Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social –communiqué de presse UNEAVS – 10 février 2016

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« Pourquoi la création du Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social n’est qu’une petite reconnaissance d’un métier »

Trois années se sont écoulées après la participation de l’UNEAVS aux travaux de professionnalisation (2012) conduisant aux préconisations du rapport de Pénélope Komites, rendu public en 2013. Entre temps, ont demeuré obstinément des CDD AESH de nature précaire débouchant sur des propositions de CDI AESH qui le sont parfois encore plus.

Voici donc la nouvelle « mouture progressive » du nouveau métier. Nous tenons à remercier tout de même les instances ministérielles de cette parution arrivant à point nommé et se révélant d’une importance capitale dans la reconnaissance professionnelle des accompagnants d’élèves en situation de handicap dans l’Éducation Nationale.

Passera le temps de l’euphorie collective d’être reconnu quelque part … jusqu’à se rendre à une évidence, la possession du DE AES n’est pas censée remplir le « frigo vide» d’un salarié AESH, du moins pour le moment.

Mais de quoi voulons nous parler exactement ?

Plus personne ne conteste et invalide la précarité financière et économique engendrée par les emplois AESH dans l’Éducation Nationale. Nous ne saurons ignorer non plus cette petite avancée que constitue la création du diplôme AES permettant de faire de nous des accompagnants professionnels à part entière. Malheureusement, l’UNEAVS constate déjà des confusions multiples et variées provenant d’acteurs divers.

Ainsi, aux lectures d’annonces ici ou là sur la création de ce diplôme AES, l’UNEAVS réagit fermement :

  • Il serait utopique de penser que ce diplôme AES va sortir les AESH de la précarité. En effet, tant que la gestion des AESH dans chaque académie sera faite « à la quotité d’heures» calquée sur des notifications MDPH, la rémunération assortie à ces heures fera toujours de l’AESH un salarié « pauvre ». C’est un mensonge délibéré de prétendre que la possession du DE AES aurait pour conséquence d’en faire un salarié moins pauvre.
  • Il serait irresponsable de laisser entendre à des futurs diplômés AES spécialité AESH suivant la formation initiale qu’ils intègreront d’office telles ou telles institutions scolaires sans difficulté, accèderont directement à un CDI AESH ou exerceront sous statut de fonctionnaires titulaires dans l’éducation nationale.
  • Laisser croire que la possession d’un diplôme AES spécialité AESH entraine un traitement plus favorable qu’un collègue AESH déjà en poste disposant d’une dispense de diplôme… est un rêve illusoire et inutile.
  • Affirmer qu’un niveau V d’un diplôme AES ne serait pas assez élevé pour savoir établir une relation avec un élève, avec des parents, des enseignants, ou participer aux réunions d’équipes de suivi de scolarisation…, demeure une ABERRATION et une injure à l’intelligence, aux compétences, aux connaissances des femmes et des hommes, possédant un niveau V et exerçant actuellement comme AESH dans des établissements scolaires.

L’UNEAVS se félicite de cette humilité dans le niveau du diplôme puisqu’elle avait largement exprimé lors des travaux de professionnalisation (2013) la préconisation suivante : permettre à tous les AESH en poste, sans exception, la possibilité de réaliser son projet de vie professionnelle en acquérant un diplôme d’accompagnant éducatif et social, avec une spécialité librement choisie, leur permettant d’exercer leur métier d’accompagnant dans le milieu qui leur convient. 

  • Le législateur a souhaité permettre aux AESH de diversifier leurs lieux d’exercice (structures d’accueil de la petite enfance, établissements d’enseignement et de formation, lieux de stages, d’apprentissage, d’alternance, ou d’emploi, lieux d’activités culturelles, sportives, artistiques et de loisirs, établissements et services médico-sociaux, lieux de formation professionnelle)

A terme, il serait donc attendu une polyvalence des AESH. Ce serait oublier que la prise en charge des élèves en situation de handicap dans une classe ordinaire est déjà d’une extrême complexité ressemblant même à un « casse tête chinois  » permanent et récurrent.

Aussi, nous estimons que cette polyvalence, sans garde fou, risque de mettre en danger les professionnels AESH de l’éducation nationale dans un contexte économique qui pousserait des employeurs à confondre des professionnels qualifiés polyvalents avec des employés à qui on est en droit de demander tout et n’importe quoi.

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Le communiqué de presse UNEAVS est téléchargeable en version PDF (cliquer ICI)

AJOUT en date du 17 février 2016

L’UNEAVS constatant l’usage de son communiqué de presse en date du 10/01/2016 à des fins de nuisance à l’égard de sa notoriété auprès des collègues AESH et des travailleurs sociaux du champ social, tient à publier ci-après ses observations: 

Le 15 février 2016, dans la revue « faire face », Mme  Bénédicte Kail, conseillère nationale de l’APF (association des paralysés de France) déclare… » Mais ce diplôme est seulement de niveau V, [comme un CAP ou un BEP]. Ses titulaires risquent donc de se heurter à certaines limites dans l’accompagnement au savoir des collégiens et des lycéens, voire même dès l’élémentaire pour certaines tâches. ». Madame  Sophie Cluzel, la présidente de la Fnaseph. (association de parents d’élèves en situation de handicap) rajoute « ….Comment y parvenir avec des accompagnants ayant un diplôme d’un niveau inférieur au bac ? »

L’UNEAVS a clairement  exprimé auprès des administrateurs de la revue « faire face » son opposition  à  ce type de discours méprisant  à l’égard du personnel AESH en poste et des futurs titulaires du diplôme EAS (toutes spécialités confondues).

En effet, cette posture sociale de  mépris à l’égard de tout personne disposant d’un niveau V d’étude conduit à considérer en fin de compte que ce n’est ni l’expérience professionnelle acquise (de 2 ans et +), ni les compétences de l’AESH qui importent dans une fonction d’accompagnement d’un élève  mais bel et bien sa capacité à « se substituer »  ou à  » suppléer » aux fonctions d’un enseignant dispensant un savoir disciplinaire tout le long du cursus scolaire d’un élève. L’avis de l’enseignant ne sera pas requis, il va de soi. Ceci n’est pas acceptable.

Une posture sociale renouvelée de mépris social ayant atteint  son paroxysme  lors des  travaux interministériels sur la professionnalisation des AVS  (2013) puisque, à la grande stupéfaction des représentants UNEAVS,  un des collaborateurs de Madame  Sophie Cluzel, présidente de la Fnaseph (association de parents d’élèves en situation de handicap) en était arrivée à soutenir que les futurs AESH se devaient « se substituer » aux fonctions  éducatives des parents !!!!! Ceci n’était pas acceptable.

