Employé de vie scolaire : espèce en voie de disparition ou génocide programmé ?

 
 

Le collectif précaires CAV/CAE Finistère a décidé de publier ce dossier de l’Union Nationale des Collectifs d’EVS dans son intégralité. Il apporte un éclairage sur ses précaires si discrets de l’Education Nationale indisposant tant le gouvernement actuel.

Union Nationale des COLLECTIFS D’EVS (EMPLOYE DE VIE SCOLAIRE)

soutenue par le syndicat SNUIPP/FSU 44

SOMMAIRE

  • 1) La genèse des contrats aidés
  • 2) Le recrutement des EVS
  • 3) Les fonctions et missions des EVS
  • 4) La précarité dans l’Education Nationale
  • 5) L’impact psychologique des EVS
  • 6) Les revendications des EVS
  • 7) Travailler moins…… pour gagner moins
  • 8) Les témoignages professionnels des EVS
  • 9) Les témoignages politiques

 
 

Le dispositif EVS a pris une ampleur considérable dans le cadre de la mise en oeuvre du protocole sur la direction d’école. Les écoles ont besoin de personnels supplémentaires pour assurer toutes les missions qui leurs incombent.

Mais les EVS s’inscrivent toujours et encore dans le cadre général de la précarité.

Ce dossier expliquera combien celle-ci est présente dans l’Education Nationale et après lecture, personne ne pourra plus ignorer ce fait de société si injuste.

La précarité dans l’Education Nationale, voulue invisible par l’Etat, doit être dénoncée haut et fort si l’on veut la combattre.

  1. LA GENESE DES CONTRATS AIDES

Le
Ministère du l’Emploi, du Travail et de la Cohésion Sociale :

  • Circulaire DGEFP N° 2005-13 du 21 Mars 2005, relative à la mise en oeuvre du contrat d’avenir (CA)

 
 

Le contrat d’avenir est un dispositif novateur que peuvent mobiliser les collectivités territoriales pour favoriser l’embauche des bénéficiaires de minima sociaux ,c’est-à-dire les bénéficiaires du Revenu Minimum d’Insertion (RMI) , de l’Allocation de Parent Isolé ( API) et enfin de l’Allocation Spécifique de Solidarité , (ASS). L ‘Etat, outre les financements importants qu’il consacre à ce dispositif, doit se mobiliser dans le cadre du service public de l’emploi pour assurer le plein succès de cette mesure

Les objectifs des contrats d’avenir

Ils permettent aux allocataires précités d’accéder à un emploi, première étape de leur retour à l’emploi durable. Par sa durée, (deux ans, voire cinq ans pour les plus de cinquante ans) et son contenu (accompagnement, formation), il facilite l’insertion professionnelle de son bénéficiaire.

Ils sont confiés aux collectivités territoriales pour leurs mise en oeuvre, et sont un outil d’insertion pour les personnes présentant des difficultés en matière d’emploi et résidant sur leur territoire.

La proximité est un gage d’efficacité. Il offre au salarié un véritable parcours de retour à l’emploi dans la durée, pour préparer sa sortie vers un emploi durable : formation et accompagnement sont indissociables du contrat de travail.

La convention d’objectifs et la convention de contrat d’avenir :

 
 

La convention d’objectifs matérialise l’engagement passé entre l’Etat et la collectivité territoriale ou l’EPCI , pour prescrire et mettre en oeuvre des contrats d’avenir. Celle ci est obligatoire afin d’engager les moyens financiers de l’    Etat, et le cas échéant, du département s’agissant des allocataires du RMI. Elle constitue un préalable à la signature de conventions de contrats d’avenir avec les employeurs.

Les collectivités territoriales n’ont pas obligation de mettre en oeuvre le contrat d’avenir, il s’agit pour elles d’une faculté ouverte par la loi.

La convention de contrat d’avenir
matérialise l’engagement entre le prescripteur (conseil général, commune, EPCI ou le cas échéant, organisme délégataire ), l’employeur et le salarié. Il définit le projet professionnel du salarié pendant la durée du contrat et détermine les engagements que l’employeur prend en matière d’accompagnement et de formation, ainsi que les moyens permettant le déroulement du parcours professionnel selon les modalités arrêtées localement entre le prescripteur, l’employeur et le salarié. Il désigne enfin, le référent chargé par le prescripteur de suivre le parcours d’insertion. Les conventions de contrat d’avenir ont une durée égale à celle du contrat d’avenir , soit deux ans, renouvelable dans la limite de trente-six mois. Pour les personnes âgées de plus de cinquante ans, les conventions
de contrat d’avenir , et le contrat d’avenir lui même, sont également de deux ans . Ces conventions peuvent faire l’objet de renouvellements dans la limite de trente-six mois, ce qui porte à cinq ans la durée totale du contrat.

Le contrôle d’application de la convention

Le contrôle du respect des dispositions législatives et réglementaires relatives au contrat de travail relève des services de l’Etat.

Le contrôle des conditions nécessaires au versement des aides de l’Etat relève du CNASEA .

