La rentrée scolaire 2015-2016 des précaires AVS et EVS

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La ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a présenté en conseil des ministres du 26 août 2015 une communication relative à la rentrée scolaire dont nous en fournissons le lien ICI.

l’UNEAVS se contentera de faire état plus précisément, ci-après, des mesures  annoncées en matière d’école inclusive.  Nous avons souligné en jaune les passages les plus significatifs pour les collègues AVS (tous contrats confondus). Quant aux EVS, dans la communication ministérielle, cela reste du domaine des  abonnés absents.

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Bonne rentrée à tous les collègues !

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38 commentaires pour La rentrée scolaire 2015-2016 des précaires AVS et EVS

  1. jocelyne dit :

    Jocelyne (Dép 85)
    La confirmation du niveau V du diplôme d’AESH me scandalise et m’attriste. J’ai écrit le texte suivant afin d’apporter réflexions et témoignages. Je n’ai pas réussi à le joindre en pièce jointe.
    Je l’ai donc retapé. excusez-moi pour sa longueur mais il me semblait important d’aborder les nombreux aspects de notre profession.

    « Je ne comprends pas ou plutôt si, que l’on accorde le niveau V au futur diplôme d’AESH. Certes des raisons économiques sembleraient justifier cette décision. Mais alors quels messages envoie-on à toutes ces personnes, aux parents, aux enfants, aux différents professionnels qui doivent agir en concertation à l’intégration de l’enfant en situation de handicap ? Quelles valeurs privilégions-nous, valeurs matérielles ou humaines ?

    Outre la question des valeurs, les différents savoirs, savoir-être, savoir-faire sont indispensables à l’exercice de cette profession. Ils sont nombreux et variés. Leur maîtrise doit donc faire l’objet d’une reconnaissance institutionnelle à un juste niveau.

    On parle de l’élève, resserrant ainsi le cadre de notre intervention. Mais ce sont avant tout des enfants, des adolescents en situation de handicap. Cette précision de grande importance nous oblige à considérer les personnes accompagnées dans leur globalité avec leur histoire, leur environnement familial, social, leurs difficultés moteurs, psychologiques liées ou pas à leur handicap. Tous ces paramètres sont à appréhender afin d’accompagner, d’aider au mieux la personne. Mais il semble que les décideurs occultent cette réalité, réduisant ainsi notre rôle à des porteurs de cartables, à des preneurs de notes, à des accompagnants aux toilettes.

    Pour la création de ce futur diplôme, les AESH ont-elles été consultées ? A t-on pu présenter à ces décideurs la réalité de l’exercice professionnel ? Pour ma part je n’ai pas connaissance de ces concertations. Les seuls contacts que j’ai eu depuis plusieurs années, c’est l’envoi par courrier de mes contrats. Même des demandes de renseignements (formation, VAE) sont restées sans réponses.

    Pourtant j’affirme avec l’expérience acquise depuis 8 ans, que l’exercice de ce métier requière de nombreuses connaissances et compétences (L’obtention en 2013 de ma VAE d’éducateur spécialisé à partir de mon expérience d’AVS en est une preuve.)

    Connaissances sur le développement de l’enfant et de l’adolescent puisque nous sommes appelés à accompagner des enfants de la maternelle au lycée. Entre nous les enseignants ont-ils une aussi grande polyvalence ?

    Puis des connaissances sur les différents types de handicaps, moteurs, psychiques, troubles du comportement, autisme… afin de ne pas commettre de maladresse et d’apporter au mieux un « stratégie » d’accompagnement la plus efficace possible.

    Des connaissances sur l’organisation du système éducatif allant de l’école primaire au lycée. Les modes de fonctionnement sont différents, les sigles nombreux, les interlocuteurs multiples. En effet appréhender l’environnement scolaire est important

    Des connaissances pédagogiques. Réexpliquer une consigne, une notion à un enfant en situation de handicap n’est pas si simple. Il faut parfois faire preuve d’imagination, de stratagèmes, de patience afin d’amener l’enfant en situation de réussite et de plaisir. Cela contribuant à lui redonner confiance en lui, sentiment indispensable à sa progression scolaire. Il faut savoir doser afin que l’enfant ne s’épuise pas et alors expliquer à l’enseignant que la quantité de travail effectuée, même si elle n’est pas celle attendue, ne représente pas un échec mais une réussite. L’échec entraîne découragement, perte de confiance en soi démotivation ; schéma encore plus présent chez l’enfant en situation de handicap.

