GUIDE DU TUTEUR EVS dans un établissement scolaire – Académie de Bretagne

Ce guide du tuteur CUI-CAE (téléchargeable) éditée par l’académie de Rennes s’adresse aux  directeurs d’école ou personnes désignées d’établissement scolaire (type lycée,  collège…) affectés à l’accompagnement du salarié EVS en mission AVS.
En préambule, ce guide explique le rôle et la mission du tuteur:
 » UN TUTEUR POUR QUI ?
Pour accompagner les personnes qui ont signé un Contrat Unique d’Insertion (CUI). Le CUI est un dispositif qui cherche à faciliter l’insertion professionnelle des  personnes en difficulté sur le marché de l’emploi.
Depuis le 1er janvier 2010, ce contrat remplace les précédents contrats aidés.
Préalablement au contrat de travail, les bénéficiaires du CUI signent une  convention individuelle avec l’employeur et Pôle emploi.
UN TUTEUR POUR QUOI ?
Pour accompagner le bénéficiaire du CUI dans l’exercice quotidien de ses  fonctions. Ses missions sont les suivantes :- participer à l’accueil, aider informer et guider le salarié.- contribuer à l’acquisition des savoir-faire professionnels.- assurer la liaison avec le référent.- participer à l’établissement de l’attestation de compétences avec le salarié concerné et l’employeur. »
Un accompagnement de qualité des salariés EVS – AVS (comme de formation) demeurent une revendication maintes fois réitérée de l’Uncevs depuis …2006. Et depuis cette date, nous ne manquons d’alerter les acteurs IA de la nécessité de prévenir les directeurs d’écoles, d’établissement du 2ème degré de cette obligation contractuelle d’accompagnement. Ce guide du tuteur EVS publié par l’académie de Rennes « répare » ( enfin!!, dirons-nous) un flagrant  oubli d’information des établissements scolaires de leurs obligations.
Par ailleurs, l’Uncevs  ne peut  que saluer cette initiative de qualité du rectorat de Rennes qui demanderait à être reprise sur les autres académies. En effet, l’examen de ce guide fait apparaître l’existence officialisée  d’un référentiel de compétences EVS bien détaillé, véritable outil de travail entre le salarié et le tuteur, devant permettre une coopération partagée, la mise en place et la une construction d’une véritable  relation professionnelle avec les acteurs équipe éducative,  indispensable à la « réussite » de la mission principale  AVS du salarié et de sa mission secondaire « tâches administratives ».
Il est noté avec satisfaction que ce référentiel de compétences Employés de Vie scolaire de l’Académie de Rennes est en parfaite  complémentarité du référentiel actif d’activité-fonction et de compétences assistant de vie sociale et scolaire » de l’Uncevs.((téléchargeable)
En cela, nous n’aurons qu’un souhait supplémentaire: que ce référentiel de compétences EVS développé avec intelligence par l’Académie de Rennes s’applique également à nos collègues assistants d’éducation exerçant des missions AVS.
La sécurisation des parcours professionnels de 42 500  salariés précaires Employés de Vie Scolaire et de 9000 salariés précaires Assistants d’Education exerçant des missions similaires AVS ne doit pas « souffrir » d’une discrimination supplémentaire  inopportune.
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3 commentaires pour GUIDE DU TUTEUR EVS dans un établissement scolaire – Académie de Bretagne

  1. bihan dit :

    merci de me faire parvenir les infos

  2. briand0493 dit :

    Point de vue de Sel58 à la parution de cet article avec sa franchise et ironie habituelle

    « Pas glop du tout

    Pour en avoir rediscuté aujourd’hui avec les (ex) collègues,l’ avis sur l’ accompagnement a toujours fait l’ unanimité contre lui .

    L’ accompagnement a toujours été jugé comme inutile parce que la première question qu’il faudrait se poser c’est l’ utilité d’ être accompagné dans un dispositif qui n’ offre pas de débouchés .
    Pas besoin d’être accompagné pour aller nulle part .

    C’est la mode , moins il y a de travail , plus il faut accompagner , ça a au moins le mérite d’ occuper (et de rémunérer) les accompagnants , mais ça n’ a jamais créer d’ emploi en dehors de ça .

    Ce qui aurait été intéressant , c’est la possibilité de s’ auto tutorer, ou de confier la tâche et la manne a un collectif dept EVS .

    L’accompagnement , autrement appelé le « tutorat » sert à « accompagner le bénéficiaire du CUI dans l’exercice quotidien de ses fonctions.  »
    C’est nouveau ! avant n’importe quel salarié était placé sous une autorité hiérarchique qui lui donnait des directives .
    Mais maintenant que le chômeur pousse de travers et que les accompagnants font des choux gras, l’ employeur devient tuteur ;il ne subordonne plus, il redresse et il est parfois rémunéré pour cela ( exemple des EMT/EMTPR ou le tuteur/employeur est rémunéré par Pôle emploi pour faire travailler gratuitement les « exclus » )

    L’ EN a d’ailleurs bien compris l’ inutilité de dépenser plus pour un simple vernis .
    L’ accompagnement qui était confié à des « professionnels » de l’ insertion au début ,est laissé aux bons soins des directeurs d’ écoles qui travaillent presque pour la gloire puisqu’ ils se contentent d’ une prime forfaitaire pour remplir quelques tableaux et signer l’ indispensable attestation de compétence .

