Pôles inclusifs d’accompagnement localisées (Pial) :des monstres de maltraitance institutionnelle à l’égard des accompagnants AESH

  Note de l’UNEAVS

Les PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés) ont fait leur apparition dans une déclaration ministérielle « Ensemble pour l’école inclusive » du 18 juillet 2018. Initialement, L’UNEAVS n’a pas de réticence devant un projet se donnant pour objectif d’améliorer l’accompagnement des élèves en situation de handicap dans un projet collectif  d’établissement scolaire au service du processus inclusif.  Depuis Septembre 2018, des expérimentations dans différentes académies sont mises en place pour être opérationnelles pour la rentrée scolaire 2019-2020.

Au cours de nos investigations menées, nous avons vite fait le constat qu’entre le discours développé par le le ministère de l’Education nationale et celui développé dans les académies, le PIAL prenait une toute autre allure.  Le projet collectif d’établissement scolaire au service du processus inclusif se transforme singulièrement en un processus monstrueux de maltraitance institutionnelle à l’égard des accompagnants AESH.  Nous livrons ci-après les tenants et aboutissements des PIAL avec un seul appel.

RESAISISSSEZ-VOUS !

Monsieur le président Macron,

Monsieur le premier ministre,

Monsieur le ministre de l’éducation nationale,

Madame la secrétaire d’Etat aux handicaps,

Membres du gouvernement,

Elus LREM de l’assemblée nationale et du Sénat

Responsables académiques, chefs d’établissement scolaire, enseignants…

Vous êtes en voie de créer une abomination politique, sociale, économique  à l’égard de 80 000 agents AESH précaires.

Il est de votre devoir, de votre obligation et de votre conscience de s’y opposer.

—————————————————————————————————————

imagePIAL vu par le ministère de l’Education nationale

Ce document ci-contre est un extrait d’une publication du Ministère de l’éducation nationale parue le 9 mars 2019.

Il se veut être une présentation de la création des Pôles inclusifs d’accompagnement localisées (Pial). Ces derniers, pompeusement claironnés comme une création d’un grand service publique, fait fi des avis des acteurs de terrain  (AESH, enseignants, association de parents d’élèves en situation de handicap) ne l’ayant pas réclamé. Cela reste un modèle typique d’une décision ministérielle technocratique fondant son action sur l’absence totale de concertation avec les corps intermédiaires de la société comme des acteurs de terrain concernés. (lire ici, ici, et ici)

Car c’est bien le paradoxe des Pial. Un service public désigne en principe une activité dont l’objectif est de satisfaire un besoin d’intérêt général,  Ainsi,  pour un constat statistique non contestable ( l’évolution constante de l’accueil des élèves en situation de handicap depuis 2005 et son corolaire, l‘évolution  constante du nombre d’accompagnants),le Ministère de l’éducation nationale pose le postulat qu’il suffit de mettre en réseau les écoles et les accompagnants. Cela induit que les accompagnants  seraient des entités matérielles à manipuler à volonté pour satisfaire un  besoin structurel unique, propre à un établissement scolaire.  On cherche en vain où se trouve l’intérêt général dans des objectifs supposés partagés par l’ensemble des membres d’une équipe éducative mais seraient imposés à des accompagnants et des familles d’élèves en situation de handicap.

L’argumentaire simpliste usité pour  “vendre” le Pial frise la mauvaise foi et n’hésite pas à être mensonger. Ce grand service publique se voudrait donner comme intention louable “d’améliorer la formation et les conditions de travail des accompagnants” et d’en apporter une démonstration à usage de nigauds en notant  triomphalement pour la rentrée prochaine :

  • -80 000 emplois pérennes en omettant de signaler que ces emplois resteront toujours précaires (au smic) et à temps incomplet ‘(moyenne :60% d’un temps complet)
  • CDD de 3 ans renouvelable 1 fois, là où cette mesure a toujours été rendue possible par Article L917-1 du code de l’éducation depuis 2014 mais jamais appliquée par les rectorats.
  • formation initiale de 60h, là où il ne s’agit que de simple formation d’adaptation à l’emploi déjà existante depuis 2008

PIAL vu par une DDEN

Ce document ci-après  est la synthèse d’une communication de la DDEN 62 sur une mise en application des PIALS.

