11 Juin 2008 : Journée nationale contre la précarité

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Le collectif précaires CAE/CAV Finistère en accord avec l’Uncevs a décidé de s’engager pleinement dans cette action lancée à l’initiative du syndicat SNUIPP – FSU.  

Contre la précarité, pour des emplois stables et pérennes

     

     

Vacataires, contractuel-les, contrats aidés, assistant-es d’éducation ou assistantes maternelles et familiales… Nous sommes des dizaines de milliers dans la fonction publique(d’Etat, Territoriale et Hospitalière). Si l’on en croit les statistiques officielles nous représentons plus de 15% des effectifs des trois fonctions publiques dont une grande majorité de femmes.

Et pourtant, nous sommes invisibles, notre situation est tellement en décalage avec l’image commune de l’emploi public.

Mais, si nous sommes là c’est pour assurer des missions de service public parce que les emplois n’ont pas été créés en nombre suffisant ou n’ont pas tous été pourvus, pour effectuer de vraies fausses vacations, parce qu’il a été voulu que nos fonctions ne soient pas assurées par des fonctionnaires.

Or, la situation perdure. C’est ainsi que nous nous retrouvons des milliers d’année en année à renouveler nos contrats précaires afin que les missions de service public soient assurées. Certains parmi nous sont remerciés du jour au lendemain, un autre vacataire est recruté. Beaucoup connaissent le chômage.

La majorité est écartée de la possibilité d’obtenir à terme un CDI, les contrats courts et interrompus ne permettant pas d’atteindre les six années nécessaires. Ceux qui sont en CDI ne bénéficient pas des garanties apportées aux fonctionnaires par le statut.

Très souvent affectés sur des postes à temps non complet et donc à faible rémunération, nous sommes en situation de précarité, parfois de grande précarité. Et une fois encore ce sont surtout les femmes qui subissent ces situations de précarité.

Cette précarité se développe et n’épargne aucun ministère, aucune administration. Variable d’ajustement des politiques de l’emploi, nous n’acceptons plus que la précarité se généralise, qu’elle devienne un passage obligé pour un trop grand nombre de salariés, jeunes et moins jeunes. Nous constatons que les précaires d’aujourd’hui sont encore plus précaires, plus taillables et corvéables, plus mal payés et plus ignorés que les précédents. Cette situation est un des leviers de la dégradation du service public.

Assistants d’éducation, emplois de vie scolaire, personnels administratifs, techniques, enseignants, agents d’entretien, chercheurs et enseignants-chercheurs, nous assumons toutes et tous des missions de service public. La pérennisation de notre situation atteste des besoins.

La volonté du Gouvernement de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite entraîne une très forte diminution des postes aux concours, passage obligé pour la titularisation d’un grand nombre d’entre nous. Par ailleurs, la réduction des recrutements risque de générer un recours encore plus massif à des personnels précaires pour répondre en urgence à la demande de service public. Le gouvernement veut encore élargir les cas de recours aux contractuels et propose pour la Fonction Publique le recours à l’intérim. Ce n’est pas acceptable.

Nous réclamons

— L’arrêt du recrutement de nouveaux personnels précaires par la création d’emplois statutaires, correspondant à de nouveaux métiers ou à des missions déjà existantes;

— Un plan de titularisation rapide, prenant en compte les services effectués, élaboré selon des modalités adaptées à chaque secteur ;

—que les personnes recrutées sur les emplois aidés se voient garanties une formation, la prise en compte des qualifications acquises et l’accompagnement vers un débouché professionnel, y compris dans la Fonction Publique. le rétablissement d’un statut de type MI-SE

— le réemploi de toutes et tous, une gestion des personnels fondée sur des règles collectives respectueuses des personnes et de leurs droits.

   

Ces mesures constitueraient une juste reconnaissance des missions effectuées et contribueraient au développement des missions et services publics. La FSU et ses syndicats réaffirment qu’une fonction publique assumant des missions de qualité est incompatible avec la précarité.

   

Le 11 juin, journée nationale d’action dans

les départements :

EVS, AVS, enseignants, …

le SNUipp/FSU appelle à des rassemblements pour porter les revendications et demander des réponses, pour rendre public le scandale des dispositifs précaires, notamment dans l’Education Nationale.