    Adaptation, subtilité, diplomatie, patience, motivation sont pour moi les maîtres mots à notre accompagnement pédagogique qui représente la part la plus importante de notre profession (n’en déplaise aux décideurs).

    Des compétences relationnelles sont aussi indispensables. Outre celles dispensées auprès de l’enfant, l’AESH est appelé à dialoguer avec de nombreux interlocuteurs qui la sollicitent. Pour ma part, touts les enfants que j’ai accompagnés étaient suivis par des services de soins extérieurs (SESSAD, SAISS, SSESD … là aussi il est préférable de connaître les sigles, la fonction de chacun d’entre eux.) Les éducateurs, ergothérapeutes, enseignants spécialisés y exerçant m’ont toujours sollicitée. Pour adapter au mieux leur pratique professionnelle ils sont à la recherche de renseignements concernant l’attitude de l’enfant, ses atouts, ses difficultés, ses interrogations … Ayant une « vue d’ensemble » il faut savoir sélectionner et transmettre l’information la plus pertinente aux professionnelles demandeurs. Alors un échange s’instaure aidant chacun des intervenants (y compris l’AESH) à « peaufiner » son accompagnement.

    Des compétences relationnelles sont aussi fortement nécessaires dans la relation avec l’enseignant. Tout comme chez les AESH, il existe une grande hétérogénéité quant à l’acceptation de ce système par le corps enseignant. Certains acceptent la présence de ce binômes et sont convaincus du bienfait de cette organisation, d’autres y sont indifférents et ne changent en rien leur pratique et d’autres y sont clairement hostiles. (Le constat de cette situation n’est en rien un jugement).
    Les deux dernières catégories représentent la majorité des enseignants ; alors charge à l’AESH de déployer des trésors de diplomatie pour mener à bien l’intégration de l’enfant accompagné. Il faut à la fois que ce dernier progresse scolairement sans « déranger la classe », s’intègre dans le groupe classe et plus largement dans l’école et que l’AESH se fasse à la fois très discrète tout en arrivant à prendre un certain espace nécessaire à l’accompagnement. Il m’est apparu parfois que ce travail auprès de l’adulte soit plus fatigant que l’accompagnement lui même.

    Enfin il n’est pas rare que l’enfant subisse ce que je nomme « la double peine » ; celle de son handicap et celle de sa situation sociale et familiale. Durant ces 8 années la majorité des enfants accompagnés avaient, en plus de leur handicap, des histoires et situations personnelles extrêmement difficiles. Cela renforçait donc leurs difficultés.
    Il est donc important d’intégrer dans notre accompagnement l’aspect social de la situation de l’enfant.
    Il n’est pas rare que l’AESH soit dépositaire d’informations que l’enfant a bien voulu lui communiquer. Il est parfois difficile pour eux de laisser leurs problèmes familiaux à la grille d’entrée de la cour. Alors l’AESH devient confidente, personne de confiance, interlocutrice privilégiée car proche de l’enfant. La parole, l’échange, la relation jouent alors un rôle primordial dans notre accompagnement. Ils permettent la pose de mots sur leurs maux. Ainsi l’enfant provisoirement soulagé de ces problèmes extra scolaires devient plus disponible aux enseignements. Encore faut-il savoir écouter, parler et adopter des attitudes empathiques.

    Au regard de mon expérience professionnelle et face aux attentes de cette profession, le niveau V mes sembles totalement injustifié. Tout comme je crois aux capacités de ces enfants que j’accompagne, j’ai la faiblesse de croire que certains lecteurs sensibles à cette problématique pourront peut-être faire évoluer la situation. »

    Merci de l’attention que vous avez bien voulu apporter à cette lecture.
    Cordialement

    • briand0493 dit :

