Uncevs : Nicolas Sarkosy et le discours des Ardennes

    

Les chiffres du chômage en Août 08                               chômage septembre 08 - copyright MSN

                     +  50 000 de chômeurs  fin aôut 2008                                  +  8 000 fin septembre 2008

Monsieur le Président de la république

"Je créerai 100 000 contrats aidés en plus"  

 

 

«… l’insertion à un coût, il peut être élevé quand elle n’est pas efficace, quand elle est rigide. Elle à richesse, elle est inestimable, c’est celle de la dignité et de l’espoir …»

Monsieur le Président de la République, Nicolas Sarkozy

Réflexion de l’Union : L’insertion coûte chère. Par le biais des contrats aidés, elle n’est pas efficace parce qu’elle est rigide .Sa richesse est éphémère, puisque sans avenir, ni de projection et de sécurité, et encore moins de quiétude à long terme. La seule dignité et d’espoir que nous ressentons se mesure sur un temps « T » puisque renouvelable au bon vouloir des décideurs politiques, et nous laisse dans une inquiétude sans nom et inestimable à l’approche de chaque fin de C.D.D.

« Depuis trop longtemps, nos administrations sont davantage incitées à utiliser les contrats aidés, pour gérer la liste des demandeurs d’emploi, qu’à s’intéresser à la personne. Je veux que nous inversions cette tendance …. »

Monsieur Le Président de la République, Nicolas Sarkozy

Réflexion de l’Union : Un aveu et un fait extraordinaire de la part de Monsieur le Président de la République, et je m’arrêterai sur « l’intérêt à la personne », phrase novatrice, qui a retenue toute notre attention. En l’occurrence , nous sommes 40.000 EVS depuis 2006 qui allons en Juin 2009 atteindre les 36 mois de contrats aidés prévus par la Loi Borloo . L’échéance est dans 8 mois. Le gouvernement va-t-il comme cela à été exprimé haut et fort, au Meeting des Ardennes :

«  …je ne vous laisserai pas tomber ….. Ceux qui veulent travailler, travaillerons …. » .

 

Ou va-t-on nous offrir un nouveau chemin vers l’ANPE et nous remplacés par d’autres collègues EVS AVS ? Alors que nous avons désormais toute notre place et expérimentés et insérés ……pourquoi aller ailleurs ? Les dégâts des collègues dont les contrats n’ont pas été renouvelés, nous les connaissons par leurs témoignages, et ils sont assurément quantifiés. Et je vous affirme, que l’on est loin, très loin de la dignité et de l’espoir initialement offert. D’ailleurs, la cours de Comptes souligne ces faits :
« …les dispositifs des contrats aidés s’empilent, les systèmes sont illisibles et l’efficacité sociale de ces contrats laisse parfois à désirer … »
« ..ces contrats sont rarement évalués, et le bilan que nous dressons est assez critique. Chaque nouveau type de contrat sert à réguler le chômage, artificiellement, à court terme, en fonction des priorités politique du moment. Cela ne garantit pas une insertion durable et sociale dans le monde du travail. Leurs bénéficiaires se retrouvent souvent dans une situation plus aggravée à l’issue de leur contrat. Ils sont même parfois stigmatisés d’être passés par ces mesures … »

Réflexion de l’Union : C’est un bilan très juste que fait la Cour des Comptes et nous pouvons que le déplorer. Des centaines de témoignages nous sont parvenus et nous parviennent encore, qui appuie cette affirmation.

« …j’essaie d’être pragmatique et de faire face à la détresse et à la souffrance humaine…On va donner un contrat aidé, proposer une offre d’emploi et une formation dans le cadre du contrat aidé …. »

Monsieur Le Président de la République, Nicolas Sarkozy

Réflexion de l’Union : Un contrat aidé pendant lequel on propose une offre d’emploi. Mais pourquoi se limiter à cette offre ? Puisque la personne s’insère, s’est inséré et veux garder son emploi ? Pourquoi ne pas changer de ligne de conduite, et admettre la réalité des EVS/AVS en retenant, qu’ils (elles) veulent être intégrés à la fonction publique. Pourquoi combattre contre quelque chose qui est reconnu pour toutes et tous, sauf par le gouvernement ?

Concernant les formations, je vous affirme que depuis 2006, les Employés de Vie scolaire n’ont pas eu de formation qualifiante et/ou diplômante….juste des trames et des traces…d’une journée pour l’outil informatique …apprendre à se servir d’un clavier ….comment répondre au téléphone ….Nous savons toutes et tous appréhender les outils qui nous servent dans notre travail, c’est pour cette raison que nous avons été recrutés. Nos compétences …Dois je vous rappeler que le niveau moyen des EVS est Bac + 2

Bon nombre ont sollicités des formations diplômantes supérieures à la leur, et qui ont été systématiquement refusées …trop cher….trop longue…pas de budget ….et en dehors du temps de travail, elles ne sont pas rémunérées ….

Je déplore ce décalage évident entre les discours, les actes et de ce qui se passe sur le terrain de la réalité. Il est entre autre paradoxal de demander une réinsertion, sans formation dénué d’accompagnement et de diminuer en même temps les ressources nécessaires à la pérennité des personnes en poste en situation précaire. C’est incompréhensible.

La réussite des dispositifs des contrats aidés dépasse aujourd’hui le simple stade technique de son application .Les Employés de Vie Scolaire sont les acteurs (40.000 quand même) de terrain ou interagissent des demandes exprimées construites et précises .Qu’avons-nous en retour, lorsqu’il y a des réponses, celles-ci sont aléatoires, imprécises et incertaines. Ce ne sont pas des conditions essentielles de réussite. C’est même voué à l’échec.

Pour l’UNCEVS

Muriel Michelin

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