non. C’est dire tout simplement que l’administration n’a jamais souhaité que Le CHSCT puisse être associé véritablement à la politique globale de prévention et d’information des personnels concernant la prévention des risques, ce qui est son rôle défini par les textes. Il a tout simplment été ignoré que Le CHSCT veille au respect des prescriptions législatives et réglementaires en matière de santé et sécurité au travail et qu’il se doit être réuni dès lors que se produit un accident grave. En fait, jusqu’au 13 mars 2020, le tort du CHSCT pour le MEN (et par extension pour le rectorat, DDEN) était de vouloir mettre en œuvre le principe fondamental d’adapter le travail à l’homme et non l’inverse.

      En réponse à l’interrogation,  » nous sommes environ 100 000 personnes à l’exercer et que plus de 130 000 élèves sont concernés. Que faut-il en déduire ? « 
      la gouvernance politique actuelle, La sécrétaire d’état aux handicap, Le ministre de l’éducation nationale, le MEN, les rectorats, les DDEN, les chefs d’établissements scolaires…. découvrent avec stupéfaction qu’il seront tenus désormais d’adapter les missions AESH à l’agent AESH en tant qu’humain et non l’inverse. A si peu parler des agents AESH (de manière générale, comme les assistants de vie sociale ), on peut admettre l’existence d’un choc mental violent de réaliser que cela fait 120 000 agents AESH à considérer pour la réalisation de missions à haut risque auprès de 130 000 élèves en situation de handicap. Dès Septembre 2017, la politique de l’inclusion scolaire consistait à remplir un seul objectif prioritaire ‘garantir que l’élève en situation de handicap est son accompagnant AESH ». Il n’a jamais été imaginé avant le 13 mars 2020 que l’objectif prioritaire deviendrait « garantir à un AESH que ses missions d’accompagnement d’un élève puissent être réalisé sans danger pour sa santé physique, mentale. »
      Pour prendre en compte ce nouvel objectif, nous restons dubitatif quant à la capacité psychologique de la gouvernance actuelle,sécrétaire d’état aux handicap, Le ministre de l’éducation nationale, le MEN, les rectorats, les DDEN…de s’y adapter. Et pour cause, la crise actuelle n’est pas seulement sanitaire, elle est aussi une terrible crise de conscience de l’humanité parmi les plus humbles pour ceux se définissant comme appartenant à une élite.

      • Fée Clochette dit :

        Bonjour,

        Merci pour vos réponses. Elles mettent en avant le manque de prévention, d’anticipation, et de considération des personnes travaillant avec l’humain qui perdurent depuis de nombreuses années.
        En effet notre secteur n’est pas le seul concerné. Il est à voir celui des personnes travaillant en Ehpad, en établissement médico-social, en foyer, auprès des personnes âgées à domicile, etc…
        Je conçois que l’équation ne soit pas facile à résoudre. Beaucoup d’inconnus, beaucoup d’informations contradictoires, beaucoup « d’égo » (peut-être) de chercheurs sont à prendre en considération.
        Néanmoins nous avons été tellement été échaudés par l’attitude méprisante ces dernières années que l’on craint que cela ne se reproduise et que, outre les répercussions économiques que cela risque d’entraîner, il y aura avant tout des répercussions sanitaires plus ou moins graves pour nous et pour nos proches.
        J’ai plus peur pour mon mari qui coche toute les cases d’un excellent candidat pour un séjour en réanimation si jamais il attrape cette vacherie que pour moi.

        Encore merci pour tout ce que vous faites.

        Cordialement
        Fée Clochette

  4. croce dit :

    philippe47, Lot-et-Garonne
    Bon courage à toutes(et à tous) dans vos maisons/appartements en charge de vos enfants, ou comme moi de vos parents âgés + ma fille.

    Je vous lis régulièrement mais j’attendais le point du 19/04 sur le Covid-19 par le premier ministre Edouard Philippe et le ministre de la Santé. Dès lors nous avons matière à nous interroger car nous commençons à voir se dessiner, sur la forme, les futures dispositions du 11 Avril prochain. Quid des AESH, mais pas que… Je n’ai pas entendu parler des ATSEM, des C.P.E/Surveillants, des assistants d’éducation, des responsables de cantines, des assistants pédagogiques, des Psychologues, des infirmières scolaires, des secrétaires, des Agents d’Entretien et d’Accueil ??? Force est de constater qu’on ne parle que des « PROFS », alors que nous savons tous qu’un collège/lycée fonctionne comme une micro-société dans laquelle chacun à un rôle à jouer. Comme d’habitude c’est du mépris, mais voyez-vous il ne faut rien attendre de ces gens-là comme il ne faut pas attendre grand chose du gouvernement.

    Mme Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre en charge des personnes handicapées, est également présidence de la Fnaseph (Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap) et intervenante auprès de plusieurs collectifs. Conclusion: La Fédération Nationale organise l’arbitrage administratif et la communication autours du Handicap de manière unilatérale. Je me moque d’être accusé de « complotisme », qu’on me prouve le contraire !!! Pour moi c’est une prise illégale d’intérêt par un élu (la notion de conflit d’intérêts cible aussi les dirigeants d’association par l’article 432-12 du code pénal). En effet l’UNEAVS a pu constater le dédain flagrant envers ses Actions/Courriers/Rendez-vous et l’indifférence face aux salaires précaires des AESH. Ce sont uniquement les Syndicats qui informent les collègues AESH, mais le Rectorat ne parle jamais de nous… Tout est fait pour que l’administration reste indéfiniment aveugle, sourde et muette !

    Mme Cluzel, Monsieur Macron, sans les AESH il n’y a pas d’école inclusive.