      Beaucoup de justesse dans vos propos. Vous vous interrogez « Pour la création de ce futur diplôme, les AESH ont-elles été consultées ? » Non. Pendant les travaux sur la professionnalisation d’octobre 2012 à février 2013 ayant débouché sur le rapport Komitès, les représentants UNEAVS ont tant bien que mal évoqué les problématiques que vous évoquez. Nous pourrions dire que leur réflexions, leurs analyses, leurs constantes références à la réalité « vécue » des AESH sur le terrain dérangeaient plus qu’autre chose quand ce n’était pas carrément de l’hostilité de la part tout particulièrement d’associations de parents d’élèves en situation de handicap, voire plus surprenantes: d’organisations syndicales nationales !!!!.
      C’est qu’il n’est jamais bon de contester la parole des élites, des biens pensants, des dits experts, des dits « représentatifs »… Qu’un simple AESH puisse évoquer une réalité méconnue et connue qui dérange, c’est tout simplement impossible et inimaginable. Force est de constater que, depuis ces travaux sur la professionnalisation, la sortie du décret de création des AESH en remplacement des AVS, cette parole de l’AESH « vrai et authentique » ne veut pas et ne veut plus être entendu. C’est assurément le choix de Madame Barbara Pompili, députée « verts » de l’AN.

    • Excellente analyse Jocelyne! J’ai l’impression de lire mes pensées, je suis éducatrice de jeunes enfants, AESH depuis 5 ans. J’ajouterais, si je peux me permettre, que parmi les nombreux types de handicap auxquels nous devons, en permanence, nous adapter et comme vous le dites très bien « Il faut parfois faire preuve d’imagination, de stratagèmes » et déployer beaucoup d’imagination aussi pour d’autres types de handicap comme la cécité ou la surdité qui nous oblige à apprendre une autre langue sans laquelle les enseignants ne peuvent exercer leur pédagogie!!! Bravo pour ce cri du cœur…

      • jocelyne dit :

        Jocelyne (dep 85)

        Merci ça fait plaisir. Je suis tout à fait d’accord concernant la surdité et la cécité. Peut-être qu’en illustrant notre profession par le récit d’anecdotes ou de beaux moments qui nous font partir le soir avec le sourire, les décideurs nous verraient autrement. Certes je ne suis pas naïve mais être regardées différemment contribuerait peut-être à une plus grande reconnaissance.

        Merci

    • anonyme dit :

      Christine du 28
      Merci Jocelyne pour votre témoignage !
      C’est la 8 ème année que j’exerce comme AVS ( contrats CAE puis éducation nationale )
      j’ai apporté mon soutien à des jeunes de 3 à 17 ans , de la maternelle au lycée. Vous avez abordé avec finesse , patience et sans jugement tous les aspects de notre travail.
      Ces 3 mots qualifient d’ailleurs très bien l’attitude qui est la notre dans les écoles, collèges, face à nos différents interlocuteurs.
      J’ose espérer que nos décideurs, qui n’ont pas encore consulté les AESH, puissent au moins prendre connaissance de ce témoignage et des nombreux autres similaires que j’ai pu lire sur ce site. Ceci afin de nous concocter un diplôme avec des référentiels à la hauteur du travail que nous exerçons !

      • jocelyne dit :

        Jocelyne (dép 85)

        Bonjour,

        Merci pour votre réponse. Nous sommes tellement isolées chacune dans nos établissements qu’il est rare de pouvoir exposer ce que nous faisons. Je me demande souvent si je suis sur la bonne voie. Ce travail d’équilibriste permanent ; équilibre entre le bien -être de l’enfant et les attentes scolaires, l’équilibre entre la relation qu’entretient l’enfant avec l’enseignant et celle qu’il entretient avec nous … ce travail aurait besoin d’être plus entendu et mieux reconnu. Alors cela me fait très plaisir et me rassure que d’autres personnes aient la même perception que moi.

        Merci

  2. delphine62 dit :

