Statistiques, pôle emploi, Inspection académique en délire

Le collectif précaires CAV-CAE 29/Uncevs reçoit régulièrement un nombreux courrier assorti de documents, d’article de presse, de témoignage, de compte-rendu. Il nous est parfois difficile d’en faire le tri tant ce courrier est riche de sa diversité.

Parfois, nous n’en savons pas quoi en faire et puis, de temps en temps, en mettant en parallèle des documents, des « monstruosités » surgissent, sautent aux yeux. Ces « monstruosités » font parti de ces raisonnements de décideurs institutionnels traduisant le plus souvent une conception « anormalement asociale » du traitement réservé aux catégories les plus vulnérables de la société. Comment en serait-il autrement ? Englué dans un système de pensée « réel comptable », le réel humain leur est devenu étranger.

C’est ce que nous tentons ci-après de vous démontrer en vous laissant le soin de juger par vous-même.

 

Les chiffres du chômage, du surendettement explosent au mois de mars 2009….

Les statistiques du désastre social

 

Source journal Le Telegramme du mercredi 29 mars

 

source banque de France  

…..Un directeur du Pôle d’emploi se félicite de faire payer les demandeurs d’emploi !!!!!

Pôle emploi market

 

Source article Le télégramme du mercredi 29 avril

 

Sur le terrain, un responsable du Pôle emploi s’interroge……

Pôle emploi Veritas

Travaillant à Pole emploi ex-ANPE et ayant la responsabilité de faire des bilans de contrats aidés dans le secteur dit "non marchand" (collectivités, associations, écoles..), je suis complètement d’accord avec vous sur le fait que la politique sur les contrats aidés, quel qu’ils soient et dans l’état actuel des choses, est complètement aberrante : l’idée initiale de permettre à des personnes sans emploi et en grandes difficultés sociales et personnelles, de remettre le pied à l’étrier du travail, était très valable ; seulement, c’est l’inverse qui le plus souvent s’est fait, surtout avec les employeurs du privés, secteur marchand, qui profitent beaucoup des aides de l’état, sans grande contrepartie et bien que le contrat de départ leur demandait de

1) former ces personnes (cela n’a pas toujours été le cas) ;

2) d’embaucher la personne à la fin du contrat aidé : c’est très rarement le cas, malgré les aides et ce que l’on voit au grand jour des manœuvres cachées de certains employeurs.

Je pense que le problème principal, pour le secteur marchand comme non marchand dont vous faites partie (éducation nationale) est de donner la possibilité aux structures qui embauchent en contrat aidé, la possibilité de pérenniser ces emplois.

Le fait de changer de candidat à la fin de la durée maximale du contrat (uniquement durée limitée pour le candidat mais pas pour l’employeur !!!), d’en reprendre un autre, et rebelote, est bien pour aider une personne à se réinsérer c’est vrai, mais à la fin du contrat, elle se retrouve le bec dans l’eau et la confiance encore plus basse à l’idée de ne pas savoir où aller ensuite : car il n’y a pas d’autres emplois pérennes dans ces métiers.

Le problème est aussi pour les employeurs sérieux, consciencieux et respectueux des personnes et de leurs engagements, qui tutorisent et forment bien leur candidat (j’en rencontre beaucoup dans l’éducation nationale dans mon travail), de pouvoir pérenniser le poste (beaucoup le souhaitent quand ils sont contents de la personne) mais malheureusement, les finances manquent pour cela.

Je pense aussi qu’il faut trouver quelque chose qui puisse permettre une pérennisation des emplois où les candidats s’impliquent à fond et créent un poste (comme pour les emplois jeunes) ou assurent un poste de manière stable et efficace.

Exemple :

– nous sommes obligés de dire aux candidats aux CAP Petite enfance que le marché du travail est défavorable à ce type de métier car pas assez de structures pour accueillir des enfants qui pérennisent des emplois dans ce secteur, alors qu’il y a un grand manque évident de personnes pour garder les enfants des parents qui souhaitent ou sont obligés de travailler ; de plus, les emplois jeunes ont créés des postes très intéressants et utiles….et le nouveau gouvernement de l’époque les a supprimés alors qu’il y avait un besoin, pour en créer d’autres différents et en contrat moins longs.