En cas de non-respect des dispositions de la convention par l’employeur , l’exécutif de la collectivité territoriale ou de l’établissement publique, ou le délégataire signataire de la convention peut dénoncer la convention après avoir entendu les observations de l’employeur .

En cas de dénonciation de la convention, l’employeur est tenu de rembourser l’intégralité des sommes déjà perçues au titre des aides de l’Etat et de l’activation de l’allocation, ainsi que le montant des cotisations patronales de sécurité sociale dont il a été exonéré au titre du contrat.

La convention est résiliée de plein droit en cas de rupture du contrat de travail. Elle peut être dénoncée par le prescripteur en cas de non-respect par l’employeur des dispositions conventionnelles.

Le contrat de travail

Il s’agit d’un contrat de travail de droit privé et à durée déterminée conclu en application de l’article L.122-2 du code de travail, sauf en ce qui concerne les renouvellements qui ne sont pas limités.

La durée de travail est de 26 heures par semaine. Cette durée peut être modulée sur tout ou partie de l’année, à condition qu’elle n’excède pas en moyenne 26 heures et qu’elle ne dépasse pas la durée légale du travail. La durée hebdomadaire ou mensuelle peut varier sur tout ou partie de l’année dans la limite d’un tiers (supérieur ou inférieur) à la durée contractuelle.

Sous réserve de clauses conventionnelles plus favorables, le salarié perçoit une rémunération égale au SMIC.

Les actions d’accompagnement , de formation et de validation des acquis de l’expérience(VAE)

Les conventions de contrat d’avenir ont obligation de prévoir des actions de formation et d’accompagnement .Ils sont , avec la durée du contrat lui-même , les garanties d’un retour durable à l’emploi.

En déterminant les conditions d’élaboration et de mise en œuvre du projet d’insertion professionnelle du salarié, la convention de contrat d’avenir a pour effet de préciser les mesures d’accompagnement et de formation adaptées à la situation de chaque bénéficiaire de contrat d’avenir.

Le prescripteur désigne un référent chargé de suivre le bénéficiaire pendant son contrat d’avenir et de prendre toute disposition concourrant à son insertion professionnelle.

Le contrat ouvre droit à une attestation de compétences délivrée par l’employeur. Il est pris en compte pour la validation des acquis de l’expérience.

Les employeurs sont au premier chef responsables de la mise en œuvre des actions d’accompagnement de formation, c’est en effet une contrepartie essentielle de l’effort financier que consentent les collectivités territoriales et l’Etat engagés dans cette politique et constitue pour l’employeur un engagement.

Les actions de formation hors temps de travail ne donnent pas lieu à rémunération , à l’exception de celles qui concernent les salariés des associations lorsque la loi du 4 Mai 2004 relative à la formation tout au long de la vie et au dialogue social l’a prévu.

L’attestation de compétences

Pour poursuivre un projet professionnel, ou un parcours de formation, ainsi qu’un élément pour l’accès à la VAE , dans le respect des procédures spécifiques mises en place par chaque valideur. L’attestation de compétences décrit les activités réellement exercées et permet de repérer les compétences mises en œuvre.

Les engagements des parties

L’employeur s’engage à respecter vis-à-vis du salarié les conditions prévues à la présente convention et au contrat de travail qui y est associé.

Il met en œuvre les actions d’accompagnement, de tutorat, de formation et de validation des acquis prévues par la présente convention. Il informe le salarié de se droits et obligations. Le salarié s’engage à respecter les conditions de la convention et du contrat de travail et à suivre les actions précitées prévues concourrant à son insertion professionnelle.

Le prescripteur , s’assure que les moyens nécessaires à l’insertion du salarié dans l’emploi durable sont mobilisés à cet effet un référent.

2 ) LE RECRUTEMENT DES EVS

Ce sont les ANPE locales qui ont recueillies les candidatures pour les bénéficiaires API et ASS, et le Conseil Général pour les bénéficiaires du RMI ;

Les agences locales ont proposé à l’Inspection Académique et/ou chefs d’établissements une listes de personnes correspondant aux critères d’accès à ces contrats.

L’Inspection Académique et/ou les chefs d’établissements recrutent ces personnels à partir de ces candidatures.

Pour l’année scolaire 2006/2007 un courrier de l’Inspecteur d’Académie ,Directeur des Services Départementaux de l’Education Nationale, à été adressé à Mmes et Mrs les Directeurs d’école, et une copie à Mmes et Mrs les Inspecteurs de l’Education Nationale., citant en référence la Circulaire interministérielle du 03 Avril 2006, note rectorale / Secrétariat Général du 18 Avril 2006.

3 )LES FONCTIONS DES EVS – LES FICHES DE POSTES

C’est la circulaire du 29 Juillet 2005 qui définit les fonctions des EVS en général :

  • Assistance administrative ,
  • Appui à la gestion des fonds documentaires,
  • Diffusion des nouvelles technologies de l’information,
  • Participation à l’encadrement des sorties scolaires,Aide à l’animation des activités culturelles , artistiques ou sportives,
  • Aide à l’accueil, à la surveillance et à l’encadrement des élèves
  • Aide à l’accueil et à l’intégration des élèves handicapés .