    Bonjour,
    Tout d’abord merci pour vos informations que je consulte régulièrement.
    Je suis avsi en contrat de droit public renouvelable tous les ans.
    J’accompagne depuis plus de 2 ans un élève de grande section handicapé moteur, il fait partie d’une classe de 28 élèves de moyenne et grande section.
    Depuis la rentrée, en plus de m’occuper de mon élève je suis amenée à faire:
    – le passage aux toilettes de tous les enfants
    – veiller à ce que chacun descende en cour de récréation et remonte
    – préparer les groupes de travail pendant que l enseignant effectue la surveillance des repos des moyens
    – surveiller le temps de repos des grandes sections
    – gérer tous les enfants pour les ateliers peintures
    Et tout cela avec mon enfant en situation de handicap moteur.
    Je connais ma mission en tant qu’avs i et ces activités m’empechent de faire correctement mon travail auprès de l’enfant dont j’ai la charge.Je pense que les taches que l’on me demande relève plutôt d’une ATSEM.Et malheureusement il n’y a pas d’ATSEM…
    Est ce que je dois effectivement réaliser ces tâches?Car là je suis obligée de délaisser cet enfant et ça me rend nerveusement très mal, je n’en peux plus ce rythme est infernal.
    Que me conseillez-vous de faire?
    Merci d’avance pour votre réponse.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Est ce que je dois effectivement réaliser ces tâches » et suivante « Que me conseillez-vous de faire? »
      Non. et ce que vous devez faire
      Informer très fermement à votre enseignant que les tâches ci-après ne font pas parti de Vos attributions (n’hésitez pas à lui rappeler sur ordre de votre employeur l’IA ASH)
      – le passage aux toilettes de tous les enfants
      – veiller à ce que chacun descende en cour de récréation et remonte
      – préparer les groupes de travail pendant que l enseignant effectue la surveillance des repos des moyens
      – surveiller le temps de repos des grandes sections
      – gérer tous les enfants pour les ateliers peintures

      Informez lui aussi que votre métier est AESH et non ATSEM, que votre fonction fixée par votre employeur (rectorat, via IA ASH) est d’accompagner l’enfant X bénéficiant d’une notification MDPH, à l’exclusion de tous autres élèves. Et c’est inscrit dans votre contrat de travail en toute lettre.

      Informez lui également que vous ne souhaitez pas déplaire à votre employeur (rectorat via IA ASH) en envoyant un rapport obligatoire d’activité annuel qui serait celui d’un ATSEM et non d’un AESH.

      • delphine62 dit :

        Merci pour votre réponse, j’ai réglé le problème avec une explication franche avec l enseignant et j’ai retrouvé ma place d’AVS i.

        • Cassin dit :

          Content que votre problème soit réglé, vous devriez proposer à cet enseignant de nettoyer les sols quand il a terminé sa classe afin de voir sa réaction.

  3. momo dit :

    Bonjour,
    Je souhaiterais savoir quelle quotite horraire doit faire un aesh a temps plein? 40h ou 35h? Et Si l aesh doit faire 40h comment est organise sont temps de travail car les eleves n ont pas 40h de cours dans la semaine. Existe t il des aesh a 40 h hebdomadaire?

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « savoir quelle quotite horraire doit faire un aesh a temps plein? «  et suivante « 40h ou 35h? »
      Nous vous invitons à consulter la page consacrée à « condition d’emploi ( Temps de travail et quotité de service) » en cliquant ICI et la page consacrée à « Temps de travail et quotité de service » en cliquant ICI.

      En réponse à l’interrogation, « comment est organise sont temps de travail car les eleves n ont pas 40h de cours dans la semaine. «  L’organisation de votre temps de travail sera établie par le chef d’établissement d’affectation, en concertation avec l’équipe de suivi éducative de l’élève que vous accompagnez. Vous participez à cette concertation et vous aurez le droit d’exprimer vos avis, vos interrogations à ce sujet.

      En réponse à votre interrogation,  » Existe t il des aesh a 40 h hebdomadaire? »
      Vous avez des collègues AESH qui effectue 41h/hebdomadaire réparties sur 39 semaines conformément à leur contrat de travail AESH à temps complet.

  4. Jeanne dit :

    Bonjour,
    Je démarre un poste d’AVS en CUI, 12 h attribuées par la MDPH mais pour annualiser, il m’est demandé de faire 20h/ semaine, est-ce normal ? Je suis dans un établissement privé et ai-je la possibilité de faire une formation pour obtenir un diplôme ? car pas de formation de proposer à moins qu’il ne soit trop tôt…Merci pour vos réponses

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation,  » il m’est demandé de faire 20h/ semaine, est-ce normal ? « 
      Oui. très normal que vous soyez recruté comme AVS avec un contrat CUI-CAE sur la base de temps de travail 20h/hebdomadaire. Sur ces 20h de temps de travail rémunéré, il vous sera demandé d’effectuer 12h. de travail hebdomadaire d’accompagnement d’un élève notifié MDPH et des tâches autres pour les 8 heures restants;

      en réponse à votre interrogation,  » ai-je la possibilité de faire une formation pour obtenir un diplôme ? »
      cela fait des obligations de votre employeur de vous proposer des actions de formation qualifiantes en vue de votre réinsertion durable dans l’empli.

