Les motifs pour droit au retrait immédiat des AESH lors de la réouverture des écoles le 11 mai ou le 18 mai

L’UNEAVS prend acte que le ministère a soumis la réouverture des établissements scolaires le 11 mai ou le 18 mai à l’observation de protocoles sanitaires stricts.

L’UNEAVS estime bien que la réouverture des écoles risque de réactiver la circulation du virus et de ruiner tous les efforts obtenus à la suite de deux mois de confinement total.  Mais, la décision du Gouvernement relevant d’’une responsabilité politique qui est la sienne, elle ne saurait la remettre en cause.

Toutefois, elle ne saurait admettre que les agents AESH, invités à se présenter en poste, soient tenus pour responsables de l’absence ou du non-respect de protocoles sanitaires difficilement applicables.

De même, il ne serait pas admissible que l’existence de protocole sanitaire justifierait à elle seule la continuité de mission d’accompagnement auprès d’élèves en situation de handicap en faisant fi de l’exposition des agents AESH à des risques inconsidérés pour leur propre santé, celles de leurs proches et de leur crainte légitime à cette exposition.

Nous invitons donc nos collègues AESH à lire attentivement ci-après et à bien connaître le protocole sanitaire correspondant à votre type d’établissement (école ou collège) afin de vérifier que le chef d’établissement scolaire l’a entièrement respecté.

Si vous constatez que ce protocole sanitaire est absent ou n’est pas suivi,  ou vous faites objet d’ordre illégal de mission, relevez le ou les motifs et reportez-vous à la page « Usage du droit de retrait pour agent AESH » en cliquant ICI pour prendre connaissance de la procédure droit de retrait immédiat.

le droit de retrait immédiat par absence  du protocole sanitaire

La réouverture des établissements scolaires le 11 mai ou le 18 mai est conditionnée par la mise en place d’un protocole sanitaire strict et se devant être porté à connaissance obligatoire de l’agent AESH avant la réouverture de l’école.

Un agent AESH est fondé à ne pas reprendre son service s’il n’a pas été porté à sa connaissance ce protocole sanitaire mis en place par l’établissement scolaire ou si ce protocole sanitaire est inexistant.

le droit de retrait immédiat par défaillance du protocole sanitaire

Le protocole sanitaire obligatoire dans les établissements scolaires doit imposer

Motifs de Droit au retrait immédiat

Toute situation de travail qui ne respecte pas ou ne permet pas le maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

  • Il ne peut vous être exigé de « passer outre » de cette distanciation physique de 1 m, même temporairement ou exceptionnellement.

Le protocole sanitaire obligatoire dans les établissements scolaires doit imposer :

Descriptif des gestes barrières obligatoires

 

 

 

 

 

 

 

 

Motifs de Droit au retrait immédiat

Absence ou non mise à disposition permanente de savon ou de solution hydro-alcoolique.

  • Il ne peut pas vous être imposé d’assurer une surveillance à la toilette autre que l’élève dont vous assurez l’accompagnement.
  • Il ne peut pas vous être imposé une aide active à la toilette d’élève en situation de handicap ou d’autres élèves

 

 

 

 

 

Ce qu’il faut savoir sur les masques dit « grand public » de catégorie 1

(document de référence en cliquant ICI)

 

 

 

 

 

logo apposable sur le masque :

Motifs de Droit au retrait immédiat

L’absence de mise à disposition de 2 masques dit « grand public » de catégorie 1 par jour de présence.

  • Il ne peut pas vous être imposé l’achat de masque dit « grand public » de catégorie 1
  • Il ne peut pas être substitué au masque dit « grand public » de catégorie 1 une visière de protection

(Les visières sont des équipements de protection des yeux et du visage, non des équipements de protection respiratoire)

Le protocole sanitaire fait état des consignes suivantes que nous estimons tendancieuses

Nous rappelons à nos collègues AESH que respect des distanciation physique de 1m et respect des gestes barrières (lavage main, port de masque….) sont indissociables. En aucun cas,  une autorité hiérarchique ou fonctionnelle ne saurait prétexter de l’existence de masque pour imposer à un agent AESH le non respect de la distanciation physique d’au moins de 1m avec les élèves à besoin éducatifs particuliers.

Si cette contrainte était mise en place par une autorité hiérarchique ou fonctionnelle, il s’agirait là d’une posture irresponsable et hautement malveillante à l’égard des agents AESH et des élèves à besoin éducatifs particuliers.

(Pour avis de référence: Le HCSP précise que le port d’un masque grand public, répondant aux spécifications normatives (…) est une mesure complémentaire des mesures de distanciation physique, des autres gestes barrières, d’hygiène des mains, d’aération des locaux et de nettoyage-désinfection des surfaces. Le port de ces masques grand public trouve une justification (…) si la distance physique d’au moins 1 mètre ne peut être respectée ou garantie.)

Droit au retrait par ordre de mission manifestement illégal compromettant gravement l’intérêt public (mise en danger de l’agent AESH et de l’élève).

La Circulaire n° 2017-084 du 3-5-2017 relative aux Missions et activités des personnels chargés de l’accompagnement des élèves en situation de handicap fixait les missions suivantes jusqu’au 16 mars 2020. Ces missions se doivent être reconsidéré pour tenir compte du protocole sanitaire strict en vigueur dans l’établissement scolaire

2.1 Accompagnement des élèves dans les actes de la vie quotidienne

2.1.1 Assurer les conditions de sécurité et de confort

– observer et transmettre les signes révélateurs d’un problème de santé ;

– s’assurer que les conditions de sécurité et de confort sont remplies.

Cette mission peut être exigée.

2.1.2 Aider aux actes essentiels de la vie

– assurer le lever et le coucher ;

– aider à l’habillage et au déshabillage ;

– aider à la toilette (lorsque celle-ci est assimilée à un acte de vie quotidienne et n’a pas fait l’objet de prescription médicale) et aux soins d’hygiène de façon générale ;

– aider à la prise des repas. Veiller, si nécessaire, au respect du régime prescrit, à l’hydratation et à l’élimination ;

– veiller au respect du rythme biologique.

Cette mission ne peut vous être imposée car elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m.

2.1.3 Favoriser la mobilité

– aider à l’installation matérielle de l’élève dans les lieux de vie considérés ;

– permettre et faciliter les déplacements de l’élève dans l’établissement ou à l’extérieur (vers ses différents lieux de vie considérés, le cas échéant dans les transports utilisés) ainsi que les transferts (par exemple, du fauteuil roulant à la chaise dans la classe).

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

2.2 Accompagnement des élèves dans l’accès aux activités d’apprentissage (éducatives, culturelles, sportives, artistiques ou professionnelles)

– stimuler les activités sensorielles, motrices et intellectuelles de l’élève en fonction de son handicap, de ses possibilités et de ses compétences ;

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

– utiliser des supports adaptés et conçus par des professionnels, pour l’accès aux activités, comme pour la structuration dans l’espace et dans le temps ;

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

– faciliter l’expression de l’élève, l’aider à communiquer ;

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

– rappeler les règles à observer durant les activités ;

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

– contribuer à l’adaptation de la situation d’apprentissage, en lien avec l’enseignant, par l’identification des compétences, des ressources, des difficultés de l’élève ;

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

– soutenir l’élève dans la compréhension et dans l’application des consignes pour favoriser la réalisation de l’activité conduite ;

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

– assister l’élève dans l’activité d’écriture et la prise de notes, quel que soit le support utilisé

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

– appliquer les consignes prévues par la réglementation relative aux aménagements des conditions de passation des épreuves d’examens ou de concours et dans les situations d’évaluation, lorsque sa présence est requise.

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

2.3 Accompagnement des élèves dans les activités de la vie sociale et relationnelle

– participer à la mise en œuvre de l’accueil en favorisant la mise en confiance de l’élève et de l’environnement ;

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

– favoriser la communication et les interactions entre l’élève et son environnement ;

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

– sensibiliser l’environnement de l’élève au handicap et prévenir les situations de crise, d’isolement ou de conflit ;

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

– favoriser la participation de l’élève aux activités prévues dans tous les lieux de vie considérés ;

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

– contribuer à définir le champ des activités adaptées aux capacités, aux désirs et aux besoins de l’élève. Dans ce cadre, proposer à l’élève une activité et la mettre en œuvre avec lui.

Cette mission ne peut vous être imposée si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m

  1. Prise de médicaments et gestes techniques spécifiques

La circulaire DGS/PS 3/Das n° 99-320 du 4 juin 1999 relative à la distribution des médicaments permet aux  personnels chargés de l’aide humaine de distribuer des médicaments aux élèves, exclusivement à la demande expresse de la famille et dans le cadre d’un projet d’accueil individuel (PAI), rédigé en concertation avec le médecin de l’éducation nationale qui veille au respect du secret médical.

Des gestes techniques spécifiques peuvent être demandés aux personnels chargés de l’aide humaine aux élèves en situation de handicap par la famille, avec l’accord de l’employeur, lorsqu’ils sont prévus spécifiquement par un texte.

Les personnels chargés de l’aide humaine aux élèves en situation de handicap peuvent également procéder à des aspirations endo-trachéales dans le respect des dispositions du décret n° 99-426 du 27 mai 1999 habilitant certaines catégories de personnes à effectuer des aspirations endo-trachéales et de l’arrêté du 27 mai 1999 relatif à la formation des personnes habilitées à effectuer des aspirations endo-trachéales.

Mission strictement interdite et ne pouvant être exigée.

UNEAVS, le 04/05/2020 (correction apportée le 05/05/2020)

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70 commentaires pour Les motifs pour droit au retrait immédiat des AESH lors de la réouverture des écoles le 11 mai ou le 18 mai

  1. Bonjour

    Je me permets de vous écrire pour la raison suivante.
    En effet, je réside avec je personne à risque au covid 19, je vais donc chez mon médecin pour un certificat médical.
    Est ce qu’il faut un certificat spécifique s’il vous plaît ?
    Comme mon médecin a juste précisé sur celui ci que je réside avec une personne à risque ( sans précisions sur la vulnérabilité) est-ce suffisant pour l’employeur ?

    Je vous remercie d’avance

    Cordialement

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Comme mon médecin a juste précisé sur celui ci que je réside avec une personne à risque ( sans précisions sur la vulnérabilité) est-ce suffisant pour l’employeur ? « 
      Ce certificat médical de votre médecin est devenu suffisant pour votre employeur.