La mission de l’EVS est organisé par le directeur (trice) de l’école où exerce l’employé de vie scolaire en fonction des missions spécifiques définies dans le contrat de travail. Ce dernier a la charge de suivre l’exercice de son travail et de donner toutes directives utiles à cette fin.

En avril 2006, des fiches de profil ont été établies en deux domaines spécifiques .

Fiche profil de l’assistance administrative aux directeur d’école :

Le bénéficiaire du contrat apporte une aide à la réalisation des différentes tâches administratives qui incombent au directeur (trice) d’école sous l’autorité duquel il est placé .

FONCTION DES EVS : elles se répartissent entre les trois domaines suivants, selon les besoins :

  • LOGISTIQUE : participer aux tâches matérielles ,aider à la gestion des moyens matériels sous l’autorité du directeur (trice) d’école, comme par exemple, aider au recensement et à la gestion du matériel pédagogique, des éléments du mobilier de l’école, des fournitures scolaires, des objets trouvés de l’école etc …
  • ADMINISTRATIF : aux travaux de secrétariat, d’écriture et de saisie en général (courrier, téléphone, tenue des effectifs…puis aider à la constitution de dossiers administratifs à destination des élèves et de leurs failles, certificats de scolarité , de radiation, formulaires divers…
  • FONCTIONNEMENT :Participer au bon fonctionnement de l’école dans ses aspects de gestion et d’administration, comme mettre au propre certains documents destinés à l’affichage, aux enseignants ou aux élèves . Aider à la gestion de la bibliothèque d’école, (recenser, classer, ranger, remettre en état) et aider à l’organisation et au déroulement des exercices de sécurité (évacuer, mettre en sûreté…)

Les EVS en place depuis deux ans, ont été recrutés pour avoir les compétences suivantes :

  • Capacité de travail au sein d’une équipe,
  • Discrétion et respect du secret partagé
  • Méthodologie et capacité à s’organiser
  • Loyauté
  • Présentation (vestimentaire et langagière)
  • Ils présentent les garanties en matière d’âge et de prérequis nécessaires à la sécurité des élèves.

 
 

Fiche profil d’aide à la scolarisation des élèves handicapés :

Le bénéficiaire du contrat facilite l’intégration dans le groupe classe du jeune enfant handicapé en favorisant sa participation aux activités organisées par l’enseignant. Il facilite l’accueil dans une école maternelle de jeunes enfants handicapés en participant aux tâches particulières que peut impliquer cet accueil. Il intervient en école maternelle le plus souvent en petite et moyenne section, à titre exceptionnel en école élémentaire .Il est placé sous l’autorité du directeur et en appui de l’enseignant de la classe qui lui précise les modalités e son intervention en fonction des différents contextes ( grand groupe, petit groupe, cour de récréation …)

FONCTION : Il accueille l’élève handicapé et l’aide dans ses déplacements dans sa vie quotidienne qu’il ne peut faire seul, en raison de son handicap, ( toilettes, prise de repas, aide matérielle…). Il favorise la communication entre l’enfant et ses pairs, sa socialisation et contribue à assurer à l’élève des conditions de sécurité et de confort .

Les EVS en place pour l’aide à la scolarisation des élèves handicapés , ont été recrutés pour avoir les compétences suivantes :

  • Intérêt pour le travail avec des jeunes enfants,
  • Capacité d’écoute et de communication,
  • Respect et discrétion
  • Capacité de travail en équipe,
  • Prise en compte des difficultés éventuelles liées au portage des élèves,
  • Les titulaires d’un diplôme des filières sanitaires et sociales (CAP petite enfance et BEP carrières sanitaires et sociales, ont été privilégiés.
  • Ils ont présentés les garanties en matière d’âge et de pré requis nécessaires à la sécurité des élèves.

L’Etat a proposé un nouveau corps de métier dans l’administration de l’Education Nationale, et les directeurs (trices) d’école ont formé des personnes à ces postes. Cette « profession » met en scène des acquis personnels tels les savoirs, les connaissances, les capacités et les compétences. Les EVS ont été recrutés sur tous ces critères .

Les fonctions du directeur (trice ) d’école sont aussi un peu les notres : le même réseau professionnel, enseignant, santé, municipalité, inspection académique départementale, élèves, parents d’élèves et bien d’autre encore. Il serait donc cohérent aujourd’hui que nos politiques reconnaissent enfin notre utilité au fonctionnement des écoles.

Mais sommes-nous en accord avec cette cohérence ?

Celle qui nous intéresse, nous EVS, c’est une cohérence du travail entre adultes responsables, une cohérence de relation humaine, et une cohérence financière.

