Mme Christiane Demontès, sénatrice, à la rescousse des evs

 

 

L’Uncevs nous fait parvenir ce nouveau soutien d’une élue de la nation. Dans les circonstances présentes, ce soutien sans équivoque constitue une nouvelle fois un encouragement et notre détermination à poursuivre la reconnaissance non seulement professionnelle mais aussi humaine justifiable désormais par l’attitude monstrueuse du gouvernement à notre égard depuis septembre 2006.

 

  Christiane Demontes

 

courrier à la Présidente de l’Uncevs, Mme Muriel Michelin

Madame la Présidente,

Vous avez bien voulu m’interpeller sur la situation dans laquelle se trouvent les Employés de Vie Scolaire (EVS). Sachez que votre correspondance a tout particulièrement retenu mon attention et je vous en remercie vivement.

Au préalable, je tiens à saluer le travail remarquable qu’effectuent les hommes et les femmes qui, chaque jour, sont aux côtés de nos enfants. Leur aide est précieuse, les parents d’élèves, le corps enseignant, et en particulier les enfants, en sont les premiers témoins. Partant de ce constat, et compte tenu de l’importance que revêtent ces personnels, il est évident qu’une politique visant à pérenniser les AVS au-delà des contrats aidés et après le 30 juin 2009, à améliorer le statut, la formation et bien évidemment les rémunérations devrait être mise en œuvre.

Malheureusement telle n’est pas la volonté de ce Gouvernement. Comme ses trois prédécesseurs (les deux Gouvernements Raffarin et celui de Villepin), il ne prend pas la mesure des besoins existants. Pire, il n’ouvre aucune porte au dialogue, alors que les différences de gestion de ces personnels, dont vous faites état, devraient pour le moins l’y inciter.

J’observe que la politique gouvernementale s’inscrit dans une logique purement comptable. Partant, les besoins qui se font jour dans notre société sont parfois ignorés. Je pense notamment à l’accès à la santé qui se restreint de plus en plus pour nombre de nos concitoyens, ou encore à la fragilisation volontaire des services publics (La poste, la Justice…). Quant à l’Education Nationale, elle constitue une cible de choix pour cette politique ultra-libérale. La suppression de 11 000 postes d’enseignants et la programmation de 13 500 postes pour la rentrée 2009 est une aberration pour qui se targue de vouloir préparer l’avenir au mieux et pour qui entend défendre et promouvoir l’intérêt général.

Face à cette politique de casse délibérée de l’Education Nationale, les parlementaires socialistes dont je suis appellent à un moratoire immédiat sur les suppressions de postes, la programmation pluriannuelle des recrutements d’enseignants, l’affectation de moyens pédagogiques et de personnels répondant aux besoins de la communauté scolaire, la mise en œuvre d’une véritable aide individualisée pour tous les élèves sur le temps scolaire.

Parce que je considère que ces problématiques doivent être portées officiellement à la connaissance du plus grand nombre, j’adresse ce jour une question écrite à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale. De la sorte, le questionnement fera l’objet d’une parution au Journal Officiel et le Ministre sera saisi très directement. Vous voudrez donc bien en trouver, ci-joint, copie. Je ne manquerai pas de vous tenir informée des suites qui lui auront été réservées.

En outre, et compte tenu de l’importance de ce sujet, j’adresse copie de votre correspondance à Monsieur le Président du Groupe Socialiste du Sénat. Ainsi, vos analyses et observations seront parfaitement intégrées aux travaux parlementaires à venir. Je pense notamment à ceux qui présideront à l’examen du budget de l’Etat et plus particulièrement de celui de l’Education Nationale.

Dans l’attente, et demeurant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Madame la Présidence, l’expression de mes très respectueuses salutations.  

                                                       Christiane DEMONTÈS

Sénatrice du Rhône, Maire de SAINT-FONS

 ci-après la question écrite de Christiane Demontès, sénatrice, à Xavier Darcos

 

Question écrite

    Madame Christiane DEMONTÈS attire l’attention de Monsieur le Ministre de l’Education Nationale sur la situation des Employés de Vie Scolaires (EVS).

    Mis en place en 2006, ces emplois sont très généralement liés à l’assistance aux directions d’écoles ainsi qu’à l’accompagnement des enfants handicapés. Ces personnels ont été embauchés par l’Education Nationale via des contrats aidés de droit privé (CAV et CAE). Cette année, le nombre de ces personnels essentiels au bon fonctionnement des écoles et à la scolarisation des enfants sera de 30 000 contre 50 000 en 2006. Cette baisse d’effectif est dommageable pour l’ensemble de la communauté scolaire. Elle s’est doublée d’une inégalité de gestion des demandes de renouvellement de contrat. Selon les territoires, certains EVS ont vu leur contrat renouvelé pour six mois, un an… alors que des milliers d’autres ont été contraints de s’inscrire auprès du service public de l’emploi.

    Compte tenu de cette réalité, elle lui demande quelles dispositions il compte prendre pour que ces personnels indispensables puissent voir leur profession reconnue, stabilisée, mieux rémunérée et gérée avec des critères identiques sur l’ensemble du territoire national.

    26 septembre 2008.

 

Advertisements
Cet article a été publié dans Actualités et politique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.