Les Charlies précaires AESH et EVS invités au silence sine die par un conseiller du ministère de l’éducation nationale.

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Dans le cadre de la mobilisation de l’École pour les valeurs de la République, les recteurs ont été rassemblés en présence du Premier ministre Manuel Valls, de la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem et de la secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, Geneviève Fioraso, mardi 13 janvier.

A cette occasion, La ministre Najat Vallaud-Belkacem a prononcé un discours ne pouvant qu’apporter notre adhésion.

“…Notre pays vit une situation d’une gravité exceptionnelle et je veux en notre nom à tous vous remercier (…) et témoigner de l’émotion et de la solidarité de l’ensemble de la communauté éducative vis-à-vis des victimes, de leurs proches, en pensant à chacun et à chacune d’entre eux : journalistes et dessinateurs de presse, policiers, concitoyens de confession juive. Les attentats barbares ont frappé le cœur de notre République en visant ses valeurs essentielles. Ils ont suscité en réaction la réponse déterminée de toutes les forces du pays et de l’immense majorité de nos concitoyens qui ont manifesté de manière éclatante leur attachement à la Liberté, l’Égalité, la Fraternité, qui ont soutenu la force du droit, les policiers et gendarmes qui garantissent l’exercice de nos libertés fondamentales, et refusé la logique de peur de l’obscurantisme en revendiquant avec force l’appartenance de tous, quelles que soient les origines, les cultures ou les croyances, à la communauté nationale.

Il nous appartient maintenant de prolonger cette réaction, de transformer l’émotion en force d’action, car ce défi appelle des réponses de fond, durables et à la hauteur des enjeux.

Il nous revient d’opposer nos valeurs à la violence, au moyen en particulier de « l’arme la plus puissante pour changer le monde », selon la belle formule de Nelson Mandela : l’éducation.

Nous devons aussi avoir collectivement le courage, en refusant la facilité polémique, d’analyser la situation en face, de décrire les dérives qui ont fragilisé le projet républicain, y compris à l’écoleLire la suite ICI.

Le  discours admirable de Manuel Valls à l’Assemblée nationale en hommage aux 17 victimes des attentats, le 13 janvier, a su le rappeler:

Monsieur le Président, vous l’avez dit, ainsi que chacun des orateurs, avec force et sobriété, en trois jours, oui en trois jours 17 vies ont été emportées par la barbarie.

Les terroristes ont tué, assassiné des journalistes, des policiers, des Français juifs, des salariés. Les terroristes ont tué des personnes connues ou des anonymes, dans leur diversité d’origine, d’opinion et de croyance. Et c’est toute la communauté nationale que l’on a touchée. Oui, c’est la France qu’on a touché au cœur.

Ces 17 vies étaient autant de visages de la France et autant de symboles : de la liberté d’expression, de la vitalité de notre démocratie, de l’ordre républicain, de nos institutions, de la tolérance, de la laïcité. (…)

Dans l’épreuve, (……), notre peuple s’est rassemblé, dès mercredi. Il a marché partout dans la dignité, la fraternité, pour crier son attachement à la liberté, et pour dire un « non » implacable au terrorisme, à l’intolérance, à l’antisémitisme, au racisme. Et aussi au fond, à toute forme de résignation et d’indifférence.

Ces rassemblements, vous le soulignez monsieur le président de l’Assemblée, sont la plus belle des réponses. Dimanche, avec les chefs d’Etat et de gouvernement étrangers, avec l’ancien président de la République, avec les anciens Premiers ministres, avec les responsables politiques et les forces vives de ce pays, avec le peuple français, nous avons dit – et avec quelle force – notre unité. Et Paris était la capitale universelle de la liberté et de la tolérance.

Le peuple Français, une fois encore, a été à la hauteur de son histoire. Mais, c’est aussi, pour nous tous sur ces bancs, vous l’avez dit, un message de très grande responsabilité. Etre à la hauteur de la situation est une exigence immense. Nous devons aux Français d’être vigilants quant aux mots que nous employons et à l’image que nous donnons. Bien sûr la démocratie, que l’on a voulu abattre, ce sont les débats, les confrontations. Ils sont nécessaires, indispensables à sa vitalité, et ils reprendront, c’est normal.(…)

Le 9 janvier, sur sollicitation de l’Uneavs, M. Arnaud FLANQUART, conseiller en charge de la santé, du sport et du handicap auprès de la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, confirmait  (à notre 1ère surprise, convenons-en d’abord, en pertinence, par la suite ) une audience programmée le 15 janvier 2015 à 10h 00 au MEN.

Le 13 janvier, M.Arnaud FLANQUART annonce par le biais de son secrétariat, l’annulation pure et simple de cette audience, sans explication formulée et ni proposition de report de date.

Parfaitement conscient de la gravité exceptionnelle de la situation, si les représentants attitrés de l’UNEAVS avaient bien envisager de soumettre leurs regards des conditions d’exercices du métier AESH depuis la rentrée 2014 au sein des établissements scolaires et de faire état de leurs problèmes,  ils n’auraient pu décemment faire l’impasse de faire état de sa préoccupation maintes fois réitérée par le passé: la montée des attitudes, des comportements, incivils, sectaires, discriminants, au sein des établissements scolaires dont les salariés AESH et EVS demeurent témoins impuissants. Ils n’auraient pas pu faire l’impasse d’exposer ses sentiments  du danger à “maintenir” des salariés AESH et EVS dans une situation de  précarité professionnelle, personnelle suscitant  incompréhension, désarroi, colère, ressentiment et pouvant constituer le terreau implacable vers des dérives d’intolérances, extrémistes. A cette effet, la remise d’un document faisant état de l’ensemble des problèmes rencontrés se devait être effectuée lors de cette audience.