D’emblée, la DDEN décrète : Le PIAL étant une nouvelle forme d’organisation, l’accompagnement humain mutualisé est désormais le principe, tandis que l’accompagnement individualisé devient l’exception. Une posture institutionnelle bien “fâcheuse” quand depuis 2013, il est confié par la loi à la seule MDPH le soin de fixer quid de l’accompagnement individualisé ou de l’accompagnement mutualisé  doit être mis en place pour un élève. ‘(Code de l’éducation – article L351-3(Loi n°2013-1278 du 29 décembre 2013 – art. 124)Les élèves en situation de handicap peuvent se voir attribuer une aide humaine individuelle ou mutualisée. Cette aide est attribuée par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH).”).

image

Un nouveau personnage apparaît dans cette organisation : l’enseignant-coordonnateur des AESH. Pour justifier l’apparition de ce personnage “surprise”, la DDEN tente d’expliciter laborieusement que l’organisation de la coordination est fonction de l’évolution des besoins de l’élève en situation de handicap, des besoins de l’établissement ou de la circonscription (les écoles) et des compétences de l’AESH : une flexibilité dans le temps et dans l’espace.
La flexibilité dans le temps permet notamment de coordonner tous les emplois temps, à travers une coordination de l’AESH pour l’accompagnement de plusieurs élèves sur un même temps de classe ; une évolution possible des emplois du temps des AESH en fonction de l’évolution des besoins des élèves .
La flexibilité dans l’espace permet notamment de faciliter les interventions des AESH, à travers la coordination de l’AESH pour des interventions :au sein de plusieurs classes ;au sein de plusieurs écoles
.

Et si on examine le tableau synthèse, les AESH n’ont pas voix au chapitre dans l’organisation. Devenus masse anonyme au sein du Pial, ils seront sous la coupe d’un enseignant coordonnateur  fixant leur temps de travail et  lieux de travail. sur des écoles, sur une circonscription.  Il n’est pas venu à l’esprit de la DDEN que tout AESH serait en droit de s’interroger sur la légitimité d’un enseignant coordonnateur à apprécier leurs compétences  alors que soumis au devoir de discrétion et de réserve, il ne saurait dévoiler d’avis sur la qualité de leur intervention laissée à seule appréciation pédagogique d’un enseignant ou d’une équipe d’enseignante d’un établissement scolaire. C’est toujours placer en posture professionnelle inconfortable un AESH, affecté  sur un établissement scolaire par un enseignant-coordonnateur naïf ne sachant pas déceler l’enseignant ou l’équipe enseignant réticente à son implication à travers ses interventions.

Dans le contexte actuel de travail précaire que subissent les AESH, nous pouvons déjà prédire que cette forme de coordination  contribuera à renforcer des oppositions latentes  entre accompagnants réduit à un rôle d’exécutant passif et  employeur/chef d’établissement scolaire/directeur/inspection de circonscription + le reste de la communauté  éducative/pédagogique.

Les PIALS vu par les accompagnants AESH

Ce document ci-après est une communication du service IA ASH de la DSDEN Colmar en direction des AESH sur une mise en application des PIALS sur le département 62.

PIAL :CE QUE CELA SIGNIFIE POUR VOUS :

(…)

En pratique le bureau AESH affectera le nombre suffisant d’AESH pour répondre aux besoins recensés des élèves pour la rentrée, en tenant compte des vœux émis des AESH (niveau scolaire transmis au coordonnateur PIAL).

Au moment des affectations, vous pourrez recevoir un mail précisant que vous êtes affecté-e sur le PIAL de votre secteur et avec quel contrat.

1) La liste des écoles où vous pourrez intervenir sera précisée. Cela permettra plus de souplesse et supprimera les avenants si vous devez changer d’établissement en cours d’année. Les lieux exacts d’affectation seront communiqués par le coordonnateur du PIAL.

2) Le principe de travail par demi-journée par établissement restera valable à l’exception des PIAL qui comprendront des collèges ou lycées

3) Pour optimiser les accompagnements, vous pourrez avoir à changer d’établissement en cours de demi-journée (un seul changement autorisé par demi-journée).

4) Le temps de trajet fait partie du temps de travail s’il a lieu en cours de demi-journée. Le déplacement devra pouvoir se faire à pied (environ 15 min maxi). Il n’est pas prévu de remboursement de frais de déplacement.

Au cours de l’année, votre emploi du temps pourra changer (évolution des besoins des élèves, changement du nombre d’élèves notifiés).

