Grande concertation éducation inclusive du 11 février 2019: le pschitt monumental d’un métier d’accompagnant AESH attractif !

imageLe 22 octobre 2018, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, et Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée des Personnes handicapées se voulaient fixer comme objectif souhaité des réflexions  de groupe de travail : améliorer les conditions d’exercices des accompagnants et à leur permettre d’intervenir comme accompagnants sur les activités éducatives péri et extra scolaires des élèves.

Le lundi 11 février 2019, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale et de la Jeunesse, et Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, ont assisté à la restitution de cette concertation. Il est annoncé triomphalement :

Les groupes de travail ont auditionné des dispositifs innovants, qui permettent déjà aux professionnels du secteur médico-social d’intervenir dans les établissements scolaires, ou à des accompagnants de travailler à temps plein sur les temps scolaires et périscolaires. Voici le résultat de leurs travaux :

Restitution sur la simplification des parcours.
Restitution sur la coopération dans l’école.
Restitution sur le l’élaboration du PPS.
Restitution sur le dispositif second employeur.

Parmi ces restitutions, ne cherchez pas, collègues AESH, trace des fameux accompagnants à temps plein sur temps scolaires et péri-scolaires ou quelconques propositions d’améliorations d’exercices de travail au sein d’établissement scolaire (rémunération, temps de travail complet, planning horaire de travail, conditions de remboursement des frais de déplacement, etc….)elles n’existent tout simplement pas ……!!!!!

Mieux dans l’ignominie sociale, Sophie Cluzel, secrétaire d’état aux personnes handicapées annonce, à l’instar de J.M. Blanquer, ministre de l’éducation nationale , “Des premières mesures ont déjà été annoncées à l’Assemblée nationale le 31 janvier, concernant les accompagnants qui, à partir de 2019, ne seront plus recrutés en contrats aidés.”. Cela indiffère visiblement la secrétaire d’état aux handicaps comme le ministre de l’éducation nationale, que 25 000 AESH en Cui-Cae, actuellement en poste, se retrouveront définitivement à la case Pole emploi d’ici fin 2019.

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33 commentaires pour Grande concertation éducation inclusive du 11 février 2019: le pschitt monumental d’un métier d’accompagnant AESH attractif !

  1. jocelyne dit :

    Jocelyne85

    Bonjour,
    L’adresse du lien à partir duquel on voyait la présidente de l’association TOUPI a semblé s’envoler.
    Je me permets donc de vous envoyer le lien du site « au bonheur d’Elise » qui l’a mis en ligne sur son site.
    http://dupuiselise.canalblog.com/archives/2019/03/20/37193532.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=dupuiselise

    N’étant pas experte dans ces domaines (facebook, liens internet etc…) j’espère que cela marchera.
    Merci
    Cordialement

    • briand0493 dit :

      Bonjour fée clochette,
      Nous rajoutons ce lien. Pour accéder au précédent, disposer d’un compte facebook est n’est nécessaire

  2. jocelyne dit :

    Jocelyne 85

    Bonjour,

    Juste pour info ci-joint audition de la présidente de TOUPI au Sénat.
    Si juste, si représentative, si pertinent !!! A voir et à écouter .

    Ou lien suivant :http://dupuiselise.canalblog.com/archives/2019/03/20/37193532.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=dupuiselise

    Parents, Enfants, Associations, AVS, mêmes attentes.

    Cordialement
    Fée Clochette

  3. Nico dit :

    Les tuniques bleus, n’ont pas eu besoin de 4 mois de concertation pour obtenir rien, en une matinée, le salaire a augmenté de 150 euros.

    • Coco38 dit :

      C’est notre situation à nous qui est anormale et je ne vois rien de choquant à ce que les salaires de la police (c’est bien eux les « tuniques bleues » ?) soient revalorisés de temps en temps. Les policiers ne gagnent pas mieux leur vie que les professeurs des écoles pour un quotidien autrement plus rude. Battons-nous pour que notre situation s’améliore sans discréditer les avancées obtenues par d’autres professions aussi utiles et respectables que la nôtre.

      • Nico dit :

        Ce n’etait pas cette profession qui était spécialement visée mais c’était pour montrer qu’il y a vraiment deux poids- deux mesures suivant les interlocuteurs pour ce gouvernement.