    A partir du 11/04 il est question de fournir 16 millions de masques en tissu aux Français chaque semaine (on parle d’un éventuel « port obligatoire »). Ces masques sont une première barrière contre les goutelettes les plus grosses (cracha), mais en aucun cas ils constituent une protection efficace comme les masques FFP1, lunettes, blouse/surblouse etc.. Les enfants en situation de Handicap ont besoin de proximité avec les aidants, dans ces conditions comment leur apporter un soutien efficace en restant à 1 mètre d’eux ? Comment les obliger à tousser dans le pli de leur coude ? Comment les empêcher de se toucher le visage ? C’est impossible…

    Enfin, car rien n’est simple, je vis avec mes parents âgés dont je m’occupe. Comment assurer leur protection alors que toute la journée j’aurai été au contact des enfants ? N’est-ce pas dangereux pour eux ? Comme je vis avec des personnes à risque puis-je demander d’être placé en activité partielle (chômage technique) ?

    Merci pour vos réponses.

    • briand0493 dit :

      Bonjour Philippe,
      En réponse à tes interrogations,  » comment leur apporter un soutien efficace en restant à 1 mètre d’eux ? Comment les obliger à tousser dans le pli de leur coude ? Comment les empêcher de se toucher le visage ? »
      Tu as résumé de manière simple la situation qui se pose pour les AESH « c’est impossible.. »

      En réponse àton interrogation vis à vis de tes ascendants âgés, « Comment assurer leur protection alors que toute la journée j’aurai été au contact des enfants ? » et suivante  » N’est-ce pas dangereux pour eux ? «  et suivante « Comme je vis avec des personnes à risque puis-je demander d’être placé en activité partielle (chômage technique) ? »
      C’est tout les enjeux de l’exercice d’un métier devenu à haut risque. De quelle protection puis-je disposer de la part de mon employeur dans l’exercice de mes mission AESH devenues à risque professionnel élevé pour ma santé sans répercution sur le plan personnel, privé et familial. Ces réponses sur les mesures de protection des agents AESH assurée par l’employeur n’ont pas été fournies. De même, à la question « dans quel mesure un agent AESH est-il (ou sera) autorisé à ne pas reprendre son poste d’affectation le 11 mai », il n’y a pas de réponse apportée.
      Au mieux, nous soulignons que ce sera l’absence de réponses, les incertitudes des mesures prises par l’employeur qui déterninera l’exercice légal du droit au retrait d’un agent AESH lors de sa reprise souhaitée le 11 mai.

      • blizzarde dit :

        Bonjour,
        Je suis AESH dans un collège dans l’Isère (38)
        Devons nous dès à présent interpeller individuellement nos employeurs pour leur poser la question ? Cela permettrait peut être de faire remonter massivement notre questionnement et nos demandes. Je précise qu’en Isère pour toutes les AESH en collège et lycée il y a un seul employeur ( qui est un lycée) pour le public, et un autre employeur pour les collèges et lycées privés.

        Et d’autres part essayer collectivement de faire bloc le plus possible, en contactant nos réseaux/collègues/ syndicats ?

        J’en profite pour vous remercier à mon tour pour votre travail et votre site très complet qui est très utile.

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          En réponse à votre interrogation, « Devons nous dès à présent interpeller individuellement nos employeurs pour leur poser la question ? «  et suivante « essayer collectivement de faire bloc le plus possible, en contactant nos réseaux/collègues/ syndicats ? »
          L’UNEAVS constate que la question de la problématique d’une rentrée « progressive » le 11 mai crée une situation « confusionnelle ». la dernière communication du minsitre JM. Blanquer le 22 avril 2020 auprès de la commission d’affaires cuturelles et éducation nationale détaille les modalités du retour à l’école mais…de nombreuses questions sur le plan sanitaire ne sont pas résolues !!!!!!. En fait, alors qu’une reprise se devait faire l’objet d’une réflexion collective associant les acteurs ministériels avec les acteurs du terrain, tout la communication de JM Blanquer, ministre de l’éducation nationale, donne l’impression que cette reprise a été décidée sans elle sur le principe technocrate  » acteurs du terrain, débrouillez-vous avec les dates fixées »

          Donc, il serait effectivement pertinent pour les AESH d’interpeler individuellement et massivement leurs employeurs (rectorat, DDEN, lycées employeur..) et cehf d’établissements scolaires pour connaitre les modalités de reprise fixées ainsi que les modalités de protection de leur sécurité et de leur santé qu’ils entendent mettre en oeuvre, en leur précisant que l’absence de ces modalités de protection constituent de facto une atteinte intolérable à leur sécurité et leur santé.
          Sur signalement des collègues AESH, L’UNEAVS se fera un plaisir de publier nommément sur le site la liste des employeurs (rectorat, DDEN, lycées employeurs) qui entendent envoyer au casse-pipe les AESH sans ces modalités obligatoires de protection sanitaire.

  5. AESH78 dit :

    Académie de Versailles

    Bonjour,

    Suite aux annonces de ré-ouverture des écoles à partir du 11 mai je ne dors plus .
    J’accompagne 3 élèves dans 3 classes ( à moins de 20 cm pour leur parler et installée sur la place d’à côté comme toutes les AESH je pense^^).

    Comment puis-je exercer ma mission d’AESH à plus d’un mètre???

    Je vais exercer mon droit de retrait si le masque chirurgical (ou alternatif) n’est pas obligatoire pour les enfants et pour les adultes car le masque chirurgical(ou alternatif) ne protège pas celui qui le porte mais protège les autres !
    Donc l’effet protecteur sera possible uniquement si tout le monde porte un masque chirurgical (ou alternatif) et pas uniquement les adultes !
    Si les adultes portent un masque chirurgical ( ou alternatif) et pas les enfants, les enfants seront protégés mais pas les adultes et vis versa .
    Sauf biensur si on nous fournit des masque ffp2 qui eux protègent celui qui le porte.

    Mon droit de retrait sera valable? Merci de m’éclairer.

    Je vous lis depuis de nombreuses années et je tiens à vous remercier pour ce blog qui m’a été précieux de nombreuses fois 🙂
    Je rebondis sur vos dernieres demandes :

    Une revalorisation du salaire uniquement sur la base du covid ne me fera pas changer d’avis même si on me paye 1500 euros par mois . Je ne prends pas le risque de me contaminer et de contaminer les 110 enfants que je cotoye chaque jour, les 100 personnes que je croise dans le bus et ma famille !

