Le moral des AESH de l’éducation nationale à la 3ème semaine de confinement (Enquête exclusive UNEAVS)

INVITATION de l’UNEAVS aux collègues AESH

TENEZ BON et ne LACHEZ RIEN

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15 commentaires pour Le moral des AESH de l’éducation nationale à la 3ème semaine de confinement (Enquête exclusive UNEAVS)

  1. Valérie dit :

    Bonjour, je suis AESH en CDI en collège, âgée de plus de 50 ans, avec une ALD + un RQTH.
    Je suis au milieu de deux élèves en situation de handicap, j’appréhende la reprise du 11 mai, je sens le danger ! Pour me protéger puis-je faire valoir mon droit de retrait pour jusqu’à la fin de l’année scolaire ? Si oui, comment faire ? Merci pour votre réponse

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation,  » Pour me protéger puis-je faire valoir mon droit de retrait pour jusqu’à la fin de l’année scolaire ? » et suivante «  Si oui, comment faire ? « 
      Pas de panique. A compter du 4 mai, l’UNEAVS publiera sur le site ce qu’il faut savoir pour se positionner en pertinence pour la rentrée programmée par le ministre de l’éducation nationale, JM Blanquer (nécessité d’usage du droit de retrait ou non, arrêt maladie, droit à autorisation d’absence si proche vulnérable etc…).
      Pour cela, nous avons la nécessité d’attendre que le gouvernement, puis le ministre de l’éducation nationale, puis les rectorats, puis les inspections académqiues, puis les chefs d’établissements scolaires fassent savoit comment ils envisagent lors de cette rentrée les conditions de travail des AESH à partir des recommandations établies le 24 avril par le Conseil scientifique COVID-19 sur les Enfants, écoles et environnement familial dans le contexte d’une rentrée le 11 mai dans les écoles et du Haut Comité de Santé Publique s’agissant les personnes à risque de développer une forme grave d’infection si contaminé au coronavirus.

      Jusqu’à présent, le conseil scientifique CIVID-19 a ainsi noté « Une attention particulière doit être portée aux enfants en situation d’handicap. Une réflexion spécifique doit être menée afin de permettre à ces élèves d’être accueillis à partir du 11 mai dans les mêmes conditions de sécurité sanitaire que les autres. Il sera aussi important d’adapter l’information et l’apprentissage des règles barrières de ces enfants, en prenant en compte leur handicap (visuel, cognitif, moteur…). »
      C’est dire l’embarras dans lequel se situe le ministère de l’éducation ationale/le secértairiat aux handicaps et explique leur silence : en effet, sauf à les envoyer au casse-pipe délibéré, comment demander à des AESH de respecter des règles de distanciation sociale minimale de 1m pour des élèves en situation de handicap demandant des régles de distanciation sociale rapprochée ? par exemple : L’UNEAVS n’a jamais vu un AESH déplacer un élève dans un fauteuil roulant dans un éablissement scolaire par la force de sa pensée.

  2. okapi5962 dit :

    Tout à fait d’accord. Je suis AED et nous partageons avec vous ces inquiétudes sur les conditions de la reprise. J’ai d’ailleurs moi-même écrit à la rectrice de l’académie de Grenoble suite à un article dans le Dauphiné qui lui donnait la parole.

  3. Betty dit :

    Betty académie Amiens

    Bonjour à tous, merci pour votre soutien.
    Après avoir écouté les annonces du Président, la reprise doit se faire le 11 mai…autant dire, que nous les aesh nous allons au casse pipe vu que nous sommes proche de nos élèves et donc qui dit promiscuité dis transmission inévitable du virus ( sachant que les élèves sont des porteurs sains).
    Quels sont nos droits, aura t on le droit de faire un droit de retrait?
    Merci à toute l equipe pour tout le travail et tout les précieux conseils
    Cordialement

