Rupture conventionnelle pour les AESH en CDI (exclusivement)

Référence juridique

Décret n° 2019-1593 du 31 décembre 2019 relatif à la procédure de rupture conventionnelle dans la fonction publique

Art. 49-1. – L’administration et l’agent recruté par contrat à durée indéterminée de droit public peuvent convenir des conditions de la rupture du contrat qui les lie, en application du III de l’article 72 de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique.

La rupture conventionnelle résulte d’une convention signée par les deux parties. La convention de rupture définit les conditions de celle-ci, notamment le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle dans des limites déterminées par décret.

La rupture conventionnelle ne peut être imposée par l’une ou l’autre des parties.

Art. 49-2. – La rupture conventionnelle ne s’applique pas :

« 1° Pendant la période d’essai ;

« 2° En cas de licenciement ou de démission ;

« 3° Aux agents ayant atteint l’âge d’ouverture du droit à une pension de retraite fixé à l’article L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale et justifiant d’une durée d’assurance, tous régimes de retraite de base confondus, égale à la durée d’assurance exigée pour obtenir la liquidation d’une pension de retraite au taux plein du régime général de sécurité sociale ;

« 4° Aux fonctionnaires détachés en qualité d’agents contractuels.

Art. 49-3.

I. – La procédure de la rupture conventionnelle peut être engagée à l’initiative de l’agent ou de l’administration dont il relève.

II. – Le demandeur informe l’autre partie par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou remise en main propre contre signature.

« Lorsque la demande émane de l’agent, la lettre est adressée, au choix de l’intéressé, au service des ressources humaines ou à l’autorité de recrutement.

III. – Dans les conditions prévues aux articles 49-4 et 49-5, un entretien relatif à cette demande se tient à une date fixée au moins dix jours francs et au plus un mois après la réception de la lettre de demande de rupture conventionnelle.

« Cet entretien est conduit par l’autorité hiérarchique dont relève l’agent.

« Il peut être organisé, le cas échéant, d’autres entretiens.

Art. 49-4. – Lors du ou des entretiens prévus à l’article 49-3, l’agent qui le souhaite peut, après en avoir informé l’autorité avec laquelle la procédure est engagée, se faire assister par un conseiller désigné par une organisation syndicale représentative de son choix. Est représentative au sens du présent article toute organisation syndicale disposant d’au moins un siège au comité social d’administration ministériel, de réseau ou de proximité dont relève l’agent.

Le conseiller de l’agent est tenu à une obligation de confidentialité à l’égard des informations relatives aux situations individuelles auxquelles il a accès.

Art. 49-5. – Le ou les entretiens prévus à l’article 49-3 portent principalement sur :

1° Les motifs de la demande et le principe de la rupture conventionnelle ;

2° La fixation de la date de la fin du contrat ;

3° Le montant envisagé de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle prévue à l’article 49-1 ;

4° Les conséquences de la rupture conventionnelle, notamment le bénéfice de l’assurance chômage, l’obligation de remboursement prévue à l’article 49-8 et le respect des obligations déontologiques prévues aux articles 25 octies et 26 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée et à l’article 432-13 du code pénal.

Art. 49-6. – Outre le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle, la convention fixe notamment la date de fin de contrat de l’agent. Celle-ci intervient au plus tôt un jour après la fin du délai de rétractation prévu à l’article 49-7.

La convention de rupture conventionnelle est établie selon le modèle défini par un arrêté du ministre chargé de la fonction publique. La signature de la convention a lieu au moins quinze jours francs après le dernier entretien, à une date arrêtée par l’autorité dont relève l’agent.. Chaque partie reçoit un exemplaire de la convention. Une copie de la convention est versée au dossier individuel de l’agent.

Art. 49-7. – Chacune des deux parties dispose d’un droit de rétractation. Ce droit s’exerce dans un délai de quinze jours francs, qui commence à courir un jour franc après la date de la signature de la convention de rupture conventionnelle, sous la forme d’une lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou remise en main propre contre signature.

Art. 49-8. – En l’absence de rétractation de l’une des parties dans le délai fixé à l’article 49-7, le contrat prend fin à la date convenue dans la convention de rupture.