    Je trouve celà normal que notre métier soit mieux payé biensur mais il me semble que ce n’est pas le moment.

    Pour la mutuelle santé obligatoire je pense aussi que ce n’est pas judicieux car avoir le choix de sa propre mutuelle est une vrai chance quand on connait la mgen^^^
    Je suis clairement mieux assurée pour 2 fois moins cher et ça serait une punition d’être obligée de m’affilier à la mgen !

    Il faut laisser le choix comme pour les quotités horaires, certaines veulent un 50% d’autre un 68% et d’autre veulent des plein temps….Nous ne devons pas subir notre métier 😉

    MERCI POUR VOTRE SUPER SITE ET VOTRE AIDE AU QUOTIDIEN !!!

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Comment puis-je exercer ma mission d’AESH à plus d’un mètre??? » et suivante « Mon droit de retrait sera valable? »
      C’est bien là le problème. Toutes les missions confiées à un AESH s’effectuent en présentiel et nous pouvons aisément supposé que personne n’aurait pu concevoir que la distanciation sociale minimale de 1 m serait une donnée éducative, pédagogqiue à prendre en compte obligatoirement dans l’accompagnement par l’AESH d’un élève en situation de handicap.
      Il reste que cette distanciation sociale s’imposant par respect obligatoire de la protection de l’agent AESH, son droit de retrait pourra s’exercer à partir de l’instant une autorité fonctionnelle (chef d’établissement scolaire, coordonnateur enseignant PIAL) ou une autorité hiérarchique exigera de passer outre ou s’abstiendra d’établir par écrit les instructionsprécises nécessaires pour le respect de ces régles de distanciation sociale.

      En réponse à votre commentaire sur « Une revalorisation du salaire… »et « mutuelle obligatoire… »
      Ce n’est pas l’émergence du coranvirus qui justifie que l’UNEAVS soit en exigence d’une revaloristion des conditions de rémunération des agents AESH. Cela restait et reste toujours une revendication prioritaire pour l’UNEAVS que les conditions de rémunération des agents AESH ne soient pas établies à un niveau systématique en dessous du seuil de pauvreté. Par ailleurs, le risque élévé sur la santé d’un AESH induit par une atteinte par le coronavirus daans un cadre professionnel impose que cela soit considéré comme une maladie professionnelle qui ouvre à des droits spécifiques autre q’une maladie ordinaire ou accident de travail : prise en charge soins à 100%, maintien rémunération durant tout l’arrêt de travail, en cas d’inaptitude : versement de rente pour incapacité permanente, rente au conjoint et aux enfant en cas de décés..). La prise en charge de la maladie professionnelle est assuré soit par la CPAM ou la MGEN, selon votre affiliation retenue.
      Il y a dans les exigences de l’UNEAVS aucune idée de mercantilisme à exploiter un contexte sanitaire grave pour mettre en avant des revendications salariales mais plutôt le souci que les agents AESH ne soient pas les éternels oubliés de l’institution éducation nationale, acteurs en première ligne sur le terrain, abandonnés sans façon à la moindre détoriation de leur santé du fait d’une protection contre le risque professionnel non assumée par leur employeur.

  6. Hope 35 dit :

    Bonjour,
    Aesh dans le 35, je ne vois pas comment les élèves en situation de handicap sont dont nous nous occupons peuvent reprendre le 11 mai, du fait de leur fragilité. N’est ce pas ? De plus, pour certains, voir pour beaucoup leur faire porter un masque sera source d’anxiété et de perturbations supplémentaires. Et je ne vois pas me mettre à un mètre du jeune que j’accompagne et enfin ce ne sera pas à nous d’en payer les pots cassés et une baisse de notre salaire. Moi je touche 750 €.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « comment les élèves en situation de handicap sont dont nous nous occupons peuvent reprendre le 11 mai, du fait de leur fragilité. N’est ce pas ? « 
      Nous ne savons pas si des élèves en situation de handicap à l’instar de leurs camarades de classe seront en mesure de reperndre leur scolarité à compter du 11 mai. En revanche, ce qui reste certain si un éléève dispose d’un accompagnement par AESH, il suffit de se référer à la Circulaire n° 2017-084 du 3-5-2017 relatives aux missions et activités des personnels AESH pour s’apercevoir que ces missions exigées pour un AESH s’exercent uniquement en présentiel et comportent donc un risque professionnel élevé pour sa propre santé car excluant la distanciation sociale.
      C’est effectivement envoyé délibérément au casse-pipe un AESH que d’exiger de sa part un accompagnement d’un élève en faisant abstraction qu’aucun danger d’être atteint par le cornavirus n’existera pas.

  7. fée 85 dit :

    Fée 85
    Bonjour,

    Les discours officiels félicitent, à juste titre, les enseignants pour leur réactivité et leur implication dans la mise en place du dispositif de l’école à la maison. Mais quid des AESH qui eux aussi y ont participé.
    Par ailleurs je reçois « les actualités des personnels de l’Éducation Nationale [liste.epp] ». La publication du mois de janvier traitait de retraite, de revalorisation PPCR, de la mobilité des personnels administratifs, technicien, sociaux et de santé, de la réforme du lycée mais ABSOLUMENT RIEN SUR LES AESH qui sont censées appartenir aux personnels de l’Éducation Nationale selon les dernières directives de juin 2019.
    Et là, à l’aune de cette situation sanitaire délicate et dangereuse, on va se souvenir que l’on existe !!!!! Quel mépris une fois de plus.
    Certes la machine économique doit repartir, les enfants ont besoin de sortir, ils ont besoin de revoir leur copains et copines. . Même moi j’ai envie de retravailler. Mais pas à n’importe quelle condition !!!!
    Par ailleurs, entre nous il ne faut pas se mentir. Pour ce mois et demi restant, l’aspect apprentissage n’est plus la priorité et je crains que l’école, revêt des habits de centre de loisirs. Alors quel sera le rôle des AESH ?
    Ne serait-il pas plus judicieux de réfléchir tous ensemble à une organisation incluant le virus qui, malheureusement, sera toujours là au mois de septembre ? En effet beaucoup, beaucoup, beaucoup de questions se posent et les résoudre en 15 jours me semble quelque peu surréaliste voire dangereux. Les réponses apportées risquent d’être incomplètes ou inadaptées.

