Nous,AESH, accusons la gouvernance Edouard Philippe (1er ministre), J.M. Blanquer (ministre de l’éducation nationale), Sophie Cluzel (secrétaire d’état aux handicaps) de violences institutionnelles délibérées à notre égard.

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Communiqué de presse UNEAVS en date du 02/12/2018

Depuis 3 semaines, L’UNEAVS a fait le constat de la volonté de maints AESH de l’Education nationale de faire écho  de leur colère et de leurs exaspérations de leur condition de précarité imposée par leur employeur Education nationale en s’associant solidairement avec des citoyens dans des mouvements locaux de gilets jaune. Nous faisons aussi constats de leur épuisement et usure professionnelle par ignorance délibérée de l’institution, de leur épouvantable malaise, présente dans tous les établissements scolaires d’affectation.

Il n’appartenait pas à l’UNEAVS de s’opposer à cette volonté des AESH de manifester ainsi leur colère de manière pacifique, empreinte de dignité face à une gouvernance Edouard Philippe (1er ministre), J.M. Blanquer (ministre de l’éducation nationale), Sophie Cluzel (secrétaire d’état aux handicaps). Cette dernière  n’a exprimé  rien d’autre que de l’indifférence avérée et presque malsaine face à leurs conditions de mal vivre depuis trop longtemps à ce jour  Ainsi, l’UNEAVS n’en comprend que trop bien le profond ressentiment de nos collègues AESH à l’encontre de cette gouvernance leur affirmant une augmentation de leur pouvoir d’achat quand leur rémunération mensuelle (moyenne 700 euros/mois) subit une baisse par suppression hors la loi de l’indemnité CSG depuis septembre 2018.

Il appartient à l’UNEAVS d’exprimer sa désapprobation de la profonde violence sociale surgissant de « citoyens  “perdus”  de notre démocratie. En se greffant sur les mouvements pacifiques des gilets jaune, elle ne saurait les  excuser d’exprimer uniquement leur exaspération de vie à l’égard de la gouvernance politique actuelle par la désolation, l’insécurité, la destruction ou la profanation des espaces publiques ou privés. 

Il appartient aussi à l’UNEAVS, au nom de nos collègues AESH, adhérents de l’association, de mesurer le degré de responsabilité de la gouvernance Edouard Philippe (1er ministre), J.M. Blanquer (ministre de l’éducation nationale), Sophie Cluzel (secrétaire d’état aux handicaps ) d’être impliquée dans l’émergence de cette profonde violence sociale.

Il en découle qu’à ignorer les avertissements des acteurs de terrain, de leurs représentants reconnus, à instituer  une politique délibérée de maltraitance institutionnelle des agents AESH par la négation de leurs droits légitimes à des conditions de travail  et des rémunérations décentes à leur hauteur de leur espérance et attentes, cette gouvernance politique reste responsable  des conséquences néfastes de leurs actes, de leurs décisions politiques et de leur mépris de la démocratie sociale, à ce jour.

L’UNEAVS reste en droit légitime de poser cette seule question :

Sont-ils encore dignes de faire parti de l’exécutif, celles et ceux qui ne veulent pas comprendre, ne veulent pas entendre, ne veulent pas voir les laissés- pour-compte, les agents AESH de l’Education nationale, « s’enliser » dans leur déplorable misère socio-économique et dans la désespérance sociale ?

Carquefou, le 2/12/2018                                      

Muriel Michelin , Présidente UNEAVS

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9 commentaires pour Nous,AESH, accusons la gouvernance Edouard Philippe (1er ministre), J.M. Blanquer (ministre de l’éducation nationale), Sophie Cluzel (secrétaire d’état aux handicaps) de violences institutionnelles délibérées à notre égard.

  1. GG(21) dit :

    Je ris…jaune!
    Mr le premier ministre à compris la parole du peuple souverain, ce qui n’est pas le cas de certains de ses ministres!
    Pour l’instant, je ris… JAUNE!

    J’ai envoyé cette missive simple et directe à plusieurs syndicats :
    « Bonjour, les élections arrivent à terme.
    La gouvernance veut renouer le dialogue avec les organisations syndicales, ne serait-il pas opportun de défendre les revendications des AESH concernant leurs salaires et leur quotidien de + en + insoutenable… Mme Cluzel annonce que les contrats ne peuvent excéder 24/26 heures(alors que la norme est plutôt de 20 heures et parfois(toujours) moins). Et bien négociez 26 heures pour les AESH… »
    Merci et bon courage.
    ******(AESH CDI 20h30)

    réponse d’un des syndicats:

    Bonsoir ******
    Les élections sont terminées et hélas, la participation des non-titulaires n’a pas été la hauteur des légitimes revendications (carrière, salaire, quotité de service…) que nous portons aussi, avant et après les élections, mais avec d’autant plus de poids que les premier-e-s concerné-e-s se mobilisent.
    L* ********** s’y emploie mais, en la matière, une implication, une syndicalisation et des actions déterminées des AESH sont nécessaires.
    On ne gagne dans une négociation que si les personnels concernés s’organisent et se font entendre.
    Un avis?
    J’attends d’autres réponses et ne manquerait pas de vous en faire part…

    « Ne te plains pas du mépris où tu tombes, quand tu en es la cause. »
    Proverbe danois (1757)

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      A lecture de la réponse de cet interlocuteur syndical, il y a effectivement de quoi rire Jaune devant une telle posture de « mépris » à votre égard et à l’égard de tous les AESH. Conditionner un soutien à des AESH à leur participation effective à des élections professionnelles, c’est « oublier » qu’il n’a existé aucune volonté de la part du MEN de faciliter la participation des AED/AESH à ces élections professionnelles depuis fin octobre 2018.
      Le constat est sans appel: tout était bon pour limiter le droit de vote des personnels AED, AVS et AESH : Information officielle du déroulement de vote et comment voter non établie, absence sur la liste électorale, pas de NUMEN, double NUMEN, problème de boite mail, aucune réponse aux courriels, attente interminable au téléphone, réponses illogiques et contradictoires selon les interlocuteurs (DSDEN, Rectorat, employeur), identifiants électeurs invalides, code électeur annulé ou refus de prise en compte code électeur….
      Pour cet interlocuteur syndical pédant,
      Le con sert d’humus à sa connerie comme les feuilles mortes à l’arbre d’où elles sont tombées.

