D’un discours social présidentiel nébuleux en pratique gouvernementale anti pauvre pour des promesses boule de gomme aux AESH et AVS

Siretoutvabien

Mardi 16 janvier 2019, Monsieur Le président de la république, Emmanuel Macron a tenu son 1er “Grand débat national” devant 600 maires près de Rouen en Normandie. Lors d’une question posée par un maire et relative à la scandaleuse précarité “vécue” des AESH et AVS au sein de l’éducation nationale, l’UNEAVS ne s’est pas étonnée de sa réponse biaisée. Dans un entre soi élitiste bien pensé, elle est celle claironnée depuis 17 mois  par le ministre de l’éducation nationale, J.M. Blanquer et du secrétaire d’état aux handicaps, S.Cluzel se résumant à “affirmer que la solution est dans « une offre future de portage salarial entre emplois dans les écoles et emplois dans  des centres de loisirs et culturels” tout en  ignorant soigneusement  leurs attentes prioritaires sur leurs conditions de travail et rémunération dans l’éducation nationale”. Qu’importe si ces fameux emplois dans  des centres de loisirs et culturels  sont inexistants à ce jour, c’est qu’il s’agit de faire passer un verre à moitié vide pour un verre à moitié plein . 

Lors de son discours aux Français le lundi 10 décembre, Monsieur le président de la République Emmanuel Macron a annoncé que « le salaire d’un travailleur au Smic allait augmenter de 100 euros par mois dès 2019″. A la place, en réalité, le gouvernement Edouard Philipe  s’est empressé d’appliquer une revalorisation légale du Smic de 1,54 % + une hausse de la prime d’activité, le tout allant jusqu’à 100 euros. Alors, l’UNEAVS s’est penchée ci-après de ce qu’il résultait de ces fameux 100 euros de plus pour les collègues AESH et AVS. Il en a établi 2 constats au final  :

1-Une superbe fumisterie à venir pour les AESH et AVS

2-En matière de pratiques de violence sociale  pernicieuse au jour au jour à l’égard des pauvres, l’élite au pouvoir  reste première de cordée”

Qu’on en juge !

Impact de l’augmentation légale du Smic sur la rémunération des AESH et AVS

Evolution de rémunération d’un AVS en Pec-Cui-Cae en janvier 2019

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Evolution de rémunération d’un AESH en CDD/CDI

Lorsque l’on débute comme AESH, et à supposer que l’on soit à plein temps, la rémunération est, depuis le 1er janvier 2018 à l’indice plancher (indice brut 339, majoré 320) soit 1223,88 euros pour un temps plein (1499,53 euros brut). Lors du passage en CDI, (indice brut 347, majoré 325) soit 1243 euros pour un temps plein (1522,96 euros brut)

Valeur du point d’indice : 4,6860

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L’augmentation du Smic (+1,5 %) impliquerait que l’indice plancher des agents AESH en CDD/CDI fixé à 320 est obsolète

Explication :

Référence – CDD/CDI temps complet

· Au 1er janvier 2018, La base mensuelle SMIC brut étant de 1.498,47 euros, l’indice plancher a été fixé à 320, soit une rémunération brute de (320 x 4,686=) 1499,53 euros

· Au 1er janvier 2019, La base mensuelle SMIC brut étant de 1525,47 euros , l’indice plancher des agents AESH ne saurait être inférieur ou égale à 325 car la rémunération brute de base (325 x 4,686 =) 1522,95 euros serait inférieure à celle fixée pour le Smic : 1525,47 euro.

Conséquence : L‘indice plancher des AESH se doit être fixé à minima à 326 (Extrapolation ci-dessous limitée à l’indice plancher, au-delà de cet indice, l’ extrapolation devient douteuse)

Situation actuelle à date du 31 décembre 2018

En septembre 2018,  la suppression illégale de l’indemnité compensatrice CSG accordée en janvier 2018 a contribué à une diminution de la rémunération nette entre 8 et 16 euros.

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Extrapolation limitée à indice plancher à modifier à compter de janvier 2019

La grille indiciaire AESH se devant être remaniée, il ne peut être établi qu’une extrapolation sur un indice majoré plancher minimale de 326. Il ne peut être précisé si les AESH bénéficiant d’un indice majoré supérieur  à 326 pourraient aussi bénéficier de l’augmentation légale du Smic (1,5%).