Art. 49-9. – Les agents qui, dans les six années suivant la rupture conventionnelle, sont recrutés en tant qu’agent public pour occuper un emploi au sein de la fonction publique de l’Etat, sont tenus de rembourser à l’Etat, au plus tard dans les deux ans qui suivent leur recrutement, les sommes perçues au titre de l’indemnité spécifique de la rupture conventionnelle.

Préalablement à leur recrutement, les candidats retenus pour occuper, un emploi en qualité d’agent public dans la fonction publique de l’Etat adressent à l’autorité de recrutement une attestation sur l’honneur qu’ils n’ont pas bénéficié de la part de l’Etat ou de l’un de ses établissements publics, durant les six années précédant le recrutement, d’une indemnité spécifique de rupture conventionnelle.

19 commentaires pour Rupture conventionnelle pour les AESH en CDI (exclusivement)

  1. Besson dit :

    Bonjour
    AESH Co Ulis depuis 12 ans, je suis toujours à l’indice plancher 325..Contactée par mail mais sans réponse puis par tél, la dsden du 91 m’a répondu texto « mais vous croyez qu’on nous augmente, nous? »…
    J’ai donc envoyé une lettre recommandée avec ar pour demander la révision de mon indice avec rétroactivité car j’ai eu également un entretien professionnel en mai dernier (très positif) avec la principale du collège et dans les textes ministériels il est précisé que cet entretien sert également à réévaluer le salaire de l’aesh (passage indice suivant).
    J’ai joint la copie du bo concernant la grille indiciaire des aesh car la dsden (encore elle) m’a soutenu que cela n’existait pas…
    Que faire si malgré mon courrier, rien n’est fait?? Peuvent-ils ainsi faire la sourde oreille et laisser les gens à l’indice plancher comme si nous venions d’être embauchées??

    Merci à vous.

    • c dit :

      bonjour,
      En réponse à votre interrogation, »Que faire si malgré mon courrier, rien n’est fait?? » et suivante  » Peuvent-ils ainsi faire la sourde oreille et laisser les gens à l’indice plancher comme si nous venions d’être embauchées?? »
      Rt vous avez fait tout ce que vous pouviez faire à titre individuel. L’autre démarche consiste à exposer sa situation auprès d’ une organisation syndicale, Cette dernière a en effet possibilité d’interpelr les autorités acadmiques à ce sujet sensible.
      ce qu’il faut savoir: La ddécision de faire passer un AESH à un niveau d’indice supérieur est du domaine de responsabilité strict du recteur d’académie. L’UNRAVS constate que dans une majorité d’académie, le rectorat maintient la rémuneration des aesh au niveau d’indice plancher, quelque soit leur ancienneté acquise, malgré les entretiens professionnels favorable à un passage légale d’indice supérieur.
      Le rectorat se complait à déclarer que vous êtes un membre à part entière de l’équipe éducative d’un établissement scolaire mais elle ne rajoute pas qu’elle tient à ce que vous restiez dans la précarité financière à vie.

  2. croce dit :

    Philippe47 Lot-et-Garonne,
    Bonjour l’UNEAVS,

    Pas question de faire de la politique aujourd’hui. Je vous écris pour un tout autre problème car j’ai moi aussi des soucis relationnels/professionnels avec l’enseignante de classe ULIS avec laquelle je travaille (depuis presque 6 ans de métier ça ne m’est jamais arrivé, je tiens à le préciser).

    C’est la première fois que je travaille en ULIS, du coup j’admets que mes premières interventions furent compliquées. En effet les élèves orientés en ULIS nécessitent un enseignement adapté, beaucoup plus « cadré » qu’avec les enfants DYS. Au tout début l’enseignante me faisait remarquer que j’intervenais « un peu trop », et qu’il fallait que je prenne de la distance envers les enfants. Du mieux que je puisse faire j’ai suivi ses conseils en me faisant plus discret, intervenant seulement pour l’aide à l’écriture ou alors pendant les activités de groupe (chant, musique, langues, jeux). De mon côté j’estime ne pas simplement être aux ordres de l’enseignante, mais aussi juger en mon âme et conscience de sa bonne intégration.