Nous nous sommes investis pour le bien d’une collectivité du genre humain. A quel moment, nos politiques vont-ils se décider à nous écouter et nous entendre ? A quel moment, allons-nous valider une intégration définitive dans l’Education Nationale ? Quand va-t-on enfin nous expliquer la volonté des différents Ministère (Travail, Education Nationale) à vouloir faire de nous, des employés considérés et appréciés comme tel. ?

N’est –il pas temps de se concerter, de se coordonner, en vue d’aider à la professionnalisation des EVS, plutôt qu’a nous ignorer et nous rejeter. Nous avons besoin d’être aidés par tous les partenaires institutionnels.

4) LA PRECARITE DANS L’EDUCATION NATIONALE

Nous ne pouvons commencer ce chapitre sans faire quelques rappels de définitions en relation avec le sujet, dans les soucis de partager les mêmes mots sans ambiguïté possible.

Le Dictionnaire politique prévoit donc :

Précarité : Du latin précarius, «  qui s’obtient par le prière »

La précarité est l’état de ce qui est précaire, c’est-à-dire qui n’offre aucune garantie de durée, qui est incertain sans base assurée, révocable. Dans le domaine économique et social, la précarité est l’absence des conditions des sécurités.

Précariat :

Le terme » précariat » est un néologisme qui en sociologie désigne les travailleurs précaires comme une nouvelle classe sociale. Il est constitué de personnes qui sur le marché du travail, sont en situation de précarité évolutive et/ou permanente, c’est-à-dire d’incertitude économique. Le précariat recouvre entre autres les CDD auxquels on peut ajouter le temps partiel imposé. Il a pour conséquence des revenus aléatoires, et l’impossibilité de construire sa vie, faute de perspective d’avenir.

BIP 40 :

C’est un baromètre des inégalités et de la pauvreté, il est un indicateur économique synthétique qui mesure les inégalités et la pauvreté. Il à été créé par des économistes en 2002, des statisticiens, des syndicalistes et des militants associatifs, regroupés au RAI, Réseau d’Alerte sur les Inégalités.

La désignation BIP 40, fais référence au PIB (Produit Intérieur Brut) écrit à l’envers, et au CAC 40.

Son objectif est de décrire en période de croissance, la tendance inverse d’accroissement des inégalités et de développement des tensions sociales qui est constaté sur le terrain.

La multiplication des emplois précaires dans la fonction publique a entre autre, trois raisons :

  • Celle du « gel » de l’emploi public érigé en dogme depuis des années, au moment même au l’Etat et les collectivités territoriales doivent faire face aux demandes pressantes et croissantes de la part des institutions, des citoyens.
  • Le retard considérable pris depuis des années dans la modernisation des emplois,
  • La faiblesse des enveloppes budgétaire de l’Etat. qui tendent vers le déclin financier à voire même jusqu’à la suppression de nombreux postes.

Il est inutile aujourd’hui d’ignorer ces faits. La précarité définition faite et chiffres à l’appui, est la gangrène de la FONTION PUBLIQUE et en l’occurrence de l’Education Nationale.

Un recensement FSU (Juin 2007) a été pratiqué notamment sur les personnels en contrats aidés de droit privé ( CAE-CAV). Leurs situations de très courte durée, elle fait suite à celle des CES-CEC dans tous les secteurs de l’éducation, estimés à :

  • 2000 dans l’enseignement agricole,
  • 32500 EVS (emplois de vie scolaire) dans le premier degré dont plus de 7000 AVS (assistants de vie scolaire)
  • 17000 aides au directeurs d’école
  • 32000 sur la fonction de surveillance ou d’AVS dans les établissements de second degré.

Le rapport IGAENR, (Inspection Générale de l’Administration de l’Education Nationale et de la Recherche) sur la résorption de la précarité des personnels ATOSS et ITRF, suite à l’enquête menée dans le cadre des mesures prévues par la loi du 16 Décembre 1996 (dite Loi Perben), et celle du 3 Janvier 2001 (dite loi Sapin) révèle un très grand écart d’analyse sur le sujet, c’est le moins que nous puissions dire !

Nous ne pouvons énumérer dans ce dossier les innombrables interventions parlementaires , des Députés et Sénateurs , toutes tendances politiques confondues qui interrogent de façons récurrentes les ministres respectifs , et qui obtiennent des réponses selon leur tendance et appartenance politique : inconstance, non transparence, pas d’emploi pérenne, efficacité en berne, indistinction, pour les uns, et situation stable, pas de régression ni de dégradation du système de recrutement, pas de précarité dans l’Education Nationale , pour les autres.

Alors de quoi parle t-on ? De restriction budgétaire ? De restriction humaine ? La gouvernance française le sait- elle véritablement ! Ou ferme t-elle les yeux face à ces nouveaux états des lieux ?

Mais la gestion prévisionnelle du personnel et de son recrutement n’est pas de savoir aujourd’hui si l’Etat emploie trop d’agents fonctionnaires, elle est de savoir comment il va être possible de recruter en cohérence avec les besoins de l’administration et les priorités de l’action publique.