  2. croce dit :

    philippe croce47, lot-et-garonne,

    Bonjour,
    Je viens de recevoir les consignes de mon établissement scolaire (collège dans le 47) ce qui m’oblige à vous recontacter. Je suis perplexe ?! Inutile de rentrer dans les détails ce sont les consignes générales de tout un chacun (horaires aménagés, distanciation, sens unique de déplacement, nettoyage des mains etc.)… Le problème vient du port du masque.

    Voilà ce qui est marqué: « Les élèves se présentent avec un masque, les adultes également. Le masque est porté en permanence sauf sous la responsabilité des enseignants d’EPS. Il appartiendra aux parents de fournir des masques à leurs enfants lorsque les masques seront accessibles aisément à l’ensemble de la population. Pour une demi-journée, prévoir deux masques par sécurité. ».

    Ma question est la suivante: Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, a assuré que les masques seraient fournis aux enseignants et aux personnels non enseignants dans les écoles et les établissements scolaires. Je consulte les médias tous les jours pour en être certain ! ET pourtant… Et pourtant on nous demande de nous présenter avec un masque (deux par jours) car le collège n’est pas en mesure de les fournir. Pour se couvrir ils précisent que « Il appartiendra aux parents de fournir des masques à leurs enfants lorsque les masques seront accessibles aisément à l’ensemble de la population », et donc accessibles à l’ensemble des adultes. Masques fournis ? Ma Mairie a distribué gratuitement 1 masque en tissu (pas de très bonne qualité) lavable une dizaine de fois et rien de plus… J’achète mes masques pour faire mes courses mais je ne pensais pas devoir mettre la main à la poche dans un cadre professionnel ?!

    C’est du mépris comme à l’habitude, on nous enfonce toujours un peu plus. je ne savais même pas quand je reprenais, aucune information de mon établissement que j’ai du appeler à plusieurs reprises. Droit de retrait ? Soumission ? Que faire au risque d’être en conflict avec l’administration ? Merci pour vos conseils.

    Pour finir je conseille à tous nos collègue AESH de consulter cet article de Mediapart qui parle de l’absence de masques pour les AESH:
    https://blogs.mediapart.fr/helene-elouard/blog/120520/reouverture-des-ecoles-sans-surprises-pas-de-masques-pour-les-aesh

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Droit de retrait ? Soumission ? Que faire au risque d’être en conflict avec l’administration ? »
      Décret n° 2020-545 du 11 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire
      « Le port du masque de protection répondant aux caractéristiques techniques fixées par l’arrêté conjoint des ministres chargés de la santé et du budget mentionné au K bis de l’article 278-0 bis du code général des impôts est obligatoire pour les personnels des établissements mentionnés au I lorsqu’ils sont en présence des élèves. « 

      Le protocole sanitaire applicable dans un collège indique
      « Le port du masque
      Pour les personnels
      La réglementation prise pour faire face à l’épidémie de Covid-19 rend obligatoire le port d’un masque « grand public » en présence d’élèves et dans toutes les situations où le respect des règles de distanciation n’est pas garanti. C’est notamment le cas dans les salles de classe, pendant la circulation au sein de l’école, ou encore pendant la récréation. Il est recommandé dans toutes les autres situations.
      Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse met donc à disposition de ses agents en contact direct avec les élèves au sein des écoles et des établissements des masques dits « grand public » de catégorie 1 à raison de deux masques par jour de présence dans les écoles
      .

      Cela constitue bien un Motif de Droit au retrait immédiat

      L’absence de mise à disposition de 2 masques dit « grand public » de catégorie 1 par jour de présence. par votre chef d’établissement scolaire.
      Par ailleurs, il ne peut pas vous être imposé l’achat de masque dit « grand public » de catégorie 1

      A notre sens, Il faut faire comprendre au chef d’établissement scolaire que vous ne tergiversez plus en matière de protection de votre santé et vous appliquez sans plus attendre votre droit de retrait immédiat. (procédure à suivre en cliquant ICI)
      Il est fort possible que dans la journée où vous aurez déposé votre déclaration droit au retrait immédiat au secrétariat administratif à l’intention du principal, vous soyez rappelé à domicile et on vous annoncera que vous pouvez revenir en poste les masques étant disposnibles.

      • croce dit :

        philippe croce47 lot-et-garonne,

        Merci beaucoup pour vos conseils. Je n’arrive toujours pas à croire qu’on nous exige de venir avec nos propres masques, et les profs dans tout ça ?! A eux aussi il leur est demandé d’apporter 2 masques/jour. Pourquoi n’on-t-ils pas refusé d’appliquer des consignes ne respectant pas les protocoles imposés par le ministère de la santé ? On ne se sent vraiment pas soutenu, il aurait fallu une grève générale pour faire plier ces pratiques illégales.

        Je vais voir ce que je vais faire, ça m’embête quand même de laisser les gamins avec lesquels je travaille sans leur AESH. Nous aimons notre métier et ils le savent bien. C’est difficile de laisser les jeunes sans accompagnants pour des raisons politiques/administratives.

        Merci pour vos conseils, vraiment !

        cordialement

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          En réponse à votre commentaire, « C’est difficile de laisser les jeunes sans accompagnants pour des raisons politiques/administratives. »
          Les décideurs politiques, administratifs aiment clamer que les élèves en situation de handicap sont des élèves ordinaires comme les autres pour faire oublier que dans sa finalité, l’école n’est jamais réparatrice de destin en manque ou en défaillance ou en échec. Pour cela, ëtre lucide pour un AESH c’est touhours difficile.

  3. croce dit :

    philippe croce, lot-et-garonne47

    Je suis effrayé par ce que je viens de lire sur la lettre présentée par notre collègue Fouquet: « Les adultes, enseignants et AESH, portent un masque et peuvent se rapprocher ou être approchés des élèves. Un lavage des mains très fréquent doit être respecté (notamment avant de toucher les poignées de portes, les interrupteurs, etc ».

    Bienvenue en France, notre cher pays qui n’est pas à une contradiction près !

    -«  »Les adultes, enseignants et AESH, portent un masque et peuvent se rapprocher ou être approchés des élèves » ???
    Donc si je comprends bien nous sommes tenus de respecter 4 mètres carrés de distanciation par salarié/enfant, mais nous pouvons nous rapprocher quand même ? Les recommandations médicales ne vont pas dans ce sens. Le masque ne remplace pas les gestes barrière.

    -« Possibilité de repli dans une salle avec l’AESH, port du masque par l’AESH » ???
    L’autre jour à la télé un pneumologue célébre disait « Si tout le monde porte un masque (même en tissu), alors ça sera aussi efficace que de porter un masque FFP2 ». Dans un espace confiné tout le monde doit porter un masque selon les médecins ! Ce courrier contourne les recommandations des professionnels de santé face au COVID-19.

    Entendons-nous bien: un masque en tissu n’assure pas la même protection qu’un masque chirurgical (j’ai eu une formation à ce sujet durant mes études d’aide-soignant), mais il peut de révéler efficace (postillons, crachas) si il est porté par tout le monde. Comment faire avec de jeunes enfants, qui plus en situation de handicaps ?! Réponse: IMPOSSIBLE !

    A aucun moment durant la crise nous avons été cité(e)s, j’en conclu donc que seul les inspecteurs de l’Education Nationale connaissent nos missions ? Quid de la sécurité: Voilà des années qu’on réclame une vraie formation, un véritable statut ! Les IEN imposent des consignes à marche forcée qui font fi des régles élémentaires visant à freiner le corona virus (distanciation, respect des gestes barrière, port du masque obligatoire en milieu fermé). Heureusement on va bien se laver les mains, on est rassuré du coup…

    Il va falloir que les syndicats tapent du poing sur la table (ils ont commencé) ! une école dans ces conditions là ça n’est pas viable.

    Bon courage à Fouquet, et à toutes/tous les AESH de France.

  4. Louise dit :

    Louise du 06
    Merci pour vos différentes réponses.
    Aesh m travaillant en collège, aujourd’hui mes collègues et moi-même avons eu une réunion avec notre chef d’établissement celui-ci nous apprend d’une part que nous devrons venir travailler avec nos propres masques mais que bien entendu si nous n’en avions pas alors il pourrait nous en fournir puis un peu plus tard dans la réunion il nous demande sur la base du volontariat d’accomplir certaines tâches de surveillance car en sous effectif de surveillant, comme surveillance élèves lavage des mains dans la cour… Je lui ai donc dit que cela ne faisait pas partie de nos missions mais il a quand même finit par nous dire qu’il se renseignerait auprès de l’inspecteur afin de savoir si il était possible d’apporter des modifications dans nos missions en période exceptionnelle.
    Si l’inspecteur abonde dans son sens quel serait notre recours ?
    Merci

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Si l’inspecteur abonde dans son sens quel serait notre recours ? »
      Votre chef d’établissement scolaire aime bien d’évidence jouer à vous raconter des sornettes.
      Donc, vous pouvez être assuré qu’il tentera de vous faire croire que l’inspecteur a abondé dans son sens (style : il est possible d’apporter des modifications dans vos missions AESH en période exceptionnelle :…certaines tâches de surveillance car en sous effectif de surveillant, comme surveillance élèves lavage des mains dans la cour…nettoyage bureau, classe …etc…etc..

      Ce à quoi, en bon joueuse que vous êtes, vous lui demanderez de fournir copie de l’instruction écrite de l’inspecteur à ce sujet…en lui signalant que cela vous fournira un excellent motif de retrait immédiat et de quoi alimenter un scandale en bonne et due forme parmi les 90 000 agents AESH du royaume de France et Navarre.

  5. Fouquet dit :

    Bonjour,
    Je suis AESH dans une école primaire en Ardèche.
    J’ai reçu ce mail (Cf ci-dessous) hier de L’IEN d’Ardèche.
    J’aimerais avoir votre avis notamment sur le passage du port du masque qui me laisse très dubitative.
    Par avance, je vous remercie pour votre réponse et pour l’attention que vous nous portez.
    Sandy07.

    Note sur la scolarisation des élèves en situation de handicap à partir du 11 mai 2020. Le Docteur DEVIDAL, médecin conseiller technique à l’Inspecteur d’académie, préconise :
    • Un accueil différé des élèves en situation de handicap pourra être organisé, quel que soit le handicap, afin de permettre de mettre en place un accueil dédié à l’enfant.
    • 
Par conséquent, l’accueil se ferait dans ce cas la semaine du 18 mai pour les élèves d’ULIS école et les élèves de la maternelle ou de l’élémentaire en situation de handicap et la semaine du 25 mai pour les élèves de collège.