    Dorénavant l’enseignante me trouve trop « gentil », « permissif », et voudrait que je sois plus ferme envers mon enfant lorsqu’il n’écoute pas. Etant animateur pour enfants également je n’ai jamais vraiment puni ou grondé fortement (ni même ma fille). Je ne crois pas en une société punitive, c’est mon droit de le penser. Cette dernière semaine je participe à une matinée jeux éducatifs / langues / chansons qui se déroule à merveille, du moins c’est ce qu’il me semblait… L’après-midi même je suis convoqué par Madame le proviseur qui m’informe que ma présence dérange, que je ne sais pas rester à ma place, que je parle trop, et que je risque de perturber les enfants en ne suivant pas les conseils de l’enseignante. Je ne suis pas là pour « chanter avec eux » et il m’est conseillé de me faire le plus discret possible.

    Mon enseignante s’est rendu dans le bureau de la Proviseur pour critiquer mon travail. Elle souhaiterait que je reste à l’écart pour faire de simples tâches administratives (rangement, classement de dossiers, trie etc.). Une AESH accepte se rôle là, je ne trouve pas ça normal. Les parents ont désiré que leur enfant soit accompagné d’un(e) AESH/AVS, ce n’est quand même pas pour rester au fond de la classe ?

    Je me suis défendu en expliquant que c’était la première fois que je travaillais en classe ULIS, que j’admettais mon inexpérience, mais que je n’avais jamais ressenti mes agissements comme « perturbateurs » ?! Je lui ai également dit que j’étais là pour faciliter la construction identitaire de l’enfant et son intégration sociale, ça passe aussi par un peu de complicité. J’ai alors quitté son bureau rapidement car on l’appelait au télèphone.

    Je comprends parfaitement la nécessité de respecter certaines régles en classe ULIS, pourtant les visages des enfants parlent d’eux-mêmes. Je n’ai que des sourires de leur part, je ne mes suis jamais senti « gênant ».

    Comment me défendre face à une administration qui critique mon travail ? Je réclame depuis longtemps déjà un droit à la formation, comme tous les AESH de France.

    Merci pour vos conseils.

    • briand0493 dit :

      Bonjour Philippe,
      En réponse à ton interrogation, « Comment me défendre face à une administration qui critique mon travail ? « 
      Dans le cas prsnt, il n’y a pas lieu de se « défendre » face à une administration mais plutôt faire face à un enseigant ULIS avec qui la cooopération se rvéèle difficile.
      La posture professionnelle d’un AESH au sein d’un établissement scolaire relève toujours de l’art de l’équilbriste. En classe, Etant toujours sous la responsabilité pédagogique d’un enseignant,il s’agit d’adapter ses interventions en coopération avec l’enseignant, en sachant que ce dernier reste maitre de vous accorder ou non des marges d’intiatives personnelles. D&velopper une coopération saine et intelligente avec un enseigant restera toujours basée sur la confiance aux compétances et savoirs faire professionnelles de chaque partie.
      Mais il ne faut pas se faire d’illusion. Si les compétences et savoirs faire professionnelles pour un aesh peuvent être dites et revendiquées, les mettre en oeuvre restera tributaire de la volonte de votre collègue enseignant de vous accorder des marges de manoeuvres pour ce faire.
      et dans votre situation présente, votre collègue enseignant semble décidé à ne pas vous accorder ses maarges de manoeuvre. La coopération professionnelle attendue par votre chef d’établissement scolaire entre l’ennseignante et vous mêmme est défaillante (elle en a fait le constat: « soyez plus discret… »).
      Votre collègue enseignant est même décidé à y mettre fin (démarche inacceptable auprès du chef d’établissement scolaire pour une mise au placard).
      Que faire ?
      le plus simple c’est de « crever l’abcès de la mésentente professionnelle  » en cours et de prendre RV avec le chef d’établissement scolaire avec pour 2 objectifs
      -faire le constat que professionnellemeent, vous estimez outrageant la démarche de votre collègue enseignant auprès du chef d’établissement scolaire pour une remise en cause de vos compéteces et savoirs faire professionnels et un demande de mise au placard) sans en avoir été prévenu au préalable.
      exiger un entretien explicatif avec l’enseignant ulis en la présence du chef d’établissement scolaire pour évoquer les difficultés rencontrées et définir clairement les formes de coopération professionnelle attendus de votre part dans le cadre de vos interventions.