    J’ai été arrêtée 3 mois. J’ai fait une thrombose avec embolie pulmonaire qui aurait pu mal tournée, mon mari souffre d’hypertension, j’ai deux enfants encore à charge. J’avoue humblement que je n’ai pas envie de jouer les héroïnes et j’ai peur de ressentir un sentiment de culpabilité et d’être quelque peu stigmatisée par la population par un manque de « courage » au regard des soignants et personnels des EPADH qui font un travail exceptionnel. Merci à eux. Mais le grand public connaît -il nos conditions de travail ? Comment respecter la distanciation sociale, principal geste barrière ?
    En conséquence, si je dois retourner travailler, j’espère que les paroles de M. le Ministre à travers les termes tel que  » l’impératif sanitaire qui est d’assurer les conditions sanitaires fondamentales, d’assurer la sécurité des élèves et des personnels et la mise en place d’un protocole sanitaire stricte et NATIONAL » soit réellement mis en place. En effet compte tenu de la lecture différenciée et régulière des textes nous concernant par les Recteurs, les Inspecteurs et autres DASEN , je crains que cela se reproduise, ces personnes ayant la fâcheuse habitude d’obtenir des résultats parfois au détriment du personnel exerçant sur le terrain.

    Je n’exclus donc pas d’utiliser l’arrêt maladie, droit de retrait si les conditions de SÉCURITÉ ne me semble pas réunies.

    En tout cas un grand MERCI à vous et bon courage à tous les AESH.

    Cordialement

    • briand0493 dit :

      Bonjour Fée clochette,
      Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu le plaisir de prendre connaissance des vos analyses et réflexions pertinentes. Et pour cause, ce n’est pas rien ce qui vous est arrivé au niveau santé « thrombose avec embolie pulmonaire « !!! autant vous dire que nos pensées les plus amicales pour un retour en santé le plus top possible vous accompagnent.
      Et une fois de plus…vous avez raison…l’oubli du ministère de l’éducation nationale, des autorités hiérarchiques à citer les AESH dans leur communication reste bien incroyablement constant. Il semble bien qu’ils demeurent dans l’incapacité mentale de réaliser, de prendre conscience que les missions des agents AESH deviennent tout simplement des missions à haut risque pour leur santé physique, mentale. Durant de nombreues années, l’UNEAVS A maintenu que l’acte d’accompagnement d’un élève en situation de handicap se devait toujours être un acte éducatif et pédagogqiue « réféléchi » avant, pendant et après et rencontrait scepticisme, dédain voire mépris du ministère et des autorités académiques. Ces derniers se doivent désormais intégrer cette dimension dans toute sa complexité pour ne pas être coupable d’ignorer la dimension risques professionnelles sur la santé des accompagnants AESH.
      Oui. Dans les mois à venir, pour les AESH, il y aura nécessité de réfléchir tous ensemble sur une nouvelle forme d’accompagnement des élèves en situation de handicap dans les établissements scolaires. Au sein de l’UNEAVS, nous ne savons pas encore comment cette forme de réflexion collective peut être mises en place.Elle nécessitera très certainement une coopération renforcée avec les organisations syndicales, d’autres acteur du monde du handicap. Nous ne savons pas dans quelle mesure ministère de l’éducation nationale et secrétariat aux handicaps sont prêts seulement dans leur structure mentale à accepter cette réflexion collective avec les agents AESH. Lors de la précédente concertation, « école inclusive pour tous » engagée d’octobre 2018 à février 2019, elle en avait été incapable de la concevoir et de la mettre en place.
      Dans l’immédiat, il est déjà acquis au sein de l’association UNEAVS qu’à compter de septembre 2020, une veille permanente journalière par un membre de l’équipe UNEAVS sera établie sur le site. il s’agira d’apporter au plus vite les avis, conseils aux collègues AESH dans la panade. De même, dans les mois à venir, le site va être repensé avec un volet spécifique consacré à la problématique de conditions de travail qui va considérablement subir des changements notables. Après, l’Uneavs avec les collègues AESH va tenter de repenser un autre devenir…..

  8. Hamez dit :

    Bonjour

    Je suis aesh dans un collège du 62…je souffre de hypertension depuis 20 ans que dois je faire le 11 mai???
    Merci
    Cordialement

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « que dois je faire le 11 mai??? »
      L’Uneavs attend plus de précision sur les directives du Ministère de l’éducation nationale quant à la mise en place de cette « fameuse reprise scolaire » le 11 mai dans les académies. Une fois connue ses directives, nous serons plus à même d’indiquer aux collègues AESH si ces directives fixées sont respectueuses de la prévention des risques de santé des agents AESH, les modalités leur permettant d’exercer leur droit de retrait en toute conformité de droits.
      Sur ce, il va de soi qu’il serait inconcvable d’exiger d’agents AESH particlulièrement vulnérables (l’hypetension en est) de s’exposer à des risques inconsidérées lors d’une reprise en poste dans un établissement scolaire.