    • 
Pour les élèves TSA ou TCC, prévoir une salle de repli où l’enfant se retrouvera seul avec son AESH si besoin. Il faudra prévoir un nettoyage quotidien de cette salle.

    • 
1 AESH auprès de chaque enfant sur tout le temps de scolarisation est à prévoir pour les élèves autistes ou souffrant de troubles psychologiques ou du comportement

    • 
Une évaluation des besoins des élèves est nécessaire lors de la 1ère semaine : nous ne retrouverons pas les enfants que nous avions 2 mois auparavant. L’organisation de la scolarisation et les aménagements seront réajustés en fonction de cette évaluation pour la semaine suivante.

    • 
Les besoins de l’élève seront réévalués à l’issue de la première semaine.

    • 
L’incapacité pour un élève de mettre en œuvre la distanciation sociale n’est pas un motif pour refuser de l’accueillir : possibilité de repli dans une salle avec l’AESH, port du masque par l’AES

    • 
Les adultes, enseignants et AESH, portent un masque et peuvent se rapprocher ou être approchés des élèves. Un lavage des mains très fréquent doit être respecté (notamment avant de toucher les poignées de portes, les interrupteurs, etc.

    • 
Pour les élèves polyhandicapés, prévoir le port de gants au moment des changes. La diarrhée peut être un symptôme du virus. Si ces élèves bavent, prévoir, en plus du masque, une visière pour les adultes.

    • 
Les professionnels des SESSAD interviennent dans les écoles, ce qui suppose un balisage du trajet pour les intervenants extérieurs. Pour les séances de kinésithérapie, des gants devront être mis à disposition par les services.

    • 
Les comorbidités à risque sont définies par la Société Française de Pédiatrie et ne concernent que les insuffisances respiratoires chroniques, la mucoviscidose, l’asthme sévère de stade 4. 

    • 
Ne pas demander de certificat médical aux élèves avec PAI ou PPS. Si l’élève est porteur d’une pathologie à risque, contacter le Dr DEVIDAL

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « votre avis notamment sur le passage du port du masque ? »
      Vous avez à savoir que, même si ce mail émane L’IEN d’Ardèche, les préconisations Docteur DEVIDAL, médecin conseiller technique à l’Inspection d’académie d’Ardèche, n’engagent que lui et ne s’imposent pas comme instructions offcielles aux personnels de l’éducation nationale de l’Ardèche, et encore moins à un agent AESH.
      Et il en découle
      à la Préconisation suivante « Pour les élèves TSA ou TCC, prévoir une salle de repli où l’enfant se retrouvera seul avec son AESH si besoin. »
      Il ne peut être imposé à un agent AESH de se retrouver seul en accompagnement d’uun élève en salle de repli. En cas de besoin, les parents de l’élève doivent être immédiatement prévenus de son impossibilité de suivre une scolarité ordinaires dans la sitaution du moment et de la nécessité de sa prise en charge par un retour immédiat au domicile.

      A la préconisation « 
L’incapacité pour un élève de mettre en œuvre la distanciation sociale n’est pas un motif pour refuser de l’accueillir : possibilité de repli dans une salle avec l’AESH, port du masque par l’AES
H »
      Il ne peut être imposé à un agent AESH de se retrouver seul en accompagnement d’uun élève en salle de repli. Il appartient d’abord chef d’établissement scolaire, puis à l’équipe enseignant de définir les conditions d’accueil de l’élève lui permettant d’être en mesure de respecter la distanciation physique. Si incapacité avérée, il faut envisager la nécéssité d’un retour à domicile de l’élève.

      Sur la pérconisation, « Pour les élèves polyhandicapés, prévoir le port de gants au moment des changes. La diarrhée peut être un symptôme du virus. Si ces élèves bavent, prévoir, en plus du masque, une visière pour les adultes.
 »
      Il ne peut être imposé à un agent AESH la mission aide à la toilette (lorsque celle-ci est assimilée à un acte de vie quotidienne et n’a pas fait l’objet de prescription médicale) et aux soins d’hygiène de façon générale, si elle nécessite le non maintien de la distanciation physique minimale de 1 m.

  6. Fée Clochette dit :

    Fée Clochette
    Bonjour,

    Juste pour info .
    Le Recteur des Pays de la Loire nous a fait parvenir un courrier en date du 07 05 2020 nous informant sur sur la date de notre retour le 11 mai pour les écoles et les collèges, de nos missions qui seront définies par les directeurs ou chefs d’établissement, notre contribution à l’organisation « au regard de votre appartenance plein et entière à la communauté éducative » .
    Il a par ailleurs précisé les modalités de retrait concernant notre vulnérabilité ou celle d’un proche face au Covid-19 à savoir :
    – informer notre responsable local : de qui veut -il parler (PIAL, enseignant référent, directeur;;;) ?
    – transmettre à votre service employeur : je suppose que c’est le SAE de Nantes pour les AESH cdisés ?
    – avec copie à la DSDEN de votre département un document attestant de cette vulnérabilité : est-ce la copie du certificat médical ?
    – Un certificat de votre médecin attestant de la nécessité du confinement et de sa durée est nécessaire. : le fait qu’il affirme que l’on ne doit pas être présent dans les établissements au mois de mai et juin peut-on faire inscrire la date du 30 juin ?

    Par ailleurs dans le cas ou l’AESH est « dans une situation où vous devez assurer la garde de vos ou votre enfant, il convient d’en avertir votre responsable local et de transmettre à votre service employeur avec copie à la DSDEN de votre département un justificatif ou une attestation sur l’honneur.

    Dans les deux cas vous pourrez intervenir en soutien à la continuité pédagogique sous couvert des équipes enseignantes. »

    J’espère que ces nouvelles aideront à y voir plus clair et rassureront ceux qui sont en situation de vulnérabilité ou devant garder leurs enfants.

    Bon courage à tous

    Cordialement
    Fée Clochette

    • briand0493 dit :

      Bonjour fée clochette,
      nous avons également eu connaissance de la lettre du recteur de l’académie pays de Loire qui a ce mérite de « faire baisser la tension » parmi les AESH vis à vis du SAE de Nantes, quelque peu égaré.

      En réponse à l’interrogation, « – informer notre responsable local : de qui veut -il parler (PIAL, enseignant référent, directeur;;;) ? »
      il s’agit en priorité de l’enseignant-référent de secteur, avec copie au chef d’établissement scolaire d’affectation, coordonnateur PIAL au besoin.

      En réponse à l’interrogation, « – transmettre à votre service employeur : je suppose que c’est le SAE de Nantes pour les AESH cdisés ? »
      Oui.

      En réponse à l’interrogation,  » avec copie à la DSDEN de votre département un document attestant de cette vulnérabilité : est-ce la copie du certificat médical ? »
      Oui, sous pli scellé à l’intention du mèdecin-conseil académique

      En réponse à l’interrogation,  » le fait qu’il affirme que l’on ne doit pas être présent dans les établissements au mois de mai et juin peut-on faire inscrire la date du 30 juin ? »
      la date du 4 juillet doit y être inscrit. Cela correspond à la date de fin d’année scolaire 2019-2020

      Et pour permettre à tous les collègues AESH de bien avoir en tête de ce qui peut être exigé exclusivement d’eux, se reporter à la page « Fiche élèves en situation de handicap pour AESH à compter du 11 mai 2020 » en cliquant ICI.

  7. Christophe dit :

    Bonjour,

    Vu que nous n’avons pas d’infos claires sur la reprise du travail, je me pose quelques questions :

    Dans les protocoles sanitaires du ministère 1er et 2ème degrés, tous les personnels apparaissent, sauf les AESH, alors que notre fonction est d’être au côté des élèves, d’où mes questions:
    Existe-t-il un protocole spécifique pour les AESH ?
    Quelles mesures de protections pour les accompagnants des élèves en situation de handicap pour la reprise ? Qu’est-il envisagé pour leur permettre d’assurer le respect des gestes barrières et les règles de distanciation ?
    Pourquoi aucun syndicat ne parle de nous au niveau national dans les médias ? (imaginons que les prof n’aient pas de protocole sanitaire, il y aurait dans ce cas là toutes les chaines info accueillir les représentants syndicaux)

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Existe-t-il un protocole spécifique pour les AESH ? »
      S’agissant le protocole sanitaire lors de la réouverture de l’école, il n’en existe pas un spécifique pour le personnel AESH. C4est celui qui est en oeuvre dans l’école qui doit s’appliquer.
      S’agissant l’accueil des èlèves en situation de handicap lors de la réouverture de l’école, le MEN a enfin édité une fiche spécifique évoquant les missions dévolues à l’AESH. Pour prendre cconnaissance de cette fiche, cliquer ICI.

      En réponse à votre interrogation, « Quelles mesures de protections pour les accompagnants des élèves en situation de handicap pour la reprise ? » et suivante  » Qu’est-il envisagé pour leur permettre d’assurer le respect des gestes barrières et les règles de distanciation
      ? »

      Sur la page consacrée à « Les motifs pour droit au retrait immédiat des AESH lors de la réouverture des écoles le 11 mai ou le 18 mai »,
      En introduction,  » nous vous invitons à lire attentivement ci-après et à bien connaître le protocole sanitaire correspondant à votre type d’établissement (école ou collège) afin de vérifier que le chef d’établissement scolaire l’a entièrement respecté.
      Si vous constatez que ce protocole sanitaire est absent ou n’est pas suivi, ou vous faites objet d’ordre illégal de mission, relevez le ou les motifs et reportez-vous à la page « Usage du droit de retrait pour agent AESH » en cliquant ICI pour prendre connaissance de la procédure droit de retrait immédiat.

      En réponse à votre interrogation, « Pourquoi aucun syndicat ne parle de nous au niveau national dans les médias ? « 
      Plutôt que passer leur temps à blablater dans les médias, nous pensons qu’il serait plus pertinent pour une organisation syndicale d’agir auprès du ministère de l’éducation nationale pour qu’il soit tenu compte de la crainte des AESH à cette réouverture de l’école et alerter sur l’absence d’information dont il dispose.
      On ne peut pas leur reprocher de ne pas obtenir les réponses à leurs interpellations ( que nous avons savons incessantes au sujet des AESH) de la part d’un MEN autiste à souhait.