      Citation de Frédéric Dard ; Les pensées de San-Antonio (1996)

  2. Toviry dit :

    Bonjour à tous,
    Merci pour votre article qui souligne bien l’indifférence et un « certain mépris » dans lequel nous travaillons chaque jour.Je souhaitais vous faire part d’une indignation et injustice qui me révolte encore plus est que mon nouveau contrat mon salaire diminue de 45 euros et 1 heure 30 de travail en plus au lieu de 20 heures en 2018. Je suis écœuré et je n’ai qu’une hâte est de trouver un autre job. Lilas

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre commentaire, Nous partageons votre indignation et écoeurement. Cela d’autant que la secrétaire d’Etat aux handicap, Sophie Cluzel en déclarant  « On ne peut pas changer de cap parce qu’il y a des revendications « >Le 19 novembre à sud radio ne fait que confirmer ce que pertinemment vous soulignez : « indifférence et un certain mépris » bien affichés et revendiqués.

  3. Veronique Hxxxxxxxx dit :

    Bonjour ,

    Merci tout d’abord pour toutes ces informations précieuses . Je voudrais savoir si on peut assister aux réunions des instit ? Parce nous avs en primaires on s’est faite refouler par l’équipe enseignante qui dit que ça ne nous regarde pas . Merci .

    >

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, «  savoir si on peut assister aux réunions des instit ? »
      Votre participation aux réunions pédagogiques d’enseignant n’est pas un droit. Tant que les enseignants d’une école estiment votre participation à une réunion pédagogique non nécessaire, vous ne pouvez qu’acter votre non participation.

  4. jocelyne dit :

    Jocelyne 85
    Bonjour
    Souvent proverbes et citations aident à la réflexion en exprimant de manière efficace et pertinente certaines idées.
    La situation actuelle et les derniers évènements m’ont attristés. Pour moi, la source de cette colère et de son expression se résume en un mot « MÉPRIS ».
    J’ai trouvé quelques citations qui me semblent illustrer ce que l’on vit actuellement et que je voudrais partager :

    « On traite de nos jours par le mépris ce qui mérite souvent le respect et considération ».
    Citation de Samuel Ferdinand LOP (Les nouvelles pensées et maximes 1970)

    – Les enfants en situation de handicap et leur famille ne sont –ils pas respectables et considérables ?
    – Accompagner des enfants en situation de handicap dans leur scolarité n’est –il pas respectable et considérable ?
    – Participer à leur inclusion, au développement de leur autonomie, à leur émancipation, toutes ces actions et objectifs ne sont-ils pas respectables et considérables ?
    Alors pourquoi ce mépris et cette absence de considération pour les AESH ?

    « Ne pas écouter est non seulement un manque de politesse mais encore une marque de mépris »
    Citation de Balzac (Modeste Mignon 1844)

    Depuis février 2005, année de la LOI sur le handicap, nombreuses demandes sont exprimées (formations, temps complet, fin de la précarité, salaires dignes…) mais on ne nous écoute pas. Pire, j’ai le sentiment que l’on nous méprise et notre situation reste difficile.

    « Ce n’est pas la pauvreté qui est intolérable, c’est le mépris »
    Citation de Voltaire (Café ou l’Écossaise l5 1760)

    Alors se développe un sentiment de méfiance, de défiance, de rancœur voire de haine !!!

    « Garde toi de montrer trop de mépris, tu te ferais bien trop d’ennemis »
    Citation extraite du recueil de proverbes français de 1821

    Alors se regroupe tous ceux pour qui ce ressenti, cette réalité sont devenus insupportables, invivables !!!

    « L’homme pardonne quelquefois la haine, jamais le mépris »
    Citation de Pierre- Claude-Victor Boiste (dictionnaire universelle 1843)
    Alors s’exprime la colère mais…

    « La violence peut faire taire, mais non persuader »
    Citation d’Anne Barratin (De toutes les paroisses 1913)
    La violence n’est pas une solution constructive, alors restent le respect, la considération, la reconnaissance mutuelle car

    « Une discussion ne peut se poursuivre sous l’influence de la colère. »
    Citation de Samuel Ferdinand-Lop (Les nouvelles pensées et maximes 1970)

    J’espère que toute cette violence, synonyme d’échec et qui me rend profondément triste, fera prendre conscience à nos dirigeants que les verbes respecter, reconnaitre, considérer représentent des actions FONDAMENTALES et INCONTOURNABLES pour qu’une société vive en paix et en harmonie.

    Merci

  5. A..... isabelle dit :

    Je pense que la pire dans tout ça, est bien Sophie Cluzel dont le discours a prit un virage a 180 ° depuis son entrée au gouvernement…
    C’est inadmissible, je ne comprends même pas qu’un telle revirement puisse être possible.
    Et sa position de dire qu’elle est elle même maman, elle devrait avoir honte.
    Isabelle de la Sarthe 72
    PS : Muriel, tu étais venue faire une intervention chez ‘ous il y a quelques années… Je continue la lutte…

    • muriel Michelin dit :

      Nous aussi .. cette bataille dont on ne voit pas le bout continue après tant d’années ….Bon courage Isabelle

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