Au delà des débats d’ordre quasi-théologique sur le niveau de l’emploi public, ( que l’on connaît d’ailleurs qu’avec une assez grande imprécision), c’est bien la qualité des politiques de recrutement , de formation et de gestion de personnels qui constituent le défi majeur pour l’Etat en matière de ressources humaines . Mais le défit va-t-il être relever ?

Le service public d’Education doit fonctionner sur la base d’emplois permanents qui doivent être pourvus par des agents titulaires des corps de la fonction publique d’Etat, et lorsque les réformes s’instaurent, le dialogue social ne saurait qu’être qu’un vaine incantation pour faire des économies. Il est au contraire la condition de la réussite des réformes.

Alors à moins que l’Education Nationale veuille continuer à profiter d’une main d’œuvre jetable pour des économies de bout de chandelles (et qui n’a pas lieu d’être !), nous comptons forcément, car, c’est bien l’idée de ce dossier de capter l’attention des cerveaux qui nous gouvernent.

Bien que faisant partis aujourd’hui d’un système de précariat rodé dans l’Education Nationale, nous ne voulons plus alimenter le baromètre du BIP 40, et, est il censé aujourd’hui de réclamer un travail, un statut, un salaire, par la « prière » ?  

Nous répondrons par cette citation qui illustre bien la situation actuelle :

«  Sous un bon gouvernement la pauvreté est une honte, sous un mauvais gouvernement,

La richesse est aussi une honte. »

Confucius – 551- 479 Av. JC Livre des Sentences

5)
Impact psychologique bénéfique de l’emploi
retrouvé sur les EVS

    Ces personnes, après avoir été privées d’emploi pendant suffisamment longtemps pour pouvoir bénéficier des minimas sociaux, se sont retrouvée en première place pour pouvoir se positionner sur ces emplois offert par l’éducation nationale.

    Nous dirons que les emplois en question peuvent être très riches quant à la variété des missions proposées. Il est fort intéressant de noter qu’elle a permis aux personnes en postes de trouver un intérêt certain dans leurs emplois et, par là même, de s’investir, dans la majorité des cas, de manière extrêmement intense.     

    Nous pouvons considérer que, pour une très large proportion, ces personnes ont retrouvé une dignité, un goût de vivre et le sentiment de se sentir utile aux autres, aux enfants qu’elles ont accompagnés durant ces nombreux mois, en toutes circonstances et de toutes les façons possibles. Se sentir comme faisant partie intégrante d’une équipe, retrouver le plaisir de partager des joies et des peines tout au long de ces deux années avec les enseignants et les enfants…En un mot, se sentir vivre.

    Pour toutes ces personnes, un équilibre, une stabilité, un petit confort, oublié depuis combien de temps, étaient sur le point d’être retrouvés.

    L’accès à des conditions de vie très, très légèrement supérieures aux minimas sociaux précédemment touchés , allant de 500€ pour les bénéficiaires du RMI, …à 783€ pour les Contrats d’Avenir ( CAV) aurait pu donner un peu d’espoir à toutes ces personnes. Avec les CAV, un volet formation est prévu. L’employeur se doit obligatoirement de proposer aux bénéficiaires de ces contrats une formation. A ce jour, même si quelques pseudo formations ont été mise en place par les Greta, on ne peut pas considérer que cette obligation de l’employeur quant à la formation des personnels en CAV est remplie. Cette espoir d’un avenir meilleur, via la formation, se rétrécit donc comme « peau de chagrin ». Pour un public avec des parcours plus ou moins atypiques, quelles peuvent être les répercussions et matérielles et psychologiques d’une telle déception ?

    Seulement, un grain de sable s’est glissé dans cette belle mécanique qu’est l’Education Nationale. Elle a oublié de donner sa chance à ceux et celles qui auraient désiré poursuivre cette belle aventure et de contribuer ainsi au bon fonctionnement des écoles et collèges.

Il eut suffit de dire : Pourquoi pas !

Pourquoi ne pas offrir aux volontaires la possibilité de rester à leurs postes moyennant une formation ?

Pourquoi ne pas offrir la possibilité à toutes ces personnes de vivre décemment en leur donnant un salaire digne de ce nom ?

Pourquoi ne pas offrir à toutes ces personnes une stabilité tellement souhaitée depuis tant d’année ?

Pourquoi, pourquoi, pourquoi ??????? Il y en aurait autant que de personnes.

L’Education Nationale aurait-elle oublié qu’elle a pour vocation de s’occuper des enfants ? On serait tenté de le croire quand on voit l’évolution des choses. Ca n’est pas en diminuant les personnels dans les secteurs de l’enfance que cela va améliorer le contexte. Le remplacement des personnels EVS dans une vaste proportion va bien dans ce sens et c’est autant d’humanité qui part avec toutes ces personnes.