      Annoncer qu’à défaut de cet entretien explicatif avec l’enseignant ulis en présence du chef d’établissement scolaire, vous n’hésiterez pas à établir et adresser un rapport des faits remettant en cause vos fonctions AESH au sein de l’Ulis auprès de votre employeur hiérarchique (recorat) en vue d’obtenir vos droits à sa protection fonactionelle.

      • croce dit :

        philippe47, Lot-et-Garonne
        Merci beaucoup pour vos conseils.

        Je vais m’adapter au mieux à ses directives même si je suis certain de ne jamais avoir été « provocateur » ou « pertubateur ». Je pense qu’elle a du mal à communiquer avec moi. On va tenter un meilleur dialogue. Travailler en ULIS n’est jamais facile, surtout quand on a pas été renseigné sur le P.P.S et le GEVA-Sco comme il se devrait. J’en ai fait la demande mais toujours rien.

        Elle aurait du proposer une réunion de 10-20 minutes pour m’expliquer ses objectifs plutôt que de me convoquer dans le bureau de la proviseur.

        Merci

        • briand0493 dit :

          Bonjour Phlippe,
          Nous pensons dans cette situation de non communication propice au conflit, tu as à « suggérer » d’établir un temps de concertation hebdomadaire (entre 30mn et 1 heure) pour définir par la collègue enseignante tes interventions à venir et leurs limites. Nous disons bien suggérer et non proposer. Un proviseur intelligent appréciera la nuance et ne manquera pas de la saisir au bond cette suggestion pertinente et de la propser lui même à l’enseignante. Ce qyi donnera l’impression à cette dernière de ne pas être acculée par toi et le proviseur. Sachant que quand un proviseur propose…une enseignante sensée s’incline, sauf à vouloir se trimballer pour l’année une image d’emmerdeuse de première.

        • croce dit :

          philippe47, Lot-et-Garonne

          J’ai suivi vos conseils et pour l’instant tout se passe bien.

          Plus aucunes remarques contre moi, j’ai même droit à des sourires ! Etait-elle fatiguée ? Sous tension ? Les enseignants sont comme tous les êtres humains, ni pires ni meilleurs, ils peuvent eux aussi être minés par un épuisement professionnel. De mon côté je suis plus attentif, j’interviens moins. La directrice a choisi de me faire travailler seulement un jour par semaine en ULIS, le reste du temps je suis en suivi scolaire avec un autre enfant. Je pense qu’elle a décidé de nous séparer un peu afin que le calme revienne et que la tension baisse. C’est une sage décision, tout va pour le mieux depuis une semaine.

          Merci pour tout

          philippe

  3. croce dit :

    Philippe47 (Lot-et-Garonne),

    Bonjour ami(e)s et confrères AESH / AVS.

    Je me permets d’intervenir une nouvelle fois à propos d’une question posée au gouvernement (Assemblée Nationale) Mercredi dernier. Une ministre de l’opposition a tenté d’alerter le ministre de l’éducation nationale sur la précarité vécue par les AESH/AVS. Inutile de citer les noms.

    Face à la précarité et au manque de formation(s) la réponse du jeune ministre de l’éducation fut sans appel:Tout va bien, « nous avons mis en place un dispositif PIAL qui place l’enfant au coeur du dispositif d’accompagnement. Ce n’est plus l’enfant qui attend son AVS, met l’AVS qui attend son enfant » (a quelques mots prêts, veuillez m’en excuser). Quelle blague ! Cette phrase je l’ai lu il y a quelques mois dans un article sur « la dêpêche » qui parlait du PIAL en Lot-et-Garonne ?! Ils se copient les uns les autres, répétent les mêmes syntaxes nauséabondes. Le ROI a parlé et ses sujets lui doivent obéissance. Ces gens là n’ont aucune idée des difficultés vécues sur le terrain par les AVS/AESH, ni même du combat mené par les parents pour avoir droit à une prise en charge qualitative. Des mots creux, du bla bla…

    Ce jeune ministre de la trentaine tout au plus, très expérimenté comme il se doit, s’est permis de rajouter qu’une hausse du nombre d’emplois d’AESH avait permis la scolarisation de +15% d’enfants en situation de handicap durant l’année 2019-2020 (selon mes souvenirs). Mais que neni à propos des droits à la formation, que neni à propos des salaires en dessous du seuil de pauvreté, et que neni sur de futures dispositions gouvernementales qui permettraient de valoriser nos contrats et enfin reconnaître notre travail à sa juste valeur.