  8. Lucinda dit :

    Lucinda (62)

    Bonjour, je suis profondément atterrée par le principe même de cette rentrée pour élémentaires, maternelles et crèche. Les enfants, les personnels n’ont pas vocation à mettre leurs vies en danger. Que dire sinon du mépris, des silences de la part de l’éducation nationale quant à notre profession déjà largement en temps normale déconsidérée, nous les éternelles invisibles ! Cela fait des semaines que je suis l’actualité du covid-19 et on nous dit que les enfant sont contaminants et là ils ne seraient plus ? Sauf qu’il n’y a pas de consensus scientifique sur le sujet et beaucoup tendent maintenant en Suisse et en Allemagne à dire que leur charge virale est équivalente à celles des adultes. Maintenant pour ma part, je ne retournerai pas travailler le 11 mai, j’ai contacté mon syndicat, à l’heure d’aujourd’hui j’ai fait une autorisation d’absence pour garde d’enfant, rien ne me l’interdit, j’ai du rédiger une attestation sur l’honneur comme mon compagnon travaille et je m’occuperais de ma fille seule, elle n’ira pas à l’école. Je suis bien consciente qu’à partir du 2 juin, ils me demanderont probablement un justificatif puisqu’à cette date là, les choses changeront vraisemblablement et qu’il faudra dès cette date justifiait de cela.

    Pas volontaire pour mettre ma vie en danger, ni celle de ma fille et de ma famille qui sont des personnes vulnérables pour certains.
    Ce protocole est une blague face à la réalité du terrain et tout à fait irréalisable et je ne parle pas seulement vis à vis des enfants en situation de handicap tels que les trisomiques, hyperactifs, autistes. Dans mon école, nombreux sont les enfants qui sont en carence éducative et qui n’arriveront pas à rester à 1 mètre de distance des autres et qui sont déjà compliqués à gérer pour les enseignants. J’aime mon travail passionnément mais pas assez pour mettre en péril moi même et les autres, surtout au regard de ce que l’on gagne et du manque de considération auquel nous sommes confrontés.

    Hier, j’ai reçu un email de ma directrice qui me disait que je devais placer mon enfant comme je faisais parti des publics prioritaires, sauf que non très peu pour moi, pour ce mois-ci, elle restera à la maison. En juin, cela sera en fonction de la situation sanitaire et ensuite retour ou arrêt maladie ou grève car je sais que des syndicats ont déposé des préavis. En 7 ans d’exercice, jamais je n’en suis arrivé là, jamais même un arrêt de travail, sauf congé pour naissance de ma fille, mais là, je n’hésiterai pas, surtout pour une décision d’ouverture purement politique et économique, au mépris du conseil scientifique, inserm etc.
    Le contenu de l’email de ma directrice à mon attention m’ont fait bondir. Elle me disait qu’elle comptait me confiait d’autres missions : permanence téléphonique, surveillance d’étude, surveillance des toilettes, accueil à la grille des parents d’élèves et j’en passe et des meilleurs. Non, mais c’est moi ou c’est totalement illégal ? J’ai prévenu ma collègue Aesh de ses intentions et qu’elle devait refuser. Vous pouvez me confirmer qu’elle n’a absolument pas le droit et que l’inspection académique peut être averti pour cela ? Par ailleurs, j’ai eu mon PIAL au téléphone et j’ai eu l’impression qu’il avait également ce genre d’idée en tête.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Vous pouvez me confirmer qu’elle n’a absolument pas le droit et que l’inspection académique peut être averti pour cela ? »
      Oui. Il serait totalement illégal de la part d’une directrice d’école comme d’un coordonnateur PIAL de contraindre un agent AESH à effectuer des tâches de substitution tel que assistance administrative, tâche de surveillance en lieu et place d’ensiegnant ou AED, accueil à la grille des parents d’élèves en lieu et place d’enseignant…Le droit de refus d’éxécuter ces tâches sur ordre de cette directrice ou d’un coordoannateur PIAL est applicable en toute légalité par un agent AESH.
      Maintenant, c’est plutôt à cette directrice ou à un coordonnateur PIAl, malveillant à souhait, d’aller faire ces jerémiades auprès d’une isnpection académique au sujet d’un agent AESH refusant d’exécuter des tâches ne faisant pas parti de ces missions.

      • Lucinda dit :

        Merci de votre réponse, cette situation exceptionnelle que nous vivons ne doit pas être la porte ouverte au n’importe quoi, je me doutais bien qu’elle était dans l’illégalité la plus complète. Par contre, je suis rassurée, car j’ai vu publiée sur eduscol tout à l’heure ce document qui précise sans ambiguïté que « les aesh peuvent, s’ils le souhaitent travailler uniquement à distance ».

        Cliquer pour accéder à Fiche_eleves_en_situation_de_handicap_1282810.pdf


        Le fait de garder ma fille me permettrait cela et je serai ravi de retrouver mes élèves par ce biais, reste à voir comment cela peut s’organiser. Le document précise par téléphone, vous pensez qu’en visioconférence c’est envisageable aussi ? Ou nous devrons encore attendre plus de précisions ?

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          En réponse à votre interrogation,  » Le document précise par téléphone, vous pensez qu’en visioconférence c’est envisageable aussi ? » et suivante  » Ou nous devrons encore attendre plus de précisions ? »
          Par téléphone, il faut comprendre communication orale, communication mail, internet via pronote, via vidéoconférence….
          Toutefois, sans attendre les instructions supplémentaires, il reste toujours impératif que la communication établie avec l’élève, voire le parent, soit portée à connaissance systématique de votre collègue enseignant et envisagé en coopération.

  9. Fée Clochette dit :

    Fée Clochette

    Bonjour,

    Tout d’abord merci pour votre réactivité et votre investissement. Je viens me rajouter au nombreuses questions légitimes posées par d’autres AESH (prouvant s’il en était besoin l’absence de communication de notre institution)

    Mon mari recouvre des critères édités par le Haut Conseil de la Santé Publique. Je suis donc théoriquement dispensée de venir travailler en mai et juin (voir extrait ci-dessous de la lettre de M. BLANQUER du 05/05/2020).

    – Les personnels qui ont une vulnérabilité de santé au regard du virus Covid-19 ou qui vivent avec une personne ayant cette vulnérabilité ne doivent pas être présents aux mois de mai et juin. Ils préviennent l’inspecteur de l’éducation nationale (IEN) ou le chef d’établissement dans les conditions prévues pour l’ensemble des fonctionnaires de l’État. Leur autorité hiérarchique leur indique alors s’ils continuent de s’occuper de leur classe à distance ou s’ils prennent en charge un groupe d’élèves qui ne peut pas se rendre à l’école pour des raisons de santé.

    Si j’ai bien compris je dois en faire une demande écrite au rectorat qui doit être accompagnée d’un certificat médical.
    Mes questions sont :
    – Y a t-il une lettre type de demande d’ASA ?
    – Quel élément doit figurer sur le certificat médical ? (nom de la personne, qualité, âge, pathologie…)
    – Est-il obligatoire de mentionner la pathologie dont souffre la personne ( le secret médical n’étant plus de fait respecter) ?
    – Les équipes administratives des différents établissements doivent-ils avoir obligatoirement copie du certificat médical (encore une fois secret médical et non envie d’informer sur ma vie privée) ? – – La décision de l’ASA par le rectorat peut -elle être un justificatif suffisant pour les établissements scolaires ? (En effet certaines équipes administratives demandent plus que d’autres des documents nous concernant et parfois je me demande ce qu’ils en font et pourquoi il n’y a pas une homogénéité dans ces demandes , mais ceci est un autre problème tout à fait secondaire)

    J’ai tellement peu confiance qu’il serait peut-être capable de refuser l’ASA pour motif de certificat médical non conforme ou demande mal formulée. Alors je préfère anticiper.
    Les réponses que vous nous donnerez serviront certainement à d’autres AESH.

    Encore merci pour tout.
    Cordialement
    Fée Clochette

    • briand0493 dit :

      Bonjour Fée clochette,
      Vous avez bien repéré avec pertinence dans la circulaire le passage cle vous concernant

      En réponse à l’interrogation,  » Y a t-il une lettre type de demande d’ASA ? »
      Vous devriez sur votre site académique (DSDEN- service IA ASH ) pouvoir récupérer un modéle type d’autorisation d’absence. Sinon sur papier libre, cela fera l’affaire.

      En réponse à l’interrogation, « Quel élément doit figurer sur le certificat médical ? (nom de la personne, qualité, âge, pathologie…) » et suivante « Est-il obligatoire de mentionner la pathologie dont souffre la personne ( le secret médical n’étant plus de fait respecter) ? »
      Dans votre demande d’ASA, vous avez à signaler simplement que vivant avec votre conjoint (nom, prénom, qualité, âge) ayant une une vulnérabilité de santé au regard du virus Covid-19, ce qui implique vous ne devez pas être présent aux mois de mai et juin dans l’établissement scolaire, conformément aux attendus de la Circulaire relative à la réouverture des écoles et établissements et aux conditions de poursuite des apprentissages en date du 04/05/2020.
      (le justificatif: le certificat médical attestant de la vulnérabilité de votre mari doit être mis dans une enveloppe scellée et adressée à l’intention du médein-conseil acédémique). C’est le médecin-conseil académique qui est seul habilité à prendre connaissance de la pathologie de votre mari et à communiquer à votre employeur de la réalité que vous vivez bien avec une personne à risque.

      En réponse à l’interrogation,  » Les équipes administratives des différents établissements doivent-ils avoir obligatoirement copie du certificat médical » et suivante  » La décision de l’ASA par le rectorat peut -elle être un justificatif suffisant pour les établissements scolaires ? »
      Le chef d’établissement scolaire doit être informé de votre demande d’autorisation d’absence pour mai et juin auprs de votre employeur. Vous pouvez lui signaler que le motif de votre demande vient que vous vivez avec une personne à risque mais il ne peut pas exiger copie du certificat médical.
      S’il souhaite une confirmation que vous vivez bien avec une personne à risque, invitez-le à s’en informer auprès è de votre employeur.
      A partir du moment où votre employeur vous a délivré une ASA, la décision de l’employeur s’impose au chef d’établissement scolaire.