  4. Ginie26 dit :

    Bonjour. Je suis aussi outrée que vous tous et toutes, mais malheureusement se mettre tous / toutes en arrêt maladie en même temps, dans toute la France, serait bien utopique. Certains médecins font facilement des arrêts maladies, d’autres sont beaucoup plus regardant… Et puis une grève de 15 jours, c’est plus de paye non plus, et ça, tous les dirigeants et les preneurs de décisions le savent. Grève ou maladie, chacun sait que ça ne pourrait durer bien longtemps (il faut bien remplir le frigo), alors quoi faire ? A part rendre les armes en masse, en espérant que ça fasse bouger les choses pour les suivants ?…

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation « faire gréve sous couvert arrêt maladie « 
      Vous ne comprenez pas. L’association UNEAVS et aucune autres associations ou organisations syndicales ne sauraient prendre la décision (et la responsabilité) d’inciter des collègues AESH (et par contre coup des médecins) à se voir délivrer des arrêts maladie fictifs. Le faisant, L’UNEAVS tomberait sur le coup d’incitation au délit de faux et usage de faux (Code pénal, article 441-1), passible de sanctions pénales potentiellement très lourdes.

      • Ginie26 dit :

        Bonjour. C’est vous qui apparemment n’avez pas bien compris le sens de mon message. Je n’ai jamais proposé pour ma part de faire grève sous couvert d’arrêt maladie, au contraire. Je dis à la fin de mon message, que la seule chose à faire serait sans doute de rendre les armes en masse, donc de démissionner en masse en espérant que cela fasse bouger les choses pour les contrats suivants. En bref, ni la grève ni l’arrêt maladie n’est un bon plan, même si certain(e)s aimeraient y croire… Bonne journée à tous.

  5. Betty dit :

    Betty de l académie d Amiens
    Bonjour à toute l équipe
    Merci pour votre travail consciencieux et considérable pour faire avancer les choses pour les avs, aesh.
    J ai une question qui me taraude l esprit…sur mon bulletin de salaire il est indiqué, assistant d éducation et grade aesh…cela va t il me poser des problèmes lorsque je demanderai un CDI ?
    Merci pour votre réponse. Cordialement

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation,« cela va t il me poser des problèmes lorsque je demanderai un CDI ? »
      Nullement. Pour apprécier vos compétences et savoirs faire en vue de votre passage en CDI AESH, le bulletin de salaire d’un AESH n’est pas un critère décisif.

  6. jocelyne dit :

    Jocelyne 85
    Bonjour,
    Tout comme vous il a fallu digérer la colère que ce document m’a procuré. La digestion est loin d’être terminée mais je voulais partager mes réflexions et questions sur ces différentes restitutions.

    RESTITUTION SUR LA SIMPLIFICATION DES PARCOURS page 3

    A la proposition « Intégrer une formation sur l’école inclusive et les besoins des élèves à besoins éducatifs particuliers » :
    – Nous ne figurons même pas dans LES PARENTHÈSES ALORS QUE MÊME LES PERSONNELS D’ADMINISTRATION SONT CONCERNÉS PAR CETTE FORMATION ;
    Pour rappel AESH est l’acronyme de : ACCOMPAGNANT D’ÉLÈVE EN SITUATION DE HANDICAP et que nous travaillons pour l’Éducation Nationale au sein de ses établissements scolaires.
    Comment le justifie-t-il ?

    A la proposition « Favoriser la mise en œuvre de formation commune partagées rassemblant L’ENSEMBLE DES ACTEURS AU SEIN DE L’ÉCOLE »
    – De nouveau nous ne figurons nulle part, même pas dans les parenthèses, tandis que les partenaires extérieurs, les parents oui.
    Je ne veux pas passer pour une personne aigrie, susceptible ou jalouse mais quand même ne pas être mentionné ni en tant que personnel de l’éducation (alors que nous sommes contractuels de droit public) ni en tant qu’ acteurs au sein de l’école (alors que nous travaillons dedans) est d’une violence inouïe encore jamais atteinte. Alors qui sommes-nous ?

    RESTITUTION SUR L’ÉLABORATION DU PPS page 9

    Au point d’alerte relevé par le groupe de travail concernant l’intégration du périscolaire dont cantine dans le PPS
    – j’ai déjà accompagné un élève à la cantine en tant qu’AVS et cela avait été mentionné dans le PPS. Cette intégration a donc déjà existé. Je ne savais pas qu’elle avait disparu.

    RESTITUTION SUR LE DISPOSITIF 2nd EMPLOYEUR

    Page 3 Liste des participants

    – Fédération de la branche de l’aide à domicile :
    o Pourquoi inviter ce secteur ?
    o Les AESH vont- elles devenir des aides à domicile renforçant, de fait, le travail à temps partiel déjà fortement présent pour les salariés déjà en place et qui souhaiteraient aussi travailler à temps plein ?