    Pire encore il se donne le droit de mentir en terminant son discours sur un « les AESH sont CDisés au bout de trois ans afin de lutter contre les emplois précaires sans avenir, afin d’obtenir un vrai travail » ! Est-ce vraiment un cadeau d’être CDisé en dessous du seuil de pauvreté durant toute sa vie ? Je ne le pense pas… La plupart des AVS/AESH ne travaillent plus pour l’argent depuis bien longtemps déjà. De plus il y a un « mensonge » sur la forme: AESH n’est pas un travail, nous sommes missionné(es) pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap et rien de plus. De même les AESH ne sont pas CDisés au bout de trois ans, mais bien au bout de trois ans « reconductibles ». Il faut rajouter la première année en CUI-CAE qui n’est pas comptabilisée.

    Du coup ça nous donne:
    1 CAE + 3 CDD + 3CDD reconductibles = 7 ans en CDD avant de passer en CDI

    Bilan de cette énième question au gouvernement: Incompétence, « je-m’en-foutisme », mensonges, immoralité flagrante, et enfin irrespect envers les femmes (95% des AESH), majoritairement âgées de 36 à 45 ans ( 36%) et employées à temps partiel (90%). Et plus le mensonge est GROS mieux il passe, car au fond qui se soucie des enfants Handicapés et de leurs aidants noyés sous un flot d’informations (grèves, chômage, manifestations etc.).

    Appel aux syndicats: Parlez un peu de nous S.V.P, la France ce n’est pas que les cheminots (bien que j’ai un profond respect pour leur travail). De mon côté je vais tenter de recontacter les radios car les enfants méritent qu’on s’intéresse à eux.

    Merci l’UNEAVS

  4. monique dit :

    Bonjour ,je souhaiterais faire une demande de rupture conventionnelle .
    Toutefois je voulais savoir pour le calcul de l ‘indemnité si l ‘académie prenait en compte les années de CDD ou que les années de CDI .
    Merci pour votre réponse .

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « savoir pour le calcul de l ‘indemnité si l ‘académie prenait en compte les années de CDD ou que les années de CDI ? »
      Le calcul de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle s’établit sur l’ensemble vos années passées en CDD et CDI.

  5. Phil dit :

    Bonjour,
    C’est ma 8ème année d’AESH (en CDI depuis 1 an) dans le même collège, frustré par tout le manque de reconnaissance et autres, je n’avais plus la foi d’entrer en classe pendant 2 jours, j’étais dans l’établissement mais pas dans ma classe, je n’ai donc pas respecté mon emploi du temps, la nouvelle principale (depuis septembre 2019) a eu écho de ma non présence en classe, on m’a donc cherché dans les salles de cours sans me trouver, on m’a ensuite convoqué pour me dire que je n’étais pas professionnel, que c’était une faute grave et que j’allais être licencié sans aucune indemnité, le rapport sera envoyé à l’inspection académique qui prendra la décision finale.
    Ai-je un moyen de défense face à cette situation ? Je reconnais mes fautes mais de là à me traiter comme si je n’avais jamais fait mon travail pendant autant d’années, je suis anéanti.
    Merci

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Ai-je un moyen de défense face à cette situation ? »
      Aïe..aîe..
      Bon. Il faut admettre simplement que pour la principale et vos collègues enseignant de classe, l’élève dont vous assurez l’accompagnement et la famille par contrecoup, votre absence pendant 2 jours des salles de classe des cours sans pouvoir vous joindre dans les plus brefs délais auront été aussi un moment de stress « paniquant », surtout vous sachant dans l’établissement scolaire…Mettez vous à la place de la principale, elle est responsable de la sécurité du personnel de l’établissement scolaire et pendant..2 jours, il est signalé votre disparition des radars de vos collègues enseignants de classe, des élèves ..objectivement, il y avait de quoi « flipper »…
      A la suite de la convocation avec la principale, il ne semble pas que vous ayez justifié avec pertinence cette absence de 2 jours et si rapport incident établi avec transmission auprès des autorités hiéracchique académiques, vous aurez, sur convocation de cette dernière, à réitérer vos explications sur les motifs vous ayant conduit à ne pas assurer vos heures de service en classe. A la suite de cet entretien (où vous pouvez être accompagné par une tierce personne) l’inspection académique statuera sur les sanctions disciplinaires à prendre à votre égard ou non. POur en savoir plus sur sanctions disciplinaires, cliquer ICI)

      • Phil dit :

        Merci pour ces précisions.