  5. Annie dit :

    Bonjour,
    Je souhaiterais avoir un petit eclaircissement concernant nos fonctions dAesh..
    Je suis une éleve qui est en seconde au lycée
    On me demande de la changer et cela arrive souvent et la mettre sur les toilettes.
    Deplus; on me demande de me servir d un lève malade pour les transferts.Est ce que je suis habilitée á le faire sachant que je n ai aucune formation dans le domaine.
    J ai le sentiment qu ‘on nous pousse á faire tout et n importe quoi..
    Cela fait plus d un an que je subis cette pression …
    Merci de me répondre

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Est ce que je suis habilitée á le faire sachant que je n ai aucune formation dans le domaine. »
      S’agissant les dispositions d’hygiène courante d’un élève qui demande assistance, il peut être admis que cela fasse parti des fonctions d’un AESH sous réserve de son accord. En effet, il s’agit de la réalisation d’actes intimes dont l’encadrement ne doit être entâchée d’aucune ambiguité au sein d’un établissement scolaire. Le transfert par lève-malade relève d’une responsabilité lourde. Il s’agit d’un acte médical pas bénin qui demande obligatoirement une formation préalable à son usage afin que lors du transfert, l’intégrité physique soit conservée dans des conditions optimales.
      Article R231-71 (Décret n° 92-958 du 3 septembre 1992 art. 1 Journal Officiel du 9 septembre 1992 en vigueur le 1er janvier 1993) (Décret n° 94-352 du 4 mai 1994 art. 1 i Journal Officiel du 6 mai 1994) Sans préjudice des dispositions de l’article L. 231-3-1 et des décrets pris pour son application, l’employeur doit faire bénéficier les travailleurs dont l’activité comporte des manutentions manuelles :

      1° D’une information sur les risques qu’ils encourent lorsque les activités ne sont pas exécutées d’une manière techniquement correcte, en tenant compte des critères d’évaluation définis par l’arrêté prévu à l’article R. 231-68 ;

      2° D’une formation adéquate à la sécurité relative à l’exécution de ces opérations ; au cours de cette formation, qui doit être essentiellement à caractère pratique, les travailleurs sont instruits sur les gestes et postures à adopter pour réaliser en sécurité les manutentions manuelles.
      De fait,nous pensons que vous êtes en droit d’exprimer le souhait d’être dégagé de cette fonction d’assistance dans un acte d’intimité de la personne accompagnée si la situation créée vous indispose et que vous ne disposez d’aucune formation à l’usage du lève-malade. A charge du chef d’établissement de prendre d’autres dispositions de remplacement en concertation avec la famille.

  6. FRANCE dit :

    France (61)

    Bonjour briand

    J ai été deux ans AVS dans le public ensuite je suis aller voir mon « ami » POL EMPLOI…( 14 mois de chômage) puis, reprise comme AVS 1 ans. Désormais je rentre dans ma seconde années (CAE-CUI), j’ai eu 50 ans au mois de mars 2015.
    Je voulais vous posez une question qui me tarabuste. Je viens d’apprendre que lorsqu on avait 50 ans et qu’ on avait été AVS 2 ans ( je ne suis pas reconnue MDPH) il se pouvait qu on nous rajoute un autre contrat d’un an ou plus par la suite?

    Cordialement France( 61)

    ps- un grand BRAVO au cite  » la fureur des précaireS » que je partage depuis plusieurs années.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation,  » lorsqu on avait 50 ans et qu’ on avait été AVS 2 ans ( je ne suis pas reconnue MDPH) il se pouvait qu on nous rajoute un autre contrat d’un an ou plus par la suite? »
      Vous faites référence à l’Article L5134-25-1 du code du travail qui autorise d’appliquer une dérogation à la limite de 24 mois de contrat CUI-CAE d’un salarié EVs ou AVS.
      Cet article précise toutefois :
      « Le contrat de travail, associé à l’attribution d’une aide à l’insertion professionnelle au titre d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi, conclu pour une durée déterminée, peut être prolongé dans la limite d’une durée totale …. de cinq ans pour les salariés âgés de cinquante ans et plus bénéficiaires du revenu de solidarité active, de l’allocation de solidarité spécifique, de l’allocation temporaire d’attente ou de l’allocation aux adultes handicapés, ainsi que pour les personnes reconnues travailleurs handicapés.

      désolé pour notre réponse qui pourrait vous être désagréable et un grand merci d’être lecteur assidu.