En janvier 2018, du fait de la revalorisation légale du Smic,  il avait été constaté que, seuls, les AESH situés à indice plancher avait pu bénéficier d’une augmentation de leur rémunération mensuelle. Celles des collègues  AESH à indice supérieur n’avaient tout simplement pas ‘bougé” d’un iota !!!!!!

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Impact de l’augmentation de la prime d’activité

A ce jour, il est constaté que seuls environ 20 000 AESH et AVS sur 80 000 actuellement en poste sont en mesure de bénéficier de la prime d’activité. Il est fait état auprès de l’UNEAVS que l’augmentation espérée de 80 euros fin janvier 2019 de cette prime activité se situerait en réalité entre 40 et 60 euros.

Impact de la diminution de l’allocation logement (APL) sur les ressources des AESH et AVS à compter du 1er janvier 2019.

Après avoir été baissées de 5 euros en 2017, les Aides personnalisées au logement (APL), celles-ci connaissent désormais une nouvelle baisse (à minima 5 euros) ou une suppression pure et simple du fait qu’elles ne sont plus attribuées en fonction des revenus perçus 2 années précédentes mais de ceux de l’année en cours et révisés tous les 3 mois. Et comme les revenus de l’année 2018 sont généralement supérieurs aux revenus perçus 2 années auparavant pour les collègues AESH et AVS en poste, le nouveau mode de calcul permet de diminuer ou supprimer leur droit à APL en catimini. De surcroît, à compter de mars 2019, les APL ne seront plus valorisées en fonction du taux de l’inflation mais dans la limite de 0,3%.

L’art de reprendre dans la poche des AESH et AVS ce qui a été accordée auparavant misérablement est une pratique gouvernementale décidément bien ancrée dans leurs gènes. 

Avant  de débuter son “grand  débat national” le 16 janvier 2019 avec 600 maires dans un village près de Rouen, hors caméra, le Président a prononcé une petite phrase : « Les personnes en situation de pauvreté, on va davantage les responsabiliser, car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent ».

Histoire de ne pas discriminer l’élite  politique responsable de l’élite politique qui déconne,Il sera donné une nouvelle fois la conclusion suivante  :

résumédecons

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13 commentaires pour D’un discours social présidentiel nébuleux en pratique gouvernementale anti pauvre pour des promesses boule de gomme aux AESH et AVS

  1. ABDILLAHI dit :

    Académie de Rennes 35.
    Bonjour,
    je suis aesh et je desires prendre un congé parental à la naissance de mon enfant. je me suis renseingner et à l’inspection académique, on m’a dit que si je prennais un congé parental. je perdrais les 3 ans d’ancienneté en tant qu’AESH. ET qu’à la reprise je dois recommencer à zéro alors qu’en cette fin d’aller scolaire j’aurais cumuler 3 ans aesh.
    Est ce normal? n’y a til pas pas des solutions pour que je puisse garder les années d’ancienneté suite au congé parental?
    Que dit la loi? que les termes du contrat aesh?

    merci.

  2. Anne dit :

    Bonjour,

    Anne, avs Toulouse,

    Bonjour,

    Suis-je dans l’obligation d’accompagner le deux enfants dont je m’occupe à la piscine, en sachant que 1/ cet accompagnement n’est pas demandé par la MDPH ou autre et que 2/ ils sont autonomes ?
    Puis-je rester chez moi avec l’accord de l’enseigant et du directeur ?

    Je vous remercie par avance pour votre réponse.

    Cordialement.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, » Suis-je dans l’obligation d’accompagner le deux enfants dont je m’occupe à la piscine, en sachant que 1/ cet accompagnement n’est pas demandé par la MDPH ou autre et que 2/ ils sont autonomes ? »
      Nullement si l’enseignant et le directeur d’école estime que cet accompagnement en sortie piscine n’est pas nécessaire. A noter qu’une sortie piscine est considérée comme une activité scolaire entrant pleinement dans le champ d’accompagnement possible par AESH fixé par la MDPH.