Par ailleurs, par ses propos, Mme  Bénédicte Kail, conseillère nationale de l’APF (association des paralysés de France) sous entendrait que les futurs diplomés AES (quelque soit la spécialité choisie), formés dans des centres de formation professionnelle APF (association des paralysés de France) serait d’avance inapte et incompétent à exercer leur métier AES selon leur spécialité choisie, et tout particulièrement « Accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire »Ceci n’est pas acceptable.

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48 commentaires pour Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social –communiqué de presse UNEAVS – 10 février 2016

  1. Jean Nono dit :

    Bonjour,

    En Bretagne des services civiques prennent en partie les fonctions d’evs direction.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      merci de votre information. Nous allons contrôler sa fiabilité.

      • Jean Nono dit :

        Sur Rennes, un syndicat s’est vu informé par le recteur qu’il y aurait 84 services civiques comme « autre modalité à l’aide à la direction. » Récemment, j’ai eu des nouvelles de mon ancienne école : le directeur m’a informé qu’il avait une jeune en service civique, qui, m’a-t-il dit, ne faisait pas d’administration, mais me remplace quand même, d’après ce que j’ai compris, dans la gestion de la bibliothèque de l’école (bibliothèque très volumineuse d’une grosse école primaire, ce qui demande beaucoup de travail). Voilà ce que je peux vous dire. Dans deux semaines, je vais à une réunion syndicale, j’aurai sans doute d’autres informations par les anciens mis au chômage comme moi.

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          Nous sommes en vigilance rouge. Votre information « un syndicat s’est vu informé par le recteur qu’il y aurait 84 services civiques comme « autre modalité à l’aide à la direction. » traduit justement ce que l’équipe UNEAVS redoutait comme dérive institutionnel et l’avait dénoncé dès mai-avril 2015: le remplacement effectif du personnel EVS par des jeunes en service civique à moindre coût.
          Nous attendons la suite de vos informations en croisant avec celles qui nous parviennent tout aussi inquiatants pour le personnel EVS actuellement en poste et menacé d’éviction.

          • christine oise dit :

            Christine 60, aide à la direction depuis octobre 2013
            Mais quelle honte, j’avais effectivement lu sur ce site, le recrutement de service à moindre cout. Malgré nos contrats « aidés » qui sont, ils me semblent, les contrats les plus précaires qui existent actuellement en France (salaire, renouvellement dont on a souvent confirmation très tardivement, formation ridicule, pas de mutuelle,pas de prime de précarité, « mais pourquoi les cui précaires? mais non », etc. « Ils » ont trouvé mieux enfin mieux pour eux, Et pourtant, comme l’aide à l’enfant en difficulté, l’aide à la direction, est un poste qui a raison d’être. Je suis dégoutée, l’avenir était déjà plus qu’incertain pour les postes d’aide à la direction, mais là……..

    • Deschamps dit :

      Bonjour,
      Evs49
      Pouvez vous nous en dire plus sur « les services publics ».
      Quel genre d’entreprise ? Plus précisément.
      Car cela peut être interessant car pour nous les Evs on peut se demander pourquoi de tels postes ont été créés et où est la véritable reconversion.

      Merci beaucoup

      • briand0493 dit :

        Bonjour,
        Attention. Il s’agit de la mise en place du service civique dans les académies.
        Le Service Civique au sein du ministère de l’éducation nationale s’adresse à tous les jeunes de 18 à 25 ans.
        Il s’agit d’un engagement volontaire rémunéré (environ 550 euros/mois) d’une durée de 8 mois.
        Les missions s’effectuent en école et visent à contribuer aux activités éducatives, pédagogiques et citoyennes de l’école primaire. La priorité est donnée à des missions dans le 1er degré public et en éducation prioritaire.
        Ce qui interpelle est qu’un mission confiée à ces jeunes volontaires (la mission « Contribution aux activités éducatives, pédagogiques et
        citoyennes de l’école primaire
        « ) n’est ni plus ni moins qu’une mission confiée à des EVS (assistant administratif à la direction d’école). Or, autant l’employeur EPLE d’un agent en CUI-CAE est tenu par une obligation d’accompagnement et mise en place d’action de formation en vue d’une insertion durable vers l’emploi, pour un jeune embauché dans un cadre service civique, il n’y a ni accompagnement ni action de formation pour permettre au jeune de s’insérer durablement dans un emploi.

  2. Sab dit :

    Bonjour, l’IA m’envoie un avenant à mon contrat AESH. Je passe à l’indice 320 sans aucune précision. Pouvez- vous me dire à quel montant de salaire cela correspond ? J’ai regardé la grille de salaire sur votre site mais je ne m’y retrouve pas est ce un nouvel indice? Merci d’avance.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Pouvez- vous me dire à quel montant de salaire cela correspond ? » et suivante « est ce un nouvel indice? »
      Le SMIC ayant subi une augmentation au 1er janvier 2014, l’indice majoré des AESH en CDD est passé de 315 à 317 et en CDI de 318 à 320.
      Comme depuis le 1er janvier 2014, la cotisation retraite également a augmenté de 0, 50 %, cela se traduit au final pour une augmentation sur votre bulletin de salaire équivalent au prix d’un MARS. 5 nous sommes d’accord avec vous, « Nom de Mars, des clopinettes ! »

      • sandra dit :

        pour ma part cela s’est traduit par une baisse de salaire de 2.25€ de 901.40 je suis passée à 899.15 ???? une augmentation d’indice qui se traduit par une baisse de salaire??
        De plus je ne comprends toujours pas que ma fiche de paie indique 113.75h alors que je suis à 1205h annualisé sur 36 semaine?? On m’a répondu que c’était pour ramener ça au smic horaire ??? à quoi servent les indice dans ce cas ??

        Bonne journée

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          En réponse à votre interrogation, « une augmentation d’indice qui se traduit par une baisse de salaire?? »
          A compter du 1er janvier 2016, les cotisations ont subi une augmentation, ce qui se traduit malgré la hausse du point d’indice à une baisse de votre rémunération mensuelle.

          En réponse à votre interrogation, « ma fiche de paie indique 113.75h alors que je suis à 1205h annualisé sur 36 semaine?? « et suivante  » à quoi servent les indice dans ce cas ??
          Votre rémunération est mensuelle et tient compte à la fois vos heures effectives de travail et vos heures de congés légaux lissées tous les mois. L’indice échelon dit indice brut indique votre rang dans la grille indiciaire AESH et l’indice majoré correspondant sert à calculer votre rémunération mensuelle.

