Suite mobilisation nationale evs du 27 mai : Motion EVS présentée par le Conseil Fédéral Sgen-Cfdt et adoptée à l’unanimité par l’Assemblée générale des syndicats , le 18 et 19 mai 2009

 

Assemblée générale des syndicats des 18 et 19 mai 2009  

   

Motion EVS présentée par le conseil fédéral  

Emplois Vie Scolaire : une situation scandaleuse  

Recrutés, en septembre 2006, sur des contrats d’avenir (CA) dans le cadre du Plan Borloo, 42 500 EVS remplissent les fonctions d’aide à la direction d’école et à l’accueil des enfants handicapés, pour un salaire de 808 € par mois.

Le Sgen-CFDT avait dénoncé les conditions de ces recrutements : statut précaire et salaire indécent.

Toutefois, ce sont autant de demandeurs d’emploi de longue durée, allocataires du RMI, de l’allocation adultes handicapés (AAH) ou d’autres aides sociales qui avaient retrouvé une reconnaissance sociale et professionnelle et commençaient à envisager un avenir.

Pourtant, alors que leur contrat prévoyait une formation, un accompagnement par l’employeur et l’ANPE, l’Education nationale n’a pas rempli sa part du contrat.

Qu’ils soient chargés de l’aide à la direction d’école ou de l’intégration scolaire des enfants handicapés, les EVS sont indispensables au fonctionnement des écoles. Ils y font des vrais métiers dont l’école a besoin pour fonctionner dans de bonnes conditions.

Le ministère de l’Education doit prendre ses responsabilités pour permettre à l’école d’assumer l’ensemble de ses missions, dont la scolarisation des enfants handicapés. Ce ne sont pas des emplois provisoires dont l’école a besoin, mais des emplois pérennes pour remplir des missions pérennes.

Pour le Sgen-CFDT, ces métiers doivent être reconnus par une qualification à laquelle chaque EVS doit avoir accès. La reconnaissance de l’expérience acquise doit être prise en compte dans le cadre de la validation des acquis de l’expérience (VAE).

De plus, il est aberrant, à un moment où les demandes d’emplois dans le secteur d’accueil à la personne restent réelles, que le ministère de l’Education nationale, le Pôle emploi, d’autres ministères, des partenaires associatifs et privés ne travaillent pas ensemble aux reclassements de ces salariés.

30000 EVS vont être sans emploi en juin 2009.

Pour le Sgen-CFDT, c’est inacceptable. Dans le contexte de crise économique et sociale actuelle, cela signifie leur retour à la case départ, au Pôle emploi.

Le Sgen-CFDT exige une prolongation de leur contrat au-delà de juin 2009, le ministère de l’Education doit prendre sa part dans la lutte contre le chômage et la protection des plus démunis.

Le Sgen-CFDT exige que le ministère de l’Education respecte son engagement en termes d’accompagnement et de formation.

 
 
Découvrir aussi  la mobilisation unitaire syndicale/Uncevs -27 mai2009- dans le Côtes d’Armor et Ille et Villaine
 
 
Côtes d’Armor
 

 

Ille et Vilaine
 
 

 

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