Des EVS scandaleusement contraints par leur employeur d’être moins rémunérés pour un temps de travail hebdomadaire qui ne bouge pas !!!!

De la note ministérielle…

Par note ministérielle en date du 14 février 2010 (DAF C1 n° 10-010), le recteur d’académie de Rennes, les inspecteurs d’académie du Finistère, Côtes d’Armor, du Morbihan et d’Ille et Vilaine, recevaient au sujet du personnel EVS (en contrat unique d’insertion) l’instruction suivante lors de la mise en place du CUI :
« …le titulaire d’un CAE ou d’un CAV (contrat avenir) qui, postérieurement au 1er janvier 2010, peut prétendre à un renouvellement de son contrat pourra, le cas échéant, se voir proposer une convention initiale de CAE-CUI, d’une durée qui devra prendre en compte la durée du précédent contrat.
….Ces agents initialement en CAE ou CAV …devront se voir une durée hebdomadaire de travail identique à celle pratiquée, afin qu’il n’y ait aucune perte de rémunération à la faveur du passage au nouveau régime (CUI). Concrètement, les titulaires d’un CAV (contrat avenir) renouvelés à compter du 1er janvier 2010 devront se voir proposer une durée hebdomadaire de travail de 26 heures… »
…. A la pratique « scandaleuse » de mépris des salariés dans les Inspections académiques par les employeurs….
 
Ce qu’oublie volontairement de préciser l’employeur : En acceptant cette proposition, le salarié passera d’une rémunération de 980,57 euros brute pour une durée de travail hebdomadaire de 26 heures à….une rémunération de 779 euros brute pour une durée de travail hebdomadaire réelle de …..24 heures et non de 20 heures.
Voici notre réponse

 

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4 commentaires pour Des EVS scandaleusement contraints par leur employeur d’être moins rémunérés pour un temps de travail hebdomadaire qui ne bouge pas !!!!

  1. florasoleil dit :

    et cette maltraitance faite en quelques sortes sous une grande pression qu’arrive t il aux salariés qui devant leur contrat ou c’est inscrit  » travaillé 24ou 26 payé 26″ refuse de signer….. c’ est la loi du plus fort ou le salarié n’est plus du tout considéré.

    • briand0493 dit :

      J’entends bien votre plainte, j’entends bien vos angoisses pour un devenir incertain, pour vous, pour vos familles mais Je pense qu’il nous faut à ce stade arrêter de « gémir ». Cette situation actuelle, imposée par l’employeur, les IA, les recteurs d’académies, les préfets, les directeurs départementaux, régionaux de l’emploi et de la formation professionnelle, les ministères du travail, de l’Education nationale comme du ministère du budge,t a été annoncée depuis septembre 2010 (et même au delà) par l’UNCEVS. Ce n’est pas faute d’avoir alerté l’opinion publique, les organisations syndicales, les élus politiques,des citoyens ordinaires,…. Ils ont pour la plupart tenté d’agir comme ils le pouvaient pour éviter cette issue en tenant compte des signaux d’alerte de l’UNCEVS et continueront à le faire.

      Mais, Il me faut être honnête et dire franchement les choses.
      Chaque collègue EVS-AVS est confronté désormais aujourd’hui à une situation de dilemme personnel « monstrueux et pervers », voulu et organisé par les ministères actuels.
      Chaque collègue EVS, quelque soit leur type de mission (et au même titre les collègues assistants éducation AVS,) doit cesser de croire qu’il peut ëtre pérennisé à leur poste à l’issu de leur fin de contrat actuel. La seule porte de sortie qui vous est offerte est le pôle emploi. Nous sommes en face d’un gouvernement de droite, d’élus politiques soutenant ce gouvernement, déterminés « effroyablement » depuis 5 ans à « écraser », « supprimer », toute résistance pour la justice sociale des 440 000 précaires en contrat aidé, des 4 millions 500 000 demandeurs d’emploi de ce pays par des mesures perverses de maltraitance délibérée. Il s’agit pour eux de conserver leurs privilèges de postes, de fonction, de pouvoir, à tout prix, au prix de votre « silence imposée », de votre passivité acceptée.
      Pour s’en sortir, une invitation à rejoindre une action collective d’EVS et d’ex-EVS en justice prudhommale contre votre employeur vous est proposée. Il faut que la justice puisse vous dire: OUI, VOUS AVEZ RAISON; VOUS AVEZ DES DROITS ET VOTRE EMPLOYEUR SERA CONDAMNE A VERSER DES INDEMNITES, DOMMAGES ET INTERETS POUR NE PAS AVOIR RESPECTER VOS DROITS.
      .Pour cela, il appartient à chaque collègue EVS-AVS d’agir au mieux de ce qu’il ressent. Les actions en justice aux prudhommes s’effectuent de préférence avec l’aide d’un syndicat, mieux armé pour ce faire. Le sgen-CFDT Bretagne, la CFDT peuvent vous apporter ce soutien indispensable, mais d’autres syndicats aussi, mènent ce combat. Les jugements prudhommaux de Nevers, d’Angers, par exemple, ne doivent qu’à la volonté et la ténacité exemplaire d’EVS avec le soutien de syndicat comme le snuipp-fsu, la CGT….Ils ont montré une voie et c’est aux salariés EVS et ex-EVS de l’emprunter désormais pour gagner la dignité qui leur est dû.

      Bien sûr, l’action en justice contre un employeur suscite de la peur; mais de quoi avez-vous peur donc réellement ? d’être maltraité toute votre vie ou de savoir se défendre avec un avocat d’un syndicat de votre choix contre l’employeur vous maltraitant ?

  2. florasoleil dit :

    dernier arrêté au 1 avril 2011, je pensais que c’était depuis le 1 janvier 2011!
    oh là là on parle maintenant de 26h au lieu de 20h, et bien c’est de mieux en mieux.
    J’aime ( second degré) la phrase  » en aucun cas pérennisé » !!!

    • briand0493 dit :

      rectification: on parle de 20h(en réalité 24h) au lieu de 26h.
      Oui, il faut une forme d’humour particulière pour annoncer « en aucun cas pérennisé »…. et dans les actes, « maltraité dans tous les cas » le salarié

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