    – Fédérations porteuses de services « 2 d employeurs »
    o Comment s’est effectué le choix de ces Fédérations ?
    o Qui est le Président de la FNASEPH?
    o Au conseil d’administration de la FNASEPH le trésorier, le trésorier adjoint, le secrétaire générale adjoint sont associés aux PEP (PEP 17, PEP02) ou à la FGPEP. Parmi les administrateurs on retrouve une personne issue de CAP Intégration 51 qui elle est aussi est invitée à ce groupe de travail. N’y a-t-il pas une légère impression d’entre-soi ? N’existe-t-il pas d’autres fédérations aussi représentatives de ce secteur qui auraient pu être invitées ?

    Page 4 :
    « Le paysage péri et extra-scolaire »
    – « 2 millions de places pour 6 millions d’élèves en ALSH »
    o Des places seront –elles réservées et bloquées pour l’accueil des enfants en situation de handicap ?
    o Si l’enfant n’habite pas la commune qu’en sera-t-il de son accueil ?
    o Cette situation ne risque-t-elle pas de diminuer les offres d’emplois pour les AESH

    « Modélisation d’un dispositif 2d employeur »
    – Y aura-t-il l’équivalent d’un PPS pour les ALSH dans lequel seront définis le rôle de l’AESH, les adaptations à prévoir, le nombre d’heures pour l’enfant concerné ?…
    – A quel moment tout cela sera-t-il défini ? en début d’année scolaire, en cours d’année ? ceci afin de procurer une certaine visibilité professionnelle pour l’aesh (à moins que l’aesh attende tranquillement chez elle, le petit doigt sur la couture, en attendant que les ALSH l’appellent)
    – Comme cet accueil n’est pas obligatoire qu’en sera-t-il si la famille change d’avis annulant de fait le besoin de l’AESH ? Cette dernière sera-t-elle dédommagée car elle n’aura pas pu prendre d’engagements ailleurs ?
    – Qu’en sera-t-il des frais de déplacements si ce n’est pas sur la même commune de l’école ?
    – Sur quel type de convention ou statut ou contrat l’AESH sera-t-elle embauchée ? Sur quel salaire ?…

    « Partir des besoins des enfants et des attentes des familles »
    – « L’accès aux activités reste à l’initiative des familles »
    o A-t-on une idée des demandes des familles ayant des enfants en situation de handicap, Y a-t-il eu une étude, des sondages ? Si oui le résultat est –il consultable ?
    – « Le défaut ou la discontinuité… »
    o Cela semble concerner tous les enfants ce qui sous- entend un besoin accru de structures et de personnels formés à l’animation. Le besoin d’AESH ne semble donc pas le plus important.
    – « Lorsque le besoin d’aide humaine est nécessaire, les familles sont en attente d’un dispositif/service de qualité avec l’intervention pérenne de professionnels compétents…. »
    o Cette observation concerne-t-elle uniquement les ALSH , le péri et extras scolaire ou le domicile est –il aussi concerné ?
    o « Pérenne » sous-entend une stabilité de temps de travail pour l’AESH. Cela sera-t-il possible ? Quelle garantie pour l’AESH ?
    o « Professionnels compétents » Si l’AESH est reconnu comme tel pourquoi maintenir son salaire au niveau du smic ?

    Page 5
    « Inscrire le dispositif dans la politique éducative du territoire »
    – « En lien avec les pôles d’appui…. (se garantir du tout accompagnant) »
    o On veut ou on veut pas ? Cela ne change pas,Il en est de même dans l’Éducation Nationale. personne ne nous veut.

    « Définir le besoin d’accompagnants hors temps scolaire »
    – A la lecture de ce paragraphe obtenir des heures d’accompagnement tant pour les enfants que pour les AESH va se révéler un véritable parcours du combattant.
    – Cette difficulté sera d’autant plus amplifiée que les collectivités disposent déjà de personnels qualifiés comme l’a spécifié le Défenseur des Droits dans son rapport pages 6 et 7 issus de la Mission Nationale Accueils de Loisirs et Handicap Novembre 2018 dont voici les passages :

    « Justification fondée sur l’absence de personnels qualifiés pour accueillir des enfants en
    situation de handicap

    Certains responsables d’accueils de loisirs considèrent que leurs personnels d’animation ne présentent pas, au vu de leurs seuls diplômes, les qualifications requises pour accompagner des enfants en situation de handicap. Or, les animateurs des centres de loisirs sont titulaires, conformément aux articles R. 227-12 et suivants du CASF, soit de Brevets d’aptitude aux fonctions d’animateur (BAFA) et soit de Brevets professionnels de la jeu􀅶esse, de l’Education populaire et du sport (BPJEPS). Ces brevets permettent précisément aux personnes qui en sont titulaires d’assurer l’accueil des enfants en situation de handicap. En effet, les animateurs doivent être en capacité d’accueillir tous les enfants, autrement dit d’assurer un accueil « tout public », y compris des enfants en situation de handicap. Les ministères de la jeunesse, de l’Education Nationale et de la Recherche, de la santé, de la famille et des personnes handicapées ont ainsi diffusé un guide méthodologique visant à la « Sensibilisation à l’accueil des enfants et des jeunes mineurs handicapés dans le cadre des formations au BAFA et au BAFD ».

