Paroles de voleurs ??

Dans un communiqué de presse en date du 16 décembre 2010 publié par la FGPEP associée à la FNASEPH, nous pouvons, sous le titre « ,La FGPEP dénonce la détérioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap », lire ceci en introduction:

« Les inspections académiques se retranchent derrière la perte supposée de leurs moyens de financement pour refuser les réemplois des Auxiliaires de Vie Scolaire individualisés (AVSi), laissant ainsi s’échapper des compétences reconnues (120 AVSi réemployés pour 500 potentiels) (..). »

Nous devons rappeler que la FGPEP fait état des 500 assistants Education AVSi sortant fin juin 2010. Les 3 500 employés de vie scolaire AVSi également sortant ayant été, à leur demande, exclus du système de reprise.
Nous devons aussi rappeler qu’en échange de 120 AVSi réemployés, la GPEP et la FNASEPH omettent l’octroi de subvention de l’Education nationale équivalent  à environ 2 500 000 euros.
Elles omettent superbement de préciser aussi que cette subvention a été accordée sur la ligne budgétaire consacrée normalement à la part charges financières que doit assumer l’Education nationale pour l’emploi des EVS-AVSi. Cela correspond environ à 450 postes EVS-AVS-I subtilisés soit environ 750 enfants porteurs de handicap notifiés MDPH sans accompagnement depuis la rentrée scolaire et 1500 familles qui attendent depuis la rentrée scolaire que l’on veuille bien prendre en considération leurs attentes et leurs préoccupations. Attentes et préoccupations dont la GPEP et la Fnaseph ne se sont  guère fait écho visiblement  depuis la rentrée scolaire. Et pour cause ! La solidarité sociale envers les familles d’enfants porteurs de handicap et les salariés précaires AED et EVS  de l’Education nationale a ses limites quand  les préoccupations de trésorerie accaparent avant tout  des gestionnaires associatifs depuis fin juin 2010.
Alors quand nous lisons ceci un peu plus loin

(…) « des élèves ne sont pas ou peu scolarisés faute d’accompagnement, ce qui est intolérable au regard du droit à la scolarisation réaffirmé par la loi du 11/02/05. Des heures d’accompagnement notifiées par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées sont « rognées » par les inspections académiques. » (…)

Nous sommes bien obligés de dire qu’il faut certainement une bonne dose d’outrecuidance aujourd’hui pour « crier au loup » devant le CNCPH, en exprimer des exigences déplacées  et prendre à témoin, de surcroit, l’opinion publique quand on est soi même coresponsable délibéré de la détérioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap depuis la rentrée scolaire.

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