A ce stade de l’organisation, nous pensons qu’il ne sera plus nécessaire que vous nous communiquiez votre emploi du temps. Le coordonnateur PIAL nous fera remonter les informations en début d’année et en cas de changement.

A lecture de cette communication du service ASH, les accompagnants AESH auraient de quoi être ébahi.: Une liste d’école pour leurs interventions futures !!!!, des multiples lieux de travail (4 possibles en journée !) fixés par un coordonnateur-enseignant !!!! des temps de travail en demi-journée à l’exception collèges et lycées!!!, déplacement professionnel sans remboursement des frais !!!, des emplois de temps modifiable en cours d’année!!!!…Sans vergogne, il est fait litière de leur droit fixé par Article 45-4 du Décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l’Etat

“En cas de transformation du besoin ou de l’emploi qui a justifié le recrutement de l’agent contractuel recruté pour un besoin permanent, l’administration peut proposer la modification d’un élément substantiel du contrat de travail tel que la quotité de temps de travail de l’agent, ou un changement de son lieu de travail. Elle peut proposer dans les mêmes conditions une modification des fonctions de l’agent, sous réserve que celle-ci soit compatible avec la qualification professionnelle de l’agent. Lorsqu’une telle modification est envisagée, la proposition est adressée à l’agent par lettre recommandée avec avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge.
Cette lettre informe l’agent qu’il dispose d’un mois à compter de sa réception pour faire connaître, le cas échéant, son acceptation.
A défaut de réponse dans le délai d’un mois, l’agent est réputé avoir refusé la modification proposée.”

Pour paraphraser la conclusion du service IA ASH, “A ce stade de l’organisation, nous pensons que les AESH n’estimeront certainement pas nécessaire de communiquer avec un coordonnateur-enseignant PIAL dont la fonction principale serait d’appliquer et de cautionner l’abjecte maltraitance professionnelle de chefs d’établissements scolaires, inspection de circonscription, enseignants et  leur employeur service ASH à leur égard. “

(Ajout en date du 5 mai 2019)

Un témoignage édifiant d’un collègue confronté au PIAL

Bonjour à tous et toutes.

Je fais suite à mes derniers messages postés ici, dans lesquels j’expliquais avoir refusé un avenant à mon contrat AESH et avoir été convoquée à un entretien avec l’Inspectrice et mon collège employeur le 29 avril.

L’entretien est passé, et je viens vous donner quelques nouvelles. J’ai donc eu la chance d’être assistée par 2 syndicats pour cet entretien. Le Snuipp et le Sgen-cfdt. Je les remercie vivement tous les 2 ici !

Bref, en début d’entretien, l’Inspectrice a rappelé que j’avais été embauchée dans le cadre du PIAL qui est expérimental dans ma circonscription (je ne le savais pas !), et que dans ce cadre là elle est en droit de me faire changer d’école à tout moment de l’année, en fonction des besoins et des notifications qui arrivent.

Elle a ensuite rappelé mes obligations de suivre les articles cités dans mon contrat, puis a précisé qu’elle avait été surprise de recevoir un courrier de refus d’avenant, dans la mesure où elle avait pris soin de m’appeler personnellement pour m’annoncer que j’allais changer de lieu de travail dans les prochains jours.

Je lui ai donc rappelé la 1ère chose que je lui ai dite au téléphone : « Je ne sais pas où est cette commune ». Elle m’a répondu « Oui, et j’ai regardé pour vous sur Mapy pour vous dire que c’était à 17 kms », et j’ai répondu « Oui, mais j’ai également terminé l’entretien en vous disant que j’allais réfléchir, et en aucun cas je ne vous ai dit que je serai à la nouvelle école le 8 avril ».

Elle a ensuite expliqué qu’elle était tout à fait en droit de remplacer l’école 1 par une école 3 (Je travaille dans 2 écoles primaires) dans le cadre du PIAL, et que je suis tenue de respecter les articles de mon contrat.

Sur ce fait, le représentant du Sgen-cfdt a posé une question capitale : « Ok, mais le PIAL signifie t-il que les AESH doivent accepter les yeux fermés les avenants qui sont proposés ? Quand la nouvelle mission engendre des frais personnels importants… « , et là l’Inspectrice lui a coupé la parole en disant « Mais ça c’est un élément qu’on peut entendre, mais il est dit que Madame est employée en fonction des besoins ».