    Pour le BPJEPS, l’article L.211-7 du code du sport rappelle que « les programmes de formations des professions des activités physiques et sportives comprennent un enseignement sur le sport pour les handicapés ». Ainsi, sauf exceptions mentionnées à l’annexe II-1 du code du sport, les éducateurs sportifs disposent des prérogatives professionnelles pour encadrer tous les publics (jeunes enfants, séniors, vétérans, personnes handicapées, etc.).
    L’argument de l’absence de qualification de l’encadrement n’est donc pas fondé et ne peut justifier le refus d’accueillir un enfant handicapé. »

    – On ne peut pas être plus clair et explicite.

    Page 6
    « Public et lieux d’intervention possibles en complément du temps scolaire »
    – Dans le schéma ovale l« Pour les enfants, adolescents et jeunes adultes… transports, activité à domicile…)
    o Et voilà on y revient « le domicile » et tout autre lieu qui sera certainement le potentiel d’emplois le plus présent (le péri et extra scolaire étant couverts par le personnel communal, le sport par les titulaires du BPJEPS)

    « 4. S’appuyer sur les dynamiques territoriales –remontée des auditions »
    – « 3 associations »2nd employeur » des AESH auditionnées »
    o On retrouve les PEP et Cap Intégration 51 adhérent FNASEPH
    o HANDISUP 44 (Une association d’aide humaine, d’accompagnement social et d’inclusion, pour soutenir l’autonomie d’enfants et d’étudiants en situation de handicap) adhérent UNA ET FNASEPH
    o HANDISUP 44, qui emploie 35 AESH, me semble plus correspondre à notre cœur de métier qu’est l’accompagnement d’élèves en milieu scolaire. Pourquoi ne pas travailler aussi avec les MFR, les CFA et autres organismes ou associations (que je ne connais pas) et qui accueillent des adolescents à qui ils dispensent apprentissages et enseignements ?
    o Pourquoi ne pas développer le partenariat avec l’enseignement supérieur plutôt que les associations de Service d’aide et d’Accompagnement à domicile ?

    Page 7
    « Condition de travail et 2d emploi (auditions) »
    – « un complément de temps de travail »
    o Quel employeur (municipalité, association, société privée) emploierai sous CDI une personne dont l’emploi du temps change d’une année sur l’autre sur un poste dont le besoin est aléatoire (la présence d’enfant en situation de handicap n’étant pas prévisible) et dont il faudra probablement l’accord de la DSDEN car cela sera considéré comme une seconde activité ?

    Page 8
    « Construire une boîtes à outils au service des territoires »
    – Et les AESH seront des pinces multiprises appelées aussi pince « passe-partout »

    Ma conclusion : nous allons devenir les champions toutes catégories de l’adaptation et de la polyvalence car on peut avoir en même temps :
    – Des contrats de différentes natures : CDD CDI CDI intermittents
    – Des employeurs de différentes natures : municipalité, associations, employeurs privés, État
    – Des accompagnements d’activités de différentes natures : scolaires, éducatives, de loisirs, de besoins quotidiens, de transports
    – Des lieux de travail de différentes natures : école, collège, lycée, Centre de Loisirs, domicile, Bus…
    – Des publics de différentes natures : enfants de 3 ans à 20 ans, jeunes adultes
    – Des handicaps de différentes natures : moteurs, cognitifs, sensoriels, troubles du comportement
    Et tout ça pour le SMIC avec 60 heures de formation. Impressionnant !!!

    Par ailleurs l’idée d’emploi des AVS par des associations n’est pas neuve. La preuve bulletin officiel n°37 du 14/10/2010 Annexes B/circulaire 2010-139 du 31-8-2010

    http://www.education.gouv.fr/cid53535/mene1022861c.html

    Mon propos est très long et je m’en excuse par avance.
    Si vous pensez que sa lecture n’est pas adaptée à la rubrique « Commentaire » je comprendrai.
    Toutes les questions posées et celles auxquelles je n’ai pas pensé et qui sont certainement encore nombreuses tendent à démontrer, s’il en était besoin, l’extrême complexité de ce dispositif et sa probable inefficacité sur l’amélioration de nos conditions de travail. Elles peuvent peut-être aussi servir lors des discussions à venir.

