A propos de la reprise des AVS et EVS mission AVS-I par des associations : réunion entre l’Uncevs et la FNASEPH le 09/09/09

 

Compte rendu de la réunion avec la FNASEPH du 09 Septembre 2009

Durée : 10h00 /10h40

Etaient présents :

  • Madame Marie Christine Philibert, Présidente de la fnaseph,
  • Monsieur Gilles Paumier , Secrétaire général de la Fnaseph,
  • Muriel Michelin , Présidente de l’Uncevs

Mme Philibert me demande pourquoi je voulais la voir. Je lui explique que je viens faire le point sur la circulaire à venir.

« Les associations me dit elle, vont pouvoir reprendre dans les conditions prévues par le décret n° 2009-993 du 20 Aout 2009, les AVS / AED »,

je pose la question suivante :  « Et les EVS mission AVS-i ? »

« Oui, effectivement, sur l’ensemble des contrats aidés sortis en Juin 2009, il y a, à la louche, 5000 evs en mission avsi qui font partis de cette reprise ».  « C’est le premier point » , me dit elle.

« La difficulté qui réside aujourd’hui, c’est le regard que l’on a sur les compétences requises ». Nous à la FNASEPH, on pense que les AVS-i qui sont des contrats de droit public, ont acquis plus d’expériences et de compétences de part leurs années de présence dans le milieu et qu’ils/elles ont suivi des formations ».

Il m’est précisée au passage, que : « c’est grâce également à la FNASEPH que les 60 heures de formation sur les 200 heures proposées au Ministère de l’Education nationale et destinées aux AVS-i ont pu apporter des contenus et des supports pour leur mission ».

« Concernant les EVS mission AVS-i , ils/elles ont, grâce à cette démarche, bénéficié aussi et notamment lors de leur 3ème année de service de cette formation. Nous à la FNASEPH, nous savions que ces personnels n’étaient pas formés ».

Je rétorque à Mme Philibert, : « que l’Union a montée un fichier interne d’ ampleur nationale, pour voir justement qui des personnels ont suivi une formation ou pas, et lui confirme, ( compte tenu des retours que nous avons) , que bon nombre d’evs en ont été dépourvus, mais que, un certain nombre de collègues AVS-I ont été dans une situation semblable » .

Le message que je veux faire passer, me dit Mme Philibert : « c’est que la liste d’AVSi que les Inspections Académiques doivent dresser dans le cadre de la continuité de la prise en charge de nos enfants, et que cette dernière est à l’initiative des Inspections qui ont le pouvoir d’apprécier ou non les compétences des gens. Nous à la FNASEPH, nous n’avons pas ce pouvoir ».

Par ailleurs, Mme Philibert rajoute que « la FNASEPH regrette la restriction de personnel faite justement par cette liste ».

Mr Gilles Paumier intervient dans ce sens et confirme, je cite : « qu’il est indigne qu’une telle liste soit faite, que malheureusement, les textes ce sont les IA, pas nous »

Mes interlocuteurs me rappellent que « si nous sommes aujourd’hui  dans un contexte de bricolage,  la FNASEPH a quand même réussit à sauver des gens en les sortant de la précarité grâce à son combat qui dure et perdure depuis des années »

Ainsi, pour rebondir sur ces derniers propos, j’explique à Mme Philibert et Mr Paumier, ma situation personnelle : « je suis ex EVS, aujourd’hui AVS-I depuis la rentrée 2009/2010. On m’a confié un enfant autiste, le même que l’année dernière, et que je vais gagner 350 euros par mois ».

Mme Philibert me demande « si je fais partie de l’amendement, si c’est une association qui m’emploie » ?

Je lui réponds : « non, c’est un contrat éducation nationale », « pour avoir posé la question à l’Inspection Académique de Nantes, le jour de mon entretien, on m’a répondu qu’aucune offre n’a été faite dans le cadre de l’amendement ». Je rajoute « qu’à ma connaissance et sauf erreur de ma part, je n’en connaissais qu’une, nommée Handisup à Nantes et qu’il me semblait qu’elle était dirigée par Monsieur Patrice Fondin, un des administrateurs de la FNASEPH ».

