Quand monsieur le président de la république, François Hollande, est soucieux des préoccupations de l’UNEAVS.

Photoofficieldefrançoishollande

Depuis janvier 2012, ce n’est pas faute de l’avoir dit, répété, tempêté, déclamé, écrit, sur ce site, auprès de partenaires syndicaux, politiques, associatifs, citoyens, et…y compris en sollicitant une audience auprès de Monsieur le président de la république François Hollande dès son entrée en fonction. Nous lui avions simplement rappelé qu’il existait une urgence sociale dans l’éducation nationale, Un sujet grave: l’avenir de 15 000 salariés EVS-AVS confrontés à une date limite; le 6 juillet 2012. Une réponse de fait urgente  à donner par le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon que nous souhaitons sans tergiversation et non en copie d’image d’attitude délibérément “maltraitante” de prédécesseurs: Xavier Darcos et Luc Chatel

Le courrier ci-après atteste de cette  préoccupation partagée et nous l’en remercions vivement de renouveler son engagement sans faille que la parole, l’expression de salariés précaires EVS-AVS de l’éducation puissent être entendue directement par le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon

reponse François Hollande a l'UNEAVS

Alors, Monsieur le Ministre Vincent Peillon, nous attendons de vous rencontrer en personne. Notre souhait est d’ entendre de votre part d’abord un positionnement clair et net concernant le devenir de 15 000 salariés EVS-AVS. Avant le  6 juillet 2012, des  instructions auprès des rectorats doivent parvenir. Du contenu de ces instructions dépendent leur sort: retour au pôle emploi ou assurance de maintien à un poste d’EVS-AVS ou assimilé (assistant de scolarisation, assistant éducation).

Vous le savez déjà. Vous disposez désormais d’ atouts pour “sauver” ces salariés EVS-AVS disposant d’un contrat de travail dit contrat aidé pour la rentrée solaire 2012-2013.

Mercredi 13 juin, votre collègue le Ministre du travail, Michel Sapin, a annoncé la décision du gouvernement de mettre en place 80.000 contrats aidés, en sus des 115.000 déjà programmés pour le second semestre 2012.

michelsapin

Monsieur le  ministre du Travail, Michel Sapin, a assuré en outre le  jeudi 14 juin sur Radio Classique que la mise en place de 80.000 contrats aidés visait à faire en sorte qu’il y en ait le même nombre qu’en début d’année dernière.

« Le gouvernement précédent a mis en oeuvre les deux tiers des contrats aidés prévus pour cette année au cours du premier semestre », afin d' »éviter qu’il y ait une trop grande hausse du chômageavant les élections », a dit M. Sapin. « Dans la deuxième moitié de l’année, il y a eu une chute du nombre des emplois aidés », a-t-il poursuivi.

En mettant en oeuvre 80.000 contrats aidés supplémentaires, il a ainsi assuré ne pas en créer mais « faire en sorte qu’il y en ait le même nombre qu’au début de cette année, sinon ce sont des gens en activité qui deviennent immédiatement des chômeurs ».

Par ailleurs, Michel Sapin demande aux préfets d’être «attentifs à la qualité des contrats». Il souhaite notamment que la durée des contrats conclus (six mois en moyenne, orientée à la baisse au premier semestre) soit portée à neuf mois.

Vous le savez aussi.Les organisations syndicales sont très sensibles à la qualité des réponses gouvernementales à des situations d’urgence sociale

Ainsi, dans la foulée de l’ annonce de Michel Sapin,  Laurent Berger, secrétaire nationale de la CFDT a publié le communiqué de presse suivant:

communiquéCFDT

Vous ne le savez pas encore: En vous rencontrant, nous saurons vous dire aussi, nous salariés EVS-AVS,  pourquoi notre  maintien dans l’éducation nationale est nécessaire, utile sur des emplois pérennes et pourquoi, comment la création d’un “métier” d’Accompagnant d’enfant handicapé en milieu scolaire “ordinaire” se révèle indispensable.

Vous ne voulez pas le savoir : pour vous rencontrer et « avoir » une seule chance de vous faire entendre les attentes plus qu’urgentes de leurs collègues précaires EVS-AVS, 2 représentants de l’UNEAVS sont prêts à » sacrifier » personnellement 200 euros sur leur salaire de 682 euros mensuels pour régler les frais de déplacement et de séjour que nécessitent une participation à une audience à votre ministère.

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14 commentaires pour Quand monsieur le président de la république, François Hollande, est soucieux des préoccupations de l’UNEAVS.