  7. Marie dit :

    Bonjour, j’ai signé un renouvellement CDD aesh, académie de caen ce lundi. Sur le contrat nous sommes passés de 39 à 45 semaines.Mon taux est de 61℅ Je dois donc effectuer 975 h sur 45 semaines ce qui fait 21,66 hebdo hors sur mon avenant d’accompagnement je dois faire 12+12+1h de compensation. Ma question, est-il normal de faire 3 h en plus non payées par semaines ? Pourquoi le changement de 39 à 45 semaines ? Merci d’avance de m’accorder un peu de votre temps.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « est-il normal de faire 3 h en plus non payées par semaines ? » et suivante « Pourquoi le changement de 39 à 45 semaines ? «  Si on s’en tient uniquement à votre contrat de travail (planning hebdomadaire de 21h 40 sur 45 semaines), il ne peut, par voie de conséquence, être imposé par avenant d’accompagnement un horaire hebdomadaire de 25h.
      Nous pensons qu’il y eu erreur manifeste dans votre contrat de travail sur le nombre de semaines retenues (45 semaines au lieu de 39 semaines). le plus pertinent serait de signaler cette erreur administrative.

  8. Isabelle dit :

    Ecoles (privées?) cherchent larbins ! regardez sur le site de Pole Emploi dans le département du Rhône les annonces 030JNKV, 030XFZY, et enfin 028NDBB . Sans complexes, des écoles cherchent des EVS qui s’occupent aussi « du service des mets et de la surveillance de la cantine », « de la surveillance des élèves », mais également de « l’aide aux devoirs à l’étude du soir » . Tout ça évidemment sur des horaires annualisés de 24h payé 20h . Vaut mieux pas que je laisse de commentaires.

  9. fan dit :

    aesh pour ma troisiéme année (déjà) j’espére avoir la chance de faire partie un jour de ceux qui on obtenu un cdi , je pensais qu’en devenant aesh-co en ulis j’aurai plus de chance mais je commence a douter , dans mon collége je suis la seule aesh de droit public , les autres sont des contrats cui , ils veulent mettrent de plus en plus les enfants handicapés dans les circuit ordinaire mais on y met que du personnel de passage , comment voulez vous construire quelque chose de durable ? l’instit ulis avec qui je bosse et avec qui on a mis pleins de choses en place ne souhaite pas devoir refaire le travail avec une autre aesh et moi je souhaite garder ma place mais il semble que nos voix ne porteront pas le jour J ; je fais partie de celle qui se disent que tant qu’a partir peut etre un jour ,elles le feront avec la vae mais vers quoi cela me menera t’il ? bon courage a tous

  10. momo dit :

    Du 94.
    Bonjour, pourquoi sur mon contrat de travail aesh en cdi , mon lieu d affectation est tres vaste a savoir tous les colleges et ecoles de l academie de creteil. Est ce normal? Pourquoi ne m affecte t on pas a un college en particulier? Sachant que j officie dans ce college depuis des annees.

    • briand0493 dit :

      Bonjour, En réponse à votre interrogation, « Est ce normal? » et suivante  » Pourquoi ne m affecte t on pas a un college en particulier? » Oui, c’est normal. Votre employeur est le rectorat(via IA de votre département. « Les AESH prennent en charge les différents types d’aide à l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap…sur prescription de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées….dans les écoles et établissements d’enseignement.  » (circulaire n°2014-083 du  08/07/2014 relative aux conditions d’emploi des AESH). Ainsi, votre affectation dans les écoles ou collège ou lycée est fixée par votre employeur IA ASH sur la base de l’adéquation de vos qualités professionnelles d’AESH avec les attendus de la prescription de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées d’un élève et non avec les attendus en poste AESH d’un l’établissement scolaire.