Mais les assistants scolaires sont aussi indispensables, et quand ils ont fait leurs preuves, le gouvernement décide alors…de les arrêter !!!

Il serait bon que des conseillers ex ANPE de base puissent se mettre en rapport avec vous dans votre revendication et vous appuyer quand à l’aberration des contrats aidés tels qu’ils sont actuellement et le devenir de ces emplois qui devraient au contraire être développés car plus qu’utiles.

 

…..Un responsable de l’Inspection académique 29 se félicite d’envoyer des salariés au Pôle emploi !!!!!!!

Le 22 Avril 2009, le SNUDI-FO 29 a été reçu en Audience par Mr Cillard, IEN Adjoint à l’IA, Mr Lavanant, Responsable de la Division des Ecoles, et Mr Elios, responsable de la DOSEP.

Ils ont apprécié qu’un ordre du jour leur soit communiqué, ce que nous avons toujours fait.

Mr Elios intervient particulièrement sur les EVS (puis nous quittera):

200 à 250 personnes doivent sortir du dispositif. Ces personnels sont en fin de CDD. Une close du droit du travail privé permet au préfet de reconduire les CAV seulement pour les travailleurs handicapés et/ou de plus de 50 ans. Nous avons pour souci qu’ils soient prévenus dès le mois de Mai et non comme l’an passé. Pour les autres, ils doivent se diriger vers le pôle emploi. Ils peuvent aussi demander un accompagnement pour une VAE auprès du GRETA qui prend l’ensemble de la carrière et les compétences particulières référencées, c’est ce qui a été présenté dans les réunions de Mars (un exemple est cité d’une personne qui a pu valider un BTS.) A cette étape, il serait possible que le Ministère reconduise un dispositif CAE/CAV mais pour des personnes nouvelles.

Le SNUDI: Pour les écoles, c’est la perte d’une personne expérimentée sur sa fonction et intégrée dans le fonctionnement de l’école. Pour ces personnes il est dommage qu’elles se retrouvent sans rien, puisque la VAE n’est possible qu’à 36 mois (contrats 34 mois), d’où la nécessité d’avoir une expérience du même registre dans leur parcours précédent et certains ont déjà souvent des diplômes conséquents, pour autant les véritables emplois n’existent pas !

Mr Elios : Les postes existent toujours et d’autres vont arriver. Il n’y a pas d’augmentation de postes (volant de contrats à placer par l’IA dans les écoles). Mais le type de contrat empêche le renouvellement pour ces personnes. Le turn over du personnel donne de la richesse au fonctionnement. Une équipe à l’IA est spécialement prévue pour encadrer les parcours en CA. Il n’y a pas d’orientation sur la suppression de ces postes pour le moment.

Le SNUDI rappelle sa demande depuis plusieurs années que de véritables postes statutaires soient créés pour ces fonctions administratives comme pour les personnels Auxiliaires de Vie Scolaire.

Mr Elios précise pour les AVS , intervenant auprès des élèves handicapés, pendant 6 ans renouvelable tous les ans. Ils sont sur des CDD du droit public. Le renouvellement devrait se faire un peu plus tôt que les années précédentes_ courant juillet_ sinon début septembre. Pour ceux qui arrivent en fin de droit, ils doivent se diriger vers le pôle emploi et peuvent demander un accompagnement en VAE, avec des référenciels sur les diplômes ( une dizaine de personnes seraient concernées).

Le SNUDI pose la question du passage des personnels ASEH vers des fonctions d’AVS et en particulier pour ceux qui finissaient en mars, certains ayant anticipé et fait la demande d’être AVS avec les diplômes requis. Il faut noter la désillusion de ces personnes par rapport à la formation annoncée dans le contrat.

Mr Elios parle de 2 enveloppes de contrats, qui sont différents, ou de droit privé ou de droit public, et que l’on doit faire correspondre avec les notifications MDPH.

Mr Cillard ajoute que, cette année, les demandes des parents ont pu être toutes satisfaites.

Le SNUDI rappelle le cas d’une ASEH finissant son contrat CAE en mars, qui avait fait dès Novembre sa demande d’emploi AVS avec les diplômes exigés, ayant dû quitter l’enfant avec lequel la relation était établie depuis longtemps, pour voir « débarquer » une nouvelle personne, AVS. C’est une aberration autant pour l’enfant que pour les personnels eux-mêmes.

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