      A signaler que, dans les circonstances présentes, sollicitation ASA envoyée, vous attendez impérativement à domicile la réponse, même si cette réponse n’est pas parvenue avant le 11 mai ou le 18 mai.

  10. Agnès dit :

    Bonjour, AESH dans le 84, j’ai personnellement décidé de ne pas remettre mes enfants à l’école. Je viens d’apprendre que l’école dans laquelle je travaille devrait réouvrir le 18 mai. L’école de mes enfants étant ouverte et le choix de ne pas les y remettre étant personnel , est-ce que je peux bénéficier de l’ASA ?
    Au cas où je retourne travailler, ce sont mes parents qui garderont mes enfants et mon père fait de l’hypertension. Ma belle-mère à qui nous faisons les courses est handicapée, cardiaque et diabétique, mais elle ne vit pas avec nous. Ces motifs sont valables pour refuser de reprendre le travail ? Je languissais de retourner travailler mais dans ces conditions j’ai peur pour ma santé et celle de mes proches.
    Merci d’avance

    • briand0493 dit :

      BOnjour,
      En réponse à votre interrogation,  » est-ce que je peux bénéficier de l’ASA ? »
      Le choix de ne pas remettre vos enfants à l’école lors de sa réouverture le 11 mai ou le 18 mai est un choix personnel de parent qui vous appartient en propre et votre employeur ne saurait la remettre en cause.
      Maintenant, Vous n’aurez pas d’autre choix que de garder vos enfants à domicile, sachant qu’il ne serait pas recommandé (ni autorisé) de les faire garder par vos parents s’ils ne vivent pas à domcile avec vous.
      Vous avez donc à signaler à votre employeur votre obligation de garder vos enfants (justification, attestation sur l’honneur de garde d’enfant :nom prénom âge) à domicile. Votre employeur vous délivera une autorisation spéciale d’absence (ASA) avec maintien de votre rémunrération. Sachez que cette ASA ne sera valable que pour le mois de mai. En juin, l’ASA avec maintien de la rémunération pourra être remise en cause.

      • Agnès dit :

        Bonjour,
        Merci pour votre réponse. J’ai reçu des informations aujourd’hui de la part de la directrice de l’école où je travaille, voici les informations qu’elle a reçue :

        « Un élève en situation de handicap revient à l’école selon le protocole établi initialement avec la MDPH.
        – Si les élèves qu’accompagne une AESH individuel ne sont pas présents à l’école, cette AESH reste chez elle.
        Si malgré cela elle souhaitait vraiment venir à l’école, elle adresse sa demande par courrier au DASEN S/C IEN car il faut qu’elle soit garantie en cas d’accident de travail.
        – Les AESH mutualisées viennent à l’école pour répondre aux besoins.
        – Les AESH qui ne pourraient pas reprendre leur service parce que considérées comme personnes vulnérables sont soumises aux mêmes exigences de justification que les PE (1 courrier + 1 certificat d’isolement) à envoyer à l’employeur et copie à l’IEN. »

        Je pensais donc que le problème était réglé pour moi mais j’ai un gros doute. Sur mon contrat signé début septembre, il est indiqué que je suis AESH mutualisée, je n’avais aucune affectation d’élève à cette période et j’aidais dans l’école où j’avais été envoyée. Or depuis décembre je suis dans une autre école où je suis AESH pour 2 élèves qui ont une notification, et pour lesquels j’ai été affectée un nombre d’heures très précis pour chacun, ce nombre d’heures ayant été indiqué sur ma notification d’affectation et non décidé par la directrice de l’école.
        Donc, je suis AESH individuelle ou mutualisée ? Je dois retourner au travail ou pas ?
        Merci d’avance

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          En réponse à votre interrogation,  » je suis AESH individuelle ou mutualisée ? Je dois retourner au travail ou pas ? »
          Vous avez à vous considérer comme AESH-Mutualisé conformément à votre contrat de travail.
          Maintenant, votre retour en poste d’affectation dans une école lors de sa réouverture dépendra de la présence ou non des 2 élèves (ou d’un des 2 élèves). Et il ne pourra être exigé un accompagnement d’un élève en situation de handicap que dans les limites des heures fixées par notification d’affectation.

  11. blizzarde dit :

    Bonjour,

    AESH en collège,

    Je viens de prendre connaissance du document du ministère pour les collèges, qui m’a été envoyé par ma référente.
    Concernant la distance de 1 mètre avec nos élèves, le paragraphe ci-dessous introduit bien une exception à la distanciation pour les AESH (merci au passage aux rédacteurs de ce protocole, tout le monde sauf nous…)
    « Port du masque dans toutes les situations où les règles de de distanciation risquent de ne pas être respectées (personnels intervenant auprès d’élèves à besoins éducatifs particuliers et pendant la circulation au sein de la classe). Il est recommandé dans toutes les autres situations. »
    Du coup si on a un masque et que l’élève aussi….que faire si on nous demande de nous assoir à coté de lui???
    Puisqu’on a déjà prévu (juste pour nous merci ) que la distanciation ne soit pas respectée!!! Comment réagir??

    Merci

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation,  » si on a un masque et que l’élève aussi….que faire si on nous demande de nous assoir à coté de lui??? » et suivante « Puisqu’on a déjà prévu (juste pour nous merci ) que la distanciation ne soit pas respectée!!! Comment réagir?? »
      Alors, il va falloir la réponse très claire et nette à l’interlocuteur (chef d’établissement ou ensiegnant ou autres) qui chercherait vous mposer le non respect de la distanciation physique d’au moins de 1m avec les élèves à besoin éducatifs particuliers sous prétexte que vous disposez d’un masque grand public et l’élève également ou pas.
      Dites : NON, haut et très fort pour qu’on vous entende bien.
      Annoncez votre intention de droit de retrait immédiat considérant qu’une telle instruction, une telle demande est une posture irresponsable et hautement malveillante à votre égard et celle des élèves à besoin éducatifs particuliers, contraire aux attendus cadre du protocole sanitaire de l’établissement scolaire.
      Sur l’article, au motif similaire, vous pouvez reprendre les arguments et les références justifiant ce droit de retrait.
      Consulter en cliquant ICI Comment mettre en œuvre le droit de retrait un ordre de mission illégal ? »

  12. Anna dit :

    Bonjour.
    Ma collègue coordo d’ULIS a reçu un mail suite à une réunion des IEN-ASH.
    Sur ce mail, il est recommandé que les élèves d’ULIS (je cite : « qui sont avant tout des élèves ») d’aller dans leurs classes de référence et non dans le dispositif.
    Soit..mais que doit faire une AESH-co? Circuler dans les différentes classes de référence pour suivre les élèves alors que les déplacements au sein des écoles est fortement déconseillé?
    Le coordo peut, également, avoir, je cite encore « un groupe d’élèves+des élèves d’ULIS par exemple un groupe de CM1, 3 ULIS+12 élèves ».. Soit encore.. Mais encore une fois quid de l’AESH?
    Le coordo, enfin, peut travailler en distanciel. Certes. Mais si il n’est pas là, l’AESH doit-il quand même être à l’école pour les éventuels élèves de l’ULIS?
    Plus la reprise approche, plus je suis perdue.. J’imagine bien que je ne suis pas la seule.
    Bien sûr sur ce mail, aucune réponse qu’on pu poser les AESH (masques, déplacements sur les écoles pour les accompagnants individuels, missions qui pourront nous être demandées, maintien du salaire si on ne souhaite pas remettre nos propres enfants à l’école..).

    Anna 44

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre multiple interrogation, « que doit faire une AESH-co? «  et suivante « quid de l’AESH? » et suivante « L’AESH doit-il quand même être à l’école pour les éventuels élèves de l’ULIS? »
      Reunion IEN-ASH : si sur ces 3 questions essentielles , il n’existe aucune trace de réponses dans un CR de réunion IEN-ASH, c’est que le rôle des AESH dans cette réouverture d’école inscrite dans le respect d’un protocole sanitaire strict, dérange fortement.
      Et pour cause
      La Circulaire n° 2017-084 du 3-5-2017 relative aux Missions et activités des personnels chargés de l’accompagnement des élèves en situation de handicap était basé sur le fondement de missions où la distanciation physique rapprochée avec l’élève est fondamentalement exigée.
      Ces missions des AESH se doivent être reconsidéré pour tenir compte du protocole sanitaire strict en vigueur dans l’établissement scolaire.
      Visiblement, si on reprend toute la chaîne de décision depuis le ministre de l’éducation nationale /secrétaire d’état aux handicaps jusqu’aux établissements scolaires en passant par rectorat, DSDEN, IA ASH…, il est bien demandé une attention particulière aux élèves au besoin particulier et …(le non dit accablant ??: un accompagnement par AESH, volontaire forcé au casse pipe ??).
      C’est même effrayant ce silence autour des AESH. Les protocoles sanitaires en arrivent même à laisser sous-entendre que les AESH peuvent travailler sans risque avec des masques grand public en laissant tomber la distanciation physique de 1m !!!!!!.

  13. JAMMES Nelly dit :

    Bonjour
    Et est-ce légal
    quand l’établissement prévoit dans son projet de protocole interne
    d´affecter les AESH : non pas
    avec leur élève en difficulté !!!
    (sous prétexte d’éviter les contacts)
    Mais de les mettre A DISPOSITION DE
    LA VIE SCOLAIRE SUR
    LEUR TEMPS DE TRAVAIL ???
    Merci par avance.
    Cordialement
    N. JAMMES

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      EN réponse à votre interrogation, « est-ce légal quand l’établissement prévoit dans son projet de protocole interne d´affecter les AESH : non pas
      avec leur élève en difficulté !!! Mais de les mettre A DISPOSITION DE LA VIE SCOLAIRE SUR LEUR TEMPS DE TRAVAIL ??? »

      C’est illégal. Un agent AESH ne peut être mis à disposition de la vie scolaire pour des tâches de substitution d’assistant éducation.