          En réponse à votre interrogation,  » On m’a répondu que c’était pour ramener ça au smic horaire ??? »
          L’indice majoré servant au calcul de votre rémunération ne doit pas avoir pour effet de vous faire établir un traitement inférieur au Smic. Quand le smic augmente, l’indice majoré est revu à la hausse et tous les agents titulaires/non titulaires de l’éducation nationale doivent avoir un indice majoré au minimum fixé à 315.

    • REYMOND dit :

      Bonjour, une journée de la femme très particulière !
      Je viens d’apprendre par téléphone (dispositif des AVS) et par mail, ma nouvelle affectation à partir de la semaine prochaine. Pour la raison suivante : »des contraintes nous imposent de modifier certaines affectations ». Au lieu d’être présente 18 heures au collège, on me demande de partager mon temps (6 heures au collège et 12 heures dans une école primaire située à 10 bornes). Et mon avis sur la situation ? Quel manque de considération ! (Il ne fait pas bon être AESH en 2015)
      Suis-je en doit de refuser ce changement ?
      AESH féminine du 38

      • briand0493 dit :

        Bonjour,
        En réponse à votre interrogation, « Suis-je en doit de refuser ce changement ? »
        après vérification des textes, il sera difficile de refuser cette nouvelle double affectation dans la mesure où elle ne constitue pas véritablement une modification substantielle de vos conditions de travail (diminution de vos heures de travail, baisse de rémunération).Votre employeur use simplement de son droit légal à vous affecter sur des leiux de travail en fonction des nécessités de service.
        Nous partageons votre avis: désagréable sensation d’être prise pour un meuble que l’on déplace à droite ou gauche au gré des humeurs et circonstances.

  3. innocenti dit :

    bonjour, je suis AESH dans le val d’oise . Le decret n°2003-484 du 6 juin 2003 article 2 dit : « le travail es assistants d’éducation se répartit dans le respect de la durée annuelle de référence de 1607 heures prévues à l’article 1er du decret du 25 aout2000 susvisé, sur une durée minimale de 39semaines…. » Mais, le décret 2005-1194 du 22 septembre 2005 modifie le décret 2003-484 et dit : » au 1er alinéa, les mots « 1600 h » sont suprimés. il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :  » Le travail au cours d’une année scolaire des assistants d’éducation recrutés pour accomplir les fonctions prévues au 2°de l’article 1er se répartit sur une période d’une durée maximale de 36 semaines. Le service de ces personnels peut comporter un temps de préparation des interventions auprès de l’élève dont le volume est déterminé par l’autorité gargée de l’organisation du service, à concurrence d’un maximum annuel de 100h pour un mi-temps »
    Cela veut-il dire que le quota hebdomadaire doit être calculé sur 36 semaines ? Donc, travaillant à mi-temps, mon temps de travail est à ce jour réparti sur 39semaines comme le stipule le décret 2003-484,soit 20h30 par semaine. L’école peut-elle utiliser le décret 2005-1194 pour répartir mes heures sur 36 semaines et donc me faire travailler 22h30 ?
    Merci pour votre aide

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Cela veut-il dire que le quota hebdomadaire doit être calculé sur 36 semaines ?  » et suivante « L’école peut-elle utiliser le décret 2005-1194 pour répartir mes heures sur 36 semaines et donc me faire travailler 22h30 ? »
      1- Vous disposez d’un contrat de travail AESH signé entre votre employeur et vous et qui s’impose de droit. Votre contrat de travail indique une quotité temps de travail attribuée de 803 h(soit 50% d’un temps incomplet) à répartir sur 39 semaines. Votre directeur/rice d’école n’ayant aucune autorité hiérarchique, vous êtes en droit de disposer un planning horaire hebdomadaire conforme à à votre contrat de travail soit (803/39)= 20h30.

      2- Vous êtes AESH et les textes de droit qui vous sont applicables ne sont plus ceux d’un assistant éducation depuis la parution du Décret n° 2014-724 du 27 juin  2014 relatif aux conditions de recrutement et d’emploi des accompagnants des élèves en situation de handicap et modifiant le décret n° 2003-484 du 6 juin 2003 fixant les conditions de recrutement et d’emploi des assistants d’éducation
      Le decret n°2003-484 du 6 juin 2003 article 2 et le décret 2005-1194 du 22 septembre 2005 modifie le décret 2003-484 sortis par votre directeur/rice d’école sont à jeter à la poubelle.
      Indiquez les références juridiques qui vous sont applicables (voir référence en cliquant ICI)

      3-Faites rappeler (au besoin sèchement) que la circulaire n°2014-083 du  08/07/2014 relative aux conditions de recrutement et d’emploi des AESH. indique bien « La durée annuelle de travail des AESH est fixée en référence à la durée légale, soit 1 607 heures pour un temps complet. Comme les AED-AVS, les AESH accomplissent leur service sur la base d’un nombre de semaines compris entre 39 et 45 par an. « 

      4- rappelez à votre directeur/rice d’école que s’il n’est pas content des textes de loi et circulaires qui vous sont applicables, le bureau des plaintes se trouvent dans l’ordre le concernant : Inspection de circonscription, IA, recteur d’académie, ministère, chef du gouvernement, président de la république.

      ce n’est pas possible…il y a vraiment des claques qui se perdent chez des directeurs/rices d »école avec leur prétention éhontée à vouloir fixer des horaires sur 36 semaines à des AESH

      • innocenti dit :

        merci beaucoup pour ces précisions. J’aurais deux autres questions. La première,mon proviseur peut-il me demander de travailler 3 semaines de plus, même s’il n’y a plus d’élèves.
        La deuxième, travaillant dans un lycée professionnel, les élèves doivent faire des stages de 4 semaines. Suis-je tenue de venir au lycée pour en fin de compte attendre que le temps passe. Le problème se pose encore plus au mois de juin ou l’école n’est active que pour les examens soit environ une semaine dans le mois.
        merci beaucoup

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          En réponse à votre interrogation, « mon proviseur peut-il me demander de travailler 3 semaines de plus, même s’il n’y a plus d’élèves » Elève accompagné absent ou non, vous restez toujours à la disposition de votre employeur pour accomplir votre temps de travail effectif conformément à votre contrat de travail. ce qui rejoint votre deuxième question