        Sinon en rapport avec l’article, à qui s’adresser pour demander une rupture conventionnelle lorsque l’on est AESH en cdi ?

        Merci encore.

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          En réponse à votre interrogation,  » à qui s’adresser pour demander une rupture conventionnelle lorsque l’on est AESH en cdi ? »
          Vous devez soumettre votre demande auprès de votre employeur (celui indiqué dans votre contrat de travail).

  6. philippe croce dit :

    Philippe du 47, Lot-et-Garonne

    Le texte de tara est très touchant (et si vrai), je te souhaite bon courage dans ta nouvelle vie mon amie !

    A mon tour de formuler un nouveau cri de révolte (ce n’est pas mon premier) : Quand va-t-on parler de nous dans les journaux, à la télé, à la radio ? J’ai pu discuter avec des Français qui ne connaissent pas le métier d’AVS/AESH (et pour cause). Dans l’oubli général nous crevons de nos idéaux, ceux qui nous ont poussé à aider les enfants nécessitant un accompagnement scolaire. Oui mais pourquoi ? Pour qui ? Tout le monde s’en fiche.

    J’ai proposé à l’UNEAVS d’organiser une intervention radio prochainement (Éric Brunet et Laurent Neumann sur RMC ? Thomas Pesquet sur France Culture ? etc.) afin de parler de nos situations précaires (temps de travail, formations, salaires etc.). Je veux bien témoigner si vous cherchez des volontaires ! Face à cet immobilisme mortifère nous sommes tous perdants, les enfants en premier lieu.

    Si nous ne sommes pas audibles maintenant nous ne le serons jamais chers confrères, amis AVS/AESH, et associations oeuvrant pour défendre nos droits. Tout le monde réclame plus de justice, plus de reconnaissance face à la pénibilité ! Pourquoi les AVS/AESH devraient-ils se taire dans l’oubli général ?

    Je pense également aux assistants d’éducation, aux surveillants, aux animateurs sociaux, aux ATSEM etc. etc… tant de gens dévoués à la cause des enfants qui sont les grands oubliés de la république. Nul ne se soucie de nos conditions de travail qui se dégradent d’année en année. Un policier accepterait-il de travailler pour 680 euros/mois (parfois moins) ? Une infirmière se satisferait-elle d’un contrat de 20 heures/semaine ? Nous sommes payés en dessous du seuil de pauvreté par l’Etat Français, il faut dire STOP MAINTENANT ou JAMAIS !!!

    J’écoutais la radio Hier 6 Janvier 2020 et Mme Cluzel (ministre de la santé) s’est une fois de plus insurgée contre les inégalités envers les femmes. C’est tout à son honneur, mais curieusement elle ne se souciait guère d’employer plus de 80.000 AVS/AESH constitués à 90% de femmes que l’on enferme dans la précarité pendant des années. Une mémoire sélective ? Un oubli partiel ? Que dire des centaines de dossiers d’enfants en attente pour obtenir une place en IME ou en classe ULIS ? Et que dire des 20 000 enfants en situation de handicap qui souhaitent l’accompagnement d’un(e) AESH en milieu scolaire chaque année ? Les enfants en situation de handicap ne sont pas les variables d’ajustement d’un système financier fou et aveugle.

    Si vous désirez aider les travailleurs précaires, les femmes, et les enfants, se sont plus que de beaux discours dont nous avons besoin Mme Cluzel.

    Bonne année, courage à toutes/tous les AVS/AESH de France.

    philippe, Animateur pour enfants et AESH depuis cinq ans.

    • briand0493 dit :

      Bonjour Philippe,
      Nous retenons ce passage de votre commentaire judicieux « J’ai proposé à l’UNEAVS d’organiser une intervention radio prochainement (Éric Brunet et Laurent Neumann sur RMC ? Thomas Pesquet sur France Culture ? etc.) afin de parler de nos situations précaires (temps de travail, formations, salaires etc.). Je veux bien témoigner si vous cherchez des volontaires ! »

      La réponse des membres de l’équipe UNEAVS : Foncez ! Nous vous donnons le feu vert pour témoigner comme il se doit.