Selon Mme Philibert : « je ne fais pas partie du dispositif de reprise et votre IA est dans l’erreur si elle vous dit le contraire. Elle se trompe ».

J’explique en retour : « que l’IA de Nantes a bien expliqué que dans la salle de réunion se trouvait deux types d’AVS-I, celles qui débutaient et celles qui sont dans le cadre de la continuité de leur mission ».

Je pose ensuite une question franche et ouverte à Mme Philibert : Pourquoi 4 handicaps de retenus ? »

La réponse :  « concernant ces choix, ils ne sont pas du fait de la FNASEPH, on sait que c’est discriminatoire, me dit elle, mais on a tout essayé pour effacer cet aspect , ça n’a pas marché, nous subissons comme tout le monde ».

C’est tout naturellement que je rebondis sur cette parole : «  mais comment avez-vous pu signer une convention cadre pareille ? »

Mme Philibert me répond : « qu’il fallait que l’on signe pour l’historique de la FNASEPH », «  que de toute façon, nous n’étions que 3 ( FNASEPH, UNAPEI , FGPEP) à vouloir signer cette convention, que l’ensemble des associations et le comité d’entente ont rejeté l’amendement et le décret ». Alors, dit-elle « que vouliez vous que nous fassions ? »

J’apprends à la FNASEPH que L’Union a un courrier/réponse de Monsieur le Premier Ministre au Sénateur François Marc sur la question des AVSi. Dans un paragraphe concernant justement ces choix sur la nature du handicap, j’explique à Mme Philibert et Mr Paumier que les écrits de Monsieur Fillon sont très explicites .

La FNASEPH me répond que je détiens des informations qu’elle n’a pas. Néanmoins, Mme Philbert s’empresse de me dire qu’il ne s’agit là probablement que d’exemples cités de handicaps. Je propose spontanément d’envoyer par email ce courrier .

J’ai demandé à Mme Philibert : « connaissez vous déjà les modalités de reprise des associations locales ». En tant que fédération, «allez- vous proposer un tronc commun des conditions de reprise, ou va-t-on voir les associations employeurs mettre en application des conditions différentes d’une région et ou département à l’autre ? »

La réponse qui m’a été faite est la suivante : « nous travaillons actuellement sur cette question, que l’on avait en tant que Fédération la mission et le devoir de les conseiller pour chercher à protéger nos enfants ».

Je note également que la FNASEPH exprime ces convictions très fortes sur l’accompagnement scolaire, un travail de plusieurs années, avec l’ensemble de ses partenaires et d’une manière démocratique.

La FNASEPH se félicite sur deux points  «  celui d’avoir été très pointu concernant les fins de contrats des EVS, qu’elle avait alerté l’institution sur ce problème de sortie »  et celui «  de la remise en cause de l’Education Nationale, qui accepte enfin de parler de métier » «  mais c’est aussi grâce aux syndicats, qui nous ont aidé dans les parcours, c’était aussi à eux de se battre ».

La conclusion qui est faite par Mme Philibert, est  « que cet amendement et décret est en attente de la parution de la circulaire d’application dont je ne connais les contenus, se situe sur un chemin et que même si ce n’est pas l’idéal c’est déjà une avancée pour nos enfants, nos parents et un métier » «  car, la députée Montchamp, Mr Luc Chatel, Madame Morano, Mr le Sénateur Louis Blanc, et la Halde, vont travailler ensemble et se sont engagés à mettre rapidement des commissions de travail et débattre ainsi, sur le sujet des accompagnants et de leur professionnalisation ». « Il est même question, qu’une loi soit votée d’ici la fin de l’année ».

Je demande à Mme Philibert : «  dans quels délais tout cela va se faire, notamment pour les groupes de travail ? »

J’ai pris note qu’elle ne connaissait pas les délais précis de ce projet.

Je demande en dernier lieu :  « Est-ce-que l’Uncevs va être consultée dans le cadre de ces commissions ? » Mme Philibert, me répond : « oui, en tant que Présidente de l’Union Nationale et seulement à ce titre, vous serez sollicitée ».

Fait à Carquefou , le 11 Septembre 2009, pour l’UNCEVS La Présidente Muriel Michelin

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