42 500 evs priés de rejoindre l’ANPE fin juin 2009, les députés du groupe parlementaire UMP de l’Assemblée Nationale en rient et applaudissent !!!!!

 

 

Lettre Ouverte à Monsieur François Copé,

Président du groupe parlementaire UMP de l’Assemblée Nationale

Objet :EVS comme Employé de Vie Scolaire

Monsieur le Député,

C’est en relisant vos courriers du 27/11/08, 23/12/08 et du 13/01/09 qu’il me vient l’envie de vous écrire à nouveau. En effet un certain nombre d’évènements se sont produits depuis ces courriers.

Le dernier évènement en date se passe à l’Assemblée Nationale, le 1èr Avril 2009, ou Monsieur le Député Michel Ménard a posé une question orale à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale. La réponse que ce dernier a fait, était hors sujet, bien évidemment, mais cela était prévisible. Monsieur Darcos est coutumier du fait et c’est sans surprise que nous avons une fois de plus constaté son ignorance, son indifférence et son mépris sur la question des EVS.

Répondre à une question concernant les EVS (employés de vie scolaire) par les AVS (auxiliaire de vie scolaire) reflète assez bien la méconnaissance du sujet, ou de sa volonté d’avoir mis en œuvre une technique de fuite tellement il paraissait gêné et embarrassé.

Mais ce n’est pas de cette attitude basique de notre Ministre de Tutelle dont je voulais parler avec vous.

Que Monsieur Darcos, n’ai su, n’ai pu, ou pas voulu répondre à la question orale, était une chose, mais de la réaction unanime euphorique, totalement injustifiée de votre groupe parlementaire à l’égard de notre profession a été très choquante pour le nombre d’EVS regardant le direct.

A aucun moment , et vidéo à l’appui , comme preuve irréfutable et incontestable, vos députés (es) dont vous avez la présidence n’ont imaginé un seul instant le désarroi et la détresse de ces personnes en tenant compte de leur sortie catastrophique annoncée. L’attitude de ce groupe parlementaire n’a été qu’une mascarade abjecte. C’est dans une suffisance apparente et méphitique filmée pour le grand public qu’ils en ont même ri, applaudi et soutenu la réponse du Ministre Mr Darcos. C’est tout simplement scandaleux et indigne d’hommes et de femmes élus de la nation.

Les retours qui me reviennent sont sidérant. Mais j’ai évité le pire semble-t-il, puisqu’a aucun moment je ne vous ai aperçu dans l’hémicycle, il aurait plus manqué que je vous vois applaudir avec l’ensemble de vos collègues et faire parti de cette manœuvre saugrenue entre gens bien placés.

Je ne comprends absolument pas cet acharnement politique à ignorer à un tel degré une catégorie professionnelle, (des précaires EVS) qui ne demande qu’à continuer de travailler et à rester dans leurs écoles. Raison politique oblige semble-t-il ?  Cette politique telle que des millions de français ont pu ou non apprécié ce mercredi 1èr Avril à l’Assemblée Nationale relève nous concernant d’une forme de maltraitance aggravée envers 42500 sujets de l’Education Nationale.

Je tenais à vous en faire part.
Par ailleurs, J’ai en mémoire également les différentes conversations avec votre collaborateur, Monsieur Ralph Apavou, que vous avez chargé du dossier EVS. Lors de ma dernière conversation avec lui, je lui soumettais l’idée et le souhait de vous rencontrer très rapidement car j’étais sur place à l’Assemblée Nationale pour une audience. Il me semblait opportun de vous en avertir et de se donner les moyens de faire connaissance en se fixant un rendez-vous ultérieur avec votre groupe politique.

Vous n’avez probablement pas compris tout le sens de nos démarches. Elles étaient pourtant claires et transparentes dont l’objectif était de trouver des soutiens réels et sérieux pour affirmer haut et fort que nous sommes, nous les EVS, des moyens humains vivants avec qui l’ont a jouer sans mesure , et que vous le vouliez ou non , participent intelligemment pour l’intégration des enfants porteurs de handicap et sont une aide indispensable aux directeurs /trices) d’écoles.