J’ai donc dit que je ne refusais pas les articles de mon contrat, mais que je devais aussi prendre en compte les paramètres de ma vie personnelle, à savoir les frais supplémentaires engendrés, et un bouleversement dans mon organisation familiale.

Quelques minutes plus tard, il a alors été évoqué le fait que l’enfant de l’école 1 est toujours présent dans l’école, alors la représentante du Snuipp a posé la question de savoir pourquoi cette école m’est supprimée du jour au lendemain, alors que la notification est validée jusqu’à la fin de l’année.

Et là, l’Inspectrice a sortie sa carte magique « joker » avec un sourire de gagnante, en disant : « Figurez vous que le papa de M a écrit un courrier que j’ai ici, et qui dit clairement qu’il souhaite que l’accompagnement AESH s’arrête dès maintenant pour son fils »… Le Snuipp a demandé si l’écrit a été fait après l’ESS, et oui, il a suivi de très près la réunion et a été acté par la MDPH. La décision d’un parent peut apparemment tout arrêter…

Bref, l’Inspectrice a alors réitéré son besoin d’une AESH dans l’école à 20 mns de chez moi, et le Snuipp a demandé si des frais de déplacement pouvaient être envisagés. L’inspectrice a alors dit oui, mais seulement d’une école à l’autre. Elle a noté qu’elle devait se renseigner.(…)

Nous les précisons ici même

Les frais de déplacement peuvent être remboursés si le déplacement pour les besoins du service (école 1 à école 2) s’effectue par un ordre de mission, hors de la résidence administrative de l’agent AESH  et de sa résidence familiale et accord pour prise en charge des frais.

Par résidence administrative : il faut comprendre la commune dans laquelle se situe le service d’affectation d’un agent AESH et toute commune constitue, avec les communes limitrophes desservies par des transports en commun, une seule et même commune.

En clair, l’école 1 est dans une commune, toutes les communes qui lui sont limitrophes reste la résidence administrative.de l’agent AESH. Pour un remboursement des frais professionnels d’école 1 à école 2, il faut que cette dernière ne fasse pas partie de la résidence administrative (commune école 1 + commune limitrophe).

Par résidence familiale : il faut comprendre la commune dans laquelle se situe le domicile d’un agent public

En clair, l’école 1 est dans une commune, si l’école 2 est la commune dans laquelle se situe le domicile, les frais de déplacement professionnelsécole 1 vers 2 et vice versa ne seront par pris en charge.

 

Par ailleurs, un déplacement domicile-travail de 17km est à considérer comme onéreux. Selon le véhicule posédé, il peut être établi le montant des frais suivants par km parcouru

– 5 CV et moins: 0,29 € (17km A/R = 9, 86 euros soit 9,86 x 22= 216,22 euros/mois, )

– 6 CV et 7 CV : 0,37 € (17 km A/R = 12,58 euros, soit 12,58 x 22= 276,76 euros/mois

Une dépense moyenne de 200 euros en frais de déplacement domicile-travail (17km) n’est jamais pas à être considérée comme anodine pour un  AESH, rémunéré à temps incomplet au smic.

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17 commentaires pour Pôles inclusifs d’accompagnement localisées (Pial) :des monstres de maltraitance institutionnelle à l’égard des accompagnants AESH

  1. philippe croce dit :