      En réponse à votre interrogation, « Puis-je rester chez moi avec l’accord de l’enseigant et du directeur ? »
      Oui mais assurez-vous que cela ne fasse pas l’objet d’une demande de rattrapage ultérieure d’heures.

  3. Christine dit :

    Christine du 28
    Dans l’établissement où je travaille, tout le monde a reçu un courrier de la rectrice qui nous fait part des modifications diverses et variées concernant nos rémunérations pour 2019.
    Surprise, Il y a une petite ligne que concerne les AESH : « la rémunération minimale des AESH sera désormais calculée en référence à l INM 325 »
    Je n’ai jamais digéré l’annualisation pour tout vous dire, donc là nous serons bien payés sous le smic ?
    Un grand merci à vous pour l’aide précieuse que vous nous apportez !

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « donc là nous serons bien payés sous le smic ? »
      pour l’instant, aucune instruction officielle émanant de la DGRH du MEN n’a fixé un indice plancher minimale de rémunération des AESH.
      Nous avons vent simplement que cette DGRH du MEN « s’amuse » actuellement avec la grille de rémunération des AESH en cherchant à aligner tous les salariés AESH en CDD/CDI sur le même indice de rémunération minimale au SMIC. Il demeure possible que la rectrice a pris le devant des intentions dissimulées de la DGRH sachant qu’un indice Majoré 325 entraîne une rémunération en deçà du Smic.
      Mais madame la rectrice connait-elle seulement le montant d’une rémunération brute et nette au smic au 1er janvier 2019 ?

  4. vivie85 dit :

    Vivie 85
    Bonjour,
    AESH en Vendée, 59 ans, CDD de 26 Heures par semaine (64 % sur 39 semaines).
    Quelqu’un pourrait il m’expliquer, pourquoi le salaire de Janvier 2019 a encore baissé ?
    Hausse cotisations ???
    Alors qu’il est annoncé hausse du SMIC.
    J’ai déjà eu en 2018 une perte de 8 euros(CSG), et là, une perte d’environ 10 euros (constaté sur le montant du salaire reçu ce 29 janvier 2019 sur cpte bancaire). Je n’ai pas eu d’absence depuis la rentrée de septembre 2018.
    Pas d’explication, pas possible de vérifier sur le bulletin de salaire puisqu’il arrive toujours très en retard ; je n’ai toujours pas celui de décembre 2018 (heureusement, salaire de décembre 2018 a été versé !!)
    J’ai certainement le tort d’être mariée peut être, car en effet, perso, je n’ai pas de prime ou autre, et les fins de mois sont difficiles. Seule avec le maigre salaire, j’aurais des avantages. Je n’envie pas les mamans seules, loin de moi cette idée, mais les fins de mois sont très très durs pour tout le monde.
    C’est à vous dégoûter de travailler. Pourtant j’aime bcp mon travail d’AESH.
    Comme beaucoup, désormais, je ne ferai pas d’effort, le strict minimum pour un travail mal reconnu. J’aimerai travailler plus en tant qu’AESH.
    Personnellement, depuis de nombreuses années en CUI et maintenant en CDD, je ne fais pas que de l’accompagnement. J’enseigne !!!! Si nous ne faisons pas ça, les élèves en situations de handicap restent sur le banc de touche, alors que certains ont des capacités. Nous détectons les difficultés des élèves, leurs besoins matériels, nous leurs faisons des soins, les assistons aux WC (AESH abs parce qu’en pause : les enseignants ne veulent pas faire cette tâche et dérange l’AESH pdt la pause repas), nous leurs donnons à manger…..la liste des tâches réalisées par les AESH seraient beaucoup trop longues. Il faut être multi-tâches pour multi-handicap.
    Ah ! c’est très enrichissant d’être avec des handicapés, perso, j’aime.
    Mais, petit à petit, on veut et va nous bazarder.
    Vous avez certainement entendu parler de la création d’Unités d’Enseignement Maternelle pour Autistes et des Autorégulations en milieu ordinaire, qui vont se développer, où il n’y aura pas d’AESH. Alors pourquoi se former à l’Autisme et aux troubles du comportement si petit à petit, nous n’exercerons plus avec de tels élèves.
    A moins de trouver une autre fonction, on nous tient à la gorge, puisque si on veut arrêter ce travail d’AESH, sommes considérées démissionnaires, pas de chômage pdt 4 mois et ensuite c’est au bon vouloir de pôle emploi.
    Bref, je le répète, j’aime beaucoup cette activité que je voudrais voir reconnu à sa juste valeur par rapport aux fonctions exercées, mais, il y en a marre de constater que l’on nous prend pour des moins que rien.
    Merci pour toutes les informations et conseils que vous donnez à chaque difficultés rencontrées par des tas de collègues qui aiment leur activité et qui chaque jour exerce leurs missions avec professionnalisme pour les élèves.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « AESH en Vendée, 59 ans, CDD de 26 Heures par semaine (64 % sur 39 semaines). Quelqu’un pourrait il m’expliquer, pourquoi le salaire de Janvier 2019 a encore baissé ? »
      Cela reste effectivement une surprise pré-annoncée. Lors de la réforme des retraites en 2010, il avait été décidé d’aligner progressivement de 2011 à 2020 la cotisation retraite des fonctionnaires (titulaire et non titulaire) sur celle des salariés du privé. Le taux passe donc de 10,56% à 10,83% à compter de janvier 2019. En principe, cela signifie une baisse de salaire en net de plus ou moins 4 euros pour un revenu net de 1200 €.(ce calcul ne prend en compte ni l’augmentation résultant de la hausse du Smic, ni la suppression illégale de l’indemnité compensatrice CSG)
      Toutefois, cette hausse de cotisation de retraite n’est pas suffisante pour expliquer votre perte d’environ 10 euros (constaté sur le montant du salaire reçu ce 29 janvier 2019. D’évidence, depuis janvier 2017, nous constatons une embrouille autour des bulletins de salaires AESH que nous tentons d’éclaircir.