Vous n’avez pas compris non plus, ou très mal appréhendé notre ligne de conduite, à savoir qu’il nous importe peu, voire pas du tout, les divergences d’opinions, points de vue, et appartenance politique que chacun ou chacune des députés peut mettre en avant. Notre intérêt est porté vers celui ou celle qui démontre à l’Union, une sincérité, une authenticité humaine un appui moral pour nous aider à trouver des solutions durables.

Je me permets de vous avouer que je suis extrêmement déçue par le Député Jean-François Copé pour une deuxième raison. En effet, vous avez omis entre notre correspondance et mes entretiens téléphoniques avec Mr Apavou, de nous parler de ces audiences missionnées par vos soins, pour émettre des propositions de solutions concrètes et durables pour les AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire) sortants cette année du dispositif au bout de 6 années maximum d’exercice.

Toutes les Associations étaient présentes. Inutile que je vous en dresse la liste, vous connaissez les participants. Seulement dans un ordre alphabétique ou UNAPAI, UNAPEDA, UNAISSE, UNISDA, il aurait pu être rajouté UNCEVS ! Le fait de nous avoir mit sur la « touche » représentera un grand « loupé » dans votre carrière politique. C’est bien là mon humble avis. Comment avez-vous gérer vos auditions sans nous ? Vous étiez parfaitement au courant de notre existence et de notre avenir incertain. La situation de sortie, sauf erreur de ma part, est identique à celle des AVS. Comment avez-vous pu nous occulter à ce point ? Il aurait été fort aimable de votre part de nous inviter au même titre que nos collègues AVS.

Ma déception réside, Monsieur le Député, à ce manque de transparence dont vous n’avez fait preuve, à votre soi-disant soutien à notre égard. Il est possible que mon ressenti mais celui aussi de l’ensemble de l’Association nationale vous importe peu et de fait je reste perplexe sur vos écrits qui vont à l’encontre des derniers évènements vécus.

En tant que petite EVS dans ma petite école maternelle nantaise, je reste amère et très contrariée envers un député qui paraissait dévoué à notre cause et m’apercevant finalement qu’il n’en est rien.

En tant que Présidente de l’Union, je voulais vous avertir que j’ai pris la décision de vous exclure de notre liste de soutien politique, vous comprendrez que je suis incapable de donner un sens à vos démarches parce qu’elles ne sont ni visibles et apparentes, que notre correspondance n’a aucun impact sur notre problématique, et qu’il est possible qu’elle desserve notre association

Comme me l’a communiqué Monsieur Apavou vous avez atteint les limites de votre soutien à l’Union. J’étais quand même loin de m’imaginer une fin aussi rude. Votre devoir en tant qu’élu de la Nation est d’être au plus près des causes justes à défendre et nous sommes une cause juste à défendre. Vous ne l’ignorez certainement pas.

Je vais donc diffuser ce courrier  à l’ensemble de notre réseau unitaire, syndicat, associations de parents d’élèves et celles qui œuvrent pour les enfants en situation de handicap, les députés et sénateurs toute appartenance confondue et tant d’autre encore.

J’ai imaginé par le contenu de vos courriers, que vous étiez proche de vos semblables, véridique envers des citoyens dont vous avez le devoir d’écouter et d’accompagner lorsqu’ils sont en difficultés. Force est de constater que je me suis trompé et me rends compte qu’il ne s’agit au final que d’une question de personne, de volonté aussi à s’impliquer sans apriori dans la gestion d’un dossier aussi brûlant que le nôtre.

Il me pèse de vous écrire ce ressenti si négatif, il ne changera probablement rien à votre vie de Député, mais il aura au moins le mérite d’être écrit, d’exister, d’avoir été lu, et de m’apporter une quiétude qui me fait le plus grand bien.

Recevez, Monsieur le Député, mes salutations pas si distinguées que cela …. Vous n’en serez pas étonné, je le suppose.

                                                                                         Pour l’UNCEVS

                                                                                            La Présidente,

                                                                                           Muriel Michelin

   

 OUI, Comment des élus UMP de la nation, indignes de leur fonction,  peuvent-ils se permettre de rire, d’applaudir

au départ programmé de 42 500 précaires evs à l’ANPE d’ici fin juin 2009 ?

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