Handik, association de parents d’enfants en situation d’handicap, contre les salariés EVS-AVS, pour la discrimination sociale et professionnelle exigée en justice !!!

Depuis septembre 2006, au sein de l’Uncevs, nous n’avons pas cessé de dénoncer la discrimination de salariés EVS-AVS exerçant des missions strictement similaires selon leur statut (publique ou privé).
Aujourd’hui, cette dénonciation a trouvé son écho unanime auprès des organisations syndicales de l’enseignement publique et privé, d’organisations politiques, associatives, et de citoyens…
Aujourd’hui, 52 500 salariés EVS-AVS subissent de la part du ministère de l’Education, du ministère du travail, une attaque sans précédent visant d’ici fin juin 2011, la suppression de 18 000 postes EVS.
Aujourd’hui, des salariés EVS obtiennent en justice réparation pour défaut de formation dans le cadre de l’exercice de missions AVS de la part de leur employeur.
Aujourd’hui, il est un devoir à tout citoyen digne de ce nom de témoigner auprès des précaires EVS-AVS leur attachement à des valeurs humaines de justice sociale et de solidarité.
Il est tout simplement scandaleux qu’une association de parents d’enfants en situation d’handicap en arrive à vouloir exiger de la justice le refus de leur mission AVS à des salariés EVS soucieux de la qualité d’accompagnement scolaire des enfants handicapés
Il est tout aussi scandaleux et honteux qu’une association de parents d’enfants en situation d’handicap ose justifier ce refus par une présentation délibérément mensongère, tronquée, diffamatoire de la situation professionnelle, sociale de centaines de milliers de salariés EVS-AVS, et parmi eux des milliers de travailleurs reconnus handicapés.
Handik devant le tribunal administratif de Pau aujourd’hui
07/04/2011
Béatrice MOLLE (le journal Pays basque)
Le collectif Handik regroupe plusieurs associations de parents et d'amis d'enfants et de jeunes en situation d'handicap. Depuis plusieurs mois l'association se bat pour le maintien des AVS(Aides de vie scolaire) au sein des établissements fréquentés par les élèves.
Aujourd'hui, il y aura un procès sur la forme au Tribunal administratif de Pau avec en toile de fond l'emploi des EVS( Emplois de vie scolaire) qui ne satisfont pas les parents d'élèves. Car le statut d'AVS, même si il est précaire permettait d'embaucher au moins pendant six années une personne qualifiée ayant un contrat de droit public. En revanche, les EVS sont employés par les directeurs d'établissements avec des contrats renouvelés tous les six mois. "AVS, c'est une fonction, c'est ce qui a remplaçé les anciens pions. Nous avons refusé les EVS car nous souhaitons que les postes d'AVS soient pérénnisés" explique Ladix Arrosagarai membre d'Integrazio Batzordea qui fait partie du collectif Handik.
L'an dernier, pour obtenir les postes d'auxiliaires de vie scolaires, le collectif était allé jusqu'au Tribunal administratif. Deux procès furent gagnés par sept familles en juin dernier sur la forme, puis en novembre 2010, sur le fond. Début mars l'association avait perdu sur le fond.
Au-delà de cette bataille judiciaire qui continue aujourd'hui, le problème central est bien le désengagement de l'Education nationale qui se solde par une diminution des heures AVS et d'une suppression de dix postes dans le département 64. Un désengagement qui intervient alors qu'une loi instaure depuis 2005 l'obligation de scolarisation d'enfants handicapés;
Lire l’article en entier : http://www.lejpb.com/paperezkoa/20110407/258544/fr/Handik-devant-le-tribunal-administratif-Pau-aujourd%E2%80%99hui

Handik et les EVS


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5 commentaires pour Handik, association de parents d’enfants en situation d’handicap, contre les salariés EVS-AVS, pour la discrimination sociale et professionnelle exigée en justice !!!

  1. olivier dit :

    Bonjour,

    Je pense que vous ne comprenez pas le probleme coté famille d’enfants handicapés et que vous reduisez l’action d’Handik qui demande la professionalisation du métier d’AVS et la reconnaissance.
    Ce qui arrive actuellement, sans vouloir juger personne, c’est que l’on recrute des EVS sous contrat de 6 mois en CUI ou CAE et que l’on ne renouvelle pas (car sinon, obligation de payer la formation). Il se trouve que certains de ces personnels sont aussi en difficulté et sont amenés a devoir accompagner des enfants présentant des troubles pas très simple à gérer.
    Comment voulez-vous que les familles accèptent une rupture de l’accompagnement en cours d’année, un changement d’accompagnateur alors que le travail sur le long terme est à privilégier, que la personne n’ait aucune formation et aucune possibilité d’en recevoir, que la personne soit attaché en priorité à l’école plutot qu’a l’enfant. Tout est mis en place pour faire que la scolarisation des enfants handicapés soit un échec. Alors oui, il y a de très bonnes personnes dans les EVS, mais l’orientation qu’a pris le ministère de l’Education Nationale fait que nous sommes obligés, pour le futur de nos enfants, de demander des A.V.S., mais aussi avec une professionnalisation. Il en va de l’interet generale des enfants handicapés, même si vous ne le voyez pas dans ce sens, n’oubliez pas que le scolarisation de nos enfants est un combat quotidien.