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Quels sont nos droits, aura t on le droit de faire un droit de retrait? »
      Bien sûr, l’UNEAVS a suivi avec attention les annonces du président de la république le 13 avril.
      En rajoutant depuis lors les déclarations du ministre de l’éducation nationale, Il est avancée débattu de l’idée qu’une ouverture « progressive » des écoles, collèges et lycées ne consiste pas à une rentrée scolaire le 11 mai comme si rien ne s’était passée et que rien ne peut se passer. Aussi pour les élèves que pour le personnel au sein d’un établissement scolaire (agent service administratif, agents service d’entretien,enseignants, CPE et AED vie scolaire, agent CDI et AESH), des mesures assurant leur sécurité et leur santé se doivent être prises.
      Comme de surcroit, le conoravirus-19 s’avère être comme une belle vacherie (pour reprendre l’expression d’un médécin) n’ayant pas livré tous ses secrets, notre devoir de solidarité s’exrcera à tous collègues AESH exerçant d’office leur droit de retrait à toutes mesures fixées par leur autorité hiérarchique (rectorat, DDEN), fonctionnelle (Chef d’établissement scolaire, coordonnateur PIAL, enseignant ULIS) leur imposant d’ effectuer un service d’accompagnement d’élèves en situation de handicap au mépris de leur santé et de la prévention.. Sur la présentation des copies d’instructions parvenues, nous n’hésiterons plus désormais sur le site à citer nommément toute autorité hiérachique et fonctionnelle mettant en péril grave la santé physique des agents AESH.
      Les membres de l »UNEAVS restent en pleine réflexion de ce que doit un retour sur lieu de travail. Ainsi, nous estimons d’ors et déjà que la situation actuelle impose que les missions des AESH soient revues en tenant compte du risque élevé sur la santé des AESH par le ministère de l’éducation nationale et les autorités académiques.
      Par exemple : il ne serait plus acceptable
      -qu’un agent AESH ne puisse disposer d’une prise en charge par l’employeur de complémentaire santé
      -qu’en cas d’atteinte par le coronavirus dans le cadre de ses fonctions, il ne soit pas assuré du maintien intégral de sa rémunération durant le temps des soins imposés et quelque soit sa durée,
      -qu’en cas de décés du fait de coranavirus 19 contracté sur lieu de travai, les frais d’obseques ne soient pas pris en charge par l’employeur et qu’un capital décès ne soit pas versé aux descendants.

  4. Betty dit :

    Betty académie Amiens
    Bonjour à tous,
    Merci pour votre soutien dans les circonstances actuelles…
    J ai une question,
    J ai effectué mes 8 ans de CDD,
    Mon dernier contrat prendra fin le 31 août 2020
    Le rectorat pourra t il me refuser le CDI à l issue de mes 6 ans de CDD vu la conjoncture actuelle ?
    J avoue ne pas etre du tout sereine…
    Cordialement

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Le rectorat pourra t il me refuser le CDI à l issue de mes 6 ans de CDD vu la conjoncture actuelle ? »
      Il serait étonnant que le rectorat s’amuse à vous refuser le CDI à l’issue de vos 6 ans de CDD< AESH, et ce à compter du 31 aoput 2020. C'est la particularité de la situation d'urgence sanitaire nationale actuelle : ceux qui étaient dans les établissements scolaires et lors de la future rentrée, seront en première ligne confrontés au risque du coronavirus-19 au plus près restent toujours les agents AESH. Il serait particulièrement mal venu pour un rectorat d'oublier cela et d'éjecter avec mépris après coup des agents AESH de la première ligne de terrain tout en se barricadant dans leurs bureaux pour éviter moindres contacts avec la plébe.
      Il est normal et sain de ne pas se sentir sereine dans les circonstances présentes. Il faut savoir simplement se garder un souffle d'espoir, cueillir un brin d'humour,avaler une pastille de gaité et se décrocher la machoire de rire pour calmer ses angoisses et peines du moment. Courage et tenez bon.

  5. Allart dit :

    Bonjour , je suis AESH-co dans le Finistère, en plus du suivi d’un élève en individuel .Depuis le début du confinement , je suis en lien via whatsapp , tel, mail et pronote avec les professeurs , pour suivre les devoirs donnés, les cours, les corrections… pour aider les élèves Ulis qui ont des inclusions dans les matières scientifiques ( techno, SVT, physique chimie) . Et puis je suis en lien tous les jours ou presque par tel , mail ….avec ma coordinatrice Ulis qui gère le français, les maths et l’histoire géo avec les élèves du dispositif Ulis et a un contact régulier avec tous les parents et les élèves . Pour mon élève suivi en individuel , on fonctionne pareil je fais tous les devoirs demandés avec lui via le tel pour par mail ( c’est long mais ça marche!) et on avance petit à petit, j’ai rajouté les matières non suivies en classe pour l’aider au max et qu’il ne se sente pas pas perdu. Mon temps de travail est bien sûr chamboulé , je suis devant l’ordi toute la journée ou presque pour chercher les infos , aider les élèves et pour préparer les devoirs que les élèves vont avoir à faire le lendemain mais tout ça permet de rester en lien avec les élèves et les parents pour que tous nous puissions nous retrouver en bonne forme dans quelques semaines …gardons le moral !!.Bon courage à toutes et tous , portez vous bien et faites attention à vous

  6. Bonjour. Je suis aesh dans la Vienne. J’étais extrêmement fatiguée et malade fin février… Vraiment mal ! Pour être honnête je réfléchis à ce que je peux faire pour changer de travail. Je ne peux plus rester dans cette précarité. Je fais un stage via un musée sur l’impressionnisme. Je peins,et fais de la sophrologie. Les enfants me manquent mais pour une fois je pense à moi.Voilà!

