Les doutes insistants des salariés EVS/AVS, des équipes éducatives, des parents d’enfants handicapés vis à vis des candidats aux élections présidentielles.

Nous publions ci-après un article d’un blog ami qui est apparu intéressant tant il est vrai que nous faisons ce constat similaire de l’étrange absence en cette campagne présidentielle des oubliés des candidats en liste: les demandeurs d’emploi, les 420 000 salariés en contrat aide inscrit dans la catégorie E de Pôle emploi, ….le “peuple de l’ombre”.

ledouteAinsi, ce n’est pas faute d’avoir alerté à plusieurs reprises ces candidats des attentes des 52 500 salariés EVS de l’éducation nationale face à des perspectives renouvelées de non reconduction de leur contrat au sein des établissements scolaires.

  • S’agissant du programme non-dit du candidat sortant, Nicolas Sarkozy, son gouvernement actuel a déjà tracé les perspectives futures pour 30 000 d’entre eux fin juin : ce sera retour au Pôle emploi. Les renouvèlements ou recrutements d’EVS, exclusivement dans des fonctions d’accompagnement d’enfants handicapés, seront limités à 38 000 agents.
  • S’agissant des intentions du candidat socialiste, François Hollande, la réponse est toujours attendue, se fait attendre malgré des courriers insistants.

L’ absence de réponse de la part d’un candidat sortant ne nous étonne pas, elle aura toujours été ainsi vis à vis du “peuple de l’ombre” depuis 2007, attitude de mépris, de dédain clairement affichée en prime.

S’agissant du candidat socialiste François Hollande, et bien, nous commençons à émettre aujourd’hui des doutes insistants dans sa volonté et en corolaire, la capacité  des membres auto-déclarés conseillers experts de l’Education nationale de son staff de campagne, à  prendre en compte cette exigence de réponses claires, nettes de la part de milliers de précaires de l’Education nationale dans son programme “Education nationale. Nous osons dire aujourd’hui  que c’est inacceptable et indigne des valeurs sociales d’un parti de gauche cette absence actuelle de réponse, ce refus même (???), de considération, de respect à l’égard du “peuple de l’ombre” de l’Education nationale.

Les modérateurs salariés EVS/AVS, équipes éducatives d’établissement scolaire, parents d’enfants handicapés solidaire du site “humeurs et fureurs des précaires”


SARKOFRANCE, le blog politique d’un citoyen vigilant

Sarkozy: quand la hausse du chômage s’accélère.

Posted: 03 Mar 2012 09:00 PM PST

Nicolas Sarkozy a conçu la publication de ses propositions pour l’élection présidentielle d’avril prochain comme un spectacle. Comme elles sont rares, il les distille avec parcimonie. Il faudrait éviter de parler du bilan.
Et pourtant, l’actualité l’y contraint. Ces derniers jours, le vacarme d’une campagne qui lui échappe nous a fait oublier de parler du sujet du jour, de la préoccupation du moment, le chômage.
Coup sur coup, trois rapports édifiants ont été publiés sur le chômage en France.
Chômage générationnel
Le premier,
relayé par les Echos, est un sondage de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) sur 14.000 adultes réalisée en 2006. Les résultats, bizarrement, n’ont été communiqués que la semaine dernière.
La Dares a ses raisons que la raison ignore. On y apprend que « près de la moitié des actifs âgés de moins de 50 ans (45,7 % parmi ceux nés dans les années 1960 et 1970) ont déjà vécu une période de chômage ». Cela fait trente-cinq ans que la crise s’est imposée dans notre vocabulaire courant. Ce résultat est à peine surprenant.

En 2006, date à laquelle a été effectuée l’enquête, près de la moitié des actifs âgés de moins de 50 ans (45,7 % parmi ceux nés dans les années 1960 et 1970) ont déjà vécu une période de chômage. Un contraste saisissant par rapport à leurs aînés : malgré une carrière professionnelle plus longue, seuls 13,6 % des individus nés avant 1940 en ont fait l’expérience.