    Merci du temps accordé à sa lecture.
    Cordialement
    du 14/10/2010Fée Clochette.

    • briand0493 dit :

      Bonjour Fée Clochette,
      En réponse à vos multiples interrogations sur les restitutions…..
      Ce que nous apprécions dans cette première analyse des restitutions, c’est votre talent de mettre les pieds dans les plats et de pointer là où cela fait mal. En outre, nous estimons au sein de l’UNEAVS que c’est tout à votre honneur de prendre le temps d’analyser ces restitutions pour en déceler avec professionnalisme les pertinences comme les non pertinences, ce qui relève du possible comme de l’impossible, du réalisme comme de l’irréalisme, ce qui conduira à l’échec comme au succès.
      C’est sans doute pourquoi les AESH sont invisibles dans ces restitutions, ils apportent un regard « Ici et maintenant » lucide sur l’inclusion scolaire suscitant parmi les autres acteurs (Secrétariat aux handicaps, MEN, rectorats, DSDEN, IA ASH, enseignants, association de handicaps….) la crainte et leur peur d’être dévoilé dans leurs propres carences, de leur propres méconnaissance du terrain.

      -sur la RESTITUTION SUR LA SIMPLIFICATION DES PARCOURS et RESTITUTION SUR L’ÉLABORATION DU PPS, votre constat est bien le nôtre : les AESH n’existent pas.

      -Sur la RESTITUTION SUR LE DISPOSITIF 2nd EMPLOYEUR
      Il s’agit ni p^lus ni moins qu’un bis repétita de ce qui avait été abordé durant les travaux inter-ministériels sur la professionnalisation fin octobre 2012-fin février 2013 ayant débouché sur le rapport Komitès. Pour S.Cluzel, secrétaire d’état aux handicaps et son conseiller « éducation », Patrice Fondin, cela constituait l’enjeu majeur, le reste de ce qui pouvait être dit, élaboré, proposé n’a .guère d’importance.
      Pour répondre un peu succinctement aux question issues de » Page 3 Liste des participants »
      Fédération de la branche de l’aide à domicile : Pourquoi inviter ce secteur ? réponse : La& perspective de subvention à venir pour développer son activité privé aide à domicile constitue un attrait non négligeable.

      -– Fédérations porteuses de services « 2 d employeurs »
      o Comment s’est effectué le choix de ces Fédérations ?
      o Qui est le Président de la FNASEPH?
      o Au conseil d’administration de la FNASEPH le trésorier, le trésorier adjoint, le secrétaire générale adjoint sont associés aux PEP (PEP 17, PEP02) ou à la FGPEP. Parmi les administrateurs on retrouve une personne issue de CAP Intégration 51 qui elle est aussi est invitée à ce groupe de travail. N’y a-t-il pas une légère impression d’entre-soi ? N’existe-t-il pas d’autres fédérations aussi représentatives de ce secteur qui auraient pu être invitées ?

      Nous vous confirmons qu’il n’y a pas seulement une légère impression d’entre soi, il existe aussi un très sérieux conflit d’intérêt puisque la présence de la Fnaseph (présidente Marie Christine Phillibert)et des membres de son conseil d’administration GPEP résulte d’une demande de Sophie Cluzel « présidente de la Fnaseph jusqu’en juin 2017 » et aujourd’hui personnalité publique comme secrétaire d’Etat, via son chargé de mission éducation, Patrice Fondin (secrétaire générale de la Fnaseph, directeur handisup44 jusqu’en Juin 2017) et aujourd’hui agent publique contractuel (voir ici LE CONFLIT D’INTÉRÊT DANS LE DOMAINE PUBLIC et nota bene en fin de commentaire)

      La présentation du dispositif 2éme employeur en 2018 est la même que celui dévoilé en 2012 : Ci-joint copie rapport dispositif.
      La différence essentielle est que les représentants de l’UNEAVS + organisations syndicales n’ont pas été conviés à cette présentation. Et pour cause, lors des travaux interministériels sur la professionnalisation des AVS en 2012, ils avaient déjà pointé toutes les insuffisances, les absences de réponses…et, surtout un dispositif qui ne devait que sa survie à des subventions de collectivité territorailes, CAF pour un service rendu « marginal ».
      Si les représentants de l’UNEAVS avaient été présents à cette concertation, ils n’auraient pas hésité à signaler par exemple, que PEP 17, PEP02 ne devait son existence aujourd’hui sérieusement menacée par l’embauche d’accompagnants tout temps de vie en contrat aidé et que CAP Intégration 51 (ou Cap intégration Marne) était en redressement judiciaire pour cause de déficit budgétaire accumulée.

