Chômage en décembre 2008 : le massacre social continue !!

Il y un côté surréaliste de constater alors que les chiffres du chômage ne cessent de s’accumuler à la hausse depuis septembre 2008, alors que 1 million et demi de personnes de tous corps de métiers ont défilé le 29 janvier 2009 dans la rue, alors que de tout part la société civile, à l’image de celle qui s’est exprimée lors de la journée de « l’Appel des appels », ressente cette nécessité incroyable d’en évoquer  l’idée de « résistance ou désobéissance civile », alors que des élus de la nation en arrivent à chanter l’hymne national« la Marseillaise » dans l’ enceinte de l’assemblée nationale en guise de protestation ultime, il n’existe aucune réaction audible ou si peu de la part d’une classe politique dominante à ce « malaise social » surgissant et s’affiche autant de mépris  de la part d’un gouvernement enfermé dans ces certitudes au-delà de la déraison .

Dans l’article de Sylvain Lapoix du journal Marianne que nous publions ci-après, nous voulons tout simplement mettre en valeur la réalité du chômage telle qu’elle se doit être connue et non ces chiffres « officiels » statistiques manipulés, maquillés à outrance et publiés au gré de l’actualité dérangeante ou non aux yeux, aux oreiles  des ministères.

De même, il existe une incongruité d’esprit de la part du ministre de l’Education Nationale, Mr Xavier Darcos d’évoquer ses propres projets d’avenir d’éventuelles responsabilités nouvelles dans des perspectives d’élections régionales 2010 en Aquitaine et s’autoriser un dédain  aussi dévastateur pour le devenir de 42 500 précaires evs fin juin 2009 en fin de contrat.

Nous l’exprimons ouvertement avec insolence, nous les p’tits gens: manipulation, mépris, dédain sont devenus consciemment des outils de la maltraitance institutionnelle d’aujourd’hui.

 

De Sylvain Lapoix  www.marianne.fr le 03 février 2009

Marianne2.fr publie, dans la foulée des chiffres officiels, son évaluation du chômage «réel» : aux 2,114 millions déclarés par l’ANPE s’ajoutent en décembre 1,914 millions de «chômeurs cachés», ce qui mène le total au-delà des 4 millions.

Bonne nouvelle : le chômage recule sur un an ! Mauvaise nouvelle : selon le baromètre de Marianne, il a dépassé les 4 millions en décembre 2008. Suivant la méthodologie habituelle de Marianne, ces chiffres combinent les données de l’ANPE (rendues publiques lundi 2 février au soir) et les données du « chômage caché » (temps partiels contraints, chômeurs en préretraite ou en formation, CES, contrats Borloo).


Un effet « blanchiment » du chômage caché ?
Là où le chômage officiel, correspondant à la catégorie 1 de l’ANPE, augmente de 2,21% entre novembre et décembre 2008, le « chômage caché » baisse de 2,11%. Sur une année, l’ANPE déclare une augmentation de 11,44% alors que le nombre de demandeurs d’emplois officieux baisse de 12,50%.

 

Se pourrait-il que, par un phénomène de vases communicants, des « chômeurs cachés » rentrent en catégorie 1 à la faveur de la crise ? Pas vraiment. Sur la période novembre-décembre, les Chèques emploi service et contrats Borloo chutent de 11,46%, soit un peu moins du tiers de la baisse totale de l’année concentrée en un mois. Autrement dit, ce sont les contrats d’insertion des chômeurs de longue durée (contrats Borloo) et les services à domicile qui s’effondrent : peu de chances que ce soit au profit d’emplois stables.

Les temps partiels augmentent en décembre après avoir baissé sur 2008
Le nombre de chômeurs en formation baisse quant à lui significativement sur le dernier mois (-7,52%) alors qu’il avait connu une augmentation nette au courant de l’année (+11,61%). Là encore, difficile de croire qu’ils ont tous quitté leur formation pour un CDI…

Sur l’année, le nombre de chômeurs en préretraite a baissé de presque 20%, une baisse régulière puisqu’elle n’atteint que 0,61% sur le dernier mois. Quant aux chômeurs à temps partiel, qui représentent 1,117 millions des 1,914 millions de chômeurs cachés, leur nombre a baissé sur l’année (-8,94%) mais a augmenté entre novembre et décembre de 0,50%. La crise économique ferait-elle croitre les temps partiels contraints ?

Retrouvez toutes les données du baromètre dans le prochain numéro de Marianne.

note : les parties surlignées en jaune ont été effectuées par le webmaster.

 
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