  1. Micka dit :

    bonjour tout le monde…
    Contrat CAE de 2006 à 2011 (dérogations exceptionnelles…) et nouveau contrat CUI de Mars 2012 à Mars 2013 dans le même lycée… 670 euros par moi + RSA activité de 176 euros, voilà que je viens d’apprendre que je termine mon dernier CUI sans être allé au bout de mes 24 mois…. Dure réalité de la vie… Il me reste une semaine de travail… Et je suis au bout du rouleau… Retour au Pole Emploi avec 450 euros par mois… Merci Monsieur Hollande… Vous m’avez déçu… Que vais-je devenir… Rien… Un chomeur de plus…. Dure vie que celle qu’on nous offre… Bonne chance à tous…

    • briand0493 dit :

      Bonsoir Micka,
      Tout le monde sur le site est mal…nous vivons très mal l’ensemble des messages des collègues nous parvenant dessinant un panorama d’espoir déçu, d’attentes sans réponses…Nous ressentons aussi de l’irritation profonde à l’égard du ministère de l’éducation nationale, du ministère du travail, du ministère de la famille et de la santé ayant trop tardé à prendre la juste mesure du désarroi du peuple de l’ombre. Nous commençons aussi à ressentir de la colère à l’égard de certaines associations nationales de parents d’enfants handicapés ou non.Au nom de la loi 2005,nous commençons à penser qu’elles demeurent plus préoccupées de satisfaire leurs propres appétences de disposer illico presto d’AVS à la carte pour les enfants en se désintéressant totalement de leur condition de travail, d’existence de vie professionnelle et personnelle. Prompt à dénoncer ce qui dérange leur propre intérêt, nullement prompt à dénoncer des conditions scélérates imposées aux personnels AVS quelque soit leur statut.
      Tu as exprimé ta déception à l’égard du président, François Hollande, nous te donnons pas tort dans ta situation indigne de vie qui t’es réservé…ta déception commence à nous atteindre.

  2. perdita dit :

    Ex Assistant d’éducation pendant 6ans et un contrat Cui d’une année non reconduit par Pôle-emploi justifiant cela par une absence de recherche de formation durant cette année (!) je suis sans emploi depuis un an. Ayant repris espoir à la création des assistants de scolarisation, j’ai vite été déçu de voir que les rectorats ont dans l’urgence « rattachés » ces postes au statut d’AED ce qui m’en interdisait l’accès car j’ai déjà effectué les 6 années . De plus ces postes étaient censés être à temps plein et associés à une formation, ce qui n’est toujours pas le cas !
    A quand une interprétation juste des lois et décrets …. par un ministère qui a en charge l’éducation de futurs citoyens et qui se devrait donc de donner l’exemple !

  3. Sugel dit :

    Un « Contrat d’Avenir » pour quel avenir ? se demandait la collègue citée plus haut. En effet, de qui se moque-t-on ? Les « contrats d’avenir » sont des CDD à temps partiel (26 h) de droit privé d’une durée maximum de 36 mois [ 3 ]. Pas de réembauche possible sur les mêmes contrats, donc licenciement au bout des 36 mois. C’est ainsi que 30 000 EVS ont perdu leur emploi fin juin ou fin août 2009.

  4. Artis Cathy dit :

    Bonjour, je termine le 31/08/2012 mon contrat CAE-CUI qui a commencé le 1er sept 2010, ça fera 2 ans, j’ai effectué 3 ans en CAV toujours assistante de direction, de sept 2006 à juin 2009, puis 1 an de chômage puis donc droits ouverts pour refaire un contrat précaire. Que va-t-il se passer pour moi? Les contrats écrits renouvelable 1 seule fois (ce qui est mon cas) seront-ils revus pour une prolongation?? Doivent-ils changer une loi pour le faire, en d’autres termes les gens en poste depuis 2 ans consécutifs ont-ils d’après vous une ultime chance d’être prolongés ???
    Merci d’avance de votre réponse.

    • briand0493 dit :

      En principe, la durée totale d’un contrat CAE-CUI est de 24 mois (60 mois pour les personnes de + de >60 ans et/ou reconnue travailleur handicapé.
      En ce qui vous concerne,sur demande de votre employeur auprès de Pôle emploi (qui seul décide de la reconduction), vous pouvez disposer d’une prolongation de contrat minimale selon les instructions fixées par arrêté du préfet de votre département. il semblerait que cette prolongation de durée de contrat est portée à 9 mois. Au delà de 9 mois, c’est affaire de disposition prise par l’IA avec accord du préfet.
      pour votre question: Doivent-ils changer une loi pour le faire, en d’autres termes les gens en poste depuis 2 ans consécutifs ont-ils d’après vous une ultime chance d’être prolongés ???. je présume que vous pensez avec sympathie pour vos collègues EVS/AVS ayant épuisé la durée légale de leur contrat CAE-CUI et qui souhaiterait être prolongé sur leur contrat. La loi a été ainsi faite qu’il a été accordé un énorme pouvoir au préfet, celui de déroger aux dispositions usuels du CAE-CUI (dont sa durée au delà de 24 mois légal) quand « des circonstances particulières » l’exigent.
      Avec le soutien de la communauté éducative, des organisations syndicales, des associations citoyennes, le soutien d’élus,…… vos collègues sont en mesure de « créer » des circonstances particulières amenant le préfet à déroger à la règle usuel. Je ne peux guère vous dire plus, faute de quoi, l’Etat serait fondé à nous « poursuivre » pour incitation au désordre publique.