    Philippe 47,
    J’ai bien relu la brochure concernant le « PIAL » et il est bien mentionné en bas de page « Contrat de travail à temps plein 35H + évolution vers un CDI après 3 ans en CDD ». Bien sûr la prudence reste de mise car comme on le sait un projet de loi est déposé au sénat et discuté en commission avant d’être voté au parlement. Le texte de loi doit en premier lieu être défendu devant chaque assemblée, en commençant soit par l’assemblée nationale soit par le sénat, et étudié par un rapporteur. Il peut donner lieu à plusieurs amendements (améliorations / modifications du texte) et sera proposé par la commission afin d’être discuté dans l’hémicycle. Malheureusement certains textes législatifs peuvent mettre des années à être votés, quand ils ne sont sont pas tout simplement abrogés. Soit ils n’ont plus aucune existence officielle, soit ils peuvent-être rempacés par un nouveau texte de loi… Bref, tout cela peut prendre un certain temps et c’est bien là mon inquiétude. Ce projet « PIAL » n’a pas été voté à ma connaisssance, ce ne sont pour l’instant que des intentions formulées, et rien ne prouve qu’à la rentrée il pourra être mis en place ?! Même si dans tous les cas il est discuté sans trop de casse je ne vois pas comment il pourra être appliqué dés la rentrée scolaire prochaine ? Les délais nécessaires au vote d’une telle loi nécessiteront plusieurs mois de discussion : Ces annonces du gouvernement relèvent une fois de plus de l’illusion et du vœu pieux ! Il est urgent de reconnaître enfin les compétences acquises par l’ancienneté, ainsi que l’utilité publique des AESH. Il faut exiger que nos rémunérations soient fixées par un statut « professionnel » prévoyant à minima 1000 euros net/mois. Il est important de rappeler à Madame Cluzel qu’un individu est considéré comme pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 855 euros, ce qui est pourtant le cas des 80 000 AESH qui exercent dans les écoles et établissements du second degré. Agnès Buzyn débloque 70 millions d’euros pour les urgences, mais quand pensera-t-on enfin aux AESH dévoués envers les enfants en situation de handicap ? L’Etat ne respecte ni les enfants, ni les familles, ni les aidants dont le dévouement est sincère et profond. Pourquoi aucune émission radio, aucun débat télé, aucun article dans la presse pour relayer nos difficultés professionnelles ??? Nous sommes transparents pour l’administration, nous ne sommes que des travailleurs au « rabais » (avec un niveau BAC et plus encore pour la grande majorité). La mise en place d’un vrai statut pour les AESH au sein de l’Education Nationale est urgente !!!

    philippe du 47, AESH depuis 4 ans

  2. jocelyne dit :

    jOCELYNE 85

    Bonjour,

    Juste pour info parution du Bulletin Officiel n° 23 du 06 06 2019 contenant multiples informations sur les PIAL, sur le nombre de semaines prises en compte pour la rémunération, la grille indiciaire (annexe 4) etc…
    https://www.education.gouv.fr/pid285/le-bulletin-officiel.html
    Bonne lecture

    Cordialement
    fée Clochette

    • briand0493 dit :

      Merci, fée Clochette. Nous nous activons à analyser les répercutions de ces nouvelles instructions officielles en vue d’un article à paraître.

  3. Evelyne QUELIN dit :

    Bonjour du 78, ex assistant d’éducation AVS puis AESH. J’ai toujours travaillé sur plusieurs écoles, sauf au cours des années où mes interventions d’effectuaient dans un collège auprès de trois élèves. Nous avons toujours été maltraités considérés comme des « moutons noirs » précarisés de plus en plus, alors pourquoi s’étonner ? rejoindre les gilets jaunes ? bon courage à toutes et tous.

  4. Bonjour,
    Je suis AESH dans un lycée pro dans le val d’oise.
    Des profs absents, la classe en sortie, si on ne veut pas venir juste pour ne rien faire, on doit récupérer les heures. Mais la, il va y avoir une matinée banalisée pour une réunion d’information à laquelle je ne suis pas conviée. Suis je obligée de venir ou de récupérer les heures ?
    Merci pour vos précieuses réponses.
    Jocelyne

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « suis je obligée de venir ou de récupérer les heures ? »
      Vous disposez d’un planning hebdomadaire de travail fixant vos horaires de travail. Il vous appartient de respecter les horaires de travail fixés même si des profs sont absents, si la classe est en sortie, l’élève absent…. Dans le cas présent, si la matinée banalisée pour une réunion d’information a lieu dans le cadre de vos horaires de travail fixée ne requiert pas votre présence, il appartient au chef d »établissement de prendre la responsabilité de vous désigner une tâche en rapport avec vos fonctions, à défaut de vous autoriser à rester à disposition à votre domicile. En aucun cas, le chef d’établissement ne peut exiger la récupération de temps de travail non effectuée qui ne serait pas de votre fait.

