Lettre ouverte à Bertrand Delanoë, François Fillon, François Baroin ….

 

UNCEVS  Union Nationale des Collectifs EVS  

Le Collectif précaires CAV/CAE Finistère a décidé de rompre la trêve estivale tacite en publiant les lettres ouvertes adressées successivement à Bertrand Delanoë, François Fillon, François Baroin par l’UNCEVS (Union Nationale des Collectifs EVS).

Dans le Finistère, et par extension la région Bretagne, nous ne sommes pas en mesure d’établir à ce jour un bilan des renouvellements des contrats aidés CAV/CAE. Compte tenu de la situation très disparate constatée dans d’autres régions, des méthodes malsaines de « tri sélectif » utilisées, nous serons amenés dès la rentrée officielle du 1er Septembre à interroger les autorités (Inspection Académique, Préfecture et Direction Départementale du Travail) sur leurs méthodes appliquées et leurs résultats. De ces méthodes et de ces résultats dépendront les modalités de notre action future pour la pérennité de nos emplois.

 

 

Bertrand Delanoë  maire de Paris

Monsieur Delanoë,                                                                        

Permettez-moi tout d’abord de me présenter, je me nomme Muriel Michelin et je suis à ce jour Employée de Vie Scolaire (EVS) dans une école maternelle à Nantes.

Je me suis permis au mois de Mars 2008 de vous interpeller par un courrier vous expliquant notre situation délicate et complexe dans l’éducation nationale. Je déplore aujourd’hui, votre manque d’intérêt sur le sujet de la précarité. Alors, peut être qu’un deuxième courrier interpellera votre attention sur la difficile gestion des contrats aidés dans l’éducation nationale, ces contrats dits de la « Loi Borloo ».

Mais je ne puis continuer cet écrit sans développer les évènements rétroactifs.

Mr Borloo à mis en place en 2006 des contrats aidés de droit privé liés à l’assistance aux directions d’école et l’accompagnement des enfants à profils handicapé, sous forme de contrats (CAV) et (CAE). A cette période précise, c’est donc 50.000 emplois CAV et CAE qui ont été créés à l’échelle nationale. En CDD de 24 mois, renouvelable une fois, nous sommes donc sur la base de 36 mois, durée maximale des contrats.

Vous retiendrez l’importance de ces chiffres, dont vous comprendrez l’utilité plus loin en lecture.

C’est ainsi, que pour la rentrée 2006/2007 que des EVS intègrent la fonction publique, sans avoir de statut, ni de reconnaissance. Quant au salaire …800 euros /mois, pour 28 heures de travail hebdomadaire, mais rémunéré 26 ! Alors, je n’ai aucune difficulté à vous exprimer que nous sommes des travailleurs « pauvres » ou « précaires » .Je vous laisse le choix des mots.

Ces contrats s’adressent à un public demandeur d’emploi de longue durée, les plus de 50 ans en situation de handicap, et aux Rmistes. Poste d’opportunité, plutôt alléchant pour se réinsérer dans le monde du travail.

Vaste programme tout de même, 50.000 demandeurs d’emploi en moins avant les élections présidentielles. Nous remercions Mr Borloo, de son aimable générosité, et surtout d’avoir fait baisser ainsi les chiffres nationaux !

Seulement, « les petites gens » que nous sommes et que je représente en tant que présidente ont finalement bien réalisés et compris après la première année de travail, l’état d’esprit que le gouvernement en place mettait à exécution et à profit.

Nous entamons donc notre deuxième année de travail où les chiffres des contrats aidés sont revus à la baisse (30.000 EVS pour la rentrée 2007/2008). C’est ainsi que naît des collectifs départementaux, des rassemblements pour nous faire entendre. Les syndicats par ailleurs se penchent eux aussi sur le dossier EVS, qui commence à peser lourd dans la gestion humaine des personnes. Un prédomine tous les autres, c’est le SNUIPP/FSU qui analyse très vite les conséquences de la loi « Borloo ».

Imaginez-vous 20.000 postes en moins, c’est autant de déception, d’amertume, que l’union avec l’aide des syndicats, a dû prendre en charge. Nous passons donc l’année 2007/2008, de collectifs en collectifs, échangeant des informations, se soutenant mutuellement et efficacement, pour avancer dans nos revendications.

C’est ainsi, qu’en Mars 2008, notre Union Nationale a vu le jour, transformé cet été en Association de Loi 1901, nous offrant plus de protection, et avoir un statut reconnu.