  14. Fouque dit :

    JAi 63 ans suis de Toulon 83 Je travaille dans deux écoles 1 maternelles et 1 primaires je m occupe de 2 personnes âgées je voudrais savoir comment faire pour pas les mettres en danger dois je faire un papier de demande d autorisation d absence aupres des deux ecoles ou voir un medecin

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « savoir comment faire pour pas les mettres en danger dois je faire un papier de demande d autorisation d absence aupres des deux ecoles ou voir un medecin ? »
      Pour obtenir un autorisation spéciale d’absence de votre employeur, votre demande écrite doit être accompagné de la justification que vous vivez à domicile avec ses 2 personnes âgées et un certificat médical du médecin qui vous contraint à rester à domicile pour s’occuper de 2 personnes âgeés vulnérables

  15. Koko dit :

    Lorsque les enfants dont on s’occupe ne reprennent pas l’école qu’avons nous le droit de faire ou de ne pas faire ?
    Merci pour votre réponse

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Lorsque les enfants dont on s’occupe ne reprennent pas l’école qu’avons nous le droit de faire ou de ne pas faire ? »
      Vous êtes AESH. Donc, vous avez à faire ce que doit faire un AESH et ne pas faire ce que ne doit pas faire un AESH, sachant que probablement il vous sera demandé de faire ce que devrait faire un AESH mais que vous ne pourrez pas faire, vu que vous ne pourrez pas faire autrement que vous protéger du virus. Eventuellement, il vous sera demandé de faire ce que ne doit pas faire un AESH, ce qui vous aménera évidemment à ne pas faire, vu que vous ne pourrez pas faire autrement que vous protégez du virus. Si votre employeur ou chef d’établissement scolaire est sympa, il vous demandsera de rien faire et de rester à domicile à faire autre chose.
      Nous partageons votre avis : Enfin ! dis comme çà avec clarté, cela va mieux.

  16. Gaudin dit :

    Bonjour, je m’inquiète sur les missions qui vont m’être données car après avoir totalement été laissée pour compte par mon établissement, mon coordonnateur Ulis a eu une réunion où la direction voulait m’attribuer d’autres missions si la distanciation sociale ne pouvait pas être respectée (certaines aesh sur les réseaux ont même déjà reçu des consignes pour la rentrée: surveillance des WC, récréations, des repas…). Que doit-on accepter et refuser ? Doit-on se rendre sur notre lieu de travail même si il n’y a pas nos élèves ? Merci beaucoup

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Que doit-on accepter et refuser ? » et suivante  » Doit-on se rendre sur notre lieu de travail même si il n’y a pas nos élèves ? »
      A notre sens, il faut attendre de prendre connaissance des instructions fournies par la direction du collège lors de sa réouverture avant d’envisager quelle sera votre posture à venir.

  17. gaspard dit :

    bonjour .
    je suis aesh dans le 66 et je dois reprendre le lundi 11 mai.
    comment faire pour garder mon fils ,quel document remplir et dans quels conditions.
    personne ne nous informe de nos droits

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « comment faire pour garder mon fils ,quel document remplir et dans quels conditions ? »
      Si vous n’avez pas de solution de garde de votre enfant (nom âge), vous avez à le signaler par écrit à votre employeur (et copie au chef d’établissement scolaire) . Vous bénéficierez d’une autorisation spéciale d’absence (ASA) sans jour de carence. Cette autorisation est accordée à raison d’un responsable légal par fratrie.

      • blizzarde dit :

        Je suis dans le même cas, le maire de la ville où je réside à décidé aujourd’hui de ne pas ré-ouvrir les écoles avant Juin. Je travaille en collège et dans une autre commune. Cependant, les enfants d’enseignants et d’ ATSEM vont être acceuillis à l’école au même titre que ceux des personnels soignants, gendarmes, pompiers…etc J’ilmagine que les AESH, même si elles n’ont pas encore été nommées (on a l’habitude!) vont faire partie du lot et que nous ne pourrons pas garder nos enfnats et qu’il nous faudra les mettre aux services mis en place dans les écoles pour tout ces personnels . Vu la tournure que prends tout ça j’en suis quasi certaine, malheureusement

  18. Fb Pepette dit :

    Merci mille fois pour votre aide O combien précieuse car on ne comprend rien aux lois régissant cette reprise du 11 ou 18 mai ! Je vois dans votre texte que normalement nous devons avoir pour aller travailler (aesh en collège mais je suppose que la loi est la même pour les enseignants … ?) avoir un *MASQUE FFP2 * et qu’on est en droit d’appliquer notre *droit de réserve* *si nous n’avons ce masque-là précisément*. Pouvez-vous, s’il vous plait, me donner les *décrets précis* où se trouvent ces informations-là? Sont-ils bien toujours actuels? N’ont-ils pas été mis à jour de sorte que nous devions aller travailler avec tout autre masque et notamment les masques en tissu non homologués par l’ordre des médecins apparemment mais homologués par le « protocole sanitaire » qui n’aurait pas été validé par l’ordre des médecins mais ferait quand même office de loi apparemment. Vous voyez, c’est pour le moins confus dans mon esprit tout ça !!! Je voudrais donc avoir bien en main toutes les lois appliquées effectivement à partir du 11 et 18 mai pour être bien sûre de pouvoir me défendre et agir correctement en accord avec la loi. Je vous remercie encore par avance pour votre aide!!!

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation sur masque FFP2,et qu’on est en droit d’appliquer notre *droit de réserve* *si nous n’avons ce masque-là précisément*. Pouvez-vous, s’il vous plait, me donner les *décrets précis* où se trouvent ces informations-là? Sont-ils bien toujours actuels? »

      Avec difficulté par des sources officielles, il nous a été confirmé en définitive qu’il serait mis à disposition des AESH des masques dit « grand public » de catégorie 1 et non des masques FFP2.
      Nous avons donc en conséquence modifier notre article en y apportant les références utiles s’agissant ces masques dits « grand public » de catégorie 1.
      Par ailleurs, sur ce même article, nous vous demandons de bien garder en mémoire nos observations sur des consignes du protocole formulées au sujet de l’usage des masques par les agents AESH.
      Bon courage !

  19. grospanda25 dit :

    Bonjour,

    Aurons nous droit à des masques de type Ffp2 ou simplement à des masques grand public?
    Également, j’aimerais savoir si l on a des facteurs aggravants de comorbidite, peut-on exiger notre droit de retrait? Merci

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Aurons nous droit à des masques de type Ffp2 ou simplement à des masques grand public? »
      il a été confirmé auprès de l’UNEAVS que les masques mises à disposition des agents AESH seront des masques dit « grand public » de catégorie 1 et non des masques FFP2. Nous avons procédé à la modification de l’article en conséquence.

      En réponse à votre interrogation,  » j’aimerais savoir si l on a des facteurs aggravants de comorbidite, peut-on exiger notre droit de retrait ? »
      Votre droit de retrait exigé, non mais souhaitée, oui. Pour en savoir plus sur le droit de retrait relatif aux personnes à risques, cliquer ICI.

  20. SZUMLANSKI dit :

    Cath. dans le 59.
    Tout d’abord, merci d’être là pour nous.
    Notre maire a pris la décision de ne pas ouvrir les écoles de notre ville le 11 Mai. Les deux écoles où je travaille étant fermées, peut on m’imposer d’aller travailler dans un autre ville ou village environnant durant cette période. D’avance merci.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « peut on m’imposer d’aller travailler dans un autre ville ou village environnant durant cette période. « 
      Non, cela ne peut vous être imposé. Le changement de lieux de travail constituant une modification substantielle de votre contrat de contrat, votre employeur serait tenu de vous adresser une proposition de changement d’affectation par avenant. Vous disposerez de 1 mois de délai pour accepter ou refuser cette propostion d’avenant, ce qui menerait pour votre employeur à mi-juin pour attendre la réponse ……qui pourrait être un refus…..Trop compliqué pour l’employeur cette solution de changement d’affectation.

      • SZUMLANSKI Cath. dit :

        Bonjour à tous et merci pour le soutien que vous nous apportez, cela nous permet de garder un peu d’estime de soi face à l’attitude et du peu de respect qu’ont nos employeurs vis à vis de nous.
        Nous avons eu une réunion virtuelle hier. Pour les personnes travaillant dans les établissements fermés de m ville, ils nous ont dit qu’ils pouvaient nous contacter afin de nous envoyer dans un autre établissement (PAS D’AVENANT EN VU) ??? (suite à votre réponse précédente, je ne comprends plus rien).
        Que l’on pourrait avoir à charge plusieurs enfants… (ben voyons, l’état a supprimer des postes d’enseignants et ce serait à nous de prendre en charge des groupes d’enfants parce qu’il n’y a plus assez d’enseignants…)
        Que la situation n’étant pas habituelle, qu’il fallait aussi y mettre du notre,(ben voyons) que l’éducation nationale nous avait versé notre salaire intégral (il me semblait que cela faisait parti de nos droits ???) et que c’était le moment de (rendre la pareil) et c’est le P.I.A.L qui nous dit cela !!! Mais je rêve!!!
        Les A.V.S ont l’air de trouver cela normal, on marche sur la tête ou c’est moi???
        Une école a été jusqu’à vouloir demander des a.v.s en renfort pour les écoles qui accueillent les enfants du personnel,( là, le P.I.A.L.a refusé), a aucun moment, ils n’ont dit que c’était sur la base du volontariat pour les A.V.S dans cette situation.
        Je suis hyper angoissée à l’idée de devoir reprendre ce lundi dans une autre école que la mienne,(car notre maire ; ayant fermé celle de ma ville, je sais que lorsqu’il ouvrira celles-ci, c’est qu’il aura pris le maximum de précautions pour le personnel et les enfants et cela me rassure énormément), ils nous savent coincé avec une situation qui nous mets en difficulté car la plupart des a.v.s n’ont que leur salaire pour vivre, c’est du ‘marche ou crève » sauf que là… on y va avec eux…
        J’oscille entre peur, colère, rage et dépression… Moi qui adorait mon travail, je ne me reconnais plus, je freine des quatre pattes pour y retourner ce lundi…où est le respect dans tout cela ??? Quelle honte !!! Je démissionnerai bien mais de quoi vais je vivre ??? je me sens au bord du gouffre…
        Cath.

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          Nous lisons votre commpte rendu de réunion virtuelle et autant dire que nous partageons votre sentiment d’accablement, de révolte devant tant d’abjectes postures professionnelles de vos interlocuteurs académiques. On se croirait avoir en face des personnages fonciérement pervers à plaisir.
          Donc, effet de surprise passée, il va falloir en tant qu’AESH mettre froidement les pendules à l’heures.
          Il est dit qu’ils pouvaient nous contacter afin de nous envoyer dans un autre établissement
          Il est dit « Que la situation n’étant pas habituelle, qu’il fallait aussi y mettre du notre, »
          répliquez froidement qu’effectivement la situation n’étant pas habituelle, et que vous comptez bien que les autorité sachent que les premiers de corvée n’iront pas au casse pipe pour le plaisir de leurs beaux yeux.
          Il est dit  »
          – répliquez froidement que de nouvelles affectation à un agent AESH constituant des modifictions substaantielles de CDD, les propositions sont à transmettre par avenant écrit avec droit d’exercice légal délai de réflexion de 1 mois pour un AESH.
          Il est dit « Que l’on pourrait avoir à charge plusieurs enfants… »
          répliquez froidement qu’un AESH ne saurait accepter la charge de plusieurs enfants qui ne seraient pas placés sous responsablité d’un enseignant.