          En réponse à votre interrogation,  » Suis-je tenue de venir au lycée pour en fin de compte attendre que le temps passe »
          Oui. (voir obligation de services ci-avant)
          la circulaire n°2014-083 du  08/07/2014 relative aux conditions de recrutement et d’emploi des AESH prend la dimension de ce que vous avez à accomplir pendant votre temps de service d’AESH. il est noté ainsi « Le temps de service de l’AESH ne se limite pas à l’accompagnement de l’élève car il contribue au suivi et à la mise en oeuvre du projet personnalisé de l’élève. Il participe aux réunions, ainsi qu’aux dispositifs Ecole ouverte et stage de remise à niveau … toutes activités pouvant être décomptées de son temps de travail. »
          Et dans la pratique, hors présence de l’élève, il n’est pas du tout inutile de se réserver des temps de travail consacrés à
          • la préparation matérielle
          • la relecture des cours
          • la révision, pour soi-mêmes, des notions, selon le niveau scolaire de l’élève, la propre spécialité de l’AESH, son éloignement de la formation initiale
          • l’appropriation du handicap, de la psychologie de l’enfant
          • l’évaluation écrit des progrès de l’élève
          • de réflexion, de formation, d’échanges et/ou de confrontations avec des professionnels de l’accompagnement, de recherches sur comment mieux accompagner un élève.
          …..Ce temps personnel de préparation est à reconnaître dans ce calcul horaire : il est par excellence ce « temps invisible » dont on se doit évoquer pour une meilleure Qualité de Vie au Travail. 
          En consultant le référentiel compétences du diplôme AES spécialité AESH, vous disposez désormais d’un outil très utile pour vérifier par vous même vos compétences acquises et les compétences méritant d’être développées ou se devant faire peut être objet de formation.

          • marie dit :

            Bonsoir,
            EVS dans le 49, et à propos d’horaire, ma directrice m’a demandé si je pouvais venir au conseil d’école qui se tiendra après mes horaires normaux.
            Dois-je les récupérer ?
            Merci

          • briand0493 dit :

            Bonjour,
            En réponse à votre interrogation, « Dois-je les récupérer ? »
            Oui. Vous pouvez exiger la récupération des heures passées en conseil d’école, si cela correspond à des heures en sus de votre planning horaire hebdomadaire.

          • innocenti dit :

            quand je dis plus d’élève, cela veut dire que l’école est fermée à tous les élèves du lycée. Si je dois venir 3 semaines de plus ce sera obligatoirement pendant les vacances scolaires. Ce ne sont donc pas seulement les élèves dont je m’occupe qui seront absents.
            Suis je donc tenue de patir du fait que l’école n’ouvre que 36 semaines au lieu de 39 ?

          • briand0493 dit :

            Bonjour,
            En réponse à votre interrogation, « Suis je donc tenue de patir du fait que l’école n’ouvre que 36 semaines au lieu de 39 ? »
            Oui. Vous n’êtes pas un élève mais un AESH affecté par votre employeur sur un établissement scolaire. En l’absence des élèves pendant la période non scolaire, si vous devez accomplir votre service (justifiant votre rémunération), Il appartient au chef d’établissement, disposant de l’autorité fonctionnelle, de vous confier des tâches en lien avec votre fonction.
            Si, sur invitation du chef d’établissement vous ne pouvez pas rester dans l’établissement scolaire durant cette période non scolaire, il vous appartient de le signaler à votre employeur (celui qui est marqué dans votre contrat de travail) en précisant que vous restez à sa disposition. Seul, votre employeur peut vous donner autorisation de rester à domicile ou non pendant cette période non scolaire où vous restez à sa disposition.

  4. Anonyme dit :

    Bonjour,
    Cela fait plus de 8 ans que je fais ce travail. En maternelle et en primaire, puis au collège et enfin au lycée, avec assez souvent 2 établissements en parallèle dans la même année scolaire.
    Mon point de vue est que jusqu’en primaire compris, être sous la responsabilité de l’enseignant se fait assez facilement ( à partir du moment où l’on est bien accepté, ce qui n’est pas toujours le cas), car se cotoyer en permanence facilite les ajustements.
    Par compte quand on arrive dans le secondaire, bien sûr que nous sommes sous la responsabilité du professeur principal, du directeur d’établissement…mais en réalité, on se retrouve à faire bien plus de choses que ce qui est prévu  » dans les textes  » : prof principal pas toujours dans l’établissement et quand il y est, pas facile à croiser….CPE, enseignants, directeur, chacun est occupé de mille façons et c’est quelquefois nous les mieux placés pour résoudre les difficultés au moment où elles surgissent . Il nous faut toujours trouver la juste attitude de professionnel, dans le respect des uns et des autres et de nous même.
    En résumé, je pense qu’il y a deux sortes de « métier » d’AESH car travailler en maternelle et primaire exige un certain nombre de compétences et travailler en collèges et lycées en demande d’autres.
    Au risque de choquer, je ne suis pas pour un diplôme de niveau V, et pas pour un référenciel unique pour les AESH.
    Au passage, par expérience personnelle, il me semble que si les AESH étaient embauchés par un établissement scolaire précis, pour intervenir auprès d’une poignée d’élèves , en relation étroite avec les enseignants, cela faciliterait l’intégration de ceux qui ont une notification mais pas d’AESH …, ainsi que l’intégration de ceux qui ont à certaines heures une AESH pas forcement très utile et du coup perçue comme collante …et cela faciliterait aussi notre intégration au sein de l’établissement ..mais ceci est une autre histoire…
    merci à vous

    • briand0493 dit :

      Un point de vue intéressant compte tenu que nous constatons bien l’émergence croissante de pratiques professionnelles différenciées entre les AESH exerçant en établissements scolaires premier degré (école/maternelle) et ceux exerçant en établissements scolaires second degré (EPLE).

  5. jocelyne dit :

    Jocelyne (85)

    Bonjour,

    Je suis AESH pour la 9 ème année. J’accompagne cette année un élève en 6 ème et un élève au CP. J’ai un bac + 3.
    La connaissance et l’identification des rôles de l’enseignant et de l’AESH me semblent la base pour une reconnaissance honnête et justifiée.

    Un professeur est une personne chargée de transmettre des connaissances ou des méthodes de raisonnement dans le cadre d’une formation générale ou d’une discipline scolaire. Ses compétences pédagogiques influent sur le choix de son enseignement (rythme et contenu) sur ses supports pédagogiques, sur son organisation, sur ses évaluations (fréquences, critères…) Il conduit le groupe classe.

    L’AESH assure des fonctions d’accompagnement, de socialisation, éducative et de communication définis dans le PPS. Pour cela l’AESH « accompagne, stimule, observe, transmet, ajuste son intervention en coopération avec le jeune, s’inscrit dans un travail d’équipe et de réseaux, communique avec la famille  » , tous ces termes figurant dans le tableau du décret.