  5. jocelyne dit :

    Jocelyne 85

    Bonjour,

    Une commission d’enquête a été créée sur l’inclusion des enfants en situation de handicap.
    Des vidéos sont disponibles sur le site de l’Assemblée Nationale.
    Leur contenu est source de nombreuses informations et d’éclairages sur notre situation.
    Les réactions des principaux acteurs que sont la présidente et le rapporteur sont intéressantes.
    Je vous transmets le lien de la vidéo du 7/05/2019 qui montre notamment l’audition de membres du Collectif AESH (débute à 1h12).
    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.7584567_5cd1947765e2b.commission-d-enquete-sur-l-inclusion-des-eleves-handicapes–auditions-diverses-7-mai-2019

    Il en existe d’autres notamment celles du 02/04/2019 et celle du 30/04/2019 dont voici les liens :

    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.7481913_5ca36f41b1730.commission-d-enquete-sur-l-inclusion-des-eleves-handicapes–auditions-diverses-2-avril-2019

    http://videos.assemblee-nationale.fr/video.7559740_5cc85b20045b3.commission-d-enquete-sur-l-inclusion-des-eleves-handicapes–auditions-diverses-30-avril-2019

    J’espère que les liens marcheront sinon vous pouvez les retrouvez sur le portail vidéo de l’Assemblée Nationale.
    En tout cas ce qu’il en ressort c’est l’unanimité que font les PIAL contre eux, tout acteur confondu, associations, syndicats d’enseignants, collectif d’AESh.
    En souhaitant que cette commission d’enquête aboutisse sur du concret positif.

    Cordialement
    Fée Clochette

    • briand0493 dit :

      Bonjour Fée Clochette,
      Merci pour ces liens qui apportent un état de ce que pensent des acteurs associatifs, organisation syndicales et AESH au sujet des PIALS. Le mercredi 15 mai, l’ensemble des organisations syndicales appelle l’ensemble des AESH à se mettre en grève pour manifester leur mécontentement et leur hostilité à la mise en application des PIALS, objets de dégradation inadmissible de leurs conditions de travail et de mépris à leur égard.
      Pour la première fois dans sa longue histoire, l’UNEAVS invite officiellement ses adhérents AESH et l’ensemble des collègues AESH à la participation en force à cette gréve intersyndicale du 15 mai 2019.Il s’agit d’exprimer avec force au ministère de l’éducation nationale et au secrétariat aux handicaps que leur discours prétendant le pial comme gage “d’améliorer la formation et les conditions de travail des accompagnants” n’est qu’un immense et indigne « bobard ». .

  6. Muriel LEFEBVRE dit :

    Muriel, AESH dans le 76.
    Bonjour, nous n’avons toujours pas récupéré notre indemnité compensatrice de la CSG ni sa régularisation depuis Septembre dernier. Après visite à l’I.A. cette semaine, ils me répondent qu’ils n’ont aucune information à ce sujet, ni concernant les PIAL, ni concernant la mutualisation (ce ne seraient que des rumeurs diffusées par les syndicats…). Et également, toujours pas signe des questionnaires en vue de nos affectations pour la rentrée prochaine… Donc nous sommes encore plus que d’ordinaire dans le flou pour ce qui nous attend… Bonne journée.

  7. croce dit :

    philippe47
    Bonjour, tout à fait en accord avec ce qui est dit dans l’article. J’ai cependant une question: je ne crois pas avoir lu à un seul moment une information concernant les salaires des avs/aesh autours de ce projet « PIAL » ??? Si comme vous le dites nous allons devoir travailler sur plusieurs établissements est-ce que cela va augmenter le temps de travail ? Et ainsi donc les salaires ? Mr Macron faisait remarquer lors de son discours du 25 Avril que des petites retraites de l’ordre de 600/700 euros ce n’était pas admissible non ? C’est pourtant le salaire des AESH qui sont payés en dessous du seuil de pauvreté !!! Pourquoi ne convient-il pas de nous accorder un minimum de 900/1000 euros pour un planning hebdomadaire de 24H ou plus (j’ai déjà travaillé 28 heures pour ma part) ? Ne serait-ce pas une marque de respect que de nous donner un salaire au dessus du seuil de pauvreté s’établissant à 1015 euros pour une personne seule ? Je rappelle que les AESH ont tous un niveau BAC (voir + encore) et qu’il est urgent de stopper la maltraitance socio-économique dont nous sommes victimes depuis des années.
    En attente de votre réponse, bravo à vous tous.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « je ne crois pas avoir lu à un seul moment une information concernant les salaires des avs/aesh autours de ce projet « PIAL » ??? »
      Exact. Les PIALS ont uniquement pour objet de se focaliser sur l’organisation pédagogique de l’accompagnement des élèves en situation de hnadicap. Nos investigations ont conduits au constat que les initiateurs des expérimentateurs PIALS dans les académies ne se sont nullement préoccupés des conditions de travail imposés aux accompagnants AESH, ni de leur avis en la matière et encore moins, des conditions de rémunérations subies.