  5. Jenny dit :

    Merci à vous de défendre ses emplois précaires et de nous défendre mais quand est-ce qu’on pourra savoir si nos petits contrats précaires sont renouvelés. Sa devient long et sans réponse encore plus. Pour ma part moi sa fait 1 an que je suis en poste dans une école comme aide administrative dans le département des Ardennes où le chômage est déjà très élevé.

    • briand0493 dit :

      je partage votre avis. L’attente est longue et angoissante. A l’égard des précaires salariés EVS-AVS,le Ministère de l’Education nationale ne fait qu’hériter d’une situation délibérée de maltraitance institutionnelle codifiée par le gouvernement précédent à cette période de l’année depuis 5 ans. Pour parler simple: nous supposons qu’actuellement, il fait comme il peut dans une urgence sociale qu’il n’ a pas souhaité. Il faudra très certainement que le nouveau ministère de l’éducation nationale accepte dans les prochains jours, les mois à venir de réfléchir, de décider, d’agir pour que de telles situations d’indignité institutionnelle à l’égard de personnes humaines ne se reproduisent pas.

  6. Sonia dit :

    Bonjour, c’est avec une grande tristesse et un profond dégoût que je viens de recevoir un courrier de l’Inspection Académique me disant que mon contrat n’est pas reconduit…Et de me laisser sous entendre que c’est déjà bien d’avoir pu « bénéficier » de 33 mois de contrat « aidé »…Pour moi c’est l’anéantissement complet et un grand sentiment d’injustice…

    • briand0493 dit :

      Je suis désolé de ce qui vous arrive. Oser lever la tête ! Il faut envisager la piste du recours juridique prudhommal envers votre ex employeur. Contactez un syndicat de votre choix qui saura vous conseiller utilement à ce sujet.

  7. Dominique dit :

    Petite info, d’après ce que j’ai compris, c’est tous les EVS qui sont supprimées.

    • briand0493 dit :

      Pour faire très court:
      Actuellement, le nombre d’EVS toutes missions est de 54 000. Le gouvernement Fillon a imposé dans le budget 2012 du MEN un financement de postes EVS à hauteur de 30 400. Le plan du ministère de l’Education national de Luc Chatel avait prévu dès septembre 2011 la disparition globale de 15 000 postes EVS d’ici fin juin 2012. Il est Visé prioritairement toutes les missions adjoint administratif direction d’école, médiateur de la réussite scolaire, vie scolaire autres et secondairement, quelques missions AVS remplacées en compensation par un volume équivalent d’assistant de scolarisation, bénéficiant d’un statut assistant éducation, créé depuis septembre 2011.
      Il faut bien avoir en tête qu’après cette 1ère disparition programmée des 15 000 postes EVS d’ici fin juin 2012 par le gouvernement Fillon, il était envisagé la disparition progressive des 30 000 EVS-AVS autres d’ici fin 2013.

  8. Dominique dit :

    Bonjour,
    EVS (aide administrative) mon contrat n’est pas reconduit, poste supprimé.
    Je vraiment déçu, car je pouvais être reconduite.
    A qui doit-je m’adresser pour continué en CUI dans les établissements supérieurs (collèges, lycées) et peut être les hôpitaux ?

    • briand0493 dit :

      La première chose est que, dans l’éventualité d’une rencontre avec le Ministre de l’Education nationale, nous évoquerons votre situation ainsi que celle de vos collègues dans la même situation. Vos droits à reconductions existant, une suppression de poste que vous avez occupé dans un établissement scolaire ne doit pas être l’argument de votre non reconduction sur un autre établissement.Une proposition en ce sens aurait du vous être proposer, sous réserve simplement que l’IA applique des mesures ordonnées par le rectorat sous ordre du ministère. Pour ce dernier, si des mesures de suppression de postes a été ordonné s en catimini, faites nous confiance, nous saurons lui dire notre façon de penser comme nous avons su le faire avec les précédents responsables de ministère Chatel ou Darcos.

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