    On voit donc à travers ces 2 définitions 2 rôles distincts et néanmoins très complémentaires. Au premier reconnaissance à Bac + 5 et plus, au second reconnaissance niveau CAP.
    Alors que ces 2 professionnels sont appelés à travailler ensemble à un même objectif (intégration et enseignement d’un enfant en situation de handicap) comment échanger, dialoguer, lorsque la différence est si grande ?

    Par ailleurs l’argument de Delph me parait tout à fait pertinent.

    Pour différentes raisons, une modification d’emploi du temps a été décidée afin d’augmenter le nombre d’heures d’aide aux devoirs durant lesquelles j’accompagne l’élève de 6ème (soit 5h/sem).
    Il est très fréquent que je sois amenée à réexpliquer une notion insuffisamment maîtrisée mais indispensable à la réalisation des exercices données par le professeur. Que dois-je faire ? Appeler l’enseignant, dire à l’élève « désolée, je ne suis qu’ AESH, je ne peux pas t’expliquer, ne fais pas les devoirs je signalerai au prochain cours tes difficultés …. » Je caricature. Bien sûr qu’il ne faut pas faire obstacle à la relation enseignant /élève, bien sûr qu’il faut développer un partenariat avec le professeur. Mais nier notre rôle pédagogique en le réduisant à ce que vous proposez ne facilitera pas l’intégration de l’enfant.

    En effet signaler systématiquement ses difficultés alors que l’on peut essayer de les régler en reformulant différemment les explications permet d’intégrer l’élève en toute discrétion. Cela confirme aux yeux de l’enseignant sa place au sein d’une scolarité « normale » (ce qui en soit n’est pas toujours acquis). Par contre lorsque l’on se retrouve en butée faire appel à l’enseignant me semble indispensable. Ainsi chacun connaît les conditions et les limites des son intervention ce qui la rend plus efficace. Cette capacité d’analyse, cette recherche d’équilibre illustrent notre professionnalisme.

    Par ailleurs comment développer un travail en partenariat avec l’enseignant si celui-ci ne voit pas notre utilité ? J’ai rencontré quelques enseignants pour qui notre présence dérangeait : peur de l’intrus, du jugement. Lorsque vous succédez à une personne plus ou moins professionnelle, vous éprouvez de grandes difficultés à regagner la confiance de l’enseignant. Cela représente une perte de temps et obstacles supplémentaires à l’intégration de l’enfant en situation de handicap.

    Pour l’élève lui même : comment considérer cette personne qui passe ses journées à ses côtés si cette dernière, en cas d’interrogation, ne peut lui venir en aide ? Pourquoi est-elle là, à l’école, si ce n’est pour l’aider à comprendre, pour l’aider à apprendre ?

    Dans le tableau figurant dans le décret il est écrit : « Soutenir le jeune dans la compréhension et dans l’application des consignes pour favoriser la réalisation de l’activité conduite par l’enseignant. »
    Cette fonction pourrait être demandée aux assistants d’éducation chez qui on exige un niveau IV.

    Certes donner la possibilité aux plus grands nombres d’acquérir ce diplôme est louable. Mais n’oubliions pas les bénéficiaires de nos accompagnements : les enfants et leur famille. Ils sont en droit de réclamer des professionnels suffisamment qualifiés et reconnus pour garantir un accompagnement adapté et individualisé.

    Merci de votre attention
    Cordialement

    • briand0493 dit :

      Bonjour, En réponse à votre interrogation, positionnement de l’AESH par rapport à l’enseignant « comment échanger, dialoguer, lorsque la différence est si grande ? » et suivante « Que dois-je faire ? «  et suivante « comment développer un travail en partenariat avec l’enseignant si celui-ci ne voit pas notre utilité ? « 
      En tant qu’AESH, avant d’échanger, dialoguer avec un acteur d’un établissement scolaire (chef d’établissement, enseignant,parent, elève, équipe de suivi de scolarisation), il faut définir clairement et le dire tout aussi clairement (car bien souvent ces acteurs ne le savent pas)
      les raisons de vos interventions
      A titre AESH, vous prenez en charge un élève en situation de handicap sur prescription de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, (MDPH). Cette dernière notifie un nombre d’heures/par semaine d’accompagnement auprès de l’élève.
      Cette notification est transmise à celui qui demeure votre employeur hiérarchique: le rectorat (via la DDSEN), et par délégation le service IA ASH.Ce dernier vous a contractualisé un temps de service de tant….
      Ce qui veut dire que pour les acteurs d’un établissement scolaire, ils n’ont pas à discuter de votre présence au sein de l’établissement, d’une classe auprès de l’élève concerné. Elle s’impose de facto.
      Le cadre de vos interventions
      Vous êtes affecté dans un établissement scolaire auprès d’un élève et vous ne pouvez agir que
       sous la responsabilité « fonctionnelle » du chef d’établissement,
       (sous la responsabilité « pédagogique » globale du professeur principal de l’élève)
       sous la responsabilité « pédagogique » de l’enseignant assurant un cours.

      De fait, au sein d’un établissement scolaire, vous ne disposez d’aucune autorité institutionnelle et quels que soient vos diplômes, compétences et qualités (et ceux de l’enseignant), l’enseignant au sein d’une classe restera toujours le ‘capitaine du navire ».
      Ceci ne doit pas empêcher qu’une relation de confiance avec l’enseignant s’installe et pour qu’une coopération fonctionne avec un enseignant il faut déjà savoir admettre que « faire à la place de » permet de gagner du temps à court terme mais n’aide pas l’élève à apprendre. En effet, au même titre que d’autres élèves de la classe, l’élève que vous accompagnez se doit de vivre avec ses difficultés, apprendre à les contourner, à utiliser d’autres stratégies. C’est a partir de vos propres connaissances de la nature du handicap de l’élève, que vous pouvez oser proposer à l’enseignant des dispositifs innovants (rappels mnésiques, adaptation matériels, outils…). D’un autre côté, c’est à partir de ses propres connaissances que l’enseignant est à même d’accepter ou non vos propositions tant qu »elles n’ont pas pour objet de « remettre en cause » son autorité pédagogique mais bien d’améliorer les apprentissages de l’élève.
      Bien sûr qu’auprès de l’élève que vous accompagnez en classe ou en face à face (devoir), vous avez à vérifiez sans cesse qu’il a bien compris les consignes, le travail demandé. Mais à signaler au préalable les difficultés éventuelles de l’élève dont vous avez la charge à l’enseignant permet déjà qu’il puisse vérifier qu’elles ne se révèlent pas aussi chez d’autres élèves de la classe que vous n’accompagnez pas et d’agir en conséquence en vous fournissant les indications pédagogiques nécessaires pour que vous puissiez agir vous même ou non.
      Vous l’avez déjà compris. Pour établir une relation de confiance avec tous les acteurs d’un établissement scolaire (directeur, enseignant, parent, élève…)débouchant sur une coopération intelligente et nécessaire, il faut savoir et dire sa place en admettant la place des autres.