  9. Guinaudeau dit :

    Bonjour
    Je me permets de vous contacter car mon mari est diabétique faisant partie des personnes vulnérables face au
    COVID 19.Je suis aesh en ULIS et école maternelle ,je m’interroge et j’angoisse à l idée de débuter cette rentrée que je considère à haut risque .Les élèves que j’accompagne ne pourront pas respecter les gestes barrières et encore moins supporter un masque,de plus cette situation risque d’engendrer un stress de ma part qui forcément sera ressentie par les enfants que j’accompagne .Je suis âgée de 56ans et notre fille qui vit sous notre toit exerce la profession d’agent d’animation et surveillance cantine et pause méridienne.Nous sommes inquiètes toutes les deux de ramener ce virus potentiellement mortel à la maison
    Aidez nous s’il vous plaît à effectuer les démarches nécessaires pour éviter cette rentrée angoissante.
    Je vous remercie
    Cordialement

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation sur la rentrée du 11 mai
      Rassurez-vous. Ce n’est pas par hasard que l’UNEAVS a lancé un avertissement solennel à la gouvrenance actuelle.

      L’annonce d’une reprise dans les établissements scolaires le 11 mai reste jusqu’à présent une annonce. Mais il apparait clairement que cette reprise ne pourrait se faire comme si le coronavirus n’a pas existé ou n’existe pas ou n’existe plus.
      Donc, le gouvernement, la secrétaire d’état aux handicaps, le Ministre de l’éducation nationale et les autorités académiques ont déjà un défi majeur à résoudre qu’ils n’ ont jamais su faire jusqu’à présent avec les agents AESH, la première ligne du terrain de l’éducation inclusive : celui d’être à leur écoute, de comprendre leur attentes et de répondre prioritairement à leur exigence de sécurité finnancière, matérielle, physique et morale.

      Selon les instructions ministrielles, puis académiques formulées et éventuellement les mesures prises par les autorités territoriales d’ici le 11 mai pour une reprise, L’UNEAVS les analysera et actera si elles demeurent conformes ou non au respect de la protection de la sécurité et de la santé des agents AESH, et par extension à leurs proches.
      S’il s’avère que cette protection de sécurité et de la santé des agents AESH sur le terrain présentent des lacunes sérieuses, inapplicables, dangereuses (par exemple, pour leur proche conjoint, ascendant, descendant..), l’UNEAVS ne se privera pas de le signaler à nos collègues AESH et les invitera à l’exercice urgente de droit à retrait et comment l’exercer légalement sans que les autorités académiques puissent s’y opposer.

    • Guinaudeau dit :

      Je vous remercie d’être là pour nous les invisibles et oubliés de l’éducation nationale
      Bien cordialement

  10. Bonjour,
    Je suis très inquiète quant à la reprise des classes le 11 mai. Je suis AESH en école élémentaire et ma fille de 3 ans est en maternelle dans le 29. Je suis asthmatique allergique (traitement de fond quotidien ) et pour ma fille nous avons dû annuler un rdv chez l’allergologue mais elle prend un antihistaminique déjà tous les jours mais sans asthme. Que dois je faire ? Ma fille me réclame l’école! J’aime mon métier, les enfants et l’école me manquent, mais la sécurité de ma famille et de ma santé est plus importante. Je suis un peu perdue et très angoissée, beaucoup d’inquiétude et de crainte !
    Je vous remercie d’avance pour tous les conseils que vous pourrez me donner.
    Cordialement.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Que dois je faire ? »
      Le gouvernement, la secrétaire d’état aux handicaps, le Ministre de l’éducation nationale et les autorités académiques ont un défi majeur à résoudre qu’ils n’ ont jamais su faire jusqu’à présent avec les agents AESH, la première ligne du terrain de l’éducation inclusive : celui d’être à leur écoute, de comprendre leur attentes et de répondre prioritairement à leur exigence de sécurité finnancière, matérielle, physique et morale.
      Selon les instructions ministrielles, puis académiques formulées, L’UNEAVS ne se privera de vous signaler (ainsi qu’à nos collègues AESH) s’il y a matière impérative à l’exercice urgente de droit à retrait à compter du 11 mai et comment l’exercer sans que les autorités académiques ne puissent s’y opposer.
      Donc, d’ici le 11 mai, il va falloir vous armer de patience et s’astreindre à un confinement strict qui préserve votre santé et celle de votre fille. Nous nous doutons pour cette dernière qu’elle puisse vivre avec incomprehension cette période de confinement sanitaire.
      Au petit bout de chou, il s’agit de lui expliquer avec des mots simples qu’elle est désormais Supergirl empêchant à la masion qu’une sale petite bête méchante nommée coronalavilaine portant un manteau invisible puisse s’accrocher à ses vêtements, ses mains dans l’espoir qu’elle fasse du mal à sa maman, sa maitresse.
      Bon courage et tenez bon avec le petit bout de chou.

  11. Sebastien dit :

    Bonjour,
    J’ai formulé, sur les réseaux sociaux, une liste de questions que je me posais quand à cette reprise. Elles n’ont bien sur, pas vocation à recevoir une réponse ici, mais je me permets de les partager ici à toutes fins utiles, afin que les collègues sur l’ensemble du territoire puissent les poser, ou les opposer, aux injonctions hiérarchiques.

    1-Est ce que tout le monde sera testé ? Avec quelle méthode ?

    2-Quels équipements de sécurité mis à disposition ? Quel stock ? Masques, gants, gels… Que sais-je ? S’il faut fournir chaque école en matériel de protection pour le personnel ET les enfants, peut-on faire face ?

    3-Comment on fait respecter la distanciation sociale à des enfants qui parfois arrivent tout juste à respecter certaines consignes de base ?
    Question annexe 3bis – pour les plus petits ou certains enfants en situation de handicap qui ne comprennent pas la nécessité d’une distanciation sociale ou des gestes-barrière, quelle solution ?

    4-Les Enseignants et personnels éducatifs doivent corriger des cahiers, les annoter et les transporter, manipuler du matériel scolaire commun. S’approcher des élèves pour leur expliquer certaines consignes ou faire du soutien scolaire. Comment éviter de se contaminer dans ces conditions ?
    Question annexe 4bis : comment faire son métier dans des conditions où l’on ne pourrait plus s’approcher des élèves? Possible pour un cours magistral, difficile en cas de besoin de soutien scolaire plus spécifique ou en cas de nécessité d’effectuer de gestes d’hygiène.