  5. Caroline 83 dit :

    Var. Pour comprendre ce qui nous arrive, l’indifférence et le mépris total que nous récoltons, il faut comprendre l’état d’esprit qui règne dans les plus hautes sphères actuellement :
    Les AESH/APSH cumulent les handicaps pour de ce gouvernement 1-faire partie des ‘travailleurs pauvres’ qui font ce job car ils n’ont pas su mieux se démerder dans la vie (mépris) 2- Etre assimilés (même s’ils n’en sont pas) à cette masse informe de fonctionnaires qui coûtent un pognon de dingue à l’Etat pour un service qui serait mieux rendu par le privé (croient ils…) mépris 3- Etre un corps constitué à 90% de femmes peu reconnu / dévalorisé à ce titre comme tous les métiers qui se sont féminisés (prof des écoles, infirmières, aides soignantes, assistantes sociales..) 4- Etre par nature dans des fonctions qui nous tiennent isolées les unes des autres avec des horaires décalés et aucun moment de regroupement, donc peu organisées (…donc peu dangereuses).

    Quelques réflexions personnelles : Il nous a toujours été indiqué d’éviter les contacts directs avec la famille des enfants que nous accompagnons, de les faire sous couvert de la présence de l’enseignant. Et là avec leur projet nos serions au domicile des familles hors temps scolaire ? Où est la cohérence ?? j’ai eu une expérience très difficile avec une famille il y a quelques années, j’ai pu m’en sortir car j’avais une fonction bien définie dans un cadre scolaire..mais que ce serait-il passé si j’avais également travaillé dans la famille ? je pense que j’aurais été virée !.. nous n’avons déjà pas une grande protection de notre employeur (pour qui ‘ ne pas faire de vagues’ est un mantra) mais si nous intervenons dans les familles nous serons encore plus exposées !!!

    Seul un vrai statut de travailleur social nous permettra d’être protégées dans nos fonctions où qu’elles se déroulent, école, domicile, centre de loisirs…comme le sont les éducateurs spécialisés/ Notre statut actuel de contractuels vaguement formé et payés au lance pierre n’est pas adapté à ces transformations, le portage salarial n’étant qu’un moyen de faire de nous des auto-entrepreneurs et permettant donc à Notre employeur de s’en laver encore plus les mains de notre sort, nous mettant même en concurrence potentielle les unes avec les autres !!!