Le baromètre évaluatif des EVS nous montre par ailleurs que de nombreuses personnes ont pu manifester de la fierté grâce à ce travail et émettent un verdict dans ces termes : «  ce que je fais est valable à mes yeux, je suis utile aux autres et reconnu pour mes compétences et qualités humaines»

L’action qui valorise l’être humain par cette appréciation qui s’inscrit immédiatement en mémoire s’attache bien évidemment au concept de soi.

Des études psychologiques et générales démontrent bien ces faits. L’estime de soi favorise la réussite. Elle aide à prendre des risques, à chercher des solutions, à faire preuve de ténacité et de persévérance. Cette confiance acquise, les échecs ne sont donc plus des abominations, tout au contraire, et le verdict est très parlant dans ces termes : « à mes yeux je mérite de réussir ce que j’entreprends », Aucune et aucun EVS n’ont hésité à consacrer ses efforts pour parvenir à cette reconstruction.

Les EVS ont identifié les dimensions reconstructives qui s’offraient à eux. Une confiance personnelle et professionnelle retrouvée et réactivée pour avoir été à nouveau réintégrer dans le monde du travail. L’ensemble de cette profession ne pouvait rêver mieux.

Mais voila, il existe aussi un frein à l’estime de soi, et qui fait que tout peut être contrebalancé. Le fait d’imaginer le futur en négatif va être préjudiciable à leur bien être.

Alors certains recherchent aujourd’hui, face aux attentes de décisions de renouvellement, la solidarité, la prise de parole, la prise de conscience , l’acception, et pour d’autres , le déni de situation , une vexation liée à la blessure du traitement subi, qui se manifeste par de l’agressivité, des paroles néfastes et un froissement d’amour –propre .

Cela peut paraître anodin, insignifiant, mais, au bout du compte, c’est aussi gravissime que des violences morales pratiquées dans certaines entreprises ou sociétés. Cette menace, n’est pas fictive, elle est bien réelle. Tout passe donc sous silence, un silence commun et ordinaire. On ne se préoccupe pas de ce qui est banal, cela n’intéresse personne sauf les intéressés eux mêmes.

Les EVS ont été des proies faciles, et finalement à court, moyen ou long terme, l’isolement et la fragilité vont refaire surface. C’est une évidence ………indéniable.

Certains minimiserons, tenterons d’oublier et pourrons, pourquoi pas, s’attribuer la responsabilité de cet échec. Pour d’autres, l’exclusion va les rattraper et peut être s’amplifier, quand savons- nous ?

Ces impacts psychologiques développés, qui va se préoccuper des troubles de stress post-traumatique que cela va générer, après que la vague déferlante qui a tout nettoyé sur son passage soit passée. Conscients de la réponse, nous l’exprimons quand même : PERSONNE

Mais si silence il y a pour les uns, le repère identitaire reste bien présent pour les autres.

Peut-on parler de violence faite à autrui ? Seule une enquête pourrait le vérifier ! En tout cas, les effets de cette expérience des contrats d’avenir seront très vite visibles et engloberont tous les facteurs organisationnels et sociaux.

Nous avons été laissés pour compte et qui plus est exacerbés par l’incapacité ou le laxisme des gestionnaires à résoudre notre problème de pérennisation dans l’éducation nationale.

L’Etat n’a pas lésiné sur les opérations de séduction envers les EVS et de surcroît à bien faillit obtenir le silence de ces proies. En vain.

Notons aussi que dans certains départements les décideurs entérinent le maintien des postes EVS et vont procéder à de nouveaux recrutements fin août, début septembre 2008. C’est donc un dispositif qui fait tourner les bénéficiaires des minimas sociaux des ASSEDIC à des emplois CAV/CAE pour revenir aux ASSEDIC, cela s’appelle en langage d’entreprise, le « Turn Over » ! L’incidence sur le moral des EVS est, et sera considérable à long terme, puisse la Sécurité Sociale les prendre en charge en supposant qu’elle reste en vie, elle aussi !…….

A nous donc, l’UNION NATIONALE DES COLLECTIFS D’EVS aidé du SNUIPP/FSU de mettre en place un processus de la réappropriation du pouvoir d’agir ………….

6) LES REVENDICATIONS DES EVS

Lorsque le SNUIPP /FSU publie une note informative référencée 3633, je cite :

  • « ……le protocole « direction » ne fait que formaliser l’organisation au sein de l’école des 50.000 contrats d’avenir supplémentaires qui devraient êtres recrutés. La question de la nature de ces emplois et de l’avenir proposé au futurs EVS est un vrai problème………. ».

Le SNUIPP/FSU avait demandé entre autre la création de commissions départementales sous la responsabilité de l’Inspection Académique pour assurer la transparence et le respects des procédures

La profession d’EVS ne se doutait pas ni de près ni de loin, de l’exactitude de ces propos, en ne pratiquant qu’un survol de cette analyse. Hors aujourd’hui, l’anticipation dont à fait preuve le SNUIPP/FSU ne peut qu’être remercié.

Nous avons très bien intégré la problématique juridique de nos postes et de surcroît compris les aboutissements et analysé les conséquences sociales et économiques qu’elle a générée. Nous assistants administratifs, avons existés auprès des écoles et de l’ensemble des acteurs en place.