D’évidence, M. Arnaud FLANQUART, conseiller en charge de la santé, du sport et du handicap auprès de la ministre de l’Education nationale, a estimé que la mobilisation de l’École pour les valeurs de la République prônée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem, la démocratie, que l’on a voulu abattre, source nécessaire de  débats, les confrontations soulignée par le 1er ministre Manuel Valls, passaient obligatoirement par le silence imposée sine die aux Charlies précaires AESH et EVS ayant manifesté de manière éclatante leur attachement à la Liberté, l’Égalité, la Fraternité, comme 3, 5 millions de leurs concitoyens depuis le 9 janvier 2015.

Pour l’Uneavs

Les  Charlies précaires AESH et EVS.

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6 commentaires pour Les Charlies précaires AESH et EVS invités au silence sine die par un conseiller du ministère de l’éducation nationale.

  1. Betty85 dit :

    Bonjour, ce message pour essayer d’y voir plus clair. Je suis en contrat CAE en tant qu’EVS dans une école publique élémentaire. Ce contrat a été signé le 4 novembre 2013 jusqu’au 30 juin 2014. Avant cette dernière date j’ai signé un avenant de prolongation jusqu’au 30 juin 2015, mais je croyais que ces contrats étaient de 2 ans minimum ? Pensez-vous que je vais réellement arrêter de travailer le 30 juin, ou bien mon contrat ira jusqu’au 31 octobre 2015 ?
    Deuxième question : ayant des problèmes d’épaules, et ne trouvant plus de travail dans ma spécialité, j’ai toujours été secrétaire, mais à 57 ans on ne veut plus de moi, je suis trop vieille…., en novembre 2014 j’ai fait la demande pour être reconnue travailleur porteur d’handicap. La CDAPH a estimé que mon handicap réduisait effectivement ma capacité de travail, j’ai donc reçu la notification en janvier 2015 comme quoi j’étais reconnu TPH. J’ai de suite transmis cette notification à l’inspection académique départementale, l’inspecteur académique , pôle emploi et mon employeur le lycée dont je dépends. Etant donné mon âge et ce nouveau « statut » j’espérais pouvoir être prolongé jusqu’à ma retraite, seulement l’inspecteur me répond que pour qu’un contrat CAE soit prolongé il aurait fallu que je fasse cette demande et que la réponse me soit parvenue avant la signature de mon contrat, c’est à dire avant novembre 2013. Je suis désolée, bien que ce travail ne soit pas le top au niveau du salaire, j’aime ce que je fais puisque souvent je suis en accompagnement d’élèves, les enseignants sont très sympas et au moins je suis occupée et je sors de chez moi. J’ai rencontré depuis ma référente pôle emploi, elle n’a pas vraiment su me répondre sur le sujet, pourriez-vous m’en dire plus ? Je vous remercie par avance. Cordialement;

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      Nous avons répondu dans un précédent message à vos similairesinterrogations, nous vous la redonnons en copier-coller.
      Bonjour,
      En réponse à votre interrogation, « vais-je travailler jusqu’au 30 Juin 2015 ou jusqu’au 31 Octobre 2015, ce qui ferait 24 mois ? »
      Votre avenant à votre contrat de travail soit vous préciser la date début et de fin de la nouvelle période travail.

      En réponse à votre interrogation, » L’inspecteur de ma circonscription me précise que pour être prolongée pendant 5 ans, il aurait fallu que cette demande soit faite et du coup que je sois reconnue travailleur porteur d’handicap avant d’avoir signé ce contrat EVS. Pouvez-vous m’en dire plus ? »
      L’inspecteur de votre circonscription vous a fourni une information erronée. La décision de renouvellement d’un CUI-CAE au delà de la limite de 24 mois peut être prise par Pôle emploi sur appréciation principale de votre situation de personne âgée de Plus de 50 ans et bénéficiaire d’une reconnaissance de travailleur handicapé à date de fin de votre contrat actuel. En signalant à votre employeur que vous êtes désormais bénéficiaire de cette reconnaissance TH, il pourra prétendre auprès de Pôle emploi à ce que votre CUI-CAE soit renouvelé dans la limite de 60 mois (Article L5134-25-1 du code du travail).

  2. univerzoro dit :

    A reblogué ceci sur rixxxxxxxxxxxsse.

    note administrateur: lien de reblogage supprimé suite à constat établi par adhérents UNEAVS de tentative de détournement d’article du site dans un seul but publicitaire et mercantile.

    • G dit :

      bonjour,
      La revalorisation des catégories C au 1er février va t’elle nous concerner?
      merci et bon courage
      G

      • briand0493 dit :

        Bonjour,
        En réponse à votre interrogation, « La revalorisation des catégories C au 1er février va t’elle nous concerner? »
        Oui. Toutefois, nous allons demeurer très vigilant à ce sujet en interpellant le MEN si nécessaire.
        Explication:
        En principe, dès augmentation du SMIC, la revalorisation du traitement du personnel catégorie C est obligatoire pour ceux dont le traitement est équivalent au SMIC. Pour les AESH, cela correspondra forcément à ceux qui disposent d’un CDD AESH à l’échelon plancher. Or,il serait « anormal » que les AESH disposant d’un CDI « AESH » et à échelon 1 se retrouverait à équivalent de l’échelon plancher si la revalorisation n’était pas appliquée sur l’ensemble de la grille indiciaire AESH.

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