      • philippe croce dit :

        philippe47 Lot-et-garonne,

        J’espèrais une action / un soutient de votre part ? Je crois avoir lu que vous engagez des actions auprès du gouvernement (courriers, R.D.V avec la secrétaire d’Etat Mme Cluzel / son secrétariat) alors que je ne suis qu’un inconnu pour ces gens là. J’ai écris un courrier adressé à Mme Macron, sans réponse à ce jour… J’ai également contacté RMC mais sans succès pour le moment. Je vais retenter ma chance prochainement. Je n’ai pas peur d’affronter mes responsabilités, mais on est bien plus fort à plusieurs.

        Je ne comprends pas comment on peut autoriser l’Etat à mettre en place des milliers d’emplois précaires, et ce dans l’indifférence générale ??! On ne parle pas des entreprises du CAC 40 me semble-t-il, on est pas dans le privé ? On parle de l’état Français censé protéger les citoyens.

        On se coirait revenu au moyen-âge : C’est le seigneur qui impose sa toute puissance selon son bon plaisir. Les AVS/AESH savent qu’ils pourraient travailler avec les enfants jusqu’à trente heures/semaine (aide à la socialisation, aide aux devoirs, sorties scolaires etc.) mais ils ne le veulent pas. Les soit-disant « formations » dont on nous parle nous n’en voyons jamais la couleur ? Pour les professeurs le point d’indice est gelé depuis plus de dix ans, le mépris est généralisé !

        Merci pour votre soutient permanent,

        Cordialement

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          En réponse à votre interrogation, « J’espèrais une action / un soutient de votre part ? »
          Vous avez bien notre soutien pour les intiatives ou action que vous engagez. C’est une régle de fonctionnement de base de l’UNEAVS que de permettre à tout AESH, désireux de s’engager dans une action même petite de s’appuyer sur l’UNEAVS pour peu qu’elle soit citée expressément.
          Nous engageons bien des actions au niveigneusement au nationale. Il faut savoir qsimplement que, ministre de l’éducation nationale (JM. Blanquer) et secrétaire d’état aux handicaps (S. Cluzel) se gardant so de faire appel à nos expertixes de terrain depuis leur nomination au gouvernement Macron, sur nos demandes, nos actions engagées sont relayées avec efficacité par des organisations syndicales, des associations ou acteurs acad »miques courageux.
          Dès sa nomination en juin 2017 comme secrétariat d’état aux handicaps, nous savions que S.Cluzel prtaiquerait à l’égard d e l UNEAVS une politique d’ostracisme délibérée et un refus du dialogue sociale avec les représentants officiels de l’UNEAVS. Ex-présidente de la fnaseph de 2014 0 2017, S. Cluzel ne supportant pas que l’UNEAVS puisse mettre en doute ses capacités à se faire écho des préoccupations et attentes des AESH n’a pas changé de posture de mépris à l’égard des ashérents de l’UNEAVS depuis lors.

  7. tara dit :

    Quelle bonne nouvelle et surtout inespérée. Pour ma part après 11 ans comme AESH à 20h /sem payé 637 e net /mois , après maintes demandes et maints refus de possibilités d’augmentation du nombre d’heures de travail, après avoir passé le diplôme d’accompagnement éducatif et social spécialité inclusion scolaire par le biais de la VAE dans l’indifférence générale, après avoir cherché un autre emploi mais sans succès, voici enfin la possibilité pour moi de sortir de cet emploi sans avenir, sans valorisation, sans reconnaissance, enfin la possibilité de chercher un emploi ou une formation avec la perspective de ne pas rester sans ressources pendant le temps qu’il faudra. Sachez-le, la signature du CDD renouvelable 6 ans en CDI est un enfermement dans la précarité et la pauvreté, ne faites pas cette erreur et liberez-vous. Je sais ce qu’il me reste à faire désormais toujours dans l’indifférence générale de ma hiérarchie et de mes collègues. Pas pour mon élève et ses parents qui vont garder un goût amer de m’avoir perdu de la sorte.

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