Sylvie, Auxiliaire de vie scolaire -témoignage-

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Un commentaire pour Sylvie, Auxiliaire de vie scolaire -témoignage-

  1. Moreels christine dit :

    je suis avsi pour la troisiéme année consécutive avec un contrat de droit public c’est à dire bac obligatoire ,j’ai un emploi non seulement précaire mais dévalorisé aux yeux de la plupart des enseignants ,psychologue ou orthophoniste travaillant dans les écoles!Je suis 22h par semaine depuis 4 mois ans une classe de CM2 avec un enfant handicapé moteur et l’enseignante ne m’adresse la parole que pour me demander des photocopies ou d’aller fermer la porte! Notre « parachutage »chaque année dans une nouvelle école avec un emploi qui dérange certains d’enseignants pas toujours prêts à accueillir dans leur classe le handicap + une personne inconnue! Cela fait trop pour certains! Nous sommes pour eux comme ils se plaisent à ironiser à nos dépend du »petit personnel »! N’ayant vraiment aucun réel statut,ni diplôme, ni formation tangible et reconnue ,certaines d’entre nous essaient de se faire accepter par l’équipe enseignante en préparant le café et rendant tout un tas de menus services totalement étrangers à leur poste!d’autres comme moi,qui pensent que leur emploi est d’abord d’assister l’enfant qu’on leur confie ,sont méprisées, mises à l’écart voire même dénigrées par des enseignants ! Le pire est lorsque nous assistons un enfant avec des troubles du comportement pouvant générer de la violence,ce genre de handicap est encore plus mal toléré dans les écoles que le handicap physique; et comme les enseignants étant contre l’intégration de ces enfants à l’école ne peuvent le formuler à leurs autorités sous peine passer pour des personnes sectaires(qu’ils sont en réalité)c’est donc l’avsi qui fait les frais de leur vindicte et sur qui ils projettent leur ressentiment!
    Pour conclure ,ce métier qui pourrait être une profession à part entiére voire une vocation si il était connût et reconnût par les pouvoirs publics et valorisé dans sa pérennité et par un diplôme,est en fait un sacerdoce,un véritable parcours du combattant que l’on fait aux côtés du handicap!
    Si l’on veut vraiment s’occuper et intégrer le handicap à l’école qu’on le fasse correctement et intelligement en revalorisant le statut et la situation des personnes qui sur le terrain,tous les jours en ont la charge,en mettant en place une vraie participation des avsi au projet pedagogique de l’école avec une participation obligatoire aux réunions,en donnant aux avs la légitimité pour s’intégrer à une équipe enseignante même réticente.A l’heure actuelle ,nous assistons à une ou deux réunions par an au sujet de l’enfant aux côtés duquel nous sommes toute la journée ou presque et notre avis compte si peu qu’on oublie parfois de nous le demander!
    N’étant donc pour l’instant que des pions sans réelle consistance que l’on placent et déplacent au gré des besoins de l’inspection académique notre employeur??
    Derriére tous ces actes manqués il y a des femmes ,des hommes,découragés,déçus par ce qu’ils avaient pensé être un métier utile et intérressant et qui se résume à faire acte de présence auprés d’un enfant handicapé sans aucune autre participation au projet de la classe que celle que les enseignants voudront ou pas nous demander!

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