  6. jocelyne dit :

    Jocelyne 85
    Bonjour,

    Vous trouverez ci-joint texte internet, remarques et questions sur le portage salarial.

    Portage salarial
    Vérifié le 27 novembre 2018 – Direction de l’information légale et administrative (Premier ministre)

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    Le portage salarial est une relation contractuelle tripartite dans laquelle un salarié porté ayant un contrat de travail avec une entreprise de portage salarial effectue une prestation pour le compte d’entreprises clientes.
    Le salarié porté peut être toute personne justifiant d’un niveau d’expertise, de qualification et d’autonomie suffisant pour rechercher ses clients.
    Le salarié porté doit :
    • démarcher l’entreprise cliente (il est responsable de l’apport de clientèle) et négocier le prix et la prestation ;
    • fournir une prestation de service à l’entreprise cliente ;
    • rendre compte de son activité à la société de portage.
    Rémunération
    Le salarié porté est rémunéré par l’entreprise de portage qui lui verse :
    • une rémunération minimale définie par accord de branche étendu, à défaut la rémunération brute minimale hors indemnité est de 2 533 € par mois pour une activité équivalent temps plein, correspondant à 75 % du plafond mensuel de la sécurité sociale ;
    • une indemnité d’apport d’affaire de 5 % de la rémunération (commission couvrant le temps de préparation et de prospection du client).
    Les périodes sans prestation à une entreprise cliente ne sont pas rémunérées.
    Le contrat de portage est un CDI ou un CDD conclu par écrit entre le salarié porté et l’entreprise de portage.
    En plus de la mention « contrat de travail en portage salarial à durée déterminée/indéterminée », le contrat doit comporter :
    • les clauses sur la relation entre l’entreprise de portage salarial et le salarié porté :
    o date du terme et, le cas échéant, une clause de renouvellement lorsqu’il comporte un terme précis,
    o modalités de calcul et de versement de la rémunération, de l’indemnité d’apport d’affaire, des charges sociales et fiscales, des frais de gestion et, le cas échéant, des frais professionnels,
    o modalités de déduction des frais professionnels,
    o descriptif des compétences, des qualifications et des domaines d’expertise du salarié porté,
    o durée de la période d’essai,
    o modalités d’acquisition, de prise et de paiement des congés payés,
    o nom et adresse de la caisse de retraite complémentaire et de l’organisme de prévoyance dont relève l’entreprise de portage salarial,
    o périodicité de l’établissement par le salarié porté de comptes rendus d’activité,
    o identité du garant financier de l’entreprise de portage salarial ;
    • les clauses sur la réalisation de la prestation de service de portage salarial :
    o identité et l’adresse de l’entreprise cliente ;
    o descriptif de l’objet de la prestation et ses conditions d’exécution par le salarié porté ;
    o durée de la prestation ;
    o durée minimale de la prestation et la nature de l’événement (ou du résultat déterminant la fin du contrat),
    o prix de la prestation convenu entre le salarié porté et l’entreprise cliente (montant de la rémunération, de l’indemnité d’apport d’affaire, des prélèvements sociaux et fiscaux, des frais de gestion et des frais professionnels),
    o responsabilité de l’entreprise cliente relative aux conditions d’exécution du travail du salarié porté (santé, sécurité, durée du travail, pendant l’exécution de sa prestation),
    o nature des équipements de protection individuelle fournis par l’entreprise cliente,
    o l’identité de l’assureur et le numéro d’assurance garantissant la responsabilité civile souscrite pour le salarié porté en cas de dommages provoqués dans l’entreprise cliente.
    Un CDD est renouvelable deux fois pour une durée totale qui ne peut pas dépasser 18 mois. Cependant, le terme du contrat peut être reporté, par accord entre l’entreprise de portage salarial et le salarié porté, pour une durée maximale de 3 mois.
    Le contrat doit être transmis au salarié porté au plus tard dans les 2 jours ouvrables suivant sa conclusion.
    Revenir au sommaire de cette partie
    Attention :
    le portage salarial ne doit pas être confondu avec le prêt de main d’œuvre entre entreprises, ni avec un contrat de travail temporaire (intérimaire).

    Extrait du site https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F31620 sur le portage salarial proposé par M. le Président E. MACRON et M. le Ministre J.M. BLANQUER.