Durant le dernier trimestre scolaire 2008 les problèmes de renouvellement ont été à la hauteur de la cacophonie qui a régné pendant cette période. La tripartie (Education Nationale, ANPE et Conseil Général) sont décideurs (avec autorisation de leurs Ministres de tutelle) du renouvellement des contrats aidés .Les uns dépendant des autres, chacun s’est octroyé le droit d’accepter ou de refuser , selon l’enveloppe budgétaire, selon les besoins, les envies, les ententes de cette tripartie .Je ne vais pas vous décrire le marasme désolant , ignoble et inhumain dans lequel nous avons vécus d’Avril à début Juillet 2008 pour connaître les décisions de nos décideurs .

Sans vous parler des contradictions en tout genre, un jour les contrats sont renouvelés pour un an, le lendemain, ce n’est que pour 6 mois, et finalement pour ne plus être renouveler du tout ! Le gouvernement à manœuvrer de façon cynique et glauque envers cette profession appréciée. Des témoignages innombrables me sont parvenus, tous plus interpellant les uns que les autres, et ces mots sont faibles ….

Aujourd’hui la situation est la suivante :

Les décisions d’un département ou d’une région à l’autre ont été différentes. Nous ne connaissons pas encore le chiffre du « tri sélectif » effectué par les ministères, et sur les 30.000 EVS, bon nombre encore ont disparu et retour à l’ANPE.

Toujours ignorés par Messieurs Darcos, Bertrand et Mme Lagarde, auxquels nous sollicitons des audiences sans les obtenir, cette équipe de « choc » se rejette le dossier ultra brûlant des EVS sans en assumer l’ombre d’une responsabilité. Leur démarche est parfaitement claire. Leur stratégie aussi. Nous ne faisons pas parti de leur priorité. Pire encore, ils nous méprisent.

Pour terminer ce courrier, je vous explique, Mr Delanoë, les objectifs de l’Union, association aujourd’hui de Loi 1901.

Notre premier objectif est de constituer des collectifs départementaux, et désigner des responsables de sections. Notre union s’implante un peu plus chaque jour.

Notre deuxième objectif, est d’obtenir un plan de titularisation pour l’ensemble de notre profession. Un emploi pérenne, et un statut dans la fonction publique.

Mais pour cela, nous avons besoin d’acteurs politiques pour nous soutenir officiellement et publiquement dans notre démarche. C’est ainsi que Mr Badinter a été le premier sur notre liste qui s’agrandit elle aussi.

Vous trouverez ainsi des personnalités comme, Mr Hollande, Mr Ayrault (qui devraient me recevoir à l’assemblée nationale très prochainement, l’instruction d’audience est en cours), Mr Raimbourg, Mme Royal (qui doit me recevoir à son cabinet au Conseil Régional), Mr De Rugy, Mr Fabius, Mr Vallini, Mr Destot, Mr Issindou, Mme Mazetier (qui m’a déjà reçue en audience à l’assemblée nationale), Mr Brottes, et tant d’autres encore.

Ce réseau est une chance inespérée pour notre union, et si le sujet voulait bien vous interpeller cette fois, je consentirai à vous faire parvenir la liste complète des personnalités de votre appartenance politique et autres.

Nous nous sommes intégrés dans une structure publique, avec un travail des plus enrichissants qu’il soit, celui du monde de l’enfance en situation de handicap et l’année 2008/2009 est juridiquement la dernière que nous puissions faire. La suite vous la connaissez. Après lecture de ces quelques pages, nous serons «  jeter » sans regret ni remord, par des gens pratiquant de la maltraitance relationnelle, (environ 30.000 personnes), alors que le parcours professionnel des EVS dans les écoles a été exemplaire pour la plupart, reconnu par le corpus enseignant, les directeurs et directrices, les parents d’élèves, les petits élèves etc…

La précarité est un sujet qui mérite que l’on s’y arrête pour comprendre l’envers du décor et surtout accepter qu’elle existe ! Encore faut –il en avoir la volonté. Certains et certaines l’ont bien compris et c’est pour cette raison qu’ils (elles) nous apportent appuis, conseils, soutiens. J’ai rappelé récemment à la Directrice de Cabinet de Martin Hirsh qui m’a reçue en audience en Juin 2008,  « la très grande, mais très très grande  » détermination des personnels précaires de voir leur métier reconnu et leur statut intégré à la fonction publique.