  6. sandra04 dit :

    bonjour, sandra04
    Que doivent faire les AESH en cdi qui sont titulaire du Deavs? Doivent-elle faire une VAE pour le nouveau diplôme ou en sont-elles dispensées? Peuvent-elle choisir juste une spécialité, si oui qui finance, ou se renseigner vu que nous n’avons plus le crédit de formation?
    Merci bonne journée

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Que doivent faire les AESH en cdi qui sont titulaire du Deavs? » et suivante  » Doivent-elle faire une VAE pour le nouveau diplôme ou en sont-elles dispensées? »
      Tout d’abord, vous êtes titulaires du DEAVS.
      Le Décret no 2016-74 du 29 janvier 2016 relatif au diplôme d’Etat d’accompagnant éducatif et social dans son article D. 451-92. précise : – Les titulaires du diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale ou du certificat d’aptitude aux fonctions d’aide à domicile ou de la mention complémentaire aide à domicile sont, de droit, titulaires du diplôme d’Etat d’accompagnant éducatif et social, spécialité “accompagnement de la vie à domicile”.

      Ensuite, vous êtes AESH en CDI
      la circulaire n°2014-083 du  08/07/2014 relative aux conditions de recrutement des AESH précise
      « A l’issue de six années d’exercice effectif des fonctions, les AESH ne peuvent être reconduits que par contrat à durée indéterminée (CDI). Ce contrat est passé par le recteur d’académie ou par le directeur académique des services de l’éducation nationale agissant par délégation du recteur d’académie. La seule condition posée par la loi pour l’obtention d’un CDI étant la durée d’exercice des fonctions, la possession du diplôme professionnel, ou l’engagement dans une démarche de validation des acquis de l’expérience (VAE) en vue de son obtention, ne sont pas obligatoires.

      Conséquence: tout AESH en CDI (et y compris en CDD), actuellement en poste, sont dispensés de la condition possession du diplôme AES.

      En réponse à votre interrogation, « Peuvent-elle choisir juste une spécialité, si oui qui finance, ou se renseigner vu que nous n’avons plus le crédit de formation? »
      Tout AESH en CDI ou CDD pourra décider d’obtenir le diplôme AES dans la spécialité de leur choix, soit par le biais de la formation continue ou par le biais d’une VAE. Maintenant, les modalités pour obtenir ce diplôme AES avec une spécialité librement choisie ne sont pas définies très précisément (ou très partiellement) dans le décret et arrêté relatifs à ce diplôme AES.
      L’UNEAVS étudie actuellement toutes les possibilités existantes de ces modalités en prenant contact avec des interlocuteurs éducation nationale ou institutionnels (notamment ministère du travail) susceptibles d’apporter les réponses ad hoc. Il faut patienter pour la publication des réponses qui nous parviennent petit à petit.

  7. delph dit :

    Ce diplôme niveau 5 me chagrine également, n’oublions pas qu’il faut pouvoir aider en cours des collégiens et des lycéens, réexpliquer les consignes, refaire les exercices durant l’aide au devoir, l’idée n’est pas de dénigrer les niveaux CAP mais il faut reconnaître que cela risque d’être difficile, j’ai un Bac+4 et il m’est parfois difficile de réexpliquer un exercice à un TS (et je ne parle pas des langues!!). Alors bien sûr, on va nous dire que ce n’est pas notre job, que l’on ne doit pas refaire le cours mais que fait l’élève quand il ne comprend pas??

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre commentaire,  » on va nous dire que ce n’est pas notre job, que l’on ne doit pas refaire le cours mais que fait l’élève quand il ne comprend pas?? »
      En cours, vous demeurez sous la responsabilité pédagogique de l’enseignant, et votre posture professionnelle demeure toujours de ne pas faire obstacle entre l’enseignant et l’élève. Si ce dernier ne comprend pas une consigne, une séquence pédagogique,…il ne vous appartient pas de vous substituer à votre collègue enseignant mais bien d’inviter l’élève à faire appel à l’enseignant ou vous même de signaler à l’enseignant la difficulté de l’élève, au besoin d’apporter des suggestions d’adaptation pédagogique tenant compte des difficultés de l’élève, à charge de votre collègue enseignant de tenir compte de la demande de l’élève et/ou de votre signalement et/ou de vos suggestions d’adaptation.

      • delph dit :

        Après avoir travaillé dans le primaire et le secondaire, je remarque que si les PE s’adaptent, il n’en est pas de même des profs de secondaire, pour eux il y a un programme qui doit être suivi dans un temps donné et c’est à l’AESH de faire au mieux pour que l’élève ait un niveau minimum. Pour ma part, je ne me vois pas demander toutes les 2 min l’aide du prof de maths pour un élève dyscalculique, ou l’orthographe des mots lors de la prise de notes en allemand ou en italien.

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          En réponse à votre interrogation, « je ne me vois pas demander toutes les 2 min l’aide du prof de maths pour un élève dyscalculique, ou l’orthographe des mots lors de la prise de notes en allemand ou en italien. »
          Savoir apprécier la justesse de vos interventions fait partir de vos qualités professionnelles et en fonction de l’enseignant, adapter ses interventions pour peu qu’il vous a autorisé à le faire fait parti d’une coopération intelligente. Averti sur la nature de vos interventions (y compris forcément récurrente) auprès de l’élève, avec son accord préalable, un enseignant saura vous faire confiance en vous laissant champ libre.
          Votre travail demeura toujours face à un enseignant attaché à sa discipline qu’il tienne compte des difficultés constatées de l’élève lié à la nature de son handicap pour adapter son enseignement disciplinaire et non à vous de « tenter de recoller » les morceaux.Mais, nous sommes d’accord avec vous: ce n’est jamais vraiment gagné avec quelques enseignants du secondaire, particulièrement réfractaires à l’idée ou « la seule pensée » d’adapter leur enseignement disciplinaire pour des élèves pas seulement en situation de handicap mais en difficulté tout court. L’idéologie « les méritants d’un côté et les non méritants de l’autre » a de beaux jours encore dans l’enseignement.

