15 employés précaires EVS-AVS obtiennent la condamnation de l’Education nationale devant le conseil des prudhommes de Limoges

EVS contre Education Nationale: les employés de vie scolaire indemnisés

Il y a plus d’un an, une quinzaine d’employés de vie scolaire limousins avaient attaqué l’éducation nationale pour défaut de formation. Ils seront indemnisés.

Par Gaëlle Fauquembergue Publié le 22/12/2012 | 16:43, mis à jour le 22/12/2012 | 16:50

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© france 3 Les EVS lors d’une audience de départage organisée au conseil des prud’hommes de Limoges en octobre dernier

En octobre dernier, des employés de vie scolaire passaient devant le tribunal, attaquant l’éducation nationale pour défaut de formation.

Ils demandaient la requalification de leur contrat à durée indéterminée.

Hier soir, à 21h, la décision est tombée: si le tribunal a rejeté leur demande de dommages et intérêts, ils seront indemnisés pour licenciement sans cause réelle, non requalification etc..

Les syndicats déclarent que « le père noël est passé pour les EVS de Limoges! », l’état a lui un mois pour se pourvoir en appel.

Lire article en cliquant sur lien suivant

http://limousin.france3.fr/2012/12/22/evs-contre-education-nationale-les-employes-de-vie-scolaire-indemnises-169553.html

Notre constat:

Le nouveau compteur des condamnations de l’éducation nationale par des salariés précaires EVS-AVS en justice prudhommale est désormais de 504.
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6 commentaires pour 15 employés précaires EVS-AVS obtiennent la condamnation de l’Education nationale devant le conseil des prudhommes de Limoges

  1. Marguerite dit :

    L’Etat n’est pas responsable de tous ces disfonctionnements et il ne peut intervenir que s’il est interpellé car il subventionne ces EPLE sous contrat associatif ! L’Education Nationale embauche 20 % des enveloppes de contrats aidés !!!
    A moins de révolutionner toute l’Economie Sociale et Solidaire qui représente 10 % du PIB, je ne crois pas à des changements importants ! Cela continuera car ça arrange des millions de personnes !!!

  2. quelin dit :

    Bonjour, AVSI depuis 2003 l’IA m’a imposé un contrat à 80% à la rentrée, pensant que je finirai par obtenir gain de cause j’ai signé, contacté les Syndicats, mais rien ne bouge, je suis lasse d’être sous payée ( moins de 1000 €) après toutes ces années de bons et loyaux services.
    Pas de prime d’ancienneté, d’évolution de salaire malgré mon nouveau diplôme.
    Nous sommes nié(e)s !
    Je décide donc la mort dans l’âme pour « mes » élèves de changer de poste.
    Bon courage à ceux qui continuent peut être qu’un jour …

    • briand0493 dit :

      Bon courage, Evelyn, dans ton nouveau chemin de vie. Je partage ta lassitude même si je n’ai pas pris cette même décision de tourner la page…mais elle viendra très certainement et j’espère simplement qu’un jour peut être…comme toi.

  3. laurent dit :

    Hors sujet mais quand même.

    En date du 10 décembre 2012, j’ai demandé un congé sans solde, du 4 mars au 22 mars 2013. L’inspection d’académie de La Rochelle me fait un tas « de carabistouilles ». Au début il me faillait l’accord des enseignants et des Directeurs d’Etablissements. Je l’ai obtenu. Ensuite celui des familles des enfants dont je m’occupe. Je l’ai obtenu aussi , bien qu’il soit stipulé dans mon contrat précaire ô combien, que je n’ai pas le droit de communiquer avec les familles.

    Bref, à ce jour ne n’ai pas de réponse de l’inspecteur d’académie.

    Je considère que nous, AVSi, somme traitées comme « disposable ». On nous prend, on nous jette à l’envi.

    J’ai pris mes fonctions en tant qu’AVSi le 7 avril 2011 et n’ai bénéficié à ce jour que de 3 heures de prétendue formation.

    C’était juste un petit témoignage.

    J’ajoute que compte tenu de la considération dont nous faisons l’objet je suit prête à démissionner mais que ça me fait « mal au coeur » pour les enfants dont je m’occupe.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      Hors sujet ? non. Vous résumez parfaitement bien la doxa néolibérale qui a imprégné profondément l’Education nationale, jusque dans ses plus hautes sphères. L’AVS-i, isolée, n’est plus qu’un individu corvéable et malléable à merci de l’employeur. Vos droits définis par le code du travail ou de l’éducation sont connus par l’éducation nationale mais votre seule situation d’isolement justifie de les nier. Pour maltraiter impunément, il faut rester caché pour l’harceleur et isoler la victime. En démontrant qu’avec vos collègues enseignants et la famille, vous droits sont reconnus, votre employeur,inspecteur d’académie; ne peut vous répondre, ce n’est pas prévu dans son fonctionnement mental de « manager » qu’un salarié AVS puisse faire reconnaître ses droits. Dans son esprit, vous faites parti des esclaves modernes d’aujourd’hui au service des besoins des enfants. Je n’en doute pas que vous ayez « mal au coeur » pour les enfants si vous démissionnez. Je ne doute pas non plus que l’employeur mise sur votre conditionnement psychique vers une « culpabilisation » pour vous conserver en situation d’esclave.
      amicalement,

  4. sandra dit :

    Enfin ! et tant que l’Etat ne fera rien, pour la professionnalisation de ces emplois il devra répondre devant le tribunal de son « laisser aller »

Les commentaires sont fermés.