  11. Wlm dit :

    Bonjour, Catherine du 31. Cet été l’une des agences pôle emploi de Toulouse a été chargée d’un recrutement d’aide aux directeurs d’école (administratif + accompagnement éducatif). Encore des contrats aidés mais ça dépanne. Lors des entretiens on nous demande de ne plus quitter nos portables entre le 17 et le 21 août.
    Le 17 août, je reçois une réponse positive et le vendredi suivant une liste de pièces à fournir, plus un certificat d’un médecin du travail attestant, entre autre, que « L’on ne présente pas d’infirmité ».
    Il va de soi que ce certificat est à fournir au moment de la signature du contrat, c’est à dire que la visite médicale du travail va se dérouler sur notre temps personnel. De plus, la liste des médecins agrées n’est pas à jour et je galère deux heures au téléphone pour en trouver un pour le lendemain matin, c’est le seul de mon secteur à ne pas être en congés. Nous sommes une cinquantaine à avoir été traités de la sorte, ce qui n’augure rien de bon.
    Vendredi 28 août, fin de journée, le rectorat reprend l’affaire en main et précise que certificat médicaux et extraits de casier judiciaire pourront être remis plus tard. Ouf ! Quelle chance. Je suis convoquée par mail le vendredi pour le lundi suivant. Prise de poste au mardi 1er septembre, comme ça, sans accueil préalable ni autre explication.
    Je sais bien que j’ai de la chance de travailler et je remercie avec maintes courbettes ceux qui ont bien voulu de ma personne. Mais bon, j’aimerais tout de même savoir ce que je vais faire, quels seront mes horaires, et surtout qui va me briefer (et même si je le serais) ???

    En gros tout ceci est-il bien normal ?

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « savoir ce que je vais faire » et suivante  » quels seront mes horaires, et surtout qui va me briefer (et même si je le serais) ??? » Sur votre lieu d’affectation (l’école), il vous sera indiqué par le directeur d’école les tâches attendus de votre part. Vous aurez à négocier avec lui vos horaires de travail. Comme c’est la rentrée et que le directeur, l’équipe enseignante sera quelque peu occupés, il vous faudra « improviser » votre travail au mieux.
      Bienvenu au club de l’improvisation !

      En réponse à votre interrogation, « En gros tout ceci est-il bien normal ? »
      Oui pour l’administration éducation nationale. Vous avez le droit d’en exprimer le doute comme nous depuis 2007.

  12. loxo dit :

    Se préoccupent-ils plus des prochaines élections, que des élèves (de façon général) en parlant principalement que des problèmes « visibles ».

    Ils veulent le numérique, ils veulent donner le goût de lire, ils veulent… ils veulent…. mais ils ne font rien pour l’evs à mission administratif qui lui travail dans « l’ombre », à mettre en ordre les livres dans la bcd, à couvrir ses livres, à faire la maintenance informatique, à…

    M’enfin bonne rentrée à tous, en espérant que le ciel nous tombent pas sur la tête.

  13. anonyme dit :

    La rentrée approche et avec elle son lot de  » bonnes nouvelles  »
    Notre ministre va nous concocter un nouveau diplôme, génial … de niveau V…là, pas génial !
    Ainsi nous pourrions arriver au cas de figure suivant : un ou une AVS possédant ce diplôme , équivalent au DNB donc , accompagnant un élève de lycée…
    Mais nous ne sommes pas uniquement une main qui écrit à la place de l’élève il me semble !
    de qui se moque t’on ? des AVS très certainement mais aussi de tous ces jeunes qui ont besoin d’être soutenus tout au long de leur scolarité et de leurs parents !

  14. munck dit :

    corinne 77 dans l article on parle de validation des acquis courant l année 2015/2016 comment est possible ou se renseigne si possible merci

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « comment est possible ou se renseigne si possible ? »
      Pour l’instant, le ministère a fait part de ses intentions en matière de création du diplôme professionnel AESH d’ici fin 2015 et la possibilté de l’obtenir par voie de VAE. Il faut attendre cette création effective du diplôme, la sortie de la circulaire d’application pour connaitre les conditions d’accès à ce diplôme. Raisonnablement, nous pensons que l’accès à ce diplôme sera amplement facilité pour le personnel AESH en CDI ou en CDD actuellement en poste.