  8. Deschamps dit :

    Bonjour,
    Merci pour toutes ces infos très enrichissantes.
    Néanmoins, dans tout çà que viennent les EVS . On nous oublie. Lorsque j’ai postulé il y a 2 ans, On m’a demandé de choisir entre AVS et EVS sans nous expliquer ce qui était le mieux pour notre soi-disant reconversion ,! Je vois que pour nous rien est réglé . Aujourd’hui, si nous voulons devenir AESH cela n’est pas possible. Les EVS vont elles disparaître?
    Pas de « diplôme  » en vue non plus ou qualification complémentaire (j’ai déjà un diplôme we secrétaire ).
    Merci

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Les EVS vont elles disparaître? »
      Pendant et après les travaux interministériels sur la professionnalisation des AVS, nous avons eu de cesse d’interpeller les interlocuteurs ministériels, institutionnels, associatifs sur la nécessité de ne pas faire de l’EVS « l’oublié » obligé. Une interpellation bien souvent trop peu entendu à notre goût.
      Dans l’immédiat, nous ne pouvons vous dire s’il existe une volonté ministérielle de voir disparaitre le personnel EVS du paysage Education nationale. Et actuellement, nous analysons les textes relatifs au diplôme AES pour savoir dans quelle mesure les EVS peuvent accéder à ce diplôme et comment. Nous espérons pouvoir apporter rapidement des éclaircissements à ce sujet.

    • christine dit :

      Et oui, je me pose exactement la même question.

  9. christine dit :

    Christine 60 (oise), tout cela me semble bien compliqué, j’espère que cela va aboutir à quelque chose de sérieux, un vrai poste avec tout cela entraine.
    J’aimerai savoir ce que deviennent les EVS et en particulier (puisque c’est mon cas) en poste « d’aide à la direction ». Je suis en cui depuis le 1er octobre 2013, renouvelée (non sans problèmes administratifs dont je vous épargne le détail), du 5 juillet 2014 au 4 juillet 2015, et actuellement à mon 3eme renouvellement (j’ai la chance de rentrer dans les critères, c’est à dire plus de 50 ans et bénéficiaire du rsa activité). J’attends toujours une formation de préparation aux concours adjaenes mais ce ne sera pas pour tout de suite. J’ai passé le concours sans préparation en avril 2015 sans succès, vu le nombre de candidats (interne ou externe comme moi), cela ne me surprend pas du tout. Quel avenir professionnel, mis à part mon cui puis-je espérer avoir? Quelles sont les moyens pour postuler en tant que poste administrative dans l’éducation nationale, je veux dire sans concours (pour info en avril 2015, nous étions environ 900 candidats pour 39 postes……). Merci d’avance des réponses que vous pouvez m’apporter et excusez moi si j’ai débordé du sujet de l’article.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Quel avenir professionnel, mis à part mon cui puis-je espérer avoir?  » et suivante « Quelles sont les moyens pour postuler en tant que poste administrative dans l’éducation nationale, je veux dire sans concours ? »
      Lors des travaux interministériels sur la professionnalisation des AVS (2012), les représentants UNEAVS avaient été frappés par le silence assourdissant entourant le devenir des EVS et ce silence a perpétué jusqu’à maintenant.
      Pour être direct, à part comme vous l’avez fait, de tenter de postuler sur des concours Adjaenes avec un espoir de réussite très mince, les perspectives d’avenir professionnel pour un EVS comme pour un AESH en CUI-CAE débouchent pour la plupart du temps sur un retour case emploi. Une situation que la plupart des membres de l’équipe UNEAVS ont eux mêmes vécu ou vivent actuellement.
      Hélas, les moyens pour postuler sur un emploi administratif dans l’éducation nationale, sans concours, sont inexistants. Même un succès à un concours n’est nullement une garantie d’accès 100% à un emploi administratif. Vous êtes mis sur la liste d’attente admission et il peut s’écouler jusqu’à des années pour que vous soyez appelé pour un emploi dont vous découvrez après coup qu’il sera à milles lieux de votre domicile. Car c’est la particularité des ces concours administratifs: vous le passez pour être admis pas pour choisir votre lieu futur d’affectation sur l’académie.
      Actuellement,les analyses portant sur le diplôme AES sont en cours pour étudier les possibilités pour un EVS comme pour un AESH en CUI-CAE d’acquérir totalement ou partiellement ce diplôme AES avec une spécialité choisie qui lui permettrait d’accéder à des emplois dans le domaine du service à la personne, pas forcément dans l’éducation nationale. Dès que nous en saurons un peu plus, nous indiquerons sur le site les possibilités existantes.

      • christine de ... dit :

        Merci pour votre réponse, c’est bien ce qu’il me semblait, les chances de trouver un véritable emploi administratif dans l’éducation nationale, sont très minces. Et pourtant bien que l’aide à la direction soit très peu médiatisée, jamais entendu parler de « nous » dans les médias traditionnels, il y a de quoi faire, que ce soit pour les très très nombreux documents et dossiers à fournir, que pour les relations avec les parents, la liste est longue.Je suis dans le premier degré, mais il me semble que dans le second degré où ces postes existent réellement, il y a aussi bcp de contrats plus ou moins précaires.
        Vous parlez d’un éventuel futur diplôme à l’étude, AES, qui en fait serait plutôt axé sur l’aide à la personne, métier que je n’envisage pas. En résumé, si j’ai « la chance » de pouvoir avoir encore 2 renouvellement CUI aide a la direction, il va falloir que je continue à chercher un vrai poste administratif.

      • christine d....... dit :

        vous est il possible de supprimer mon nom de famille sur mes 2 commentaires? merci d’avance

    • bichonnus dit :

      Bonjour,
      EVS dans le 49, je me suis déjà exprimée sur le sujet des EVS et leur devenir, qui est illusoire.
      J’ai postulé via le site de l’éducation nationale …. je n’ai même pas eu de réponse.
      Je suis en poste dans une seule et même école alors qu’à l’origine j’avais deux écoles.
      La directrice de l’une des écoles a tellement été odieuse que l’on m’a laissé dans une seule et même école.
      Pour ma part, j’ai 57 ans et mon contrat CUI CAE s’arrête en octobre 2016. J’ai fait toutes les formations qui existaient et auxquelles j’avais le droit. Très enrichissant, mais ça s’arrête là.
      Aucune considération dans le métier et surtout aucune connaissance complémentaire due au fait que la directrice n’a pas de décharge. Sans aucune prétention de ma part, j’apporte plus que je ne reçois.
      Il faut persévérer !!
      Bon courage moi je n’en ai plus.

