La rentrée scolaire 2009-2010 des enfants en situation handicap tourne au cauchemar pour les parents.

 

Dans le Finistère…..

Article journal Ouest-France édition Finistére Nord  du Mardi 08 septembre 2009

 

 Dossier actuellement suivi par le référent précaire Evs-Avs Sgen-CFDT Bretagne

Rappel: 160 dossiers !!! d’accompagnement scolaire d’enfant en situation handicap

sont en souffrance dans le département du Finistère à ce jour. 

Et ailleurs….

La mère d’un garçon handicapé porte plainte contre l’Education nationale

L’enfant n’a pas pu être scolarisé faute d’auxiliaire de vie scolaire. Un cas loin d’être isolé, s’alarment syndicats et associations.

Le geste est symptomatique du désarroi dans lequel sont plongés nombre de parents d’enfants handicapés en cette rentrée scolaire. La mère d’un garçon de 3 ans légèrement handicapé a porté plainte vendredi à Agen contre le ministère de l’Education nationale pour «non scolarisation de son enfant».

Cette mère habitant Bon-Encontre (Lot-et-Garonne) avait reçu en juillet une décision de la commission des personnes handicapées du Lot-et-Garonne accordant à son fils une AVS (aide de vie scolaire), soit une personne chargée de l’accompagner en continu sur le temps scolaire dans l’école maternelle, ainsi que le prévoit la loi.

«A la rentrée, il n’y avait pas d’AVS pour s’occuper de mon enfant. La directrice de l’école a refusé de le prendre en charge», a expliqué la mère de l’enfant. Le problème est en passe d’être résolu, selon le ministère, qui fait savoir que l’enfant pourra être accueilli dès demain, deux jours par semaine dans un premier temps. Mais une trentaine d’enfants seraient dans ce cas dans le département selon l’antenne départementale du principal syndicat d’enseignements du primaire, le SNUipp-FSU.

«Attendre la Toussaint»

Depuis la loi sur le handicap de février 2005, l’Education nationale a obligation d’accueillir les enfants handicapés dans l’école du quartier. Des milliers d’AVS ont été recrutés dans la foulée, pour la plupart sur des contrats de trois ans renouvelables une fois… et une fois seulement.

Si bien qu’aujourd’hui, les premiers AVS recrutés en 2003 arrivent en fin de contrat: sur les près de 25000 en exercice (AVS et EVS – emplois vie scolaire ), 5000 ont vu leur contrat s’achever cet été. Problème: leur remplacement n’est pas acquis, alors que le système scolaire accueille de plus en plus d’élèves handicapés (10.000 de plus en 2008).

Sur les 5000 AVS sur le carreau, seuls 500 sont susceptibles de retrouver un poste en cette rentrée, déplore ainsi le président de l’Association des Paralysés de France (APF), Jean-Marie Barbier. «Cette année encore, des enfants vont devoir attendre la Toussaint ou Noël, voire plus, pour pouvoir aller à l’école, le temps que leur soit affecté une AVS.» Et de dénoncer le «manquement à ses responsabilités» de l’Etat, accusé de se défausser sur les associations.

«Pingrerie»

Le ministre de l’Education Luc Chatel a en effet fait voter un amendement permettant que certains AVS restent auprès des élèves qu’ils aidaient individuellement, mais avec un changement notable: ces emplois, dépendant auparavant de l’Etat, seront transférés vers les associations «avec un accompagnement financier de l’Etat». Ni plus ni moins qu’un désengagement de l’Etat, s’inquiètent plusieurs syndicats enseignants et associations.

Jeudi, le ministre s’est donc voulu rassurant en annonçant  la création pour cette année de «5000 postes supplémentaires d’emplois aidés». «Du provisoire et du précaire, alors que l’accompagnement est un vrai métier», répondent en substance les syndicats qui plaident de longue date pour la création d’un vrai statut pérenne pour les accompagnants.(Libération)

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