 

Pour la défense des personnels et le fonctionnement de

l’école.

Aucun EVS, aucun AVS ne doit se retrouver au chômage !

Les informations concernant les renouvellements de contrats aidés pour la prochaine année scolaire sont diverses selon les départements. Le choix est parfois fait de ne pas aller jusqu’au bout des possibilités de renouvellement.

Parallèlement, les assistants d’éducation recrutés en 2002 arrivent au terme de leurs six années.

Pour les personnes, nous demandons des garanties pour l’avenir :

– soit par le renouvellement de leur contrat et leur maintien sur leur école d’affectation avec accompagnement.

– soit par un dispositif de formation et de qualification.

– soit par une véritable professionnalisation des auxiliaires de vie scolaire.

Pour les écoles, des postes pérennes et statutaires !

Le fonctionnement de l’école ne doit pas être soumis à la décision d’un gouvernement de développer ou de renouveler tel ou tel dispositif précaire. Les équipes enseignantes, les élèves ont besoin de la présence de personnels recrutés sur des postes statutaires et pérennes, formés pour assurer les missions diverses qui leur sont confiées, pouvant aller de l’accompagnement des élèves en situation de handicap à l’aide administrative à la direction et du fonctionnement de l’école.

Nous lançons dès à présent une campagne nationale d’interpellation par l’envoi de mails, fax ou courriers en direction des interlocuteurs locaux (députés, sénateurs, préfectures, directions départementales du travail, inspecteurs d’académie, …) et nationaux dont vous retrouverez les adresses ci-dessous

6 (ministres de l’Education Nationale, du Travail,…).

EVS, AVS, enseignants des écoles, parents d’élèves… chacun peut reproduire la proposition de motion ci-dessous et inciter à ce qu’elle soit diffusée de façon massive auprès des élus locaux, des responsables des services de l’Etat dans les départements, des responsables nationaux.

 

Motion à adresser aux interlocuteurs locaux et nationaux    

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Contre la précarité, pour des emplois

stables et pérennes

Depuis 6 ans, les assistants d’éducation occupent les missions d’AVS auprès des élèves en situation de handicap dans les écoles et les établissements.

Depuis 3 ans maintenant, les Emplois de Vie Scolaire sont présents dans les écoles pour ces mêmes missions ou d’autres.

Aux revendications des enseignants des écoles et des parents pour une aide à la scolarisation des enfants en situation de handicap, au fonctionnement

des écoles, les réponses ont toujours été un recrutement de personnels de plus en plus précaires.

L’accumulation de missions et de tâches nouvelles, les dégradations des conditions de travail des enseignants qui en découlent, nécessitent des professionnels aux compétences multiples.

Nous refusons l’installation de la précarité dans les écoles. A nouveau, en cette fin d’année scolaire, plusieurs milliers d’EVS risquent de se retrouver au chômage à l’issue de leur contrat. Les premiers AVS-assistants d’éducation arrivent au terme des 6 ans de leur contrat. Dans l’urgence, le réemploi de ces personnels doit être assuré en attendant que les postes statutaires correspondant aux tâches effectuées (aide à l’encadrement la surveillance, l’accompagnement, la maintenance informatique,

aux tâches administratives, au fonctionnement des BCD) soient créés.

Nous demandons que soient assurées aux personnes recrutées sur ces contrats une formation et une prise en compte réelle de la qualification acquise avec garantie de débouchés.

(signature) 

     

Adresses des ministères pour l’envoi des motions

     

Monsieur le Ministre du Travail, des Relations sociales et de la solidarité

127 rue de Grenelle

75007 Paris 07 SP

     

Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle

7 Square Max Hymans

75741 Paris CEDEX 15

Fax : 01 44 38 33 00

     

Monsieur le Ministre de l’Education Nationale

110 rue de Grenelle

75357 Paris CEDEX 07

info-desco@education.gouv.fr

     

Ministère de l’Education Nationale

Direction de la Gestion des ressources humaines

110 rue de Grenelle

75357 Paris CEDEX 07

contact@education.gouv.fr

     

   

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