  10. val 84 dit :

    Valérie dans le 84
    Bonjour,
    J’ai beaucoup de mal à partager votre avis concernant le niveau V de ce diplôme! En effet, AESH en CDI, nous avons été recrutés avec un BAC obligatoire, nous avons maintenant 7 à 8 ans d’expérience professionnelle en plus. Voilà donc une bien piètre reconnaissance de nos qualifications!
    Je suis vraiment très déçue que vous ayez prôner ce niveau V. Est-ce à dire, si l’on suit votre raisonnement, que l’on ne doit reconnaître aucun diplôme supérieur sous prétexte que certains ne peuvent les obtenir. C’est votre raisonnement que je trouve aberrant et même injurieux envers les AESH possédant un diplôme supérieur et j’espère qu’il ne s’agit là que d’une simple maladresse dans la formulation ou une mauvaise interprétation de ma part!
    Et que dire d’un système qui sera, de façon déguisée, à plusieurs vitesses: des AESH capables de suivre des lycéens et d’autres « au rabais » pour les petites classes! Je travaille en maternelle auprès d’enfants avec autisme et TDAH, (et donc AESH au rabais?) et je peux vous dire que ce qu’on nous demande relève le plus souvent des compétences d’éducateur spécialisé!
    Non, mon bac +4 ne m’autorise absolument pas à me sentir supérieure à d’autres, je revendique simplement une vraie reconnaissance de nos compétences que j’évalue à un niveau bien plus élevé que ce niveau V! Que l’on soit pour ou contre ce système sociétal d’évaluation professionnelle, il est là et dans ces conditions, il contribuera encore à nous dévaloriser auprès des autres professionnels de l’éducation qui sont très souvent « formaté » à cette échelle de valeur. A quel moment aura t-on l’impression de ne pas se sentir en permanence « inférieure »?Malheureusement, dans bien des cas, ce n’est qu’en glissant (discrètement) mon niveau d’étude que j’ai pu être entendue au début de mes prises en charge. Bien triste société!

    Par ailleurs, pour nuancer mon propos, je vous remercie de l’aide et du temps que vous nous consacrez. C’est un soutien indéniable! merci encore.
    Bien cordialement.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre commentaire sur « le niveau du diplôme AES »
      Ne nous faites pas dire ce que nous n’avons jamais dit.
      Lors des travaux sur la professionnalisation (2012), un référentiel de compétences et de formation relatif aux AVS a été soumis à étude au groupe de travail dans lequel était présent les représentants UNEAVS. Ce groupe de travail a constaté et acté qu’un référentiel de compétence et de formation relatif aux AVS présenté à étude avait de fortes similitudes avec les référentiels de compétence et de formation existants (DEAVS, DEAMP) et dans un degré moindre avec les référentiels de compétence et de formation (Moniteur éducateur spécialisé ou éducateur spécialisé).
      L’UNEAVS n’ avait pas qualité experte pour apprécier le niveau qu’il faut accorder à un référentiel de compétence et de formation relatif aux AVS relevant du sanitaire et social.
      Cela a été du domaine de responsabilité du ministère de la santé, après avis Commission professsionnelle consultative du travail social et de l’intervention sociale, de fixer au niveau V le nouveau diplôme AES, né de la fusion du DEAMP et DEAVS et intégrant la spécialité AESH.

      LA décision de création du diplôme AES étant actée, l’UNEAVS fait le constat que ses préconisations exprimées lors des travaux sur la professionnalisation ont été entendues.

      Pour anecdote (suite à votre réflexion  » Malheureusement, dans bien des cas, ce n’est qu’en glissant (discrètement) mon niveau d’étude que j’ai pu être entendue au début de mes prises en charge »
      Lors des 2 premières séances des travaux interministériels sur la professionnalisation, les 2 représentants de l’UNEAVS, eux mêmes AVS, se sont retrouvés face à une majorité de hauts représentant associatifs, institutionnels autour d’une table ne cachant nullement leur dédain sur notre présence. Il aura fallu que les représentants UNEAVS « tapent » réellement du poing sur la table à la 3ème séance et sortent leurs références professionnelles, leur niveau d’étude BAC +++++++ pour que d’abord un silence gêné s’installe dans le groupe de travail et qu’ensuite, ils se mettent à les écouter en avalant leur cravate parfois tant leurs ignorances de la réalité du terrain frisaient l’indécence et le ridicule.

  11. moi moi 94 dit :

    Bonjour,
    Je ne comprends pas la positon de l uneavs concernant le niveau du nouveau diplôme AES. La majorité des aesh en poste sont en possession d un bac voir même d un bac ++ . Les futurs aesh en possession du diplôme Aes seront moins diplômés que les anciens et pourtant le salaire sera le même pour tout le monde. Ce n est pas normal.

    • briand0493 dit :

      Le débat est lancé…

    • AESH92 dit :

      Bonsoir moi moi 94
      Peut-être n’avez-vous pas lu entre les lignes,à mon humble avis l’UNEAVS tout comme d’autre syndicat mais surtout nous les AESH et CUI qui se battent pour une vraie reconnaissance qui doit obligatoirement passer par meilleur salaire basé sur le temps scolaire et non les quotités horaires . Ce diplôme est certes une valorisation et reconnaissance de notre utilité de l’EN mais il y a anguille sous roche , c’est tout simplement nous rendrent encore plus corvéable à merci avec un salaire de misère ( même si nous avons les vacances scolaires)
      Pour finir déjà entre AESH/CUI soyons plus solidaire en allant dans la même direction car ce n’est aucunement le niveau scolaire( diplômes) qui compte dans notre fonction car parfois hélas certains enseignants te rappel que tu n’es qu’AESH /CUI mais c’est l’empathie(,l’investissement personnel( juste milieu) et notre adaptabilité que nous donnons chaque jour pour amener les enfants que nous accompagnons vers l’Autonomie .
      P.S: ne le prenez pas pour vous et bonne continuation !
      Cordialement
      AESH92

  12. Hennin isabelle dit :

    Bonjour
    Aesh en CDI dans le 91depuis novembre 2015 apres 6 année en clis Je souhaiterais savoir si les détenteurs de diplômes bac +4 peuvent obtenir des équivalences s’ils passent ce diplôme ou si certains modules seront reconnus comme tels.
    J’ai une maîtrise en sciences de l’éducation.
    Merci de votre réponse et pour votre site.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « savoir si les détenteurs de diplômes bac +4 peuvent obtenir des équivalences s’ils passent ce diplôme ou si certains modules seront reconnus comme tels. »
      pertinente question sur les dispenses de module de formation théorique et pratique à accorder au agents AESH désireux d’obtenir ce diplôme AES spécialité AESH. Et bien, ils se trouvent que décret et arrêté n’apportant pas la réponse, il faut attendre les circulaires d’application du ministère de la santé qui se devront préciser les dispenses accordées.

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