          En réponse à votre commentaire « J’oscille entre peur, colère, rage et dépression… Moi qui adorait mon travail, je ne me reconnais plus, je freine des quatre pattes pour y retourner ce lundi…où est le respect dans tout cela ??? Quelle honte !!! Je démissionnerai bien mais de quoi vais je vivre ??? je me sens au bord du gouffre… »
          Il vous faut savoir. Ce qui fait le plus peur aux autorités académiques, aux petits terroristes coordonnatuers PIAL actuellement, c’est que vous appliquez sans défaillir le droit de retrait immédiat sur la base des motifs que nous avons exposés dans l’article.

  21. croce dit :

    Merci de communiquer pour les oubliés de la république: les enfants en situation de handicap et leurs familles, ainsi que les aidants (AESH, ATSEM etc.).

    Les AESH estiment n’avoir pas les moyens de faire respecter les gestes barrières (accompagnement dans les gestes quotidiens, gestion de l’espace et du matériel scolaire + vestes et cartables, communication rapprochée pour ne pas déranger la classe et l’enseignant etc…), mais pire encore les protocoles sanitaires sont devenus soudainement très permissifs ? Ecoutez les virologues/infectiologues et médecins Français monsieur Macron !: Ils n’ont pas cessé de nous répéter que les masques n’étaient pas un « Totem ». Le contact du Sars-CoV-2/COVID-19 avec les yeux (crachas, postillons), tout comme la bouche et le nez, peuvent favoriser l’infection. Je me suis donc acheté une paire de lunette de sécurité quand je sors faire des courses, j’espère avoir le droit de la porter dans le cadre de mon travail.

    Il convient de bien protéger la bouche, le nez, les yeux, et parfois aussi les mains en cas de contact rapproché.

    Dans un établissement scolaire on est rarement seul(e), dans le mien il y a plus de 600 élèves. Comment donc, en moins de 48 heures, des gestes barrières d’une rare exigeance sont-ils simplifiés au simple port du masque ? Vous dites « droit de retrait si le protocole n’est pas respecté », mais quid du « protocole » qui ne respecte pas les conseils des professionnels de la santé !!! L’accepter c’est se soumettre (le conseil scientifique préconisait de ne pas reprendre l’école avant septembre). Valider ce pseudo « protocole » c’est accepter de mettre en danger ses enfants et sa famille au delà de sa propre vie. On fait quoi quand on rentrera chez nous, on ne touche plus nos enfants ? Tout dépend du métier, mais dans l’enseignement l’humain est au cœur du travail. Attendre la rentrée aurait été plus prudent…

    Les médecins dans leur grande majorité ont toujours précisé que le port du masque ne servait à rien si il n’était pas accompagné par les autres gestes barrières, dont la distance de 1 mètre 50 (qui est soudainement passée à 1 mètre/4 mètres carrés ???).

    Ils ont aussi rappellé que tout le monde doit porter un masque pour que la protection soit efficace. Et là que nous dit-on ?: Les enseignants/aidants porteront un masque, mais ça ne sera pas obligatoire pour les enfants (sauf pathologie/comorbidité) ??? Le masque sert à protéger l’autre, il ne protégera donc pas un(e) AESH si l’enfant n’est pas lui aussi équipé. Voilà des semaines qu’on en parle, j’ai pas la mémoire courte personnellement. Les Médecins dans leur grande majorité sont unanimes sur cette question: Les enfants développent moins le virus mais sont plus susceptibles de le transmettre ! L’avons-nous déjà oublié ?…

    Je vis avec mes parents tous les deux personnes à risque (papa cardiaque/tension élevée + mère sortant d’une opération lourde des vertèbres l4 l5). Mes parents ont plus de 70 ans. Du coup je fais quoi ?

    Les syndicats acceptent-ils ce chantage au « travail » ? Vont-ils tenter quelque chose ? Je pensais que le SGEN-CFDT et l’ensemble des enseignants proposeraient la grève plutôt que la marche forcée ?! Va-t-on nous laisser faire une rentrée catastrophique en risquant des accidents en chaîne ou bien allons-nous nous mobiliser contre ? Je rappelle que dans le pire des cas peu d’AESH on de quoi se payer un contrat d’assurance décès en étant payé en dessous du seuil de pauvreté.

    En attente de vos réponses, merci pour votre soutien permanent.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à l’interrogation, « je vis avec mes parents tous les deux personnes à risque. Du coup je fais quoi ? »
      « Les personnels qui ont une vulnérabilité de santé au regard du virus Covid-19 ou qui vivent avec une personne ayant cette vulnérabilité ne doivent pas être présents aux mois de mai et juin. Ils préviennent l’inspecteur de l’éducation nationale (IEN) ou le chef d’établissement dans les conditions prévues pour l’ensemble des fonctionnaires de l’État… » circulaire relative à la réouverture des écoles et établissements et aux conditions de poursuite des apprentissages du 04/05/2020. Vous avez donc à prevenir votre employeur de votre impossibilité d’être présent à la réouvéerture de l’école (justificatif ; vécu avec proche vulnérable). Si continuité de suivi élèves non envisageable par télétravail, Une autorisation spéciale d’absence avec maintien de votre rémunération se doit vous être accordée.

      En réponse à votre interrogation, « Les syndicats acceptent-ils ce chantage au « travail » ? » et suivante « Vont-ils tenter quelque chose ? »
      Nous savons que Les organisations synndicales sont vraiment sur tous les ponts et à l’arrache…Après la diversité des questions demandant des réponses urgentes ou prioritaires est telle qu’il est difficile de s’y retrouver….sans compter un ministère distillant les informations au compte goutte d’une pipette là où une bonne rasade serait nécessaire.

  22. Samba dit :

    J approuve a 100%, et ferau en sorte de bien verifier les conditions de mon travail sur place.

  23. Sandy 07 dit :

    Bonjour,
    Tout d’abord je souhaite vous remercier pour la bienveillance de votre site à l’égard des AESH.
    Ma question concerne le port du masque grand public de catégorie 1 préconisé dans le protocole sanitaire des écoles publié le 4 mai (celui de 54 pages).
    Si je comprends bien à partir du moment ou je porte ce masque je pourrais être en contact rapproché avec les enfants dont je m’occupe sans forcément avoir à respecter la distanciation physique de 1 mètre. Je suis très inquiète car je ne vais pas me sentir en sécurité avec ce simple masque.
    Merci pour votre réponse.
    Cordialement,

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation sur port du masque et distanciation physique minimmale de 1m.
      1- la distanciation physique minimale de 1 m est toujours à respecter.
      2- le pôrt de masque intervient quand vous n’êtes pâs en mesure de respecter cette distanciation physique de 1m ou que cette dernière est impossible

      Par contre, il ne peut pas vous être imposé le port du masque uniquement pour ne pas avoir à respecter la distance physique de 1m. De même, ce n’est pas parce que vous portez un masque que la distanciation physique de 1 m doit être aboli, elle doit demeurer si elle est possible.
      Concrétement, vous devez avoir en tête que la distanciation physique de 1m est la règle obligatoire et que le port de masque vient palier uniquement la règle en défaut.

      • Sandy07 dit :

        Merci pour votre réponse rapide.
        J’ai oublié de vous préciser que je suis AESH dans une école primaire en Ardèche.
        Qu’en est il du droit de retrait, puis-je l’appliquer si on m’impose le port du masque comme palliatif à la distanciation physique de 1 m ?
        Encore une fois merci pour votre réponse.
        Bien à vous.
        Sandy07.

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          En réponse à votre interrogation, « Qu’en est il du droit de retrait, puis-je l’appliquer si on m’impose le port du masque comme palliatif à la distanciation physique de 1 m ? »
          Oui. Vous pouvez appliquer votre droit de retrait immédiat face à un ordre de mission illégal.
          respect des distanciation physique de 1m et respect des gestes barrières (lavage main, port de masque….) sont indissociables. En aucun cas, une autorité hiérarchique ou fonctionnelle ne saurait prétexter de l’existence de masque grand publique pour imposer à un agent AESH le non respect de la distanciation physique d’au moins de 1m avec les élèves à besoin éducatifs particuliers.
          Si cette contrainte était exigée par le chef d’établissement scolaire , il s’agirait là d’une posture irresponsable et hautement malveillante à votre égard et des élèves à besoins éducatifs particuliers.

  24. Betty dit :

    Betty académie amiens

    Je viens de lire avec attention ce que vous avez dit sur les gestes que nous devons accomplir avec les élèves quotidiennement mais qui devient impossible aujourd’hui car la distanciation de 1 m ne pourra pas être assurée.
    Merci pour toutes ces précisions et votre précieux soutien car sans vous, nous sommes totalement oubliés.
    De ce fait, pourra t on nous demander par exemple si nous n avons pas d élève d aider pour nettoyer le matériel, les classes ou autre?
    Prenez soin de vous
    Cordialement
    Betty

  25. catherine schaefer dit :

    Bonjour
    Sauf erreur de ma part j ai pu voir sur la toile que le protocole sanitaire des écoles a changé et il ne fait plus que 54 pages au lieu de 63.

    De plus les masques aux collèges et lycées n ont plus à être portés par les élèves.

    😓😓

    Bien à vous.
    Catherine

    Téléchargez Outlook pour Android
    ________________________________

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      Nous avons mis en ligne le projet de protocole sanitaire (63 pages). Nous allons le remplacer par le protocole sanitaire définitif école + celui du lycée-collège.
      Oui. Il y des correctifs qui ont été apporté dont un passage très tendancieux qui aurait pour objet de duper de manière abjecte les agents AESH.
      Il est affirmé que
      « le port d’un masque « grand public » est obligatoire dans toutes les situations où les règles de de distanciation risquent de ne pas être respectées. C’est notamment le cas des personnels intervenant auprès des plus jeunes ou d’élèves à besoins éducatifs particuliers… » Ce qui laisserait entendre que le port de masque ne justifierait pas que la distanciation physique d’au moins 1m ne doit pas être respecté

      Or, le HCSP précise bien que le port de ces masques grand public trouve une justification (…) si la distance physique d’au moins 1 mètre ne peut être respectée ou garantie.