  7. laurent dit :

    Bonjour, Ce sondage a été effectué auprès de combien d’AESH ?

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Ce sondage a été effectué auprès de combien d’AESH ? »
      Compte tenu de la crise exceptionnelle en cours, nous respectons d’abord l’avis gouvernemental qu’il s’agit d’être humble et prudent dans la communication des données chiffrées auprès des citoyens français. Ensuite, l’important pour l’UNEAVS reste de faire connaitre le soutien sans faille des AESH à la première ligne de front (soignants, médecins, aides soignants, brancardiers…), avec humour de préférence.

  8. Anna dit :

    Anna (44)
    Je suis AESH-co en Ulis.
    Je me suis portée volontaire pour les enfants de soignants, mais je n’ai pas été appelée pour le moment.
    Ma collègue enseignante spécialisée, elle intervient dans notre commune auprès de ces enfants (apparemment il y a un roulement dans les différentes écoles de la ville).
    Elle m’implique, autant que faire dans sa continuité pédagogique et je participe aussi aux « défis » lancés par le service de soins qui accompagne nos élèves. Ça occupe.
    Je suis, également, AESH coordinatrice sur mon PIAL (je dispose de 6h supplémentaires par semaines en temps »normal’ pour ces missions). J’en profite, donc, pour mettre à jour mes fiches postes et j’essaie d’anticiper un peu pour la reprise. J’ai régulièrement mon IEN en classe virtuelle pour m’aider à gérer cela (les notifications MDPH tombent toujours même en cette période !).
    Ce petit témoignage pour dire que je ne suis pas à plaindre finalement et que je peux garder un lien à la fois avec mes élèves, mes collègues et que je peux faire faire marcher un peu mes neurones (même si je sens qu’ils ne sont pas assez stimulés 😉).
    J’ai trouvé un MOOC fort intéressant sur l’école inclusive de la maternelle à l’université (sur fun mooc, peut-être est-il encore possible de s’inscrire si cela peut intéresser certains !)
    Pour être tout à fait honnête, je le vis plutôt bien ce confinement.. Meilleur sommeil, moins de stress.. Depuis la rentrée des vacances de février j’avoue avoir été au bord du burn-out.. notamment sur mes missions de coordo.
    Peut-être est-ce le moment (auquel je pense depuis fort longtemps) de voir si l’herbe ne s’était pas plus verte ailleurs.
    Finalement le plus difficile est de ne pas avoir de perspective quant à la fin de crise..

    Prenez tous soin de vous.

    • briand0493 dit :

      Merci pour votre témoignage et éclairage sur votre travail en première ligne. A sa seule lecture, (et nous espérons que d’autres collègues AESH feront de même), cela permettrait de rappeler au ministre de l’éducation nationale, JM.Blanquer et la secrétaire d’état aux handicaps, S.Cluzel, que la continuité « pédagogique » des élèves en situation de handicap n’est pas l’apanage des seuls enseignants mais aussi des AESH sachant mettre en place et gérer les coopérations nécessaires pour un suivi à domicile des élèves en situation de handicap.

    • Coco38 dit :

      Bonjour Anna,
      Je suis également AESH Co en ULIS. Dans mon département, il n’existe pas d’AESH coordinatrice (à ma connaissance), pouvez-vous nous dire en quoi consistent les missions qui vous sont données et quels sont vos interlocuteurs ? Merci d’avance.

      • Anna dit :

        Bonjour.
        Apparemment il n’y a que dans le 44 où les AESH coordinateurs existent (volonté du directeur d’académie).Dans les autres départements ces missions ont été confiées à des directeurs volontaires.
        Ce sont des tâches qui auparavant étaient réalisées par les enseignants référents mais n’étaient pas dans leurs missions officielles.
        Les enseignants référents reçoivent les notifications MDPH et me les transmettent. À partir de là je dois (parmi les AESH de mon PIAL) trouver quelqu’un pour les accompagner. En priorité à partir des éventuels sous-service, en proposant des heures supplémentaires sur le contrat si possible ou en demandant un recrutement (mais pour avoir des recrutements il faut qu’il n’y ai plus, dû moins le moins possible de sous-service.. 😉). Le tout en veillant notamment à la distance.. J’ai pour cela 6h/semaine, annualisées puisqu’il y a des semaines où il n’y a pas de commission MDPH. Cela dit bien rares sont les semaines où je fais moins..
        Pour être honnête je ne pense pas continuer l’an prochain.. Cela me prend beaucoup de temps.. pour très peu d’argent en plus.. Je fais quasiment des RH en fait.. Et je découvre (encore plus..) les méandres administratifs de l’éducation nationale..

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