Poursuite des travaux interministériels du groupe ‘”professionnalisation de accompagnants pour la réussite des enfants et adolescents en situation de handicap” en date du 10-11 janvier.

UBUroiMiro

Lors de la reprise des travaux interministériels consacrés à la “professionnalisation des accompagnants pour la réussite des enfants et adolescents” le 10-11 janvier 2013, l’UNEAVS a  mis à disposition de la présidente du groupe de travail, Madame Pénélope Komites, son document d’analyse n° 8 “sortir de la précarité les formateurs ou les salariés AVS  ?”.

Ce document fait suite de l’examen d’une proposition d’un « cahier de charges pour la formation des accompagnants des jeunes handicapés » transmise par l’association Fnaseph.

La conclusion de la proposition Fnaseph a tout particulièrement attiré notre attention car révélant des finalités autres allant bien en deçà de ce qui serait une prise en compte effective et réaliste  du cadre d’emploi actuel des salariés AVS de l’éducation nationale.

Nous avons intitulé le document “sortir de la précarité les formateurs ou les salariés AVS ?”. Ceci traduit notre sentiment du ton général des travaux depuis le début: La précarité professionnelle et personnelle des salariés (condition de travail, d’existence de vie) demeurent la grande absente de la réflexion en cours. Tant que demeura cette absence de réflexion et de mesures fortes pour y remédier dans l’éducation nationale, la professionnalisation des accompagnants tout temps de vie des jeunes handicapés souhaitée par les ministères se résumera au final à une pérennisation des besoins de structures associatives services à domicile , de formation, en lien avec le handicap et l’amélioration d’abord de la qualité de vie  de leurs salariés cadres, autres,…. au détriment des salariés précaires AVS et EVS, tout statut confondu.

Télécharger le document N°8 (PDF) en cliquant ICI

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6 commentaires pour Poursuite des travaux interministériels du groupe ‘”professionnalisation de accompagnants pour la réussite des enfants et adolescents en situation de handicap” en date du 10-11 janvier.

  1. Mme Godet dit :

    Bonjour,
    J’ai eu une expérience en tant qu’EVS de 2006 à 2008 en école maternelle. Je devais m’occuper de 2 élèves handicapés. Le problème que j’ai eu ai que j’ai été embauché au mois de mai. La rupture avec les enfants, auxquels on s’attache forcément, n’en fut que plus dure. Surtout que je les laissé à un mois de la fin de l’année scolaire…
    Actuellement, j’occupe un poste d’AVS dans un lycée. Ce poste est couplé avec celui d’aide-documentaliste. C’est double emploi que j’aime énormément. J’en suis à ma 3e année et il me reste encore 2 ans car je suis reconnue TH (Travailleur Handicapé).
    J’ai beaucoup de questions concernant mon avenir professionnel car j’aimerais beaucoup que ces emplois soient titularisés. Je suis maman et je ne peux passer mon permis de conduire à cause de mon handicap. Là, on me demande de réfléchir sur mon projet professionnel. Que dire quand on souhaite faire ces emplois précaires toute notre vie?

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      Oui, que dire quand on souhaite simplement pouvoir vivre décemment de son travail toute sa vie et non dans la précarité professionnelle sans cesse renouvelée et imposée.

      cordialement et courage,

  2. Oliver dit :

    Après trois missions d’AVSI en école maternelle et école primaire, j’ai reçu des formations au sein d’IME et, plus récemment, en décembre et janvier 2013, je viens de suivre une formation très enrichissante concernant les divers troubles cognitifs, comportementaux, les dysfonctionnements, les responsabilités civiles et pénales, l’historique de la MDPH, la place de L’AVS face aux enseignants, aux élèves, aux parents de l’élève concerné, et face à l’équipe éducative. Je pense donc bien parler de ce que je connais car j’aime cette fonction même si elle n’est pas toujours facile
    et peu reconnue car elle touche l’humain. Par contre, j’ai conscience qu’au bout de six années révolues de contrats mensuels, la porte me sera montrée. N’est-il pas possible, après un investissement et une acquisition d’un savoir-faire si nuancé, adapté à chaque cas d’enfant, d’obtenir un certificat de qualification nous permettant de poursuivre dans cette voie au sein de foyers ou IME?

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      C’est de votre honneur que d’exprimer avec simplicité et pudeur son sentiment d’être à la croisée importante d’un cheminement professionnel AVSI.

