Morbihan: Les employés de vie scolaire défendent leur emploi. (source Ouest-France du mercredi 29 avril 2009).

Le collectif précaires CAV-CAE 29/Uncevs tient à souligner au passage le travail remarquable de sensibilisation et de médiatisation effectué par notre collègue référente 56 Uncevs, Marie Christine Conan. Son engagement citoyen, sa détermination à défendre l’emploi des employés de vie scolaire dans un département réputé difficile à mobiliser sur des actions de justice sociale mérite assurément le respect.

Source article (et suivant): Ouest-France du Mercredi 29 avril 2009 -Morbihan- page 9

Cet article ci-dessus publié le même jour relatant un entretien entre le journaliste Lionel Cabioch et Mr Vincent Larzul,le secrétaire général adjoint de l’inspection académique 56 impose une analyse de notre part. Les erreurs, les omissions, les contre-vérités exprimées par Mr Vincent larzul sont si nombreuses que nous avons peine à croire ou bien de sa maitrise du dossier des salariés employés de vie scolaire ou bien de son positionnement  hiérarchique au sein de l’IA lui permettant d’exprimer un point de vue aussi méprisant à leur égard.

  • "l’aspect formation n’est pas clairement stipulé dans le contrat que signe un employé de vie scolaire": FAUX. La signature du contrat (contrat avenir ou contrat adaptation à l’emploi) est conditionnée par la signature préalable d’une convention tri-partite (ANPE, Employeur education nationale, Salarié) fixant les modalités d’accompagnement et de formation durant la durée du contrat. Des  actions de formation sont  obligatoires pour les contrats avenir, fortement conseillé pour les contrats d’adaptation à l’emploi).
  • ..l’employeur peut-être le directeur d’école ou l’inspecteur de l’Education Nationale…" FAUX. l’employeur est toujours un établissement scolaire type EPLE. Un salarié evs demeure sous la responsabilité d’un directeur d’école désigné par cet employeur sous forme de délégation librement consentie . Un inspecteur d’académie n’a aucun pouvoir hiérarchique proprement dit sur un salarié evs.
  • "...elle (l’attestation de compétence) permettra au référent du Pôle emploi de mieux connaitre la personne….": FAUX..elle permet au référent du Pôle d’ Emploi de s’assurer que l’Education Nationale (autrement dit l’IA56) a rempli……..son volet obligatoire d’accompagnement et/ou de formation stipulé dans la convention.
  • "…Les Evs sont remplacés par d’autres EVS…C’est le principe même du statut":  Nous avons du mal à imaginer qu’il ne s’agit pas là une forme élégante et méprisante de la part de Mr Vincent Larzul d’annoncer que les Evs sont des Kleenex bon à jeter après usage.
  • "Le contrat d’avenir est un contrat à durée déterminée…et dans le contexte économique actuel qui est difficile, cela permet à d’autres de profiter de ces contrats …" Stupéfiant et ahurissant point de vue d’un fonctionnaire de l’Education nationale estimant  normal par temps de crise économique, sociale aggravée de mettre au chômage des salariés payés entre 500 euros et 800 euros/mois depuis 3 ans pour les remplacer immédiatement par d’autres en chômage. Etre salarié précaire deviendrait un privilège !!!!!!!!!
  • "ces contrats sont de véritables tremplins pour construire un parcours professionnel" : Nous nous interrogeons. S’agit-il de cynisme?  l’expression d’une schizophrénie professionnelle à retardement ? Monsieur VIncent Larzul considère -t-il qu’un retour imposé au pôle emploi fin juin 2009  fait évidemment parti du parcours professionnel de 42 500 salariés evs cumulant entre 22 mois et 34 mois d’expérience professionnelle  au sein des écoles ?
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