    Ces informations sur ce statut m’interpellent et m’amènent à quelques remarques et questions.
    Si l’on transpose les différents acteurs de la définition de ce texte :

    – l’entreprise de portage salariale serait l’Education Nationale
    – les entreprises clientes seraient les collectivités locales, les associations, les familles
    – le salarié porté serait les AVS ou AESH

    Plusieurs remarques et questions
    – Un salarié porté est un salarié EXPERT, QUALIFIE et AUTONOME. Si les AESH deviennent des salariés portés c’est qu’ils sont normalement reconnus comme des salariés EXPERTS, QUALIFIES ET AUTONOMES.
    o Alors pourquoi L’Éducation Nationale les rémunère –t-elle au niveau du SMIC ?
    o Le salaire que verseront les collectivités locales dépendra de quel accord de branche ?
    o S’il y a intervention à domicile quel salaire versera la famille et sur quelle base sera-t-il établi ?
    o Un salarié de droit public peut –il devenir un salarié de droit privé employé par une entreprise de droit public ?

    – Il y a de fortes probabilités que les contrats signés soient des CDD. Or, il me semble que le statut de salarié porté dépend de la réglementation de droit privé dans laquelle un CDD ne peut dépasser 18 mois et ne peut être renouvelé que 2 fois.
    o Où se trouve la pérennisation de notre situation ?

    Je ne suis pas spécialiste en droit du travail mais j’essaye de comprendre.

    Peut-être mes remarques et mes questions sont-elles inappropriées ?
    Mais je crains que l’on mobilise beaucoup de fonctionnaires de « circulaires », au taux horaire très différent du nôtre, qui risquent de créer une véritable « usine à gaz » afin de concilier tous ces critères et qui risque, à terme, de décourager tout employeur potentiel.
    Ainsi on pourra dire « il y a des possibilités mais personnes ne s’en sert ? »

    Il me semble que ce que demandent les AVS/AESH est relativement simple :

    – Une professionnalisation qui passe par une véritable formation.
    – Qui, cette professionnalisation appelle à une véritable reconnaissance tant institutionnelle que salariale.

    Un statut hybride, une multitude d’employeurs, des temps de travail supplémentaires aléatoires, une évolution professionnelle inexistante, tout ceci ne me semble pas représenter une amélioration de notre situation.
    Allons gardons espoir.

    Cordialement

    Fée clochette

    • briand0493 dit :

      Bonjour Fée clochette,
      Au sein de l’équipe UNEAVS, nous nous doutions que fée clochette allait repérer notre indication « portage salarial« . Et si nous avons fourni cette indication, c’est que nous avons eu vent d’un projet en catimini du secrétariat aux handicaps/ministère de l’éducation nationale avec des associations du monde du handicap allant dans ce sens. Toutefois, en l’absence d’éléments tangible (documents officiels, de travail, de réflexion émanant du ministère…), nous ne pouvons que signaler ce projet en catimini sans en démontrer véritablement sa consistance…..

      Mais,en dépit de ces réserves, tout ce vos informations indiquées et vos analysez et vos interrogations qui s’en suivent sont pleinement partagées par l’équipe UNEAVS.

  7. cathy bonneau dit :

    Et les evs ?? Qui s en soucis maintenant, déjà oubliées ??

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à vitre interrogation, « Et les evs ? »
      Nous ne les oublions pas. Le site uNEAVS, initialement a été créé sur l’impulsion d’un collectif EVS de Bretagne, ensuite regroupé dans l’association UNEAVS. Par la suite, ces membres de collectif ont vu pur la plupart leur mission par contrat se transformer progressivement en mission AVS. Certains de ces membres restent encore en activité professionnelle comme AESH. La disparition progressive des missions EVS des établissements scolaire a été effective dès juin 2017. Nous savons que demeurent encore des collègues EVS assistant administratif direction d’école toujours en poste. Au terme définitif de leur CDD Pec-CUi-CAE, nous les invitons à tenter la démarche d’obtenir un emploi AESH si leur souhait est de rester en activité dans l’éducation nationale. L’UNEAVS n’a qu’un regret profond : de ne pas avoir pu faire renverser cette tendance à la suppression des emplois EVS.

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