Pourtant il a été pratiqué une distinction, une discrimination invisible, une mise à l’écart. De fait exit nos contrats, les traitements ont été bien différents .Il est désormais l’heure et le moment de nous intégrer à la fonction publique.

Nous EVS, nous affirmons avoir participé à l’organisation générale des écoles efficacement, et nous pouvons prétendre à une reconnaissance dans la fonction publique, avec l’ensemble de son système de protection, pour nous préserver de la précarité.

Les contenus de nos revendications sont :

  • l’Arrêt du recrutement de nouveaux personnels précaires, par la création d’emplois statutaires, correspondant à de nouveaux métiers ou a des missions déjà existantes,
  • Un plan de titularisation rapide prenant en compte les services effectués élaboré selon des modalités adaptées à chaque secteur,
  • Que les personnes recrutées sur les emplois aidés, se voient garanties une formation, la prise en compte des qualifications acquises et l’accompagnement vers un débouché professionnel y compris dans le Fonction Publique,
  • Le réemploi de toutes et tous, une gestion des personnels fondée sur des règles collectives respectueuses des personnes et de leurs droits
  • Le versement de la prime de retour à l’emploi à l’ensemble des EVS qui n’ont pu en bénéficier.
  • La création d’un nouveau corpus administratif dans l’Education Nationale :

Assistante de Direction des Ecoles et des Enfants Handicapés – ADEEH

  • La mise à jour des bulletins de salaires de tous les employés de vie scolaire,

–     L’augmentation de notre pouvoir d’achat,

  • La création d’un poste ADEEH formateur (trice) au sein de chaque Inspection Académique, pour former les nouveaux ADEEH arrivants. L’inspection Académique serait recruteur par appel à candidature.

Ces mesures constitueraient une piste nécessaire des missions effectuées et contribueraient au développement des missions du service public. Nous rejoignons le SNUIPP/FSU dans leur affirmation « ……. qu’une fonction publique assurant des missions de qualité est incompatible avec la précarité …… »

7) TRAVAILLER MOINS POUR GAGNER ENCORE MOINS

LA VALEUR TRAVAIL !!! Nous a t-on dit. Il nous semble que c’était bien l’un des thèmes essentiels de la campagne de Mr Sarkozy.

Les personnels EVS mais aussi nos collègues AVS qui travaillent dans les écoles et collèges font un travail formidable, personne n’en doute plus aujourd’hui et leur présence dans les établissements correspond à un besoin connu et reconnu de tous. Quoi de plus légitime pour tous ces personnels que de souhaiter rester dans l’éducation nationale quand ils se sont retrouvés un équilibre personnel sinon financier ?

Alors, fort de ce désir, ils interpellent le ministre en charge de l’éducation et là, ils se heurtent à une fin de non recevoir violente et humiliante. « Les contrats sont de tant de mois et rien de plus…. » Nous dit-on, c’est un leitmotiv que chacun ne connaît que trop bien… Ces gens qui planent dans les hautes sphères ont-ils seulement songé un seul instant à écouter ce que les EVS avaient à proposer ? Jusqu’à ce jour, aucune délégation EVS n’a été reçue par Mrs Bertrand et Darcos en personne, c’est un comble car il nous semble que l’on parle bien de Travail et d’Education, deux termes figurant en bonne place dans la campagne là encore.

Les EVS ont travaillé, réfléchis, mis en place beaucoup de choses dans les écoles pendant des mois, en étant dans des conditions de vie loin d’être simple à tous points de vue, pour apporter un plus certain et reconnu par toutes et tous dans les établissement où ils exercent.

Une évaluation a t-elle été faite du travail de ces personnels dans le fonctionnement des écoles, sur l’intégration des enfants handicapés et les impacts positifs générés.

Tous les acteurs précaires de l’Education Nationale ont réfléchi aussi à l’évolution de leur profession
en n’étant pas seulement une force de revendication mais aussi une force positive de
propositions.

Quelles sont les instances gouvernementales et décisionnaires nous ayant reçus en nous prêtant une oreille attentive, constructive et en prenant réellement en compte nos revendications ? nos souhaits pour le bien des EVS eux mêmes et aussi pour le bien des enfants, des enseignants, des écoles et collèges de telle sorte que les choses puissent avancer pour la satisfaction des revendications.

CONCLUSION

En 2006 l’Etat à mis en place les postes d’EVS suscitant l’espoir d’un retour à l’emploi et d’un statut social pérenne. Ces postes étaient destinés à favoriser l’allégement administratif des directions d’écoles, et l’intégration des enfants à profil handicapé dans un cursus scolaire de proximité.