      En réponse à votre interrogation, «  nous allons devoir travailler sur plusieurs établissements est-ce que cela va augmenter le temps de travail ? » et suivante  » Et ainsi donc les salaires ? »
      C’est une question que les initiateurs du PIAL n’ont pas envisagé. Ce qui est envisagé est purement gestionnaire: maximiser les heures de travail à accomplir d’un AESH avec les heures de présence d’un élève ou plusieurs élèves nécessitant un accompagnement dans un ou plusieurs établissements scolaires (école, collège, lycée).

      En réponse à vos interrogations suivante sur la posture du président de la république lors de son discours du 25 Avril…
      Nous faisons le constat que les attentes et les préoccupations des AESH n’ont pas été prises en considération et qu’il est désormais maintenu à leur égard une politique de maltraitance socio-économique et financière délibérée et en voie d’accentuation.

  8. Okami dit :

    AESH Académie de Nice
    Excusez-moi pour ce commentaire très long, très véhément, trop engagé ? mais l’heure est grave et nécessite plus que quelques lignes réservées et prudentes.

    Je ne crois pas qu’il faille attendre de ce gouvernement, son Président, ses ministres, ses secrétaires d’état, ses élus …qu’il se ressaisissent.
    Ce n’est pas, comme vous semblez le croire, par un malheureux hasard qu’ils ont produit ce monstre qu’est le PIAL !
    C’est le résultat prévisible de l’indifférence glaçante, du mépris, du pur calcul économique dénué de tout humanisme qui est leur marque de fabrique depuis 2 ans. Ils sont cohérents dans leur manière de fonctionner et ce n’est que la suite logique de leur entreprise de démolition de l’Education, des structures médico-sociales et des personnels qui se dévouent auprès des enfants handicapés…

    Le coup d’arrêt ne pourra venir que des AESH eux-mêmes, soit par la fuite (démission massive) soit par le combat (grève, mobilisations).
    Pour ma part j’ai choisi la fuite, c’est ma dernière année dans ce métier dans lequel mon niveau de diplôme a été apprécié mais à aucun moment reconnu (smic toujours) , dans ce système qui n’a jamais cru bon de me recevoir en entretien d’évaluation et ne m’a donc jamais accordé 1 euro d’augmentation et une once de reconnaissance si ce n’est par obligation avec les augmentations annuelles du SMIC et a même réalisé l’exploit de m’en enlever, si, si !.. lorsque la compensation d’augmentation de la CSG accordée de janvier à août 2018 a disparu sous prétexte de renouvellement de CDD en septembre 2019.

    Après 3 ans AVS/EVS en Cui CAE puis 3 ans de CDD AESH, soit 6 ans de bons et loyaux services je vous l’affirme :
    AUCUNE BIENVEILLANCE N’EST A ATTENDRE DE CE SYSTEME.

    Il broie sans complexe les plus faibles, les précaires, les contractuels que nous sommes, isolés dans nos établissements, isolés par nos emplois du temps qui ne se croisent jamais. Ce système profite de notre vulnérabilité, il pratique le chantage au renouvellement pour nous faire accepter des conditions de plus en plus dégradées. Il nous exploite et s’apercevant que nous ne bronchons pas sous le joug, il en rajoute une couche avec cette pure invention sortie d’esprits torturés et malades qu’est le PIALs !!
    Chers collègues AESH il va vous falloir choisir :
    Fuyez …ou battez-vous !
    Et si ce n’est pas pour vous, battez-vous pour les enfants handicapés que vous accompagnez !

    D’ici à la fin de mon contrat je me battrai avec vous et pour eux.
    Une mobilisation Nationale des AESH est envisagée par une intersyndicale réunissant 9 syndicats le 15 mai prochain, c’est un premier pas ! mais elle ne parviendra à rien sans vous, sans votre mobilisation massive car n’oubliez pas, vous êtes les premiers concernés chers collègues, la première digue face à la fureur destructrice du PIALs.

    Si vous cédez, ne doutez pas que d’autres digues tomberont derrière vous, celle des enfants handicapés, celle de leurs parents, celle des structures médico-sociales laissant un paysage et des destins dévastés.