Le ravage des heures supplémentaires
Le second rapport est une analyse des heures supplémentaires au dernier trimestre de l’an passé. C’est une catastrophe. Elles ont encore progressé. Et le nombre d’embauche du secteur privé a encore baissé. La nouvelle tombe au plus mal. Toute la semaine, le candidat sortant a développé sa dernière idée, une variante déjà connue du « travailler plus pour gagner plus » appliquée à l’Education nationale: proposer 40% d’heures supplémentaires aux enseignants du secondaire contre une augmentation de 25% de leur traitement.
Au dernier trimestre 2011, la défiscalisation des heures supplémentaires a coûté 795 millions d’euros au 4e trimestre 2011, «
ce qui correspond à un total de 190 millions d’heures supplémentaires en données brutes, non corrigées des variations saisonnières ». Le nombre d’heures supplémentaires a progressé de 3,5% sur un an, dont +1,9% au dernier trimestre.
Sur la même période, les déclarations d’embauches d’une durée supérieure à un mois réalisées par les entreprises du secteur privé, hors intérim, ont chuté de 3,9% par rapport au trimestre précédent.
Au total, le nombre d’heures supplémentaires a atteint 738 millions en 2011, contre 706 millions en 2010, et 738 millions en 2008.
Chômage de masse
Le troisième rapport,
publié vendredi 24 février, émanait de la Dares. Il fut à peine l’objet d’une brève ici ou là. La Dares communiquait le nombre d’inscrits à Pôle Emploi en janvier 2012.
Le nombre de sans-emploi (catégorie A) a encore progressé, +13 400 en janvier, pour s’établir à 2.861.700 personnes en France métropolitaine fin janvier 2012. C’est moins qu’à l’automne ou en décembre, mais c’est bien davantage qu’en janvier 2010, une période plus comparable, où le nombre de sans-emploi avait… baissé de 19 000.
S’ajoutent les demandeurs d’emploi à activité partielle (catégories B et C), soit 1,40 millions d’inscrits, en légère baisse), et et les 609.300 demandeurs dispensés de recherche (en hausse). Au final, Pôle Emploi comptait donc 5,1 millions d’inscrits en janvier dernier.
L’ancienneté moyenne d’inscription a augmenté de 3 jours, pour atteindre 461 jours ! La part des demandeurs inscrits depuis plus d’un an a franchi le seuil des 38%.
Hors allocation de formation, la part des inscrits à Pôle emploi qui reçoivent une indemnité est de 49,5%, soit 2,4 millions de personnes. Quelque 343.000 d’entre elles émargent au RSA.
Plus inquiétant, le chômage progresse parce que le nombre d’entrées à Pôle Emploi est plus important (585.000 en janvier 2012, soit 25.000 de plus qu’en janvier 2011). Les sorties, elles, sont stables à 499.000. Les radiations et cessions d’inscriptions pour défaut d’actualisation représentent toujours la moitié des sorties d’inscription (soit 247.000).
Début février, Nicolas Sarkozy avait à nouveau avancé le nombre de 500.000 offres d’emploi non-satisfaites.
On peine à trouver la preuve de ce qu’il avance. Relevons d’abord qu’en janvier, Pôle emploi a collecté 271.000 offres, dont seulement 40% qualifiées de « durables » (plus de 6 mois); notons aussi que, toujours en janvier, quelque 236.000 offres ont pu être satisfaites.
Nicolas Sarkozy voulait vendre sa proposition de référendum sur la formation des chômeurs. Son idée, encore floue et pas explicitée dans ses documents de campagne (*), serait de contraindre les chômeurs à suivre une formation puis de les contraindre à accepter une offre correspondant à cette formation.
Autre proposition du candidat sortant, faire travailler les bénéficiaires du RSA, à raison de 7 heures hebdomadaire obligatoire. Une mesure, non financée dans le projet mal connu du candidat Sarkozy, qui coûterait entre
800 millions et 1,5 milliards d’euros par an.
A fin janvier 2012, Pôle Emploi enregistrait 726.000 bénéficiaires du RSA dans ses registres, dont les trois quarts (soit 540.000) ne déclaraient aucune activité même partielle (catégorie A).
Sarkozy allait-il tous les forcer à ces 7 heures hebdomadaires ?
(*) A moins de 50 du scrutin, Nicolas Sarkozy n’a toujours publié ses propositions.

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2 commentaires pour Les doutes insistants des salariés EVS/AVS, des équipes éducatives, des parents d’enfants handicapés vis à vis des candidats aux élections présidentielles.

  1. SYLVESTRE dit :

    Bonjour,
    j’ai lu votre commentaire, toujours pas de satisfaction.
    Je soussignée Madame SYLVESTRE, ayant occupé au sein de l’Education Nationale plusieurs postes, sous plusieurs types de contrats précaires, je m’adresse à vous afin de attirer votre attention sur ma situation.
    J’ai, au cours de ces 15 années de service dans l’Education Nationale travaillé.
    Mes actions (Educateur de garderie /aide documentaliste/ aide à la scolarisation des enfants handicapés/aide à la direction / secrétaire) à l’école primaire.
    Comment comprendre, comment accepter d’être ainsi, aussi peu reconnue aujourd’hui ?
    Ne pourriez-vous pas transformer ces postes précaires en véritables créations de postes au bout de 15 ans ? Par un CDI ou par des contractuel, Monsieur le Ministre, je me retrouve au chômage depuis le 01/11/2010, jusqu’à ce jour, je veux travailler pour aidé les enfants en grande difficulté scolaire surtout l’illettrisme dans les établissements scolaire, cet un travail qui me passionne.
    J’ai fais 6 courriers au Recteur de l’Académie de Martinique, pour expliquer ma situation toujours sans réponse, alors je me demande pourquoi cet injustice.
    Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, mes salutation s distingués.

    • briand0493 dit :

      Bonsoir,

      Nous allons transmettre votre courrier à l’actuel ministre de l’Education nationale qui se fait particulièrement bien silencieux ces derniers temps.
      Nous noterons au passage qu’un recteur d’académie de la Martinique, ne se prenant pas la peine de répondre à vos 6 courriers envoyés et l’exposé de votre situation scandaleuse, relèverait simplement de l’attitude d’un fonctionnaire méprisable ayant perdu tout sens de l’honneur républicain de servir l’Etat Français.

      une pensée amicale à votre égard pour votre courage dans ce commentaire d’oser lever la tête une nouvelle fois pour exiger respect et dignité,

Les commentaires sont fermés.