      « N’est-il pas possible, après un investissement et une acquisition d’un savoir-faire si nuancé, adapté à chaque cas d’enfant, d’obtenir un certificat de qualification nous permettant de poursuivre dans cette voie au sein de foyers ou IME? » Votre interrogation est très pertinente.
      En revanche, sa réponse ci-après ne serait sans doute pas à la hauteur de votre attente

      Dans votre situation présente, la VAE permettrait de faire reconnaitre des savoirs et compétences acquis en milieu professionnel pour obtenir un diplôme professionnel relevant du médico-social. A mon sens, la première étape, serait de faire établir auprès d’un organisme de votre choix ‘Greta, pôle emploi) un bilan de compétences professionnelles. Des ateliers de bilan existent et généralement c’est un service de conseil gratuit.
      La deuxième étape, après conseil auprès de professionnel de l’insertion, de viser un diplôme médico-social en rapport avec votre expérience et vos souhaits.La 3ème étape serait d’entamer une démarche VAE pour obtenir ce diplôme. A ce stade, il est impossible de vous dire si vous obtiendrez la certification souhaitée ou seulement la validation partielle de la certification. Dans le dernier cas, une validation partielle accordée vous donnerait droit durant une période de 5 ans de compléter par des modules de formation complémentaire manquantes pour obtenir la certification définitive.
      C’est le niveau du diplôme visé (de 5 à 2 ou plus) qui va être déterminant, plus ce niveau sera élevé, plus l’obtention de la certification sera difficile voire impossible à obtenir sur la seule base de votre expérience AVS-I.
      C’est d’ailleurs tout l’enjeu actuel des travaux interministériels sur la professionnalisation des accompagnants tout temps de vie jeune handicapé qui pourrait correspondre à votre aspiration professionnelle. La détermination du niveau de certification attendu pour ce nouveau métier souhaité par les associations handicap sera cruciale. Trop élevé (supérieur à 4): une majorité de salariés AVS ne pourra pas y accéder et donc ne sera pas reconnu comme professionnel. Je crains fort hélas que l’on se dirige vers cette solution: une majorité d’AVS non reconnue, restant dans leur précarité actuelle et une minorité d’AVS reconnue comme professionnel ayant possibilité de surcroit d’intervenir sur d’autres temps de vie hors éducation nationale. Souhaitons que vous passiez dans la minorité d’AVS chanceux reconnu professionnel si vous aviez à effectuer d’opter pour un métier accompagnant tout temps de vie jeune handicapé dont l’existence resterait à confirmer à la rentrée 2014 ou 2015.

  3. Cappelaere dit :

    Bonjour. Je suis AVSco dans une école primaire depuis 2 ans. Pourquoi ne sommes nous ni reconnu, ni pérennes, et devons nous rester en situation de précarité? Nous nous efforçons d’apporter à ces enfants le bien être, l’autonomie en les accompagnant de façon adapté. On se doit de respecter leurs habitudes, leur rituel. Notre rôle d’accompagnant est indispensable afin de les aider à s’intégrer dans notre société, qu’ils puissent être autonome en respectant les règles. Nous, encadrant en situation de précarité, aidons des enfants en très grande difficulté. N’est ce pas une situation paradoxale ? Alors qu’auprès d’eux nous avons chaque jour envie de s’investir encore plus. Les voir s’épanouir et progresser chaque jour un peu plus, rend ce travail très valorisant et nous donne envie de poursuivre notre chemin….
    Alors, quel avenir pour nous, AVS de métier ?

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      Comme vous l’aurez constaté à partir de notre article, à travers les travaux interministériels sur la professionnalisation d’accompagnant de jeunes handicapés, l’UNEAVS ne se contente nullement de l’affirmation « incantatoire » qu’il suffit d’obtenir un titre (certification ou diplôme spécifique métier) pour exercer un métier reconnu d’AVS. Encore faut-il que cela permette effectivement
      1- que tous les salariés AVS en poste, quelque soit leur type de contrat, puissent obtenir ce titre
      2-qu’ils ne soient pas contraint à suivre des formations pour obtenir ce titre en engageant par eux-mêmes les financements pour ce faire
      3-que cela débouche sur des obligations effectives de propositions d’emplois pérennes par des employeurs (et prioritairement aux salariés AVS en poste et salariés ex-AVS actuellement en chômage)
      4-que les conditions d’exercice de ce métier AVS ou accompagnant de jeunes handicapés ne soient pas pire que l’existant actuel en matière de précarité professionnelle et personnelle pour l’AVS.
      5-qu’un cadre d’emploi d’un accompagnant jeune handicapé tout temps de vie ne se traduise pas au final à être un salarié multicarte handicap à disposition 24/24h d’employeurs éventuels, rémunéré avec un salaire de misère.

      Donc, pour l’instant, l’UNEAVS tente de faire passer cela à travers les travaux sur la professionnalisation mais on ne pourra tout même pas la rendre responsable d’avoir des sourds, des aveugles, des muets en guise d’interlocuteurs et ayant un logiciel mental ne leur permettant pas d’accepter que des simples salariés AVS, acteurs au coeur du terrain, puissent avoir un avis expert différent du leur.

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