Le pôle inclusif d’accompagnement localisé (Pial)

Dans le “Vademecum – Le pôle inclusif d’accompagnement localisé (PIAL)” publié par le ministère de l’éducation nationale, il est annoncé sans rire:

Les pôles inclusifs d’accompagnement localisés (Pial) seront une nouvelle forme d’organisation. Ils favorisent la coordination des ressources au plus près des élèves en situation de handicap (les aides humaines, pédagogiques, éducatives, et, à terme, thérapeutiques) pour une meilleure prise en compte de leurs besoins.

Les trois grands objectifs du Pial sont :

  • un accompagnement défini au plus près des besoins pédagogiques de chaque élève en situation de handicap afin de développer son autonomie et de lui permettre d’acquérir les connaissances et les compétences du socle commun ;
  • plus de réactivité et plus de flexibilité dans l’organisation de l’accompagnement humain dans les établissements scolaires et les écoles ;
  • une professionnalisation des accompagnants et une amélioration de leurs conditions de travail.

Nous fournissons en image cette admirable organisation inscrite dans la loi “sur “l’ècole de la confiance “ (Article L351-3 du code de l’éducation) à laquelle un agent AESH devra faire face.

Ce que devrait être l’autonomie pour Charlie…..

Ce qui est censé être pour Charlie un accompagnement défini au plus près des besoins pédagogiques afin de développer son autonomie et de lui permettre d’acquérir les connaissances et les compétences du socle commun

Ce qui  pour Charlie dans un PIAL se transformera en une inextricable organisation censée apporter plus de réactivité et plus de flexibilité dans l’organisation de son accompagnement, une professionnalisation de son AESH et une amélioration des conditions de travail de ce dernier (sic)

Et pour parachever cette belle organisation, Charlie aura droit aux prestations de l’équipe mobile d’appui médico-social courant 2020

L’équipe UNEAVS l’avoue volontiers, c’est « beau » un grand service public de l’École inclusive imaginé par des techno-énarques très au fait de la réalité du terrain.

Dans sa circulaire  de rentrée scolaire n° 2019-088 du 5-6-2019 « éducation inclusive », le ministre de l’éducation nationale, J.M.Blanquer, y rajoute même un peu d’humour en précisant »

« L’accompagnement des élèves a pour but essentiel l’accès à l’autonomie et l’efficacité des enseignements. Il conviendra donc, au sein du projet d’école ou d’établissement, d’assigner à l’accompagnement des objectifs d’autonomie concrets et atteignables avec des évaluations périodiques »

Exiger  le contrôle continu de l’activité  des agents AESH invités à faire accéder l’élève à l’autonomie et une armada d’enseignement efficace sur laquelle ils devront s’abstenir de douter, c’est assurément très classe.

Notes complémentaires

En savoir plus sur « Condition de travail -temps de travail et planning hebdomadaire » pour un agent AESH affecté à un PIAL », cliquer ICI.

En savoir plus sur « condition d’emploi (Fonctions et lieux d’exercice) » pour un agent AESH affecté à un PIAL : cliquer ICI.

En savoir plus en cliquant sur CIRCULAIRE N° DGCS/SD3B/2019/138 du 14 juin 2019 relative à la création d’équipes mobiles d’appui médico-social pour la scolarisation des enfants en situation de handicap

« L’équipe mobile d’appui médico-social assure aux établissements scolaires les prestations d’appui indirectes suivantes :

1) conseiller, participer à des actions de sensibilisation pour les professionnels des établissements scolaires accueillant un élève en situation de handicap ;

2) apporter appui et conseil à un établissement scolaire, en cas de difficulté avec un élève en situation de handicap – en veillant à associer les parents et le détenteur de l’autorité parentale – qu’il bénéficie ou non d’un accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH), étant entendu que l’équipe mobile d’appui n’intervient pas en substitution d’un AESH ;

3) aider la communauté éducative à gérer une situation difficile. »

En savoir plus en cliquant sur RAPPORT DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE Assemblée nationale  sur l’inclusion des élèves handicapés dans l’école et l’université de la République, publié le 18 juillet 2019.

Un rapport « décapant » qui dit tout ce que ministre de l’éducation nationale, J.M.Blanquer et secrétaire d’Etat aux handicaps,S.Cluzel, ne veulent pas entendre, comprendre. prendre en compte surtout quand ce sont des AESH qui s’expriment.

4 commentaires pour Le pôle inclusif d’accompagnement localisé (Pial)

  1. marie 75002 dit :

    Bonjour,
    J’aimerai avoir des informations sur le statut de l’AESH référent.
    Dans mon collège, il est l’intermédiaire entre le proviseur et les AESH, ce qui édulcore notre propos lorsque l’on est en demande voire questionnement pour un bon fonctionnement : en terme clair, les choses ne sont pas dites.
    Cet AESH s’est autorisé à se faire le porte parole des désirs des professeurs, à savoir, qu’il n’est pas normal que je ne fasse pas de l’autorité auprès de l’enfant que j’accompagne quant celui ci, est tout aussi agité que ses petits camarades. A savoir que les professeurs se cachent derrière cette nouvelle autorité !!!! Car il faut savoir dire ‘ »écoutez je ne suis pas le porte parole de mes collègues, ni leur chef, adressez vous directement à lui car vous êtes en classe ensemble ». C’est ainsi que j’aurai répondu si j’étais dans cette fonction. Or j’ai eu le droit à une leçon de moraline dans lequel je devais faire de l’autorité auprès de cet enfant. J’ai donc rétorqué que j’accompagne un élève dans la classe, je sais juger quand cela relève de ma compétence et lorsque cela relève du professeur. (Il y a danger d’une exclusion à l’intérieur de la classe AESH et élève)si l’AESH prend tout en charge : pédagogie et retrait du professeur quand à sa légitime autorité.
    Ce que l’on risque avec cet AESH référent est une chefferie supplémentaire, une moindre possibilité d’exercer par la déduction ou l’initiative, un nouveau moule, des interventions intempestives de ce collègue à mauvais escient… de la surveillance et de l’arbitraire, si ce n’est du favoritisme…
    Bref une dégradation de nos conditions de travail.
    J’attends des réponses car j’ai déjà une colère qui sourde en moi, quand à des possibilités de travailler en toute intelligence dans ce nouvel échelon ? intermédiaire ? étage ? ENCORE UN !!!!