      Maintenant, toutes vos interrogations par la suite sont bien celles les plus sensées que se poserait un AESH sain d’esprit et normalement constitué face à un tel dispositif 2ème employeur se basant sur des hypothèses de besoins existants d’accompagnants tout temps de vie que dans son rapport, la Mission Nationale Accueils de Loisirs & Handicap en Décembre 2018, reconnait elle même comme non probants sur le terrain.
      Cette Mission Nationale Accueils de Loisirs & Handicap en arrive même à la conclusion absurde suivante  » Au nom de l’inclusion des enfants handicapés, puisque l’hypothèse de besoins existants d’accompagnants tout temps de vie n’est pas probante, installons tout de même un dispositif subventionné dont l’existence seule permettra l’émergence de besoins.

      nota bene sur le conflit d’intérêt

      La Recommandation n° R(2000)10 du Comité des Ministres [du Conseil de l’Europe] aux Etats membres sur les codes de conduite pour les
      agents publics, adoptée par le 11 mai 2000 lors de la 106° session, indique en son article 8 que :  » l’agent public doit éviter que ses intérêts privés entrent en conflit avec ses fonctions publiques. Il est de sa responsabilité d’éviter de tels conflits, qu’ils soient réels, potentiels ou susceptibles d’apparaître comme tels « .
      L’article 13 de cette Recommandation en donne une définition qui est la suivante :
      Un conflit d’intérêts naît d’une situation dans laquelle un agent public a un intérêt personnel de nature à influer ou paraître influer sur l’exercice impartial et objectif de ses fonctions officielles.
      L’intérêt personnel de l’agent public englobe tout avantage pour lui-même ou elle-même ou en faveur de sa famille, de parents, d’amis ou de personnes proches, ou de personnes ou organisations avec lesquelles il ou elle a ou a eu des relations d’affaires ou politiques. Il englobe également toute obligation financière ou civile à laquelle l’agent public est assujetti.

      Enfin une définition plus récente a été adoptée par l’OCDE lors de la 29° session du Comité de la gouvernance publique qui s’est tenue à Parisles 15 et 16 avril 2004 :
      «  Un conflit d’intérêts implique un conflit entre la mission publique et les intérêts privés d’un agent public, dans lequel l’agent public possède à titre privé des intérêts qui pourraient influencer indûment la façon dont il s’acquitte de ses obligations et de ses responsabilités « .

  7. lolo dit :

    lolo 57
    C’est scandaleux, je viens d’entendre un prof dire on rajoute à budget constant de l’éducation nationale le budget des AESH ce qui diminue d’autant le budget de l’éducation nationale. A ce prof : excusez-nous d’exister. Ils sont déjà débordés par le nombre d’élèves, ils pourraient nous respecter ce serait un minimum car sans nous les classes seraient ingérables. Notre travail que l’on exerce dans des conditions difficiles n’est pas reconnu. En voilà une preuve, même par certains profs cela me sidère !!!!!!!

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En rajout à votre commentaire
      Les AESH pourraient sans doute rajouter qu’à entendre des profs gémir de leur condition financière misérable ne leur permettant pas de partir au Iles Marquises, ils sont à l’évidence très malheureux.

  8. Masselier dit :

    C’est une honte pas un seul mot sur nous les aesh.J’ai beau tout lire il n’y a rien du tout.Je me suis même demandée s’il y avait des représentants AESH lors des concertations….
    Que peut on faire maintenant?

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Que peut on faire maintenant? »
      Il faut patienter pour l’action à envisager. C’est humain. Pour beaucoup de nos collègues AESH ayant fondé beaucoup d’espoirs sur cette concertation, c’est difficile de réaliser, d’admettre que leur invisibilité sociale et professionnelle à travers les restitutions de la concertation est une forme volontaire de mépris ministériel, institutionnel, associatif à leur égard et se traduisant par une volonté de les humilier socialement et professionnellement par déni de reconnaissance de leurs attentes.

      • ASEH 29 dit :

        PATIENTER ???? 10 ans de patience c’est bien gentil de patienter mais il faut que ca bouge !!! Ce métier doit être reconnu à sa juste valeur point !!! sans nous leur loi école inclusive ils peuvent tout simplement l’annuler !!! le » petit personnel » en a marre de cette situation d’attendre attendre attendre toujours attendre pour rien !!!! il faut interpeler les médias faire une grosse action qu’on parle de nous dans la lumière qu’on voit enfin le métier comme un vrai métier de l’éducation nationale !!! attendre de mène à rien si ce n’est que du mépris d’année en année qui s’accentue !! il faut bouger une bonne fois pour toute tant que ca ne sera pas fait on pourra attendre il ne se passera rien en notre faveur ils feront ce qu’ils veulent de nous !!! Il y a assez de syndicats de collectifs pour se battre avec nous et nous donner la solution pour faire bouger les choses !!!! une grève nationale illimitée tout de suite jusqu’à obtenir nos revendications depuis toutes ces années !!!