    • briand0493 dit :

      Bonjour,
      Comme vous confirmez que votre association Handik a pour objectif actuel d’action déclaré de faire reconnaitre la discrimination par le statut de salarié exerçant des fonctions AVS strictement similaires par voie de justice ou autres moyens , je suis au regret de vous dire et de vous confirmer (mais cela vous le savez car vous ne m’auriez pas laissé ce message sinon) que cela s’appelle simplement de la discrimination professionnelle, et comme vous ne vous en cachez pas non plus dans votre message, de la discrimination sociale délibérée envers une catégorie de personne humaine, les salariés EVS.

      Je vous laisse la propriété intellectuelle de « penser » que les problèmes côté famille d’enfants handicapés me sont indifférents et d’imaginer que j’oublierai que l’accompagnement des enfants handicapés est un combat quotidien.
      Pour ma part, Je n’ai jamais personnellement estimé en 35 ans de combat à la reconnaissance de la place des handicapés dans la société, cela doit passer par des « insultes » de ce type envers des acteurs citoyens désireux de s’investir dans cette cause.
      Cordialement,

      • olivier dit :

        Bonjour,
        Comme quoi vous allez vite en déduction, je ne fais pas partie d’Handik, mais je suis confronté au meme soucis sur le terrain. Encore ce jour, pour exemple, 3 enfants sont en panne de scolarisation car les contrats de 6 moins n’ont pas été renouvellés, a partir de cela, ne pas comprendre que des familles puissent chercher tous les moyens légaux pour assurer la scolarité de leur enfant, c’est se tromper de combat. Si la loie est discriminante, battez-vous pour faire modifier la loie.

        • briand0493 dit :

          Bonjour,
          Je ne sais pas de quelle loi discriminante vous évoquez.
          Par contre, je ne crois pas me « tromper » de combat avec mes partenaires syndicaux, associatifs, politiques, citoyens ordinaires à exiger auprès des décideurs institutionnels (Gouvernement, Assemblée nationale, Sénat, MEN, Rectorat,Inspection académique, Ministère du travail et Préfet région/département) que les salariés en mission AVS, quelque soit leur statut initial (contrat droit publique ou droit privé) doivent disposer de conditions de travail (durée de contrat, formation, rémunération….) compatibles à l’exigence de qualité éducative, pédagogique inhérente à l’application de l’accompagnement des enfants handicapés au sein d’un établissement scolaire.
          Au demeurant, ce n’est pas le statut du salarié (droit publique ou droit privé) qui est la garantie de cette exigence de qualité d’accompagnement. Cette dernière se mesurera dans la capacité du binôme accompagnant AVS/ l’enseignant de la classe à établir une relation professionnelle juste tenant compte de leurs compétences réciproques, ce, au mieux de l’intérêt de l’enfant. Si, effectivement, il existe une remise en cause de cette capacité du binôme à agir au mieux de l’enfant par des mesures restrictives de temps imposées par les décideurs institutionnels , on est en droit d’exiger par des moyens légaux la suppression de ses mesures restrictives, mais certainement pas en droit d’exiger la suppression au sein du binôme de l’accompagnant AVS sous seule justification discriminante qu’il dispose d’un statut de droit privé au sein de l’Education nationale.
          Cordialement,

  2. FRANCINE dit :

    il ne faut pas oublier qu’ actuellement le financement des AVS n’ est pas important et que le financement malheureusement ne peut pas couvrir tous les besoins d’ avs et par conséqent les contrats EVS depuis janvier 2011 dans les écoles sont tournés vers le suivie des élèves en situation d’ handicap c’ est la priorité.
    Beaucoup d’ evs sont diplomés ne l’ oublions pas mais n’ont pas pu avoir accés aux postes avs par manque de financement.
    Tous les evs ne sont pas en réinsertion
    Tous les evs ne sont pas en RSA ni en Parent isolés etc ça c’est la théorie ….

    Les Evs ont une formation également.
    Le recrutement des EVS se fait par l’inspection académique.
    On travaille 24 heures et pas 20h

    Bref, ce genre de procés ne peut que nuire aux efforts faits par les EVS de défendre leurs droits mais aussi se battre pour la déffence des enfants en situation d’ handicap.

    Même si ce procès est fait pour soit disant donner un statut réel aux avs n’oublions pas qu’aujourd’hui le statut evs permet à pleins d’enfants en situation d’handicap de rejoindre l’ école tous les jours.

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