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation sur le « statut de l’AESH référent »
      Voici comment est défini par le ministère de l’éducation natioanle un AESH référent
      « Dans chaque DSDEN, un ou des AESH référent(s) peuvent être nommés. Ils ont pour mission d’apporter un appui aux AESH nouvellement nommés et un soutien aux AESH en difficulté.
      Cet AESH référent apporte son aide et accepte de mutualiser ses outils et sa pratique professionnelle. Il rassure, conseille et accompagne.
      Cet accompagnement peut se dérouler hors présence de l’élève (lors d’un entretien entre pairs avec ou sans la présence de l’enseignant) ou pendant le temps de classe, en présence de l’élève et de l’enseignant. Le pilote ou le coordonnateur du PIAL peut solliciter l’aide de l’AESH référent autant que de besoin. »

      Il nous semble bien comprendre que le positionnement d’un AESH référent disposant d’une expérience professionnelle conséquente en poste AESH reste bien d’être prioritairement à l’écoute de ses collègues AESH et apporter aide, conseil, avis professionnel sur leur seule demande exprimée.
      Il apparaitrait bien que si un AESH référent désigné pour cette mission par l’autorité académique se « pense » ainsi doter d’un pouvoir d’autorité fonctionnelle ou hiérarchique sur ces collègues AESH, son positionnement s’en trouverait erroné et non pertinent. De même, ce serait un détournement inacceptable de fonction pour un AESH-référent d’exercer en lieu et place de son autorité hiérarchique et/ou fonctionnelle un rôle d’appréciation de la valeur professionnelle d’un collègue AESH . Ce dernier serait fondé légalement de s’opposer à ce type de rôle qu’entendrait exercer un AESH-référent.

  2. titi dit :

    Bonjour,
    Il se trouve que je suis affecté sur un Pial à Paris : ecolesmaternelles et élémentaires et 1 collège.

    – Quid de relation avec au moins 1 lycée donc en ce qui concerne les affectations = choix restreint.
    – Si vous n’aimez pas travailler avec les « tous petits » quid de la reconnaissance de votre désir puisque les demandes sont nombreuses en ce secteur. Bien vu de la part du Ministère!!!!
    – Quel est le véritable statut de cet AESH qui à été promu chefs des autres AESH par le chef d’établissement du « noyau » pial (établissement qui est le centre pivot) et qui sait mieux que les autres ce que nous devons faire mais avec moins d’expérience, et qui s’autorise d’ être un nouvel intermédiaire entre nous et les professeurs, entre nous et le chef d’établissement, entre nous et nous… ??????? Est ce pour simplifier le relationnel (sic) ou une chefferie supplémentaire ????
    Merci pour la réponse…

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Quid de relation avec au moins 1 lycée « 
      Vous êtes affecté en PIAL intégrant ecoles maternelles et élémentaires et 1 collège. C’est au sein de ces ecoles maternelles et élémentaires et le collège que vous serait amené à exercer vos missions AESH

      En réponse à votre interrogation sur le « statut de l’AESH référent »
      Voici comment est défini par le ministère de l’éducation natioanle un AESH référent
      « Dans chaque DSDEN, un ou des AESH référent(s) peuvent être nommés. Ils ont pour mission d’apporter un appui aux AESH nouvellement nommés et un soutien aux AESH en difficulté.
      Cet AESH référent apporte son aide et accepte de mutualiser ses outils et sa pratique professionnelle. Il rassure, conseille et accompagne.
      Cet accompagnement peut se dérouler hors présence de l’élève (lors d’un entretien entre pairs avec ou sans la présence de l’enseignant) ou pendant le temps de classe, en présence de l’élève et de l’enseignant. Le pilote ou le coordonnateur du PIAL peut solliciter l’aide de l’AESH référent autant que de besoin. »

      Il nous semble bien comprendre que le positionnement d’un AESH référent disposant d’une expérience professionnelle conséquente en poste AESH reste bien d’être prioritairement à l’écoute de ses collègues AESH et apporter aide, conseil, avis professionnel sur leur seule demande exprimée.
      Il apparait bien que si un AESH référent désigné pour cette mission par l’autorité académique se « pense » doté d’un pouvoir d’autorité fonctionnelle ou hiérarchique sur ces collègues AESH, son positionnement s’en trouverait erroné et non pertinent. De même, ce serait un détournement inacceptable de fonction pour un AESH-référent d’exercer en lieu et place de son autorité hiérarchique et/ou fonctionnelle un rôle d’appréciation de la valeur professionnelle d’un collègue AESH . Ce dernier serait fondé légalement de s’opposer à ce type de rôle qu’entendrait exercer un AESH-référent.

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