Je suis consciente par ailleurs de l’année difficile qui m’attend en tant que présidente de cette association, et de l’ensemble de la profession d’EVS. Je vous sollicite personnellement une dernière fois, Mr Delanoë, pour vous impliquer humainement et politiquement dans notre combat. J’espère que cette lettre ne sera pas vaine car je vous sais, comme je le lis dans toute la presse, proche des causes injustes, et je pense qu’il serait opportun de nous le manifester haut et fort.

Cela me surprendrait tout de même par ces périodes difficiles que la France est en train de vivre, où le silence est d’or, que vous ne réagissiez pas à notre histoire professionnelle.

Libre à vous,

J’espère que vous voudrez bien saisir la main que je vous tends pour nous aider, et dans cette perspective, je vous prie de recevoir , Mr Delanoë, mes meilleures salutations .

Murielle Michelin

UNCEVS

Le 20 Août 2008

 

 

 François Fillon  1er ministreJean louis Borloo  ministreXavier Darcos  ministre de l'Education NationaleXavier Bertrand  ministre du TravailChristine Lagarde  ministre

Monsieur Fillon,  

Permettez-moi tout d’abord de me présenter, je me nomme Muriel Michelin et je suis à ce jour Employée de Vie Scolaire (EVS) dans une école maternelle.

Je suis également la présidente de l’association de Loi 1901, «  l’UNCEVS », Union Nationale des Collectifs des EVS.

Déterminée à me mettre en relation avec certains membres du gouvernement, qui refusent catégoriquement à me recevoir, je viens vers vous Mr Fillon, afin de vous rapporter le récit professionnel des Employés de Vie Scolaire sur le plan national, depuis leur mise en place.

Je ne me permettrais pas de vous rappeler, de part votre haute fonction, la genèse et les contenus des contrats aidés d’Etat, depuis leur création par la Loi de Cohésion Sociale de Mr Jean-Louis Borloo ; du 18 Janvier 2005 et du 17 mars 2005.

Ces deux lois n’ont certainement pas ou plus de secret pour vous.

L’objectif de mon courrier est d’une part , obtenir une réponse personnalisée par vos soins, puisque les ministres , Mr Darcos, Mr Bertrand, et Mme Lagarde , ne daignent porter un intérêt quelconque à ma correspondance , et d’autre part, vous informer sereinement après ces quelques semaines de vacances du parcours des EVS depuis leurs intégration dans les écoles , en vous proposant un récit précis, réel et sérieux de la situation actuelle .

Quelques chiffres tout de même. A la rentrée 2006/2007, 50.000 EVS en contrat d’avenir sont recrutés. Nouvelle loi de finance oblige, les recrutements baissent à 30.000 à la rentrée 2007/2008. Nous ne connaissons pas encore les chiffres du « tri sélectif » pour la prochaine rentrée 2008/2009, pratiqué par la tripartie (éducation nationale, ANPE, et Conseil Général).

Vous a-t-on informé Monsieur Fillon, du désordre, que dis-je ….du marasme dans lequel nous, les EVS, avons vécu les derniers trimestres scolaires de chaque année ?

Je l’ignore, bien entendu ; je me permets donc de vous en conter quelques lignes en remontant dans le temps. Il est temps aujourd’hui que vous sachiez.

Savez-vous quel profil de personnes a été recruté ? Demandeur et demandeuse d’emploi de longue durée, l’Etat nous propose une « forme d’emploi » très éloignée de la norme de référence (CDI, à temps plein). Profil diversifié, entre ceux et celles de plus de 50 ans en situation de handicap, ceux et celles qui sont en fin de droit de d’allocation chômage, et enfin ceux ou celles qui vivent par un processus de précarisation avec tout ce que cela comporte.

Le panel de situations est bien différent selon les uns des autres, mais analyse faite, nous sommes toutes et tous réunis pour un même problème : la précarité. C’est ainsi que l’ensemble des recrutés se retrouve dans un même poste, avec un même salaire, dans une même fonction, avec un même rôle, dans une grande structure qu’est l’Education Nationale.

Pas d’amalgame possible entre le plus de 50 ans en situation de handicap et la femme seule élevant ces 3 enfants !

L’ensemble des nouveaux recrutés accepte cette forme d’emploi, et nous raisonnons très vite en termes de dynamique plutôt qu’en termes d’état social, sans en mesurer, c’est vrai, les conséquences. Heureusement, d’autres s’en sont chargés pour nous.  

