Le quotidien du précaire EVS-AVS : le jour trop rare et la nuit trop présente

Message reçu le 5 novembre 2010
Un grand Merci à vous et à tous vos collègues qui se battent, s’investissent pour défendre les précaires que nous sommes, les EVS, et pourtant fonction très riche et indispensable dans l’accompagnement des enfants.
Pourquoi ce grand Merci ? Je vous l’adresse, car vous avez su être présent, lorsque je vous envoyais des bouteilles à la mer… Hier mon directeur d’école me convoque dans son bureau, et me dit qu’ils ont été alertés par l’inégalité de mon contrat : faire 24 heures payées 20 heures. Il me demande aussitôt de terminer à 15h30 au lieu de 16h30, et donc d’arrêter de travailler 4 heures gratuitement, car ce n’est pas légal. J’ai cru m’évanouir, car ce même directeur me tenait un discours différent à la rentrée, et s’en fichait pas mal de mon salaire de misère, et aujourd’hui il change sa position……
J’ai donc un contrat de 20 heures payés 20 heures. Le directeur n’a pas voulu me faire un contrat de 24 heures payées 24h, prétextant que l’OGEC n’a pas de sou ! Il m’a demandé de faire le compte sur les heures effectuées en trop sur septembre et octobre, ce qui représente 30 heures. Il ne veut pas me les payer, et me demande de les récupérer sur l’année, en sachant que ce ne soit pas au détriment des enfants. Je ne vois donc pas comment je vais faire pour récupérer ces 30 heures.
Un grand MERCI, car je suis enfin affranchie de cette injustice qui me minait : travailler plus pour gagner moins.
Je ne sais pas ce qui s’est passé dans les coulisses…. car avant les vacances scolaires de la toussaint, il m’a convoqué dans son bureau pour que je lui confirme que je travaillais 24 heures payées 20 h.
Merci à vous et à tous les hommes et femmes qui se battent pour la justice sociale et la solidarité, vous êtes des fleurs qui s’épanouissent dans ce monde de brut.
Très cordialement,
Anne
Scandaleux : des EVS avertis deux heures avant la fin de la journée du non renouvellement de leur contrat
jeudi 4 novembre 2010 par FSU72
(…)
« Madame/Monsieur la/le Directeur(trice),
Je vous prie de bien vouloir donner communication sans délai à Madame ….., qui exerçait jusqu’à présent les fonctions d’aide administrative au directeur d’école (AADE), l’information suivante : Faute du retour de la convention tripartite par les services de Pôle Emploi, son renouvellement est suspendu à compter du 4 novembre 2010 (soir). Il est donc à compter de ce jour impossible de lui demander de continuer l’exercice de ses fonctions. Je vous demande d’y veiller scrupuleusement, sauf à exposer votre responsabilité. Je m’engage à vous apporter toute information et toute évolution dès que possible.

MESSAGE A COMMUNIQUER à Madame …. :
J’ai le regret de vous informer que la convention tripartite ne m’ayant pas été retourné signée par les services compétents de Pôle Emploi, je ne puis pas procéder au renouvellement de votre contrat Emploi de Vie Scolaire. Votre renouvellement étant suspendu, votre contrat actuel se termine donc après le dernier jour de votre période d’activité (le 4 novembre 2010 soir). Je ne manquerai pas de vous donner toute information sur l’éventuelle possibilité d’une reprise de votre contrat et, si mes services continuent à se tenir à votre disposition, je vous invite cependant à contacter dès que possible les services de Pôle Emploi pour faire le point sur votre situation et ses perspectives.
Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de ma considération distinguée.
Emmanuel Roy, IA 72
—  Vous en souhaitant bonne réception » (…)

Voir article dans son contexte :
http://sd72.fsu.fr/spip.php?article578
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Un commentaire pour Le quotidien du précaire EVS-AVS : le jour trop rare et la nuit trop présente

  1. Fifine dit :

    Si tout les directeur d’ecole ou enseignant réagissaient comme cela, on serait plus nombreux face à l’éducation nationale pour faire valoir nos droits
    Il faut qu’on continue à se battre et qu’ils comprennent qu’ils sont en erreur et hors la loi
    Ne baissons pas les bras

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