  9. American dit :

    Bonjour
    Du 54 ce n est pas normal

  10. laurence trespaille dit :

    Bonjour,
    Engage depuis mars 2019 en CUI PEC de 9 mois pour 20 H hebdomadaire en tant
    qu’AVS CO par un EPLE et affecte sur une École primaire privée sous
    contrat dans le 87, j’effectue 24 H par semaine payÉe 20 H pour palier
    aux vacances scolaires. 1er constat : Ils mettent en avant le mot MODULATION OU LISSAGE
    mais il s’agit d’ANNUALISATION. Même mon référent pôle emploi confirme
    qu’il s’agit bien d’une annualisation et me demande de me rapprocher de mon
    employeur mais sans intervenir. L’annualisation n’est-elle pas interdite
    pour les CUI PEC ? . De plus, je pense qu’ils savent qu’ils sont dans
    l’inégalité, puisque mon planning de fin de contrat figurent les 2
    semaines types n’est pas rempli ! Et 2eme constat : nous ne sommes visiblement pas tous égaux puisqu’une AESH avec un contrat public employée dans la même École que la mienne, n’effectue que 20 H 30 par semaine
    De plus, je lis de plus en plus d’articles sur la fin des contrats aidés pour la rentrée 2019, arrêtent-ils les PEC en cours ou nous laisseront- ils aller jusqu’Ã la fin de notre contrat ?
    Cordialement.
    Lola

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « L’annualisation n’est-elle pas interdite pour les CUI PEC ? »
      S’agissant les contrats Pec-Cui-Cae, seule la modulation du temps de travail est possible à appliquer par l’employeur. Nous vous invitons à consulter la page consacrée à ce sujet en cliquant ICI. (valable pour l’enseignement privé).

      En réponse à votre interrogation, « nous ne sommes visiblement pas tous égaux puisqu’une AESH avec un contrat public employée dans la même École que la mienne, n’effectue que 20 H 30 par semaine »
      Pour un CDD AESH type droit droit publique, il sera comparable à un CDD type Cui-Cae (base 20h/hebdomadaire) au niveau de s’il correspond à 58% d’un temps comlplet. En revanche, l’annualisation du temps de travail étant applicable ce CDD AESH à 58% d’un temps complet, le planning hebdomadaire temps de travail sera de 23h45 sur 39 semaines. En clair, si votre collègue en CDD AESH (droit publique) fait 20h30/hebdomadaire, sa rémunération mensuelle est inférieure à la votre.
      Pour un CDD AESH type Pec-Cui-Cae, un planning hebdomadaire temps de travail modulé l’est sur 36 semaines et peut varier entre 20h30 et 26h maximum.

      En réponse à votre interrogation, « arrêtent-ils les PEC en cours ou nous laisseront- ils aller jusqu’Ã la fin de notre contrat ? »
      Votre employeur est tenu de respecter la durée fixée du contrat PecCui-Cae, c’est à dire que dernier doit aller jusqu’à son terme.

  11. morvan dit :

    Je lis avec attention ce commentaire et je comprends tout à fait la colère de l’auteur. J’ai cependant un questionnement : je n’ai pas lu où il était stipulé que le coordinateur pial serait forcément un enseignant ? Et, s’il vous plaît, afin de nous faire passer pour des membres illégitimes et méprisables des équipes pédagogiques, veillez à éviter des rédactions à ce point truffées de fautes d’accords et ornées de telles calamités que « des travails  » ceci n’aide vraiment à la reconnaissance de notre professionalisme. ..
    Merci en tout cas pour vos actions. Finistère

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « où il était stipulé que le coordinateur pial serait forcément un enseignant ? « 
      Les fiches de poste d’enseignant-coordonnateur AESH pour pial foisonnent dans le académies. Pour les découvrir, cliquer ICI ou ICI ou ICI ou ICI ou ici ou ICI ou ICI

      En réponse à votre observation, « veillez à éviter des rédactions à ce point truffées de fautes d’accords et ornées de telles calamités que « des travails » ceci n’aide vraiment à la reconnaissance de notre professionalisme. .. »
      Nous nous en excusons pour ces fautes d’accords ou calamités constatées. Notre éditeur de texte est une version franglaise avec correcteur automatique intégré révélant effectivement de belles surprises de taille à la première édition. Donc, fautes d’accord ou calamités sont rectifiées ou sur signalement ou sur vérification édition en conformité.

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