    5-Comment gérer les lieux clos au sein de l’école ? Salle des profs, local photocopies le cas échéant, où les personnels pourront-ils prendre leur repas sans risque ?

    6-En cas de classe en « demi-groupe », matin / après midi, comment font les personnels qui ont eux-mêmes des enfants scolarisés ? Certains n’ont aucune solution dans ce cas.

    7-Toujours dans l’hypothèse d’un temps de classe décomposé en petits groupes, comment désinfecte-t-on les locaux entre chaque session ? Les enfants utilisent le même matériel, les mêmes livres, les mêmes tables.

    8-Qui va nettoyer les classes et le matériel en milieu et fin de journée ? Avec quels moyens ? Quels produits ? Ces agents ne prennent-t’ils pas un risque énorme ?

    9-Comment les cantines vont-elles faire pour éviter de devenir des centres de contamination ? Tous les restaurants et bars sont fermés, mais les cantines restent ouvertes ?

    Question annexe 9bis -Si on laisse entrer moins d’enfants dans la cantine, comment faire pour ne pas que les derniers ne prennent leur repas qu’aux environs de 15h (voire d’avantage)? Quand on connaît le sous-dimensionnement de certains locaux et les problèmes qui se posent déjà en heure de pointe en situation normale, soit on contamine tout le monde, soit certains ne mangeront pas.

    10-En cas d’accident dans l’école, comme cela peut parfois arriver, quelle sera la disponibilité des services d’urgence ?

    11-Certains personnels ont des contingences particulières, maladies chroniques, qui les exposent d’avantage aux complications liées au virus. Va-t-on demander à chacun, en dépit de la loi, d’exposer son dossier médical à son employeur ? Seront-ils/elles autorisés à rester chez eux ? Dans ce dernier cas, comment le justifier sans dévoiler à tous que monsieur Machin ou madame Truc est séropositif-ve ou atteint-e d’une maladie ?

    12-les transports scolaires, un bus, ou mini-bus est un endroit confiné dans lequel règne une certaine promiscuité, comment éviter que les bus ne deviennent des mini-clusters ambulants hors de contrôle ?

    Pour l’heure, les modes de contaminations sont encore mal compris, on a vu apparaître des cas malgré les précautions. Certains scientifiques suspectent des contaminations par voie aérienne en se parlant tout simplement et le niveau de contagiosité est visiblement très élevé. On ne connaît toujours pas la totalité des effets négatifs qu’implique le virus, mais on sait que sa chaîne ARN est trois fois plus longue que celle du virus de la grippe, impliquant beaucoup plus de « fonctionnalités », la nature ne faisant rien pour rien. On va nous renvoyer face au dragon avec la fleur au fusil, en nous disant un petit merci du fond du coeur à la télé ?
    Ce ne sont que QUELQUES UNES des questions que je me pose. Rendez-vous le 11 mai. En espérant que la situation se soit améliorée d’ici là. Restez forts.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      Pour l’UNEAVS, c’est déjà bien répondre clairement à ses quelques unes de ces questions que se devront s’astreindre en toute transparence le ministère de l’éducation nationale et en corrolaire, les autorités académiques avant d’envisager une reprise en poste de travail pour les AESH.
      Il est hors de question qu’une reprise des AESH leur soit imposée dans les établissements scolaires sans que les conditions de travail assurant leur sécurité et la protection de leur santé ne leur soient pas assurées et explicitées dans des instructions écrites officielles.
      De même, les missions AESH étant devenues potentiellement à haut risque, le ministère de l’éducation nationale se doit impérativement revoir sa politique de rémunération des agents AESH les maintenant en dessous du seuil de pauvreté. Il se doit désormais intégrer des indemnités financières spécifiques de prise de risque professionnel, la prise en charge de la complémentaire santé de tous les agents AESH et, en cas d’atteinte au coronavirus d’un agent AESH, une couverture santé intégrale (rémunération intégrale maintenue jusqu’à guérison complète, capital décès pour ascendant …).

  12. marie dit :

    Bonjour,

    Je suis AESH en ecole Elémentaire contrat Éducation Nationale) dans le Rhône.
    Je vis chez mes parents qui sont très âgés et déficients cardiaques en ALD, je constitue un véritable danger pour eux, si je dois retourner travailler le 11 mai.
    J’ai leur d’attraper le virus et de leur transmettre .
    Que faut-il que je fasse ?
    Arrêt maladie ?
    Droit de retrait ?
    Que se passera t’il concernant mon salaire si je suis en arrêt maladie ou si j’exerce mon droit de retrait.
    Je ne veux pas devenir un parricide.
    Vous remerciant pour vos informations.
    Bien cordialement.
    Marie 69

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Que faut-il que je fasse ? Arrêt maladie ? Droit de retrait ? » et suivante «  Que se passera t’il concernant mon salaire si je suis en arrêt maladie ou si j’exerce mon droit de retrait. »
      Le gouvernement, la secrétaire d’état aux handicaps, le Ministre de l’éducation nationale et les autorités académiques ont un défi majeur à résoudre qu’ils n’ ont jamais su faire jusqu’à présent avec les agents AESH, la première ligne du terrain de l’éducation inclusive : celui d’être à leur écoute, de comprendre leur attentes et de répondre prioritairement à leur exigence de sécurité finnancière, matérielle, physique et morale.
      Selon les instructions ministrielles, puis acxadémiques formulées, L’UNEAVS ne se privera de signaler à nos collègues AESH s’il y a matière impérative à l’exercice urgente de droit à retrait à compter du 11 mai et comment l’exercer.