Installés dans une situation pseudo-salariale , les EVS se retrouvent à chaque fin de trimestre scolaire en situation de doute ,d’angoisse et d’instabilité provoquant une forme d’affaiblissement des liens relationnels tant professionnel que personnel , en attendant les décisions de renouvellement . Etait-ce bien le but recherché, Mr Fillon ? C’est une des conséquences directe provoquée par un mode de fonctionnement gouvernemental, qui a généré un développement massif de mal être sur un temps « T », en attendant les bons vouloir, les bons pouvoirs des décisionnaires. Période absolument épouvantable pour les moins vulnérables d’entre nous, pour écouter, échanger les doléances de chaque collègue envahie par de la souffrance psychologique.

A force d’union, nous avons trouvé nos solutions de réparation afin de soulager ceux et celles qui se sont sentis soudainement inutile, inefficace et dévalorisé. Des solutions de disponibilité (réunion), de déplacement (audience), pour remonter le moral des plus affectés.

Les conséquences indirectes sont multiples :

Déprime, dépression, arrêt maladie et des réactions conflictuelles en tout genre, sans oublier les plus excessives : deux EVS ont décidés d’arrêter de s’alimenter pendant la période d’attente, et après lorsqu’elles ont appris qu’elles n’étaient pas renouvelés. J’ai donc passé mon été, Monsieur Fillon, à sortir ces personnes de la désolation et l’écœurement.

Réaction excessive certes, mais comprenez la «  vitale » et qui résume assez bien que des citoyens et citoyennes voulant travailler consciencieusement, se voient modifiés en permanence leur condition de vie professionnelle qui les désespère. Bref, des EVS à « bout de force ». Sans compter les perturbations liées à l’entourage personnel, dont je vous laisse imaginer les aboutissements.

L’aviez – vous évaluer, Monsieur Fillon ?

Ces contrats aidés avaient un axe, avec ordre de ne pas en sortir. Silence, ignorance et que sais –je encore …

Nous nous sommes donc « battus » pour nous relever la tête haute et digne et pour nous rendre visible. Mais, un point est au centre de nos préoccupations. Comprenez-vous qui nous sommes, ce que nous faisons et ce que nous voulons ? Il aurait été facile de le savoir. J’ai personnellement sollicité à plusieurs reprises des membres du gouvernement. En vain.

Quel est donc ce mode de fonctionnement, Monsieur Fillon ? Vous ne voulez pas savoir ? Vous ne voulez pas nous rencontrer ? Sommes-nous à tel point en cause ? ou simplement une ligne de conduite sans appel à respecter ? L’ objectif est aussi de comprendre votre fonctionnement et en nous recevant vous comprendrez notre position. Un goût amer sur le plan communicatif, doit être digéré, mais la période d’été à bien contribué à cette digestion. Et si j’osais vous l’exprimer, l’Union va faire sa rentrée en forme éblouissante.

Ceci dit, entre les lois votées et le terrain de la vie, il existe parfois des écarts et des dérapages qu’il faut assumer en tant qu’adulte responsable. L’aviez vous mesurez,

Monsieur Fillon ? J’aurai de quoi vous fournir des centaines de témoignages plus éloquents, choquants mêmes, ainsi que des exemples de dérives pratiquées qui n’avaient pas lieu d’être Cela vous intéresserait –il de savoir, Monsieur Fillon ?

  J’insiste pleinement et consciencieusement pour attirer une fois encore votre attention, en tant que présidente de l’association pour vous rencontrez très rapidement, et vous exposez nos motivations à rester et à être intégrer dans la fonction publique.

Monsieur Fillon, les contenus de ce courrier s’adressent au citoyen que vous êtes, avec votre travail, votre famille et votre entourage, comme tout le monde. Je peux aussi m’adresser au Premier Ministre que vous êtes. Cette fonction de haut niveau doit justement être l’opportunité de réagir en notre faveur en écoutant nos objectifs professionnels car nous n’en sommes pas dénués, nous entendre sur la thématique de la précarité, et la problématique de la titularisation des EVS.

Je souhaite ainsi que la profession que je représente avance dans ce sens. L’avez-vous bien compris, Monsieur Fillon ? J’attends un échange bien mérité, j’attends des explications sur ce mode de fonctionnement inexplicable, j’attends un face à face qui conduirait à trouver des solutions sérieuses, solides et surtout durables pour nos emplois.