Le capital –ressource de l’Etat est jugé très insuffisant et insatisfaisant. Le gouvernement n’a pas mis les moyens suffisants pour garantir la continuité du parcours de scolarité de l’enfant handicapé. A aucun moment les effets de mise en œuvre de la Loi Borloo, n’ont été mesurés pour compléter, articuler et combler les lacunes qui pouvaient apparaître. Les imbrications, les harmonisations si délicates soient-elles, ajoutées à la multiplication des intervenants politiques et institutionnels n’ont fait que provoquer des lacunes dans l’accueil des enfants handicapés. L’Etat est garant de l’application de la loi et de l’intégration de nos jeunes élèves handicapés qui est incontestablement positive.

Pouvons nous dire que l’Etat n ‘a pas relevé ce défi? Pourtant, l’ensemble des acteurs a parfaitement « joué le jeu ». Les enseignants et le monde médico-social, à travers de nombreuses réussites d’intégrations, ont relevé le défi avec l’aide des collectivités territoriales.

Même si la loi de février 2005 donne de nouveaux droits aux familles, celles-ci constatent souvent que les écoles n’ont pas les moyens suffisants d’accueillir leurs enfants.

Qui va les accueillir, qui va les prendre en charge si nous disparaissons ?

L’Etat n’a pas voulu comprendre que cette source de richesse que sont ces nouveaux métiers n’avait pas de prix. Sa responsabilité est de débloquer des moyens en postes et financiers plus importants pour améliorer les conditions d’intégration. Une fois de plus, une porte s’est ouverte, mais celle ci se referme amèrement.

Que penser encore de ces contrats dont l’objectif premier ( nous l’avons cru naïvement) était le bien être psychologique d’individus socialement fragilisés par le biais du retour à l’emploi, nous a t-on dit ! L’origine de ces contrats à été souhaité par le gouvernement en place avant les élections présidentielles de 2007. Après deux ans de fonction, le constat des EVS est dur. Mais notre mode de fonctionnement à toutes et tous, demeure légèrement moins naïf qu’a l’initiale.

L’objectif était bien de réduire le taux de chômage avant l’élection du futur Président de la République en utilisant des demandeurs longue durée mais aussi en exploitant un sujet si sensible et émouvant que sont les enfants handicapés .

La situation de ces personnels exposée ici, ressemble si l’on s’emploie à comprendre chaque phrase et chaque mot, à un véritable gâchis humain national.

Ce gâchis intolérable provoqué par nos gouvernants, va contribuer au « trou du budget » de la sécurité sociale.

Le gouvernement nous affirme avoir réduit considérablement le budget de contrats aidés, par la nouvelle Loi de Finance (- 30 %), alors sauf erreur de notre part, et nous le souhaitons, les EVS qui auront su rester solides feront un retour vers l’ANPE, en piochant dans les caisses de l’Etat, et pour les plus affectés de leur sort, en arrêt maladie, en piochant dans les caisses de la Sécurité Sociale.
Mais c’est toujours mieux que d’être chômeur de longue durée !

Comment pourrions-nous résumer ce marasme dans lequel nous sommes ?

N’y aurait –il pas des similitudes avec cette pratique ignoble qu’est la maltraitance ? Bien que nous en connaissions la réponse, nous l’exprimons avec certitude : OUI

N’aurions nous pas mérités un meilleur traitement ? La réponse est OUI

N’aurions nous pas mérités d’être plus justement considérés ? La réponse est OUI

Une société qui se respecte doit respecter les siens, notamment les plus faibles et les plus démunis.

Peut-on ou doit –on accepter l’inacceptable ? La réponse est NON

L’Etat nous a donné espoir d’une main, et nous précipite au fond du gouffre en retirant un bien cher à tout humain : l’estime de soi et la dignité.

L’Etat à rajouté de la précarité à la précarité, il continue à développer ouvertement sa politique de casse des statuts de la fonction publique et de développement de la précarité. Il va renvoyer en masse des « petites gens » dans la plus grande entreprise de France : L’ANPE

Nous avons toutes et tous respecté honorablement nos engagements et obligations. Ce n’est pas
contestable. L’Etat en a t’il fait autant ? La réponse est NON…….

  • pour ses obligations de formation et d’accompagnement.
  • pour manquement à ses obligations initialement prévues par la loi de Cohésion Sociale 
  • pour avoir pratiqué une forme de maltraitance psychologique envers les EVS 
  • pour réclamer des dommages pour ces préjudices subis   

Et si, et si ……………..il y en a qui ont été condamnés pour moins que cela……………

Nous souhaitons une riposte d’envergure nationale si les décisions gouvernementales ne sont pas en notre faveur. L’objectif que s’est fixé l’Union Nationale des EVS est de mobiliser l’ensemble des collègues précaires pour préparer notre défense.

Le seul statut que l’on a bien voulu nous accorder est celui, est celui de la fragilité, défavorable à tous les échelons de toutes les catégories de personnes précaires.

Démonstration est faite que des métiers ont été créés, que des personnels se sont investis, nous ne pouvons plus attendre notre intégration dans la fonction publique.

 
 

Pour L’UNCEVS

Muriel Michelin, Employée de Vie Scolaire

Régis Devoille, Employé de Vie Scolaire

Remerciements au SNUIPP/FSU

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