      • marie dit :

        Un grand merci pour votre soutien en ces temps d’incertitude et de flou total …
        Bien cordialement
        Marie

  13. Julie dit :

    Pour moi aussi c’est non!
    Il est absolument hors de question que je reprenne le travail alors que l’épidémie n’est pas terminée. Comment respecter les règles de distanciation sociale alors que notre place physique est au plus près des élèves que l’on suit, qu’on partage notre matériel avec eux.
    Mon compagnon a une sclérose en plaques, nous avons un enfant et je ne mettrai pas ma vie en danger ni la leur pour un mois et demi de cours qui n’a plus de sens maintenant. Et encore moins pour le peu de reconnaissance qu’on retire de notre travail, sauf heureusement de la part de nos élèves, et le peu d’heures que nous avons le droit de faire.
    J’aime mon travail, j’aime mes élèves mais ma priorité reste ma santé et celle de mes proches.
    Alors ce sera sans moi!

  14. Agnès dit :

    Mais oui ! Comment allons-nous faire pour nous occuper des enfants tout en respectant les gestes barrières et les distances de sécurité ? Les écoles seront désinfectées tous les jours ?

  15. Anna dit :

    Anna AESH-co 44

    Bravo!
    Vous lire me rassure car je l’avoue, comme beaucoup je pense, cette perspective du 11 mai à créer un certain mal-être..
    Et encore j’ai la « chance » d’être en Ulis et donc peut-être moi en situation de promiscuité avec mes élèves (mais mon risque d’être contaminée est potentiellement multiplié par 12 me direz vous..).
    Quoiqu’il en soit ce confinement aura eu un avantage : être le détonateur pour que je fasse autre chose de ma vie! J’aime ce métier mais je me posais des questions depuis un moment déjà (comme beaucoup encore une fois sur le rémunération, les conditions, la reconnaissance). J’avais déjà le sentiment que cela ne m’épanouissait pas assez, maintenant c’est une certitude.

    Au passage, j’ai vu passer des commentaires sur les AESH référents ces derniers temps. Je suis moi-même »référente », bien qu’en fait se soit plutôt des missions de coordo voir de RH.. Du moins c’est cela dans le 44. J’ai tout bonnement récupérer des missions d’enseignant référents (trouver des AESH pour de nouvelles notifications, établir les fiches de poste etc). Quand je lis le comportement de certains « référents », je me dit que je ne fais vraiment pas la même chose qu’eux.. Je fais de l’administratif (et de la fine couture croyez moi..) et aussi pas.mal « d’humain » ce qui n’est pas forcément désagréable mais je n’ai pas assez de temps (6h en plus de mes 24h Ulis) et assez de moyen matériel (appels à répétition sur mon téléphone perso..). En tous cas, dans le 44, nous ne sommes vraiment pas là pour « fliquer » les autres AESH et encore moins pour leur pourrir la vie. Sachant les conditions déplorables de ce métier, j’essaie, pour ma part d’être arrangeante et compréhensive (mais je suis moi-même soumise à des exigences, que j’avoue ne pas toujours très bien comprendre encore).
    Bref tout ça pour dire qu’il existe des référents sympas et qui n’ont pas pris la grosse tête ! (Croyez-moi aussi, il n’y a vraiment pas de quoi..).
    C’est ces missions qui me poussent, aussi vers la sortie..
    Je subi une sorte de schizophrénie entre ça et le fait de m’occuper de mes élèves.. L’ulis me plaît, l’administratif me plaît mais les deux en même temps c’est compliqué. Je ne suis à 100% ni à l’un ni à l’autre.

    Bon à priori, d’ici quelques temps tout ça ne sera plus que de l’histoire ancienne puisqu’il est temps pour moi d’aller voir ailleurs si l’herbe n’est pas un peu plus verte.

    Merci, quoiqu’il en soit, de nous aide, de nous soutenir et surtout de nous donner de l’information !

    • briand0493 dit :

      Bonjour Anna,
      Rassurez-vous tout de suite. Les membres de l’UNEAVS n’ont aucune animosité particulière contre les collègues AESH-référents. Nous en connaissons beaucoup exerçant leur mission avec beaucoup de finesse et un positionnement très juste entre les attentes de leur pair AESH et celles d’un chef d’établissement scolaire, d’une hiérarchie académique.
      Et puis, parfois, il existe des dérives professionnelles sur les missions confiées à l’AESH rérérent. Bien souvent, nous faisons le constat que ces dérives que nous dénoncons quand nous en avons connaissance ne sont pas toujours du fait de l’AESH référent. Elles sont instituée par une autorité fonctionelle ou hiérarchique (par exemple faire passer la mission de conseil d’un AESH référent à une mission de contrôle de l’activité des AESH). Il en résulte que ces dérives se font au détriment de l’AESH réferent qui perd progressivement en crédibilité, attire la méfiance, là où une relation de confiance se doit être maintenue.
      Par ailleurs, l’UNEAVS a toujours estimé que l’exercice d’une fonction de AESH-référent ne doit pas se résumer à une simple décharge horaire. Elle doit nécessairement être rémunérée par une indemnité de fonction spécifique.

      • Anna dit :

        Malheureusement la fin de votre réponse a été tronquée je crois..
        J’en profite pour une autre question : comme je le disais je suis sûre de ne pas vouloir reprendre en septembre.
        J’ai eu à la rentrée 2019 un contrat pour 3 ans..
        J’imagine que cela ne m’empêche quand même pas de démissionner ?
        Pourriez vous me dire qu’elles sont les modalités ?(6ème année pour moi).

        Merci.