    Du vent ! Mais plus encore :
    L’ accompagnement , puisqu’ il est obligatoire et que les paperasses sont indispensables pour justifier du travail d’ insertion et obtenir les aides associées, l’ accompagnement donc sert aussi de formation (tout aussi obligatoire ,mais a priori plus utile)
    Dit autrement, une fois les tuteurs rémunérés, il n’ y a plus de budget pour les formations des tutorés . C’est ballot

    Ça peut paraitre complétement absurde ,voire profondément malhonnête de nous vendre des tuteurs qui ne soutiennent rien, mais c’est finalement d’une logique comptable et administrative implacable :

    En fait, les tuteurs soutiennent les demandes de subvention en validant le travail administratif de falsification nécessaire à l’ obtention de ces aides à l’ emploi .
    Pour obtenir les aides à l’ insertion, il suffit de faire croire à un travail d’ insertion avec tout une liasse de documents signés et contresignés à l’ appui .

    Il n’ y a pas de formation ? on fait passer l’ accompagnement pour une formation, on fait passer l’ adaptation au poste pour une formation, et avec un peu d’ imagination et de rhétorique, tout devient formation.

    Sauf qu’ en réalité, les personnes n’ont pas été recrutées pour être formées mais parce qu’elles étaient déjà qualifiées . Les compétences requises pour les (anciens) postes administratifs étaient la maitrise traitement de texte et tableurs, et plus si possible (maintenance informatique … ) .

    C’est donc bien une entreprise de la falsification que de faire croire que nous avons été formé ,alors que dans bien des cas c’est nous qui avons apportés notre « expertise » dans les écoles .
    Et d’ une manière générale, c’est une falsification que de faire croire que ces contrats nous ont aidés alors que c’est nous qui avons apporté les aides (financières et professionnelles) .

    L’ accompagnement est un leurre ,un cache misère, un tapis même pas persan sous lequel on cherche à planquer les pots cassés , il n’ y a donc pas lieu de fumer la moquette de la contentitude !  »

    Sel58 – administrateur site Uncevs –

    _________________

    • briand0493 dit :

      La critique apportée par Sel sur le rôle et la mission du tuteur EVS tel qu’ils sont envisagés par l’Education nationale à travers n’est pas inutile.
      A relire mon article, j’admets que sa formulation globale pouvait laisser entendre que je partageais dans les grandes lignes cette initiative développée par l’académie de Rennes.
      Ce n’est pas le cas.Je rejoins les critiques formulés par sel58.
      La principale critique porte effectivement sur la confusion de genre entretenue par l’IA du tuteur comme aide à l’adaptation au poste de travail et tuteur comme aide à la (re)-adaptation et/ou orientation professionnelle au sens le plus large. comme l’a très bien souligné sel58, cette confusion apparaît vite intolérable pour les EVS et… les directeurs d’Ecole.
      En outre,cette confusion de rôle, de mission sous-entend d’office une primo-représentation négative sociale, professionnelle, citoyenne accolée aux salariés EVS en contrat aidé.
      Elle ne tient pas compte non plus que les directeurs d’école n’ont pas été nommé et ni formé pour un rôle de conseiller d’orientation et/ou d’insertion professionnelle.
      Là dessus, je ne peux être qu’en accord avec Sel58.

      En réalité, l’objet de mon article, d’évidence mal écrit, se voulait simplement mettre l’accent sur un contenu consacré au référentiel compétences EVS développé dans ce guide de tuteur. Sa lecture montre qu’il présente des similitudes non négligeables avec le référentiel actif de compétences EVS-AVS développé par l’Uncevs.
      Comme l’a noté également sel58,il appartient aux EVS-AVS eux-mêmes de s’approprier les savoirs et compétences dont ils disposent pour démontrer leurs savoirs faire professionnels dans le cadre de leur mission. Le référentiel de compétences Uncevs a été développé dans ce sens. Ce n’est toutefois pas un outil figé. Il demeure auto adaptable par le salarié EVS-AVS lui même. Il ne dispense pas non plus de le faire confronter éventuellement avec des points de vue extérieurs.
      Or, dans la construction d’une relation professionnelle entre un AVS et un enseignant, il me paraît essentiel qu’une confrontation d’échange de savoirs et de compétences entre 2 acteurs principaux, l’accompagnant et l’enseignant, s’effectue dans l’intérêt de l’enfant porteur d’un handicap.

      Dès lors, pour construire cette relation professionnelle,s’appuyer sur des outils fiables de mesures de compétences et de savoirs réciproque devient une nécessité. le référentiel d’activités-fonctions et de compétences Uncevs est un de ces outils. Le référentiel de compétences EVS développé dans le guide du tuteur en est un autre. Ces 2 outils présentent beaucoup de similitudes. Pour l’enseignant scrupuleux des consignes institutionnelles s’appropriant le référentiel compétence EVS officiel de l’académie de Rennes et pour le salarié AVS désireux de démontrer lui même son savoirs et compétences à travers le
      référentiel Uncevs, l’échange et la relation professionnelle s’en trouveront grandement facilités.

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