Voudriez-vous être celui qui accepterait enfin de me recevoir en délégation ?

J’ignore si vous lirez personnellement cette lettre, mais dans l’affirmative, notez que l’échange vaut mieux que le silence, la reconnaissance vaut mieux que l’ignorance et seule la volonté, votre volonté, nous amènera à nous rencontrer .

Les contenus du dossier EVS sont lourds, très lourds Monsieur Fillon à vous de bien vouloir l’alléger, et à moins que vous ne vouliez sortir de votre axe, vous reverrez très vite notre irritation et exaspération refaire surface, je le suppose …….

Libre à vous.

Veuillez recevoir, Monsieur Fillon, mes respectueuses salutations.  

Murielle Michelin

UNCEVS

Le 21 août 2008

 

 

François Barouin  maire de Troyes 

Monsieur Baroin,

Le dispositif des EVS (Employés de Vie Scolaire) à pris une ampleur considérable dans le cadre de la mise en œuvre du protocole sur la direction d’école. L’union nationale des collectifs d’EVS, est désormais bien établie, active et déterminée pour réunir les objectifs qu’elle s’est fixée et surtout pour interpeller les élus en place lorsqu’il y a des incompréhensions.

Cela paraît être le cas dans votre département, et plus généralement dans la région Champagne Ardenne.

En effet, plusieurs EVS m’ont interpellé en tant que présidente de l’union nationale, en me faisant part du « tri sélectif » auquel vous avez pratiqué fin juin 2008.

Laissez moi vous rappeler à cette occasion la valeur de la contribution quotidienne des EVS dans de très nombreuses écoles, que ce soit en accompagnant des enfants à profil handicapé ou en assistant le directeur (trice) dans ses fonctions .

Dans la plupart des cas, les EVS sont devenus des agents indispensables au bon déroulement de la vie scolaire. De plus, vous n’êtes pas sans ignorer que chaque personne a parfaitement respecté les directives de la loi « Borloo ».

Dans votre département (comme dans d’autres d’ailleurs ou l’union est intervenue efficacement) il semblerait que le devenir des EVS est en suspens ….à voir dévaluer de façon considérable et inexplicable si je me réfère aux chiffres de 2006 de votre région.

Comment est- ce possible d’observer autant de non renouvellement dans le département de l’Aube et région Champagne Ardenne ?

Dans d’autres régions plus ou moins étendue que la votre, il nous a était souvent confirmé la volonté de réitérer les contrats aidés,( pour en avoir compris les enjeux principalement humain) , et d’autre part , grâce à une gestion rigoureuse des attributions d’états, (dont certains ont pu avec le reliquat d’enveloppe répondre favorablement et durablement aux besoins exprimés par l’Education Nationale pour la rentrée 2008/2009), il a été possible de pratiquer aux renouvellements sans quelconque difficulté .

Je suis, comme vous voudrez bien l’imaginer interrogative sur l’organisation des non renouvellements, du suivi des contrats et les règles à rappeler :

  • Qui a été chargé de repérer et pré sélectionner les EVS non éligibles ?
  • Les bénéficiaires ne pouvaient –ils pas juridiquement voir leur contrat reconduit dans le respect de la réglementation et notamment des durées maximales en vigueur ?

L’union que je représente ne comprend pas cette démarche précipitée et surtout à priori non concertée.

  • Ou est la cohérence pédagogique ?
  • Ou est l’intérêt de l’enfant ?
  • Qui se préoccupe aujourd’hui des EVS non renouvelés ?

Vos décisions, et sauf erreur de notre part, sont lourdes de conséquences et de sens pour les employés de vie scolaire, les enfants en situation de handicap et l’ensemble des acteurs de l’école.

Je reçois depuis Juillet et encore aujourd’hui, des appels téléphoniques plus dramatiques les uns que les autres, d’EVS désenchantés, désorientés et accablés d’amertume de se voir réintégrer une des plus grande entreprise française : l’ANPE

Comment gérer autant de désarroi ? Je me suis engagée envers ces personnes à vous écrire, c’est chose faite.

Je suis donc en attente de réponses pour ainsi leur expliquer les raisons de vos décisions incompréhensibles, c’est le moins que l’on puisse faire.

Ne pensez vous pas, Monsieur Baroin ?

Dans cette perspective positive, si j’ose m’exprimer ainsi ……

Recevez, Monsieur Baroin, mes salutations distinguées.

Murielle Michelin

UNCEVS

Le 18 août 2008

 

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