  26. valou valou dit :

    Bonjour et merci pour cet article très intéressant qui tombe à point puisque je suis AESH en primaire à Brive (19). J’ai quelques questions : – à l’heure actuelle, le ministère n’a pas donné de cadrage concernant les AESH et je ne suis pas sûre de la compatibilité de ma mission avec le protocole de sécurité : comment assurer un contact de proximité nécessaire, avec l’enfant, sans me mettre ou le mettre en danger ? (je m’occupe de 2 élèves ayant comme handicap un TDAH, l’un en CP, l’autre en CE1), – vivant avec une « personne à risques » qui ne va sans doute pas reprendre son travail le 11 mai, j’appréhende « ma » reprise par peur de lui transmettre le virus du COVID19. Comment faire pour éviter cela ? De plus, je ne comprends pas bien qui doit reprendre le 11 mai : uniquement les enseignants car à aucun moment on ne parle des AESH ? De plus, ma Directrice (qui ne reprend pas le 11 mai car son conjoint est une « personne à risques »), me propose de faire la demande d’une visière de protection auprès du XXXXXXX qui en fournit gratuitement aux professionnels qui sont en contact avec le public, et m’a donné ses coordonnées (XXXXXXXX nilim.fr), mais ce n’est pas conforme au protocole puisque c’est l’Education Nationale qui doit nous fournir des masques… Je vous remercie pour votre réponse car je suis vraiment « perdue » et ne trouve aucune information ailleurs. Cordialement. Valérie D.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « comment assurer un contact de proximité nécessaire, avec l’enfant, sans me mettre ou le mettre en danger ? « 
      Vous n’avez pas à assurer un contact de proximité avec un élève, puisque vous avez obligation d’une distanciation physique minimale de 1 m.

      En réponse à votre interrogation,  » vivant avec une « personne à risques » qui ne va sans doute pas reprendre son travail le 11 mai, j’appréhende « ma » reprise par peur de lui transmettre le virus du COVID19. Comment faire pour éviter cela ? »
      Vivant avec une personne ayant une vulnérabilité de santé au regard du virus Covid-19, il vous appartient de prévenir votre employeur (justificatif : certificat médical attestant vulnarablité au regard du virus covid-19) ui vous délivera pour mai et juin une autorisation spéciale d’absence (référebce: Circulaire relative à la réouverture des écoles et établissements et aux conditions de poursuite des apprentissages en date du 04/05/2020)

      En réponse à votre interrogation, « faire la demande d’une visière de protection auprès du XXXXXXX qui en fournit gratuitement aux professionnels qui sont en contact avec le public, et m’a donné ses coordonnées (XXXXXX (…)unilim.fr), mais ce n’est pas conforme au protocole puisque c’est l’Education Nationale qui doit nous fournir des masques »
      Donc si ce n’est pas conforme au protocole, vous n’avez pas à faire la demande d’une visière de protection.

  27. Guinaudeau dit :

    Bonjour
    Je pense que ce protocole va être difficilement applicable et nous les aesh nous allons nous retrouver forcément dans des situations à risque car nous ne pourrons pas faire autrement ,c’est joué d’avance .On ira la peur au ventre et passé la cinquantaine encore plus☹️
    Merci pour ce que vous faites

  28. Derrien Frank dit :

    L’absence de masque FFP2 n’est pas un motif de retrait car ils ne sont pas mis dans le protocole sanitaire. Faire attention aux info que l’on donne !

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      Désolé. Nous lisons bien ce qu’indique le proptocole sanitaire
      « Le ministère de l’éducation nationale mettra donc à disposition de ses agents en contact direct avec les élèves au sein des établissements des masques dits « grand public » de catégorie 1 à raison de deux masques par jour de présence dans les établissements. »

      Donc, ne pas mettre à disposition d’un agent AESH des masques dits « grand public » de catégorie 1 est un motif de retrait et la HCSP indique que les masques dits « grand public » de catégorie 1 sont les appareils de protection respiratoire de type FFP2 ou pour pallier à la pénurie « Masques de catégorie 1 filtrant au moins 90 % des particules de 3 microns à usage des professionnels en contact avec le public, » Norme NF en iso 9237 ccommandité par le gouvernement depuis le 29 mars 2020.

      • AESH78 dit :

        aesh 78

        Désolée de vous contredire mais la sécurité des aesh est en jeu et je suis sure à 200% car je fais partie du personnel soignant et donc au point sur les normes et les catégories de masques….
        Le masque grand public qui est en tissu est un masque qui protège de l’intérieur vers l’extérieur à 90% tout comme l’est le masque chirurgical (bleu 3 plis) à 95%.
        Il n’y a aucune protection de celui qui le porte !

        Le masque FFP2 ( bec de canard avec la norme EN149 : 2001 + A1 2009 qui doit être inscrit noir sur blanc sur le masque sinon ce n’en ai pas un ) est un masque protecteur extérieur vers l’intérieur et intérieur vers extérieur.
        C’est celui-ci et seulement celui-ci qui nous protège si les enfants n’ont pas de masque !

        Et dans le protocole sanitaire on parle bien de masque grand public qui nous sera fournit donc nous ne serons pas protégé car les masque grand public n’est pas un masque FFP2 .
        Les masques ffpé étant exclusivement réservés pour l’instant aux soignants…

        Verifiez les infos avant de réaffirmer le contraire car c’est une mise en danger d’autrui si vous communiquez que le masque grand public est un masque FFP2 qui nous protège .

        Cordialement,

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          Nous vous confirmons que vous avez parfaitement ciblé et relevé une incohérence des protocoles sanitaires officielles pour la réouverture des écoles, collèges et lycées.
          Les masques dit « grand public » de catégorie 1 ne seront pas des masques FFP2.
          Comme vous le soulignez très bien : les masques mis à disposition de l’AESH ne le protégeront si il est exigé le non maintien de la distanciation physique avec l’élève.
          Si nous avons affirmé le contraire dans l’article, c’est qu’il nous est apparu important d’attirer avec plus d’attention nos collègues AESH sur cette partie, des consignes tendancieuses en découlant et des ordres de mission à venir impossibles à accomplir.

      • blizzarde dit :

        Bonjour,

        Je vous remercie vraiment pour votre travail de conscientisation, je m’excuse si je pose pleibn de question mais j’avoue ne pas tout saisir.
        Concernant les masques, vous avez répondu « il a été confirmé auprès de l’UNEAVS que les masques mises à disposition des agents AESH seront des masques dit « grand public » de catégorie 1 et non des masques FFP2. Nous avons procédé à la modification de l’article en conséquence »
        Malheureusement dans le protocole il est simplement indiqué « masque grand public » sans catégorie, et j’imagine que cela ouvre la porte à ce qu’on nous propose un masque en tissus (comme j’en ai un fabriqué par une amie), non?

        D’autre part je suis allée sur le lien vers le site du HCSP et je n’ai pas réussi à trouver le le texte qui précise « que le port d’un masque grand public, répondant aux spécifications normatives (…) est une mesure complémentaire des mesures de distanciation physique, des autres gestes barrières, d’hygiène des mains, d’aération des locaux et de nettoyage-désinfection des surfaces. Le port de ces masques grand public trouve une justification (…) si la distance physique d’au moins 1 mètre ne peut être respectée ou garantie.)  »

        Merci!

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          En réponse à votre interrogation, « dans le protocole il est simplement indiqué « masque grand public » sans catégorie, et j’imagine que cela ouvre la porte à ce qu’on nous propose un masque en tissus … non? »
          Désolé, dans les protocoles sanitaires mis en application lors de la réouverture des étéblissements scolaires, il est bien évoqué « masque grand public » catégorie 1. Ce masques, répondant à des spécifications normatives, sont fabriqués par des industriels ou par des particuliers.

          En réponse à votre interrogation,  » lien vers le site du HCSP et je n’ai pas réussi à trouver le le texte … »
          Le lien à coller sur votre navigateur est le suivant : https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=806

  29. JARLIER dit :

    Bonjour,
    Je travaille dans un établissement scolaire collège-lycée dans l’académie de Toulouse, AESH mutualisée en contrat de trois ans depuis Novembre 2019, poste faisant suite à un contrat CUI-PEC de deux ans.
    Aidante d’une personne vulnérable, ma mère, 83 ans, multipathologique (cardiaque, DMLA).
    Afin de la protéger, depuis le début du confinement, nous avons décidé en collégiale que je resterai seule à m’en occuper à part pour les prises de sang, sur les conseils du staff médical.
    J’ai donc passé près de deux mois à faire le travail d’aide ménagère, assistante de vie, infirmière, podologue, kiné, en sus de ce que je fais d’habitude, ce qui a été extrêmement épuisant.
    Je suis ‘morte’ d’inquiétude à l’idée de reprendre mon travail, et de prendre de grands risques du jour au lendemain sans masque FFP2.
    Ai-je un droit de retrait du fait de cette assistance ?
    y-a t’il des textes de loi à ce sujet pour cette période de déconfinement en milieu on ne peut plus risqué ?
    Vers qui me tourner pour trouver une solution ?
    Merci beaucoup pour votre réponse.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Ai-je un droit de retrait du fait de cette assistance ?  » et suivante « y-a t’il des textes de loi à ce sujet pour cette période de déconfinement en milieu on ne peut plus risqué ? » et ssuivante  » Vers qui me tourner pour trouver une solution ? »
      Référence texte : Circulaire relative à la réouverture des écoles et établissements et aux conditions de poursuite des apprentissages en date du 04/05/2020
      Du fait que vous vivez avec une personne âgée ayant une vulnérabilité de santé au regard du virus Covid-19, vous aurez à prevenir par écrit votre employeur (avec justificatif certificat médical) qui vous délivera une autorisation spéciale d’absence pour mai et juin, avec maintien de votre rémunération.

  30. Agnès dit :

    Merci beaucoup pour cet article très complet. Pour ma part je ne sais toujours pas si l’école où je travaille va ouvrir ni dans quelles conditions mais je pourrais au moins me référer à cet article.

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