        • briand0493 dit :

          Quand nous disons Patienter, nous songeons que ce n’est pas trop les quelques jours des vacances de Février pour « digérer » cette humiliation à notre égard de la concertation éducation inclusive. Il suffit de constater le silence assourdissant autour de cette journée de restitution de grande concertation pour comprendre que cela reste nécessaire. La colère à venir à partir de la rentrée fin février n’en sera que plus spectaculaire.

  9. De lucia Benedetta dit :

    Ça me désole vraiment…j’attendais ce jour avec impatience dans l’espoir d’un changement. Je suis enervée, dégoûtée et fatiguée. C’est une honte.6 ans en tant que aesh, j’ai un CDI et juste une envie: changer de métier. Je n’y arrive plus avec ce salaire minable et ce manque de reconnaissance. C’est quand même pas difficile à comprendre!c’est une forme de non respect pour nous mais aussi pour tous ces enfants qu’on nous confie. Quoi faire? On ne peut même pas se permettre de faire une longue grève comme il se doit!! Et si on se mettait tous en congé longue maladie, mais tous au même moment, ils feraient quoi avec tous ses enfants autistes, avec des troubles du comportement, pour ne pas parler des enfants scolarisables seulement en présence d’une avs? Ils feraient quoi???est ce que ce serait faisable?

  10. Coco38 dit :

    Bravo et bien dit AESH du 29, il y en a marre de se plaindre chacune dans notre coin, tout le monde s’en contrefout qu’on soit mal traitées, les parents ne sont pas au courant de notre situation, les enseignants ne se sentent pas concernés, et notre hiérarchie nous méprise. Cela fait quatorze ans que ça dure. La « grande concertation » accouche d’une souris et C’EST PEUT-ETRE LE MOMENT D’ENVISAGER UNE GREVE GENERALE ET DURABLE. On est sans défense, discrètes, gentilles (beaucoup trop, limite poire) mais on a une force certaine c’est que sans nous à l’école le système explose. Les enseignants seront obligés d’être solidaires de notre mouvement parce qu’ils seront directement impactés cette fois. Va faire cours avec un élève autiste ou porteur de TDAH sans accompagnant dans la classe ? c’est impossible ! Va faire cours à des élèves en fauteuil roulant s’il n’y a personne pour assurer habillage, déshabillage, gestes d’hygiène et divers transferts (sièges adaptés, verticalisateurs, déambulateurs, etc…) ? c’est impossible !
    Aidez-nous à aller vers une véritable action.

    • De lucia Benedetta dit :

      J’ai suggéré une idée mais je ne sais pas si c’est faisable: bcp ne font pas grève car ils ne peuvent pas se priver d’une journée de paie. Si on se mettait tous au même moment en maladie :1 ou 2 semaine voir plus…chaucun sa raison: dépression, coup de moins bien, fatigue. Bon, on tricherait un peu mais est ce qu’ils nous laissent le choix? Franchement la grève du 6 février c’était ridicule.en plus c’était un mercredi et nous n’avons dérangé personne. Nous avons droit à des congé maladie et on revendiquerait ce qu’on veut. Ils verraient ce que ça veur dire. Réaction probable des parents et instits.Possible ou pas?

      • briand0493 dit :

        Bonjour,
        En réponse à votre interrogation, « Possible ou pas? »
        Disons que cette stratégie pour faire entendre notre colère serait « osée » et compliquée à mettre en oeuvre . Lors d’une consultation (payante en partie), il faudrait convaincre son médecin traitant de vous mettre en arrêt maladie. Pas simple de berner un mèdecin qui vous connait de longue date. Ensuite, arrêt maladie obtenu, vous perdez tout de même une journée de traitement (jour de carence oblige), puis il s’agit de respecter les heures de sortie….Ensuite, un pic inhabituel d’arrêt maladie d’agents aesh un temps donné, cela ne passera pas inaperçu. Il est probable qu »une vaste enquête administrative serait enclenchée avec un risque de sanction pour l’exemple contre des collègues aesh ayant oublié qu’en arrêt maladie pour cause de « coup de mou », on n’en profite pas pour faire des travaux de rénovation ou la fiesta entre copines à la maison…..
        Ensuite, par solidarité d’action, les membres de l’UNEAVS (tous AESH) seraient silencieux et le site contraint d’annoncer son indisponibilité. Pas très géniale comme com’d’action en cours.