  15. Cassin dit :

    Les premières validations des acquis en 2015/2016 cela me semble être du domaine de l’irréel.
    Et dire que les CDI pourront accompagner les mêmes élèves ce n’est pas ce qui se passe sur mon département, on me change d’établissement alors que j’accompagne deux élèves depuis 2 ans et qu’ils ont encore 2 années à faire au collège.
    Bref entre le discours ministériel et ce qui se passe sur le terrain il y a un fossé qui s’élargit un peu plus au fil des ans.
    Bonne rentrée à tous. (19)

  16. Magali dit :

    Bonjour,
    Je suis AESH depuis 1 an , mais pour la rentrée de mardi ils n’ ont pas de propositions de renouvellement de contrat pour ma part et bien d’ autres, suite à la suppression des avs pour les dys sur les classes de 6 ème et 5 ème. Je suis vraiment déçu. Ils ont des contrats CAE-CUI à placer avant de nous positionner.J ‘ ai longuement parler avec le référent enseignant qui m’ a tout expliquer, donc elle me tient informer de ma situation dès qu’ elle en saura un peu plus.Je suis sur la Saône et Loire ( montceau ) IEN DE MÂCON. Est-ce normal tout cela????

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « Est-ce normal tout cela???? »
      oui et non.
      La première possibilité à ne pas écarter est que l’IA ASH n’a pas souhaité renouveler votre contrat AESH lié à des motifs professionnels (insuffisance professionnelle, par exemple). l’article 65 de la loi du 22 avril 1905 dispose que: «Tous les fonctionnaires […] ont droit à la communication personnelle et confidentielle de toutes les notes, feuilles signalétiques et tous autres documents composant leur dossier soit avant d’être l’objet de mesure disciplinaire ou d’un déplacement d’office, soit avant d’être retardés dans leur avancement à l’ancienneté.» Pour en avoir le coeur net sur votre situation, demander à consulter votre dossier personnel auprès du service IA. L’article 4 de la loi du 17 juillet 1978 prévoit deux modes d’accès aux documents administratifs : la consultation gratuite sur place des documents ou leur reproduction aux frais de la personne qui les sollicite et sans que ces frais puissent excéder le coût réel des charges de fonctionnement ainsi induites. Choisissez la première solution.
      Après consultation de votre dossier, vous aviserez en conséquence.

      La seconde possibilité demeure que, dans la zone possible de vos interventions dépendant de votre lieu résidence, il existe bel et bien pour le coordonnateur de I’IA ASH une difficulté à vous trouver une affectation en poste AESH sur un établissement scolaire. Ce n’est pas forcément qu’il existe une priorité d’accès à des postes AESH pour du personnel recruté sous CUI-CAE mais bien que les établissements scolaires dans la zone possible de vos interventions n’ont pas exprimé de besoins d’accompagnement en la matière ou que les besoins existants sont déjà couverts.

      Nous partageons votre avis qu’il s’agit bien là d’une période d’incertitude professionnelle pénible.

  17. christine dit :

    Christine 60, je n’ai rien vu concernant les postes d’aide à la direction. Dois-je penser qu’en fait on ne sert strictement à rien? Oui cela doit être ça, ils sont quand même gentils de nous donner 679€ par mois pour rien, merci l’éducation nationale. Dès lundi, je vais demander pour la seconde fois la formation de préparation au concours adjoint administratif de catégorie C, je l’aurai peut être cette année…

    • speciale isabelle dit :

      Bonjour Christine, bienvenue au club…je crois que tu as raison, on ne sert strictement à rien. Dans l’éducation nationale depuis 10 ans et en pleine régression sociale (secrétaire vacataire, puis AED, puis faisant fonction de CPE, puis en CAE pour la 2ème année en aide à la Direction) je me dis qu’on ai vraiment peu de chose dans cette grande institution. Pour avoir tenté les concours de nombreuses fois avec l’obtention de bonnes notes mais toutefois insuffisantes pour pouvoir rivaliser avec les jeunes diplômés bac+5 qui concourent eux aussi, je ne voudrais pas être négative mais te conseille toutefois de chercher du travail ailleurs. En tout cas, 10 ans d’ancienneté, de bons et loyaux services dans le même établissement et payé 679 euros pour 20 heures par semaine, je me dis qu’ils sont quand même bête de se passer de nous, parce qu’il faut vraiment le vouloir !!! En tout cas, bon courage et bonne chance

    • francis dit :

      Les EVS l’ont bien profond, ils ont servis de variable d’ajustement et se retrouvent au chômage aujourd’hui… J’invite tous les evs qui n’ont pas reçu de formation (de *vraie* formation, pas traitement de texte et autres conneries) à saisir les prudhommes. On ne peut pas se laisser jeter comme des détritus sans réagir.

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