        Anna 44

        • briand0493 dit :

          Bonjour Anna,
          En réponse à votre interrogation, « cela ne m’empêche quand même pas de démissionner ? » et suivante « Pourriez vous me dire qu’elles sont les modalités ? »
          Oui. Vous avez toujours possibilité de démissioner en cours de contrat, quelque soit la durée dudit contrat.
          Pour connaitre les modalités de démission, nous vous invitons à en prendre connaissance sur la page consacrée à «  Fin de contrat –Licenciement-démission » en cliquant ICI.
          Bon courage

  16. FOURNIER dit :

    Bonsoir,
    Je trouve que ce message est de la désinformation. D’une famille de médecins, je trouve que faire peur aux AESH est lamentable. Vous devez savoir que 95 % des personnes qui décèdent ont plus de 65 ans et que chez les enfants les symptômes sont très limités. Évidemment, nos gouvernants ne prendront pas de risques chez les AESH qui ont des soucis de santé ou qui ont des membres de leur famille à risque. J’envisage d’ailleurs de reprendre (AESH dans le 44) avec bien sûr toutes les précautions prises (masques, distanciation sociale…). Je suis entourée de personnes (amis et famille) sans soucis de santé et qui l’ont eu et en sont guéris. Donc stop à la propagande en permanence négative et mensongère….

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      Nous assumons pleinement notre avertissement solennel au gouvernement.
      notre interrogation (que vous n’êtes pas tenu de répondre)
      Nous lisons « ….j’envisage d’ailleurs de reprendre (AESH dans le 44) avec bien sûr toutes les précautions prises (masques, distanciation sociale…).«  le « bien sûr » et la suite nous interroge.
      Pour rester dans la logique de votre raisonnement précédent, on s’attendait plutôt à « reprendre avec bien sûr sans les précautions à prendre ((masques, distanciation sociale…). »

      • blizzarde dit :

        On a pas eu besoin de l’avertissement pour avoir peur … on a déjà eu bien peur une semaine avant la fermeture des écoles en Mars à 10 cm des enfants que l’on suit sachant qu’une épidémie était en cours et qu’on nous annonçait que les écoles en France ne fermeraient pas. Et puis si elles ont fermé en fait, 3 jours après, il y a eu des AESH malades et trés certainement des cas graves. Si vous pensez arriver à maintenir une distanciation sociale dans votre métier tant mieux, et si vous pensez qu’on aura des masques .. quand aux médecins, justement, la plupart trouvent aberrant la réouverture des écoles, la contamination risquant de repartir en flèche, les hôpitaux se retrouvant encore plus surchargés.. Je ne sais pas vraiment où se situe la désinformation ici.

      • Didime dit :

        Bonsoir, personnellement je suis également AESH depuis presque maintenant 10 ans, j’aime mon métier et je souhaiterais plus que tout et comme tout le monde que les choses redeviennent comme avant. Le confinement est difficile, les élèves me manquent ainsi que certains collègues. Par ailleurs, je ne suis que très rarement absente et toujours volontaire pour les projets de mon établissement. Ceci étant dit, j’ai un mari qui est traité pour hypertension, douleurs chroniques au dos ainsi qu’une fille en primaire, mon beau-père est également suivi en chimiothérapie suite à un cancer de l’estomac et ma mère a eu 2 cancers. Soyons réalistes, nous avons toutes et tous des proches fragiles et ne savons pas encore le déroulement des semaines à venir…mais franchement, je ne prendrais pas le risque de ramener ce virus à la maison au détriment de ma famille et de surcroît pour un salaire médiocre au profit une fois de plus de personnes qui ne se rendent même pas compte qu’être une AESH consciencieuse c’est la proximité et le dialogue avec des élèves ce qui est totalement incompatible avec la distanciation sociale que l’on doit respecter si j’ai bien tout compris de mon « petit statut »…Il faut arrêter de prendre les AESH pour des imbéciles et je suis entièrement d’accord avec l’UNEAVS et d’ailleurs si la reprise est bien effectuée progressivement le 11 mai, quel moyen avons-nous les AESH pour nous défendre ? Merci de soutenir en permanence des personnes qui aident également les autres à longueurs d’années mais dont on ne parle que trop rarement. Encore merci.

      • catherine bernard dit :

        (Chère collègue). Quelle dévotion pour votre métier! Bravo! Je me pose juste quelques questions . Ou va t’on nous trouver des masques (dignes d’etre protecteurs) ? Quant à la distanciation sociale, meme si nos écoles arrivent à la maintenir entre enseignants et élèves, comment vais-je faire moi avec un enfant qui me fait répéter en permanence ce que la maitresse a dit parce qu’il ne va pas aussi vite que les autres et que je dois lui redire dans le creux de l’oreille pour ne pas déranger la classe, que je dois recadrer en permanence pour qu’il ne se retourne pas distraire ses camarades, bref, vous m’avez comprise et c’est le cas de toutes les aesh, il nous est impossible de travailler avec plus d’un mètre de distance!!!! Alors (chère collègue) , si vous, vous n’avez pas peur, soit vous etes inconscient, soit vous n’avez rien à perdre.

    • Perso je n’ai pas envie de revenir travailler tant qu’il n’y a pas de masques et des tests sur mes collègues. Je suis personne à risque.Asthmatique avec dernièrement une crise grave et une pneumonie sévère, j’ai peur.
      Oui,les enfants me manquent ainsi que mes collègues, mais je veux les revoir dans de bonnes conditions.Risquer sa vie non merci !

    • branger29 dit :

      Bonjour ,
      J’ai 64 ans cette année et je suis AESH dans un collège du sud Finistère où j’accompagne deux élèves . Après avoir lu tous vos messages avec beaucoup d’intérêt , je me suis posé la question de savoir si le gouvernement sera en mesure de nous fournir assez de masques et de nous protéger de ce maudit virus . Personnellement vu mon âge je ne sais pas si je reprendrai à partir du 11 mai . Et pourtant j’adore mon métier et laisser mes élèves me sera très difficile .

      • briand0493 dit :

        Bonjour,
        En réponse à votre interrogation, « savoir si le gouvernement sera en mesure de nous fournir assez de masques et de nous protéger de ce maudit virus »
        la réponse a été apporté par E.philipe (1er ministre) le 19 avril 2020 avec une relative lucidité et honnêteté: les besoins en masque ne sauront pas couverts au mieux avant fin juin pour les services hospitaliers/saniatires. Quant à la protection des citoyens français contre ce maudit virus, il s’avoue désarmé tant les incertitudes scientifiques sur sa noccivité demeurent.

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