        • De lucia Benedetta dit :

          Justement, il faut que ça se remarque!une forme insolite de protestation. Franchement à quoi ça rime une seule journée de grève de temps en temps?on ne dérange personne. Il faut qu’on dérange…J’en ai marre des pétitions, des discours sans fin qui ne servent à rien. On peut tourner la question dans tous les sens, l’analyser avec finesse et bon sens, le résultat est le même: l’indifférence absolue. Pire, avec leur pseudo concertation on se sens trahis.ils se moquent de nous.alors il faut trouvé un moyen: une seule et grande manif à Paris???assez de se plaindre, de dire tous les mêmes choses.Trouvons plutôt des solutions et des actions à mener.

  11. Albo dit :

    Alors la j’y comprends plus rien ! Il était questions de vraie changement et au final on se retrouve encore plus dans la merde et déplus à moin de chercher l’article, on en entends même pas parler de cette concertation tant attendu du 11 février..

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre commentaire, « (…)on en n’entend même pas parler de cette concertation tant attendu du 11 février.. »
      C’est plutôt logique. Si vous parcourez bien les 4 restitutions des groupes de travail, vous arrivez vite au constat qu’à travers leurs propositions, pour humilier dans un esprit de perversion sociale bien pensée 80 000 AESH en poste dans les établissements scolaires (et au passage les « courageux » représentants de collectif AESh présents à cette concertation), la discrétion associative (groupement employeur et association handicap)et ministérielle (MEN et secrétariat aux handicaps) va de soi.

  12. GG(21) dit :

    Quid des syndicats…?
     » L’estime et l’affection des grands s’épuisent tellement entre eux et pour eux-mêmes, qu’il ne leur reste plus pour les autres que le mépris ou l’indifférence ».
    Joseph Sanial-Dubay

  13. so dit :

    Oui, Marie !!
    Et où sont les prof.fe.s, directeurs, directrices, proviseurs, etc. pour nous soutenir ?

  14. aesh dit :

    AESH DU 29 : aucune reconnaissance très bien alors il est grand temps de réagir personne ne nous entend enfin surtout personne ne nous écoute sans nous pas d’école inclusive cela fait plus de 10 ANS que les divers gouvernements nous prennent pour des imbéciles et après on s’étonne qu’il y ait des dérives dans nos contrats et nos missions et cela n’est pas fini !!! et si nous arrêtions tout simplement de travailler EN GREVE GENERALE SUR TOUTE LA FRANCE DES AESH le temps qu’il faudra mais surtout le temps que ce cher président prenne en compte notre statut notre métier si important pour toutes les familles qui souhaitent qu’une seule chose pouvoir scolariser leur enfant normalement comme chaque enfant en France, qu’ils aient cette chance et surtout ce droit fondamental !!!!! C EST UN DROIT ET UN DEVOIR !!! chacun bouge comme il peut famille enfant accompagnant syndicat bougeons tous ensemble une bonne fois pour toute !! allez lançons cette GREVE oui on perdra du salaire c’est sûr mais il ne pourront pas faire l’autruche longtemps sans accompagnant dans les établissements et là ils verront que oui on est indispensable et surtout oui il faut que notre métier soit reconnu amélioré revalorisé on demande pas grand chose juste de la reconnaissance !!!!! allez lancez cette grève il faut du courage mais sans ce courage nous n’aurons rien !!!!!!!!!!!!!!! et on attendra des années encore et encore toujours les mêmes paroles de ces gouvernements successifs et rien pour les AESH !! pensez à tous ces enfants aux parents et à nous AESH !!!!!!!!!!

  15. Lolo dit :

    C honteux !!!! Après tout le travail qu’on fait…perso je travaille en garderie et cantine..36h semaine environ 1000e et je rentre le soir k.o……on pourrai faire un si beau métier…pareil je pense arrêter…être si peux considérer!!!!! Allons manifester mercredi !!!

  16. MARIE dit :

    Marie dans le 17. Tout espoir est désormais envolé. Précaires nous sommes, précaires nous resterons. Cette concertation n’est que mépris pour notre profession, nos personnes. Nous sommes condamnés (es) à la misère, à la non-reconnaissance, à la non-formation, au statut bancal. Difficile de conserver un peu de dignité et pourtant demain, avec sourire, bienveillance et professionnalisme, nous assumerons nos missions. Je suis réellement dépitée !

  17. Moulin Marylène dit :

    Je vis à Poitiers. Je ne suis pas étonnée. Je ne vais pas pouvoir continuer à travailler ainsi pour si peu.Pourtant j’aime ce travail.J’ai eu envie de me battre pour un vrai salaire,un vrai statut… Je suis fatiguée.

  18. annmy dit :

    Que du blabla ils ont sorti !

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